| | Heurs et malheurs du néolibéralisme | |
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Tatave Idiot utile


 Inscrit le : 09 Jan 2007 Messages : 838
| Sujet: Autoportrait d'un banquier Mer 17 Oct 2007 - 1:38 | |
| Autoportrait d'un banquier épicurien
Riche, esthète éclairé, père et collectionneur comblé, l'héritier-orphelin de la banque Lazard se sent léger.
par Pierre de Gasquet
Robert Laffont, 266 pages, 20 euros.
L'autoportrait est un genre difficile en littérature. Surtout lorsque l'on se trouve être l'héritier d'une dynastie bancaire légendaire. Il y a une forme de candeur, voire de fraîcheur, dans cet autoportrait en pied du banquier le plus célèbre de France. A soixante-quinze ans, Michel David-Weill assume. Riche, esthète éclairé, père et collectionneur comblé, l'héritier-orphelin de la banque Lazard se sent léger. C'est avant tout un épicurien. Il assume tout avec le sourire. Sa rupture avec Lazard, son incapacité à trouver un successeur, l'assassinat scabreux de son ex-gendre, Edouard Stern... Tous ces événements bruyants qui en auraient miné plus d'un. Il s'offre même le luxe de philosopher sur la vie et sur lui-même. Sans jamais se prendre trop au sérieux, ni au tragique.
Personnage stendhalien
A l'en croire, dès « l'âge de quatorze ans », Michel David-Weill savait qu'il deviendrait banquier d'affaires, comme son père et son grand-père. Par fidélité à la maison Lazard, fondée par les familles Lazard et Weill en 1876, à San Francisco. On n'échappe pas à son destin dans la famille Weill (le David ayant été accolé par son grand-père dans les années 1920, comme cela se faisait dans la bourgeoisie). Autant le dire d'emblée, cet « Esprit en fête », préfacé par l'historien Marc Fumaroli, est parfois agaçant. Il y a quelque chose de légèrement ingénu, voire d'incongru, dans ce narcissisme triomphant d'un banquier amateur de cigares qui se peint en personnage stendhalien. « La raison pour laquelle j'aime tant «La Chartreuse de Parme» de Stendhal, c'est que le monde y est beau et qu'à aucun moment n'affleurent la nostalgie du temps qui passe, ni cette légère amertume que procure la conscience que tout est mortel, comme dans «Le Guépard» de Lampedusa », confie cet amoureux déclaré de Boucher, Titien ou Rubens... Mais l'essentiel est ailleurs. Au fil des pages, le babillage élégant se transforme parfois en confessions impudiques où le portrait prend de l'épaisseur.
A cet égard, les deux chapitres les plus touchants, parce que les plus personnels, sont sans doute ceux qui portent sur son origine juive et l'argent. « Bizarrement ou pas, je ne peux pas me concevoir comme complètement français sans me rappeler mes origines juives de l'est de la France », explique l'arrière-petit-fils d'Alexandre Weill, théiste ou agnostique, et petit-fils de David David-Weill qui s'est fait baptiser au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Devenu catholique pratiquant après la guerre, à New York, visiteur assidu du Centre des jésuites de la rue de la Chaise, à Paris, Michel David-Weill ne se sent aujourd'hui ni croyant ni vraiment juif... A peine « juif athée », comme disait Sartre. « J'ai abdiqué le droit d'être juif, mais je les comprends », souffle ce descendant d'une « famille bizarre », tout en confiant sa tendresse pour l'humour juif. Sur les femmes et l'argent, ce banquier stendhalien - « ni moral ni ennuyeux... mais fantasque et singulier » - est intarissable, avec une préférence marquée pour les premières.
Finit par percer une forme de désarroi chez ce collectionneur comblé qui aide à entretenir les cimetières juifs de l'est de la France. « On a l'impression que les Français se réfugient dans des instants de bonheur individuel sur fond social malheureux », soupire le banquier-esthète en s'étonnant que l'on puisse être « aussi fatigué et mécontent ». Pour preuve que l'on peut rester riche et... lucide.
source |
|  | | Kiki Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 26 Sep 2007 Messages : 398
| Sujet: l'Ultra-libéralisme: un des mes textes de 1999. Lun 5 Nov 2007 - 19:50 | |
| | Citation: | Il est assez facile de connaître les chiffres des importations et des exportations tels qui nous sont donnés. Nous y voyons un soi-disant intérêt/bénéfice pour la France. En fait cela est sans prendre en compte les heures de "travail". Car là seul devrai être l’importance de la chose, car le reste fait le bonheur de ceux qui déplacent des entreprises et ceux qui jouent à la bourse, qui d’ailleurs donne de bons résultats pour certains alors même que des Français sont dans des conditions précaires, voire même à la rue.
Voilà quelques chiffres si nous prenions plutôt les heures de travail en considération:
Selon la tribune des fossés du 14.01.98, la balance commerciale était de 180 milliards de FF en faveur de la France. La répartition faisant pour les importations, comme pour les exportation, 63% avec l’UE, de 15% avec les pays fors de l’OCDE hors l’union européenne, et de 22% des hors OCDE. Les 40 milliards correspondaient à ce que nous importons des pays hors OCDE, tout en considérant que le PIB de la France est de 8’000 milliards de FF.
Alors calculs:
Importations réelles: OCDE hors CEE = 15% Autres = 22% Total = 37%
CEE à 63% à raison de 37% = 23% (Car la France importe malgré tout, des produits hors des pays européens par l’intermédiaire des pays européens).
Total des importations: 37% + 23% = 60% Les 40 milliards -somme qui avait été donnée concernant les importations hors OCDE à raison de 22% se transformeraient; donc; en 109 milliards.
Maintenant si nous comparions les importations aux exportations sur les mêmes salaires, car mon but est de comparer les "heures de travail" et non les valeurs. La France importe 9.8% de l’Amérique du Nord, et 15.7% des pays africains et asiatiques -chiffres donnés par le Quid de 1998- cela corespondrait à:
salaires moyens en FS, selon ce même Quid: 9.8% à, en moyenne, 28’300.- = 10’876.- 15.7% à, en moyenne, 8’800.- = 5’420.- Total 16’916.-/2 = 8’146.-
Par rapport à Paris qui serait -selon toujours ce même Quid 98- = à un coefficient multiplicateur est donc 3.4 et donc les 109 milliards correspondraient à 371 milliards si tout le monde gagnait le même salaire.
Les 371 milliards sur un PIB de 8’000 milliards correspondent, donc, à un chômage d’environ 5%. Ceci est sans prendre en considération ceux qui gagnent encore beaucoup moins que les chiffres donnés ci-dessus, tels que les enfants du tiers-monde qui sont exploités. |
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|  | | laurent666 Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 15 Oct 2006 Messages : 1085 Localisation : nissa
| Sujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme Lun 5 Nov 2007 - 21:35 | |
| La première partie semble être une démonstration comme quoi les importations hors UE représentent en fait 60% du total des 180 milliards.
Après il y a une disgression qui n'apporte rien au raisonnement, puisque on repart dans la suite du texte de ce chiffre des 60%*180=109 milliards d'importations hors UE pour calculer, en prenant en compte un facteur multiplicateur de 3,4 (c'est quoi ce truc d'ailleurs ? un facteur de productivité ? quelle est sa définition, svp ?), que ça fait environ 5% du PIB et on conclue donc que les importations hors UE nous coûtent 5 points de chômage.
C'est ça le but de l'article ? |
|  | | Kiki Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 26 Sep 2007 Messages : 398
| Sujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme Mar 6 Nov 2007 - 13:45 | |
| | laurent666 a écrit: | | C'est ça le but de l'article ? |
Souvenons-nous qu'à l'époque, quasiment tous les politiciens nous ventaient les échanges commerciaux avec les PVD. Selon eux, la France avait tout à y gagner.
Ce texte ne faisait, dès lors, que de démontrer que dans les heures de travail, cela n'allait pas dans ce sens puisque la France y perdait.
En fait, lorsque j'y ai travaillé , c'était surtout pour démontrer une certaine réalité des choses à un Libéral, proche d'Alain Madelin qui avait, alors, son heure de gloire.
Tiens, au fait, il en est où en politique, celui-là ???  |
|  | | laurent666 Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 15 Oct 2006 Messages : 1085 Localisation : nissa
| Sujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme Mar 6 Nov 2007 - 16:16 | |
| L'idée est bonne sauf que (si j'ai bien compris) :
Si la France a une balance nette positive, ça veut dire que la France EXPORTE PLUS qu'elle n'importe.
On ne comprend pas très bien pourquoi on ne considère que les importations hors UE. Il n'y a pas de raison de penser que la concurrence allemande (je pense aux voitures, notamment) ne "detruit" pas les emplois alors que le concurrence indienne ou chinoise, si. Une importation est une importation.
De plus, il y a une disgression qui n'apporte rien que j'ai fait remarqué au dessus déjà.
Enfin, on ne sait pas trop ce qu'est ce coefficient 3,4. Et surtout, il faudait l'appliquer à la totalité des importations et en soustraire les exportations, et non pas l'appliquer au solde net de la balance commerciale (en se trompant dans son signe, qui plus est).
Bref, c'est du niveau Omnivore Sobriquet. |
|  | | Kiki Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 26 Sep 2007 Messages : 398
| Sujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme Mar 6 Nov 2007 - 18:16 | |
| | laurent666 a écrit: | | Si la France a une balance nette positive, ça veut dire que la France EXPORTE PLUS qu'elle n'importe. |
Oui, d'ailleurs comment cela pourrait-il en être autrement lorsque les pays leur exportent des produits de haute techonologie et à fortes marges salariales alors que nous importons de leur part des produits plus classiques et à faibles marges salariales ???
Et cela est sans prendre les conditions sociales en considération.
Je ne nie pas qu'actuellement les échanges commerciaux sont favorables aux Français et aux Européens. Je ne fais que remarquer que sur les nombres d'heures de travail la France, et l'Europe, sont défficitaires.
Un Chinois, par exemple, gagne 40 fois qu'un Français. C'est à dire que le chinois pour un échange commercial de même valeur devra travailler 40 fois plus. Ou qu'un Français devra travailler 40 fois moins. Et, dès lors, pour 1 heure de travail pour un produit exporté en Chine par un Français, on détruit 39 heures de travail en France. Mais c'est aussi dire que pour 1 maison qui exporte des biens en Chine, c'est 39 autres firmes de même grandeur que l'on devra fermer en France et en Europe.
Bon, allez, 38 autres firmes si l'on considére que la France bénéficie quelque peu de ces mêmes échanges.
Ne nous étonnons donc pas non plus que les socialistes aient voulu diminuer le nombre d'heures de travail à 35 heures. Mais, ici, c'est notre propre indépendance économique qui est fragilisée. Et ce n'est pas quand il n'y aura plus d'entreprises françaises qu'il faudra enfin s'en rendre compte, mais bien avant.
| Citation: | | On ne comprend pas très bien pourquoi on ne considère que les importations hors UE. Il n'y a pas de raison de penser que la concurrence allemande (je pense aux voitures, notamment) ne "detruit" pas les emplois alors que le concurrence indienne ou chinoise, si. Une importation est une importation. |
Certes...
| Citation: | | Enfin, on ne sait pas trop ce qu'est ce coefficient 3,4. |
Pour trouver combien d'heures de travail la France perd, il faut bien baser les échanges commerciaux sur des salaires identiques.
| Citation: | | Et surtout, il faudait l'appliquer à la totalité des importations et en soustraire les exportations, et non pas l'appliquer au solde net de la balance commerciale (en se trompant dans son signe, qui plus est). |
Je ne faisais que de comparer deux ratios.
Remarque ces chiffres étaient certainement valables pour 1998. Ils ne le sont plus maintenant: La situation étant devenue pire ...  |
|  | | Kiki Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 26 Sep 2007 Messages : 398
| Sujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme Mer 7 Nov 2007 - 18:40 | |
| | ajax a écrit: | | je ne sais pas si tu as travaillé à l'export. De mon côté, mon expérience m'a montré que c'est pas parce que tu payes des ingénieurs russes ou togolais 10 € de l'heure qu'à la fin le travail fini t'aura coûté moins cher. J'ai même l'expérience contraire. |
Disons que dans ce cas là, je parlerais d'importation. Et disons que je sais pour quelles raisons je préfére passer certaines de mes commandes plutôt à Hong-Kong, en Chine, en Inde, au Pakistan, voire même au Japon plutôt qu'en France ou en Europe. Bien que j'étais résolu à travailler le moins possible avec ces pays.
Mais comme le disait je ne sais plus quelle publicité: " Faudrait être fou pour payer plus", pour une qualité plus ou moins égale. Cela d'autant plus que même avec les dèlais de livraisons, je n'ai quasiment jamais eu de problème. En tous cas pas plus qu'avec l' Europe. 
Et qu'en plus, avec certaines maisons de transports (Je ne pense pas qu'il soit utile de mentionner lesquelles) ça ne met pas plus de temps de recevevoir quelque chose de l'autre du monde que d' Europe, voire de France. C'est décidément tout bénéf.
D'autant plus que mes fournisseurs pakistanais sont même allés jusqu'à me proposer de mettre l'inscription "Made in Europe" sur les produits fabriqués par leurs propres soins. Qu'est-ce qui sont zentils, hein... 
Arf, j'oubliais un truc... Bien sûr, je trouve très dommage que des Français n'aient pas travail et que certains vivent dans les conditions qu'ils vivent, toussa.... Forcément. Mais bon, ils sont euro-mondialistes alors on va tout de même pas me reprocher de m'en mettre légérement plus dans la poche, hein !!! Surtout que depuis des années, et des années, je leur explique, qu'un jour, les articles risquent d'être tellement bons marchés que l'on aura même plus les moyens de se les procurer.
Allez, chacun sa vie, chacun son destin...  |
|  | | ajax Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 21 Nov 2006 Messages : 1780
| Sujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme Mer 7 Nov 2007 - 22:34 | |
| | Kiki a écrit: | D'autant plus que mes fournisseurs pakistanais sont même allés jusqu'à me proposer de mettre l'inscription "Made in Europe" sur les produits fabriqués par leurs propres soins. Qu'est-ce qui sont zentils, hein...  |
Sur les fringues, le simple fait de coudre les boutons (en machine) suffit à apposer la marque "made in Europe" alors que le reste du travail (le tissage, la coupe, l'assemblage) peut être fait en papouasie nouvelle pinée. |
|  | | Underachiever Adepte de la cabale


 Inscrit le : 28 Mar 2007 Messages : 329 Localisation : la marge
| Sujet: refonte du code du travail Jeu 22 Nov 2007 - 12:16 | |
| Le saviez-vous? Le code du travail a subi un sérieux lifting. Cette réécriture devait se faire à « droit constant », une sorte de codification plus rationnelle, une écriture plus moderne... Et vous l'imaginez ce ne fut pas le cas. Peu de retentissement dans les médias, pas de débat démocratique (car y a quand même des thèmes qui dans une démocratie-marché doivent rester du ressort de zélés spécialistes)... mais au final, une véritable casse du code du travail qui nous ramène par de nombreux aspects au début du XXe siècle.
Entre autres :
- évolution dans le sens de la mise en avant progressive de la responsabilité des salariés concomitamment avec la baisse de celle des employeurs dans les domaines de la santé et de la sécurité (accidents du travail, substances toxiques, etc.)
- dépénalisation des infractions patronales au droit du travail : notamment suppression quasi systématique des peines de récidive
- division des travailleurs par la multiplication de code du travail spécifiques à chaque catégorie socio-professionnelle (code rural pour les salariés agricoles, code de l'énergie pour edf, gdf et consorts, code de la fonction publique, code des transports, code de l'action sociale et des familles...)
- Le travail du dimanche pour tous, c’est pour bientôt : les établissements qui actuellement bénéficient de droit d’une dérogation au repos hebdomadaire (donné par roulement) en vertu d’un décret étaient ceux où étaient mises en oeuvre des « matières susceptibles d’altération très rapide » ou dans lesquels « toute interruption du travail entraînerait la perte ou la dépréciation du produit en cours de fabrication » ; désormais sont concernés les établissements « dont le fonctionnement ou l’ouverture est rendu nécessaire par les contraintes de la production, de l’activité ou les besoins du public ». Suffisamment explicite?
- Ah vous vouliez l'égalité hommes/femmes? On ne vous a pas oublié! Désormais, même pour le pire, une femme égale un homme. L’avant propos de l’ordonnance l’explique, on a appliqué les directives européennes qui ne laissent subsister qu’une protection pour les seules femmes enceintes. En conséquence, ce qui est mauvais pour les hommes doit l’être aussi pour les femmes et les rares dispositions qui n’avaient pas été rayées, sur la base de ce principe le sont. Ainsi certains travaux dangereux, autrefois interdits aux femmes, sont autorisés : ceux « présentant des causes de danger ou excédant les forces » (les femmes pourront donc désormais légalement porter de façon régulière des charges supérieures à 25 Kg) , et ceux effectués dans des locaux « qui sont insalubres ou dangereux et où l’ouvrier est exposé à des manipulations ou à des émanations préjudiciables à sa santé », travaux actuellement déterminés par décret.
Et plus encore. Tout est décortiqué dans ce document.
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|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme Jeu 22 Nov 2007 - 13:48 | |
| Ça me rappelle un dessin de L'Assiette au beurre de 1905. Un gros parlementaire en haut de forme visite une usine et serre la main d'un très vieil ouvrier, tout courbé et émacié par une vie de boulot enchaîné à sa machine. Légende : (le parlementaire) Ah combien ça vous fait ? Quatre-vingt-dix ans ? Quelle santé ! Vous verrez peut-être les retraites ouvrières, mon brave !
Super le nouveau code du travail, mais je le trouve tiède, il manque des trucs. Le travail des enfants par exemple. |
|  | | Underachiever Adepte de la cabale


 Inscrit le : 28 Mar 2007 Messages : 329 Localisation : la marge
| Sujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme Jeu 22 Nov 2007 - 13:59 | |
| | John Nada a écrit: | | Super le nouveau code du travail, mais je le trouve tiède, il manque des trucs. Le travail des enfants par exemple. |
Prudence! nous ne connaissons pas encore la teneur des décrets! des surprises sont encore possibles. |
|  | | Le Bordelleur Sophiste d'estaminet


 Inscrit le : 13 Juin 2007 Messages : 871
| Sujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme Jeu 22 Nov 2007 - 15:57 | |
| C'est beau le futur... _________________
 |
|  | | grib Adepte de la cabale


 Inscrit le : 19 Nov 2007 Messages : 329
| Sujet: amplitude Mer 19 Déc 2007 - 9:34 | |
| ici un article assez lisible et une info "discrète" mais intéressante à deux points de vue
1. meilleur crédit au "témoignage" directe et à l'observation quotidienne
2. nouvelle interprétation possible de la lois des marchés et des variations "en bourse"
lien
Dernière édition par MEDIATOR le Mer 20 Fév 2008 - 4:02, édité 1 fois |
|  | | gin_kas_63 Adepte de la cabale


 Inscrit le : 26 Nov 2006 Messages : 281
| Sujet: Crise des subprimes et justice immanente Dim 3 Fév 2008 - 2:53 | |
| La crise des subprimes a pour origine des crédits accordés par les banques américaines, à des familles pauvres, à des taux variables. Le risque (de non remboursement) encouru par ces banques, elles s'en sont séparées en vendant des produits financiers reposant sur ces crédits et donc risquant le non remboursement. La claque qu'ont prise les plus grands groupes bancaires mondiaux l'année dernière (cf chiffre ci-dessous) n'est donc qu'une manifestation de ce qu'un auteur subversif aime à appeler la justice immanente.
* Goldman Sachs : dépréciation de 1,5 milliard de dollars. * Bear Stearns : 0,7 milliard de dollars. * Lehman Brothers : 0,7 milliard de dollars. * Morgan Stanley : 1,5 milliard de dollars. * Merrill Lynch : 8,4 milliards de dollars. * Citigroup : 5,9 milliards de dollars[33]. * UBS : 11 milliards de francs suisses[34]. * Crédit Suisse : 2,5 milliards de francs suisses. * Deutsche Bank : 2,2 milliards d'euros.
Wikipédia : Crise des subprimes |
|  | | el spirito Sophiste d'estaminet


   Age : 43 Inscrit le : 09 Oct 2006 Messages : 765 Localisation : république bananière!
| Sujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme Dim 3 Fév 2008 - 14:31 | |
| Faut pas trop s'inquièter de ces puissants financiers....ils arriveront toujours à se rattrapper autre part! _________________ Satrape Anarcho Républicain Kinésodique Onirocritique Zélateur Yankee ! |
|  | | gin_kas_63 Adepte de la cabale


 Inscrit le : 26 Nov 2006 Messages : 281
| Sujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme Mar 5 Fév 2008 - 0:50 | |
| | Patrick122 a écrit: | | Monsieur gin_kas, tu sous-entendrais pas que les pertes de la SocGen ne sont rien que des incidences de routine par hasard ? |
Non, non. Je sous-entend rien, juste que ces quelques pertes (qui ne leurs feront pas fermer boutique) sont la manifestation flagrante d'une sorte de justice immanente. Hélas, les conséquences des subprimes ne seront pas assez importantes en comparaison de toutes ces familles ruinées et à la rue. Mais c'est peut-être pas fini.
D'ailleurs la Northern Rock est sur le point d'être rachetée après le coup de bambou essuyé l'année dernière. |
|  | | MEDIATOR L'Œil


 Inscrit le : 23 Jan 2008 Messages : 565 Localisation : QHS
| Sujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme Ven 21 Mar 2008 - 19:26 | |
| Les 15 risques qui menacent la croissance mondiale
La crise financière s'était presque faite oublier. Il aura suffi d'un week-end et d'une faillite retentissante, celle de la banque Bear Stearns, 5ème banque d'investissement mondiale rachetée pour une bouchée de pain, pour qu'elle se rappelle au bon souvenir de l'économie mondiale. Aujourd'hui, les risques d'une récession pèsent toujours, la plupart aux États-Unis. Les voici.Sommaire
* Les banques * Les réhausseurs de crédits * Les villes US * L'immobilier résidentiel américain * L'immobilier commercial américain * Les prêteurs immobiliers * Les fonds d'investissements * Les prêts aux entreprises US * Le moral des ménages américains * La consommation * Les cartes de crédit aux États-Unis * Le chômage US * L'industrie automobile américaine * Les services aux États-Unis * L'inflation>>> LIRE >>> |
|  | | zatopek Adepte de la cabale


   Age : 38 Inscrit le : 23 Juin 2007 Messages : 308 Localisation : Saone-et-Loire
| Sujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme Dim 23 Mar 2008 - 17:23 | |
| ...camarades prolétaires...l'heure est enfin venue de montrer que nous ne sommes pas que des grévistes invétérés...des privilégiés...des preneurs d'otages...de chroniques manifestants...des éternels insatisfaits...
...toi !...oui !...toi !...tu vas pouvoir participer à une extraordinaire opération humanitaire ! :
...Sauver le système capitaliste...
"L'option d'un sauvetage des banques sur les deniers publics gagne du terrain
Il y a 4 heures
PARIS (AFP) — L'hypothèse d'un sauvetage des banques par les Etats pour résoudre une crise qui menace l'ensemble du système financier gagne du terrain, même si cette solution revient à faire assumer aux contribuables les dérives de certains investisseurs.
Cette option pourrait s'avérer extrêmement coûteuse mais permettre d'éviter des conséquences économiques graves et durables.
"La collectivité" va peut-être être amenée à "prendre en charge" la lutte contre une faillite du système bancaire, a averti Dominique Strauss-Kahn, directeur du Fonds monétaire international.
"Il faut donner le signal que les autorités sont prêtes à faire ce qui est nécessaire" pour éviter un effondrement du système financier planétaire, a renchéri Angel Gurria, secrétaire général de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE).
L'administration Bush se dit pour l'instant opposée à tout sauvetage fédéral des banques, mais certains membres du Congrès plaident déjà en ce sens.
Pour l'économiste Michel Aglietta, une telle option risque de "devenir nécessaire": on en est à la "phase pénultième avant une socialisation complète des pertes des banques".
En Allemagne, la banque IKB a déjà reçu trois fois l'aide massive de l'Etat, et le patron de Deutsche Bank Josef Ackermann a demandé une action commune de l'Etat, des banques et Banques centrales pour venir à la rescousse des établissements financiers.
La Grande-Bretagne a nationalisé la banque Northern Rock pour lui éviter la faillite mais l'addition pour les contribuables pourrait s'élever à 55 milliards de livres (plus de 70 milliards d'euros).
Au début des années 90, le gouvernement suédois avait secouru le système bancaire en offrant sa garantie à la dette des banques commerciales, la banque centrale donnant un accès illimité au crédit.
A la même époque, le gouvernement américain avait réglé la crise des "Savings and Loans", les caisses d'épargne américaines, en créant un fonds fédéral (Resolution Trust Corporation, RTC) qui a repris leurs mauvaises créances.
En France, le sauvetage du Crédit Lyonnais, qui a coûté des centaines de millions d'euros, reste dans les mémoires.
Recourir à l'argent public pour empêcher la faillite de banques dont les gestionnaires ont pris des risques inconsidérés présente le danger d'encourager la poursuite de telles pratiques.
Mais le "coût social d'une faillite bancaire qui en entraîne d'autres serait bien plus important", selon M. Aglietta.
Un avis partagé par Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, pour qui les acteurs de la finance (ministres, banquiers centraux, régulateurs) doivent offrir un "soutien massif (aux) acteurs les plus en danger".
Cela pourrait aller "jusqu'à la nationalisation" de banques ou de réhausseurs de crédit, qui ont assuré des titres adossés sur de mauvaises créances.
M. Lorenzi propose la création de fonds publics destinés à "reprendre dans leur bilan les titres les plus problématiques détenus par les établissements financiers, et dont les pertes finales seraient garanties par les Etats".
Aux Etats-Unis, on peut envisager aussi une modification législative pour "éviter le problème des saisies et ventes forcées" de logements, qui accentuent le retournement du marché immobilier et les pertes des banques, souligne M. Aglietta.
D'après lui, le sauvetage d'une grande banque paneuropéenne serait plus difficile à gérer qu'aux Etats-Unis, car il existe des autorités de supervision dans chaque pays dont les positions divergent".
"S'il faut mettre à contribution des budgets nationaux, il va y avoir des batailles pour définir les pays qui doivent payer: ceux où se trouvent les filiales ou seulement la maison mère?", argumente-t-il."
pssssst : vous aimez le pain dans la soupe ? _________________ "L'histoire montre qu'à grande échelle, une masse d'individus mal informés et sans esprit critique constitue un véritable milieu de culture pour toutes sortes de croyance et de pratiques intolérantes. Il est désagréable de découvrir que la vérité doit lutter pour survivre, mais c'est une notion essentielle à acquérir si l'on veut que la civilisation dure. Dans une société aussi ouverte et accessible à la fraude que la nôtre, la vérité a besoin de l'aide de tous." (A. Garrett) |
|  | | MEDIATOR L'Œil


 Inscrit le : 23 Jan 2008 Messages : 565 Localisation : QHS
| Sujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme Mer 26 Mar 2008 - 14:44 | |
| De l'art de tourner les chiffres et d'occulter et l'emprise du néo-libéralisme sur le juridique et la financiarisation de l'économie... La Pravda du MEDEF...
Le capitalisme : « sans foi ni loi » ?
Jacques Marseille, sourceDu général de Gaulle fustigeant à Lille, le 1er octobre 1944, « les concentrations d’intérêts qu’on appelle dans l’univers les trusts » à Nicolas Sarkozy dénonçant à Noyelles-Godault, le 21 février 2008, sur le site de l’ancienne fonderie de Metaleurop, « le capitalisme sans foi ni loi », s’est dessinée une « exception » française qui n’a pas peu contribué à l’affaiblissement du moral des Français. Opposant la puissance publique supposée incarner la « vertu » au capitalisme porteur de tous les « vices », elle a contribué et contribue toujours à nourrir un climat anxiogène peu propice à la compréhension des mutations en cours et de leurs spécificités. Certes, l’actualité récente n’en finit pas d’alimenter cette caricature. Arcelor-Mittal, Kodak, Arc international, Miko, Michelin-Kleber, Salomon, Smoby, autant de groupes industriels dont les fermetures d’usines annoncées menacent la Lorraine, l’Ain ou la Haute-Savoie. Au moment même où les entreprises du CAC 40 affichent des chiffres d’affaires en hausse et des bénéfices généreux. Pourquoi Gandrange alors qu’Arcelor-Mittal annonce un résultat net de 7,5 milliards d’euros ? Pourquoi Toul alors que Michelin affiche un résultat net en hausse de 35 % par rapport à 2006 ? Autant de contrastes qui semblent défier la « morale » et justifier l’intervention de l’Etat pour contraindre les entreprises à sauvegarder les emplois menacés. Sans reprendre ici la grille de lecture d’André Comte-Sponville (« Le capitalisme est-il moral ? »), qui écrit : « Si l’éthique était source de profit, ce serait formidable : on n’aurait plus besoin de travailler, plus besoins d’entreprises, plus besoin du capitalisme-les bons sentiments suffiraient », force est de rappeler que : 1. 80 % des bénéfices réalisés par les entreprises du CAC 40 se font à l’étranger, notamment dans les pays émergents qui ont adopté sans réserves dans les années 80 le « capitalisme » et qui, depuis cette date, enregistrent des taux de croissance exceptionnels. Un capitalisme qui a fait reculer de manière spectaculaire la misère et l’analphabétisme et a contribué à l’émergence d’une classe moyenne dont l’effectif est aujourd’hui comparable à la population totale de l’Europe. 2. Si près de la moitié des bénéfices réalisés par les entreprises du CAC 40 est versée à des résidents étrangers, c’est bien parce que l’Etat n’a guère eu le courage d’expliquer aux Français que le placement de leur épargne dans les sociétés « capitalistes » est, en longue durée, le meilleur des placements et le plus « patriote » dans la mesure où il assure le contrôle de ces entreprises par des ressortissants français. Ainsi, selon une étude de l’Insee (« Revenus et patrimoine des ménages », éd. 2002/2003), un particulier qui aurait, en 1980, acheté l’équivalent de 1 000 euros en or aurait récupéré, en 2000, en pouvoir d’achat (soit inflation déduite), 330 euros. Celui qui aurait acheté des obligations à revenu fixe aurait obtenu (intérêts réinvestis) 4 380 euros et celui qui, sans « morale », aurait acheté 1 000 euros d’actions aurait gagné 17 200 euros. Lorsqu’on sait que les ménages français détiennent aujourd’hui 990 milliards d’euros en numéraire et en dépôts, soit plus que la capitalisation boursière des entreprises du CAC 40, on mesure le gâchis que représente cette orientation anxiogène de l’épargne nationale, dont l’Etat est en partie responsable. 3. Contrairement à l’idée reçue, la désindustrialisation est sans doute moins forte qu’on ne l’imagine. Si la part de l’industrie recule dans le PIB, c’est surtout parce que l’industrie génère des gains de productivité importants qui font baisser ses prix et que l’externalisation d’activités autrefois assurées en interne dans les usines (nettoyage, par exemple) s’est traduite par une baisse d’emplois qui n’avaient rien d’industriels. 4. En dépit des images trop souvent véhiculées, les délocalisations ne seraient responsables que de la suppression de 13 500 emplois par an depuis 1995, à comparer aux 37 000 emplois créés ou maintenus par les entreprises étrangères ayant investi en France en 2007. Mais comme ces suppressions d’emplois affectent en priorité les emplois les moins qualifiés et les régions les plus périphériques, elles sont plus douloureuses alors qu’à terme les emplois créés sont plus valorisants que les emplois perdus. A Anvers, par exemple, si 4 000 emplois industriels dans l’industrie du diamant ont été supprimés depuis 1980 sur les 12 000 salariés qui y étaient occupés, le secteur emploie désormais 15 000 personnes, essentiellement dans les activités de distribution, de marketing, de certification et de recherche qui ont permis de nouveaux avantages comparatifs. 5. Enfin, et surtout, si certaines entreprises sont tentées de délocaliser leurs activités hors de France, c’est parce que le poids des prélèvements obligatoires y est sensiblement plus important que dans tous les autres pays. Ainsi, en 2003, le poids de l’impôt et des cotisations sociales à la charge des employeurs et des salariés s’élevait à 37,8 % en France, à 29,5 % dans les pays de l’Union européenne (à 15 membres), à 18,8 % au Royaume-Uni et à 17,8 % en Suisse. Des questions autrement plus stratégiques que de savoir où se nichent la foi et la loi. |
|  | | zatopek Adepte de la cabale


   Age : 38 Inscrit le : 23 Juin 2007 Messages : 308 Localisation : Saone-et-Loire
| Sujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme Mer 9 Avr 2008 - 18:32 | |
| ...comme il est bien connu...l'épicentre de la lutte des classes est au Tibet...
...sérieusement...pendant que les mondains s'excitent sur les JO et nous font leur petit revival 68...je tenais juste à signaler à travers l'article çi-dessous qu'il y a aussi une autre actualité...
| Citation: | Monde : les émeutes de la faim
La vie chère est un problème qui ne préoccupe pas uniquement les Français. Dans d'autres pays, les plus pauvres notamment, elle provoque même des émeutes. Les manifestations contre la faim se multiplient au quatre coins du monde. Au Salvador, par exemple, les femmes sont descendues dans la rue pour protester contre la hausse des prix. "Ici, on est en train de mourir de faim parce que nos salaires sont vraiment ridicules. Et le prix des produits de base, comme la farine ou le maïs, augmente de jour en jour", explique une manifestante. L'équation est parfaitement résumée : la farine et le maïs en Amérique centrale, le riz en Haïti, et partout le carburant... Les prix ne cessent d'augmenter, et prennent à la gorge ces populations des pays en développement. En Haïti, mardi, les émeutiers ont tenté de pénétrer dans le palais présidentiel, forçant les casques bleus de l'ONU à intervenir avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Des affrontements qui ont fait 14 blessés dans les rues de Port-au-Prince. Depuis jeudi dernier, 5 personnes ont trouvé la mort en Haïti. Là aussi, en cause : le pouvoir d'achat. Le slogan le plus entendu étant : "à bas la faim, à bas le gouvernement". "On proteste contre le coût très élevé de la vie. On ne veut plus des Nations Unies ici, ils ne nous servent à rien", lance un Haïtien. Ces manifestations contre la faim concernent en fait toutes les zones dites "en développement". En Asie, l'Indonésie qui a connu les troubles les plus importants, mais c'est le continent africain qui est le plus touché. Mozambique, Mauritanie, Côte d'Ivoire, Sénégal, Cameroun où les émeutes ont fait 40 morts en février, et puis dernièrement le Burkina-Faso, en grève générale depuis 2 jours, et enfin l'Egypte, fortement perturbée depuis le week-end dernier. A 100 kilomètres au nord du Caire, deux manifestants sont morts, dont un garçon de 15 ans. La flambée des prix se conjugue dans cette région à une pénurie de pain. Partout, les gouvernants n'ont que peu de réponses à apporter à leurs citoyens... |
Source : http://www.m6info.fr/m6info/monde/monde--les-emeutes-de-la-faim/article.jsp?id=ri2_823441&cid=awl_787239 _________________ "L'histoire montre qu'à grande échelle, une masse d'individus mal informés et sans esprit critique constitue un véritable milieu de culture pour toutes sortes de croyance et de pratiques intolérantes. Il est désagréable de découvrir que la vérité doit lutter pour survivre, mais c'est une notion essentielle à acquérir si l'on veut que la civilisation dure. Dans une société aussi ouverte et accessible à la fraude que la nôtre, la vérité a besoin de l'aide de tous." (A. Garrett) |
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