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Heurs et malheurs du néolibéralisme

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grib
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Mar 15 Avr 2008 - 11:01

el spirito a écrit:
Faut pas trop s'inquièter de ces puissants financiers....ils arriveront toujours à se rattrapper autre part!



bravo! ils semblent s'orienter sur le grain à moudre...une bonne spéculation sur les denrées, pour préssurer un peu les ventres en ce moment, la bile des pauvres y a bon ça! Pity
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zatopek
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Mer 16 Avr 2008 - 15:51

Citation:
Emeutes de la faim :
qui sont les responsables ?
Quelles sont les solutions ?


(N° 841 - Semaine du 17 au 23 avril 2008


On sait qu’aux Etats-Unis politique et religion font bon ménage. Les présidents y prêtent serment sur la Bible. Et les guerres les plus monstrueuses — du Vietnam hier à l’Irak aujourd’hui — trouvent toujours des cohortes de frères prêcheurs pour les justifier au nom de Dieu.


« Notre » ministre de l’Economie, Mme Lagarde, ne manque aucune occasion de rappeler qu’elle a fait toute sa car­rière professionnelle aux Etats-Unis.


On ne s’étonnera donc pas que, recevant à dîner les plus importants banquiers du monde en marge du G 7 (1), elle ait déclaré : « La dizaine de professionnels, en particulier des banques d’investissement, ont reconnu leur responsabilité collective. Ils ont pour ainsi dire fait acte de repentance, admettant les excès de cupidité qui ont poussé certains opérateurs à prendre des risques excessifs » (2).


Repentance ?! Excusez-nous pour notre « excès de cupidité », auraient donc dit les patrons, s’engageant : c’est promis, on ne le fera plus… ou pas de manière aussi « excessive ».


De qui se moque-t-on ?


Ces « professionnels » avec lesquels Mme Lagarde a dîné, ce sont les dirigeants qui campent aux sommets du système capitaliste mondial.


C’est leur système fondé sur l’exploitation forcenée de la classe ouvrière qui accumule des montagnes de capitaux à un pôle de la société et la misère à l’autre pôle. « Le monde croule sous les liquidités », et c’est cela qui provoque les « fièvres spéculatives », reconnaît le spécialiste Patrick Artus, économiste à Natixis (3).


La spéculation sur les subprimes a débouché sur une véritable récession dont nul ne peut prédire la fin.


Des millions de ménages ouvriers américains chassés de leur maison, des millions d’ouvriers chassés de leur emploi dans le monde entier !


Des crédits immobiliers s’effondrant, les montagnes de capitaux spéculatifs — 600 000 milliards de dollars ! — se sont déplacés vers le pétrole, le gaz et les produits agricoles.


Haïti, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Yémen… : les émeutes de la faim ont déjà soulevé les peuples de trente pays ces derniers mois. Qui est responsable ? Les Chinois et les Indiens qui consomment trop, comme d’aucuns osent le prétendre ?


Mensonge !


Responsables, la classe capitaliste, les grandes banques, les multinationales qui, par cette spéculation effrénée, ont provoqué une flambée des prix des aliments à l’échelle mondiale : + 85 % en 26 mois (4) ! Flambée des prix qui plonge dans la misère absolue un nombre grandissant d’êtres hu­mains en Afrique et en Asie d’abord, mais aussi en Europe et en France (5) !


Responsables, le FMI, la Banque mondiale, l’OMC qui multiplient les rapports pour contraindre les pays à l’équilibre budgétaire et à l’abandon des cultures vivrières au profit des cultures industrielles pour l’export.


Responsable, l’Union européenne, qui, par sa politique de quotas et de mise en jachère, a scientifiquement organisé la pénurie alimentaire, transformant des pays exportateurs en pays souffrant d’un déficit constant en blé, en lait, etc. !


Responsable, la Banque centrale européenne, qui, au nom des traités de Maastricht et Lisbonne et de la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée », s’oppose à la fois à toute augmentation des salaires et des revenus, et à tout blocage des prix.


A tous ceux qui prétendent que la solution viendrait d’une « réorientation» du FMI, de l’Union européenne ou de la Banque centrale européenne (6), les événements dramatiques des dernières semaines devraient rappeler cette loi de l’histoire : on ne précipite pas impunément les peuples dans la misère !


La révolte gronde, qui soulève le couvercle de la marmite.


Le premier pas vers une politique conforme aux besoins des peuples, c’est le respect et la restauration de la souveraineté des nations, condition de la souveraineté alimentaire.


L’encouragement et le subventionnement des produits agricoles, le blocage des prix des produits alimentaires, l’augmentation générale des salaires et des revenus, et le financement de ces mesures de sauvegarde par la confiscation de profits spéculatifs et la (re)nationalisation des grandes ban­ques et des secteurs clés de l’industrie : ces mesures en France comme dans le monde entier sont possibles, nécessaires, urgentes.


On n’y parviendra certainement pas par le miracle de la « repentance » hypocrite de quelques responsables, mais par la rupture avec les institutions qui imposent le talon de fer capitaliste et la misère qu’il répand sur tout le globe ; par la rupture, donc, avec le FMI, l’OMC et l’Union européenne (7) !


Daniel Gluckstein



(1) Sommet des représentants des gouvernements des sept pays les plus industria­lisés.
(2) Le Figaro, 14 avril 2008.
(3) France-Inter, 11 avril 2008.
(4) Chiffres de l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture, cités par le Financial Times, 14 avril 2008.
(5) Selon le Fonds international de développement agricole (FIDA), agence de l’ONU, chaque augmentation de 1 % du prix des denrées alimentaires de base plonge 16 millions d’êtres humains supplémentaires dans « l’insécurité alimentaire », d’où la prévision de « 1,2 milliard d’êtres humains (qui) pourraient avoir chroniquement faim d’ici à 2025 » (Le Monde, 13 avril 2008). Concernant la France, lire pages 2 et 3.?
(6) Comme Jean-Christophe Cambadélis saluant « Strauss-Kahn en train de réussir son pari » à la tête du FMI, ou encore L’Humanité (14 avril) appelant de ses vœux un « FMI rénové » et une « Union européenne réorientée ».
(7) On lira pages 12 et 13 l’appel à une conférence mondiale ouverte sur cet axe.




http://www.parti-des-travailleurs.org/index.php
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"L'histoire montre qu'à grande échelle, une masse d'individus mal informés et sans esprit critique constitue un véritable milieu de culture pour toutes sortes de croyance et de pratiques intolérantes. Il est désagréable de découvrir que la vérité doit lutter pour survivre, mais c'est une notion essentielle à acquérir si l'on veut que la civilisation dure. Dans une société aussi ouverte et accessible à la fraude que la nôtre, la vérité a besoin de l'aide de tous." (A. Garrett)
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Dim 25 Mai 2008 - 7:16


Crise sociale et économique : le scénario noir






Par Olivier RIMMEL Agoravox - Vendredi 23 mai

Personne ne peut l’affirmer, mais il est désormais plus que probable que le monde entier a entamé la fameuse phase de décroissance annoncée par les spécialistes depuis des années.

Malheureusement, toute l’organisation humaine, à la fois économique et sociale, est aujourd’hui “indexée” sur les produits énergétiques primaires et dérivés, notamment le pétrole. L’augmentation du prix du baril (qui a pratiquement quadruplé en l’espace de quelques années) et la faible valeur du dollar américain face aux autres monnaies conduisent à une situation jamais vue dont les conséquences immédiates, différées et latentes amènent à une criticité extrême.

Depuis des années, des centaines de scientifiques, économistes, spécialistes et autres chercheurs alarment les gouvernements partout sur la planète en expliquant qu’il est urgent d’agir, que le pétrole n’est pas éternel et que les menaces qui pèsent sur l’humanité sont immenses à partir du “peak oil” (que certains analystes considèrent comme étant déjà atteint).

Hélas, aucun pouvoir politique, nulle part sur la planète, n’a jamais cru bon devoir prendre suffisamment au sérieux les études alarmistes, pire : les déclinologues sont même décriés et critiqués. C’est ainsi que nous nous retrouvons, en 2008, au début de la plus sérieuse “crise systémique globale” de l’histoire humaine récente, qui selon moi, conduira à un changement de civilisation dramatique et brutal dans les cinq à vingt ans à venir.

Au risque de paraître “catastrophiste”, et je le dis froidement en mesurant tout ce que ça implique : il n’existe aucun “plan B”, aucune énergie alternative, et aucun moyen de maintenir l’humanité et son système économique dans un état stationnaire viable à moyen terme. Par conséquent, puisque c’est déjà trop tard, quoi qu’on fasse aujourd’hui, d’immenses drames vont se produire inévitablement, les contrées les plus pauvres seront bien entendu les premières à en subir les conséquences, mais nul ne sait à partir de quel seuil les contrées les plus riches seront préservées, notamment dans le monde occidental ou dans les pays dits “émergents” ou “riches”.

Je suis objectif et pragmatique. Nous connaîtrons, y compris en Europe, une période sombre et très difficile à négocier où se dérouleront des drames qui vont plonger des millions de nos concitoyens les plus fragiles dans un état de grande pauvreté matérielle, physique et psychologique, entraînant avec eux toute la société moderne et développée dans une sorte de lente décroissance chaotique.

Depuis des années, j’évalue et j’analyse des risques et leurs conséquences et je modélise et vulgarise des scénarios pour les expliquer, je concentre l’expérience et l’information tirés d’études diverses faites par tant d’autres spécialistes. La synthèse de cet ensemble permet de produire un scénario noir qui me semble le plus réaliste et qui, aujourd’hui, est connu de tous les chefs de gouvernements occidentaux.

J’évoque ci-dessous, de manière succincte et non exhaustive, ce qui pourrait se produire dans les mois et années à venir.
  • Recrudescence de troubles sociaux violents, qui par ailleurs s’installeront dans la durée (manifestations violentes prolongées, grèves récurrentes, mouvements sociaux inattendus pouvant éclater à tout moment n’importe ou pour des motifs plus ou moins sérieux nécessitant toujours plus de moyens humains et matériels coûteux pour assurer la sécurité publique).
  • Populations de moins en moins hostiles aux actions de protestation et de blocage économique et politique au niveau du pays.
  • Criminalité en hausse globalement, confrontations intercommunautaires et intra-communautaires, irritations et jalousies exacerbées entre les individus conduisant à une multiplication de situations conflictuelles, de plus en plus violentes.
  • Augmentation du nombre d’initiatives criminelles personnelles et isolées (ou menées par des petits groupes) de type “actions terroristes” (non religieuses et indépendantes) ou de “sabotages” d’infrastructures, revendiqués ou non, visant à déstabiliser ou à critiquer les actions politiques sociales ou économiques qui nuisent aux intérêts des individus.
  • Défaillance des gouvernements et débâcle politique (impossibilité de faire face aux problèmes par des mesures politiques), accentuation de la perte de confiance dans le pouvoir politique, décrédibilisation des gouvernements qui perdent en représentativité.
  • Apparition du pouvoir centralisé et concentré, conduisant “mécaniquement” à des dérives vers la “dictature démocratique” puis vers le “totalitarisme démocratique” portant l’habit d’un gouvernement républicain.
  • Contrôle accru des médias (l’internet en particulier), avec le risque qu’un fossé se creuse entre le pouvoir politique et le “cinquième pouvoir”.
  • Apparition de la “censure informelle”, dite de “convenance politique”, défavorable aux journalistes indépendants et libres, qui créeront leurs propres canaux d’informations parallèles et indépendants.
  • Accentuation du risque d’atteinte à l’intégrité physique des personnalités politiques ou publiques exposées, de quelque tendance que ce soit.
  • Fragilisation du système bancaire par la recrudescence des faillites et des créances irrécouvrables, défaillances des remboursements des crédits à la consommation et défaillances des remboursements des crédits immobiliers.
  • Amplification de la crise financière internationale, perte de lisibilité sur les principales places de marché, mouvements spéculatifs incontrôlés et trop dynamiques pour être maîtrisés, installation dans une tendance baissière lourde.
  • Émergence du phénomène de “stagflation” mélange de stagnation (économie molle, faible croissance ou croissance nulle) et d’inflation, conduisant au pire scénario économique limitant toutes les marges de manœuvres, aux conséquences incalculables.
  • Création de “bulles urbaines sécurisées” (zones commerciales, autour de grandes entreprises et d’institutions, infrastructures stratégiques, agglomérations privilégiées, quartiers résidentiels protégés, villes sous contrôles d’accès) et émergence de “zones de non-droit” délaissées et hors de contrôle, ruinées, notamment les petites zones urbaines ou rurales, faute de moyens financiers et humain pour en assurer la sécurité et le développement.
  • Impossibilité d’assurer la sécurité de manifestations publiques massives (événements sportifs, culturels, etc.), qui deviennent progressivement proscrites.
  • Risque important de vandalisme dans les grandes surfaces et les grands commerces mal sécurisés et fortement fréquentés, où les gens excédés viendront se servir sans payer, lors de mouvements sociaux hostiles et localisés, qu’il sera par ailleurs très difficile de combattre ou d’empêcher.
  • Stations-services et dépôts de carburants dévalisés, puis vandalisés et saccagés, vols de matériaux énergétiques (recrudescence des vols de carburants depuis les réservoirs des véhicules privés et professionnels).
  • Transports routiers et même trains complets de marchandises ciblés, piratés et vandalisés (vols en bandes organisées par des actions violentes de type paramilitaires).
  • Apparition du marché noir et du troc, puis rapidement de la désobéissance civile, conduisant à l’impossibilité d’encaisser les taxes gouvernementales et d’assumer les budgets des États, et pour ceux qui le peuvent, fuite des capitaux vers les zones sécurisées (pays défiscalisés ou à fiscalité avantageuse).
  • Difficultés pour les pays et les institutions publiques à payer les salaires des fonctionnaires, les indemnités de chômage ainsi que les retraites.
  • Montée progressive du contrôle militaire dans la gestion quotidienne des crises, d’abord par l’utilisation de la gendarmerie, puis par les forces militaires conventionnelles, qui seront de plus en plus présentes et sollicitées.
  • Émergence de nouveaux leaders et groupuscules “autonomes” difficiles à contrôler.

Le tableau est noir. J’en suis conscient. La liste des conséquences dans nos vies de tous les jours est encore longue. Quoi qu’il en soit, il vaut mieux être préparé au pire, en espérant que le pire n’arrive jamais.

Apprêtons-nous donc à traverser une période douloureuse en se disant qu’il y a toujours pire ailleurs, et profitons de chaque jour qui passe. Pensons également à prendre les bonnes décisions et à faire les bons choix. Voyons loin.

Après tout, le catastrophisme, c’est aussi un principe de précaution.
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Dim 25 Mai 2008 - 7:39

Les nouveaux vagabonds



Dans La Route, Jack London évoquait avec force détails et descriptions, ces années de sa vie qu’il passa à vagabonder, en resquilleur professionnel des chemins de fer. Dans son récit, il dressait un portrait presque anthropologique, mais avant tout honnête et sans fioriture de ses “collègues” hobos, tramps et autres vagabonds du rail, pour la plupart des jeunes hommes qui avaient choisi de vivre sans entrave, sans loi, sans travail, sans toit, sans famille.

Sur le site Ridin’ Dirty Faces, on trouve une galerie de photos, d’un certain “Polaroid Kidd” (Mike Brodie), des portraits des vagabonds du rail de l’ère moderne, des hommes et femmes paumés, qui trimballent leur vie dans des sacs plastique, vivent dans la crasse et les détritus de wagons de marchandises, de gares abandonnées et dorment sur des gravats, le long des voies ferrées, dans la poussière de fer du ballast. Misère choisie ou misère subie, impossible de connaître leur passé, le parcours tortueux qui les a conduits là. Les chiens sont leurs seuls compagnons de route. A leur immense liberté qu’on croirait pouvoir leur envier répond seule l’immense tristesse de leur regard.


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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Dim 25 Mai 2008 - 18:22

KRAKEN

L'île surgie on laboura
on y sema on récolta
les femmes eurent des enfants
et les enfants des grands-parents
puis un beau jour tout retourna
dans l'abîme indifférent

La terre sur laquelle j'écris
de qui est-elle le dos ?
de qui ?



Raymond Queneau, in Fendre les flots, Gallimard, 1969.
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MessageSujet: Re: Heurs et malheurs du néolibéralisme   Mar 3 Juin 2008 - 17:11

"La faim" n'est pas que le titre d'un roman halluciné de Knut Hamsun, c'est aussi un facteur logiquement négligeable pour les marchés boursiers.


Spéculer sur la crise alimentaire, un suicide économique ?



Spéculez sur la famine, qu'ils disent...

par O. Mignot, 03/06/2008 - 16:00

"Voulez-vous récolter les fruits d'une possible augmentation des prix des produits agricoles ? (...) Profitez du potentiel de hausse des prix !" La banque d’investissement internationale Deutsche Bank, poids-lourd du marché spéculatif mondial, n'en fait aucun ombrage : la crise alimentaire mondiale est avant tout une sacrée opportunité de profit.

Hier matin, alors que les prix des matières premières agricoles flambent, que ce que l'on appelle à présent les "émeutes de la faim" déchirent et affament des pays entiers, que la hausse du prix des denrées pousse 30 millions d'Africains vers la pauvreté selon la Banque Mondiale et que l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) tient conférence le lendemain, le site internet belge de la banque publiait ce communiqué vantant l'intérêt (et le profit) de deux de ses packs d'investissement spéculatif qu'elle distribue, et souscriptibles en France.



Et spéculer sur la crise alimentaire est rentable, à l'image des résultats de Parworld Agriculture, premier fonds sur indices de matières premières agricoles et qui propose l'un des deux packs concernés, dont le fonds a progressé de 7,17 % entre le 1er janvier et le 3 avril 2008, et a enregistré une croissance record de 38,6 % en un an. Et son gérant, Jean-Philippe Olivier, de dire dans une interview au site Internet financier Newsmanagers.com que "les matières premières sont encore sous-évaluées".

Blé, soja, maïs, riz, et bientôt le lait... les prix, selon la plupart des experts, devraient en effet continuer à flamber, tant à cause du différentiel croissant entre une production limitée et une demande de matières premières agricoles qui explose que du fait que cette "niche" spéculative reste, selon les acteurs du secteur, encore peu exploitée.

Enfin, et c'est tout le problème de la spéculation financière selon les organisations alter-mondialistes, les prix de ces matières premières agricoles ne sont pas forcément calés sur l'état du marché au jour le jour : la plupart des investisseurs et spéculateurs, en effet, font des "paris" sur l'avenir en achetant un stock de matières premières agricoles avant-même que celui-ci ne soit récolté : acheté 6 mois plus tôt à un prix donné, ceux-ci le revendront le jour J au prix du marché. Quitte à attendre le bon jour J, où le prix de revente sera le plus élevé possible.

Des perspectives qui devraient faire les beaux jours des investisseurs, alors qu'un rapport rendu il y a 3 jours par l'OCDE et la FAO annonce dix ans de prix agricoles élevés. De quoi faire beaucoup de blé sur le manque de blé.

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Heurs et malheurs du néolibéralisme

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