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Le nazisme de Heidegger (sous titre : soyons sérieux)

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dickbill
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MessageSujet: Re: Le nazisme de Heidegger (sous titre : soyons sérieux)   Mar 5 Juin 2007 - 3:08

laurent666 a écrit:
dickbill a écrit:
Le plus incroyable finalement, c'est que cette loi d'augmentation de l'entropie est elle intrinseque, c'est une donnee fondamentale de notre univers qui n'est pas derivee, (du moins a ce que je sache) d'aucune autre theorie prealable.

Si, ca vient de la théorie du Big-Bang: énergie au départ concentrée qui depuis s'éparpille, dans un univers qui s'étend et donc se refroidit gentiment. La question d'après étant: "oui mais pourquoi le Big-Bang" ....

En admettant que l'univers se recontracte un jour, la fleche du temps s'inverserait elle aussi ? pas sur, dans le cas contraire on aurait donc un univers qui se contracte mais qui continue a generer du desordre. Je viens de lire "cosmic jackpot" de Paul Davies, a propos du principe anthropic, avec un "a" cette fois, c'est vraiment passionant. Davies se demande aussi pourqui le temps est une dimension unidirectionelle et en toute humilite il reconnait que l'on a beaucoup a apprendre. Bon, on va pas voler le sujet de Ritoyenne sur Heidegger.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Ritoyenne a écrit:
Non, ce genre de déviation est intéressante, tant que c'est pas du troll ça me va ! Quant à savoir si la loi d'entropie est directement liée à l'extension de notre univers ... on ne sait pas !

Exact, on ne sait pas.
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Ritoyenne
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MessageSujet: Re: Le nazisme de Heidegger (sous titre : soyons sérieux)   Mar 5 Juin 2007 - 15:43

Voilà un problème bien plus indécidable (si l'indécidabilité peut être nuancer en degrès :p) que l'adhésion de Martin Heidegger à l'idéologie du nazisme ! (hop, transition)
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JOHN
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MessageSujet: CONTEMPLATION   Dim 10 Juin 2007 - 14:22

Ritoyenne a écrit:
Le regard de ceux qui se payent le luxe et la gâterie de se détacher du sociétal est plus que jamais précieux ! C'est ma thèse !

C’était aussi celle de Cioran (1911-1995), exemple ce passage dans Cahiers, p. 206 :
Citation:
Travailler, produire, ce n'est pas réfléchir, c'en est juste le contraire. Réfléchir, c'est se mettre en dehors de tous les actes, et comme en dehors de toutes les idées.

+ dans Entretiens, p. 254-259-256 (Entretien 1992) :
Citation:
« Si la vie prend un sens pour moi, c'est plutôt quand je suis au lit et que je laisse errer mes pensées sans but. Alors j'ai l'impression de travailler vraiment. Mais quand je me mets pratiquement au travail, je suis aussitôt miné par la certitude que je ne fais que poursuivre une illusion. Pour moi l'homme n'existe véritablement que quand il ne fait rien. Dès qu’il agit, dès qu'il se prépare à faire quelque chose, il devient une pitoyable créature. » (p.254)

« C'est aussi pourquoi je suis contre le travail. Il ne faut pas même écrire. La seule chose importante, c'est d'avoir toujours devant les yeux, ces problèmes insolubles et de vivre comme Epictète ou Marc Aurèle. Alors on n'est plus dans les histoires vécues, mais dans la contemplation. Nos contemporains ont perdu la faculté de contempler les choses. Ils ont désappris l’art de perdre intelligemment son temps.

Si je devais faire mon propre bilan, alors je devrais dire que je suis le résultat de mes heures perdues. Je n'ai exercé aucun métier et j'ai gaspillé énormément de temps. Mais cette perte de temps a été réellement un gain. Seul l'homme qui se tient à l'écart, qui ne fait pas comme les autres, garde la faculté de vraiment comprendre quelque chose. Ça ne fait pas du tout moderne ce que je dis là, mais l'Antiquité a vécu tout entière avec cette idée. Aujourd'hui cela nous est impossible. C'est une position qui n'a plus de sens pour le monde d'aujourd'hui. Mais ce monde de toute façon périra, cela ne fait aucun doute. » (p.259) ***

« Nous nous trouvons dans la situation des derniers païens. Nous voyons que nous sommes sur le point de tout perdre, que nous avons peut-être même déjà tout perdu, qu’il ne nous reste pas l'ombre d'un espoir, pas même la représentation d'un espoir possible. En cela notre destin est beaucoup plus pathétique, beaucoup plus impressionnant, plus insupportable et du même coup plus intéressant. Il y a quand même cela de positif dans notre époque ; je la trouve extrêmement intéressante, presque trop intéressante. De sorte que d'un côté on peut être malheureux de passer son existence à une époque pareille, mais de l'autre c'est quand même merveilleux d'assister à l'approche du déluge. Cela m'aurait vraiment ravi d'être un contemporain du déluge. » (p.256) ***


*** Comme illustration de ces propos apocalyptiques on pourra lire la synthèse qu’a fait Guillaume Faye sous le pseudo de Guillaume Corvus sous le titre de La convergence des catastrophes (éd. DIE (Diffusion Internationale Edition), 2004)
Voir aussi l’interview sur ce livre donné par l'auteur (Faye/Corvus) sur France 3 idf (du 08 10 2004) redonné par cochonnet sur : http://vraishommes.frbb.net/Hybride-f6/Guillaume-Faye-p20832.htm#20832


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MessageSujet: DÉFAUTS, DÉRIVES, PIÈGES ET LIMITES DU LANGAGE   Sam 16 Juin 2007 - 23:23

Ritoyenne a écrit:
Heidegger a toujours été inquiet quant à l'inauthenticité dans laquelle baigne l'homme : la parole est fondamentalement révélatrice de la lumière de l'être, mais est prise dans un tourbillon la transformant en bavardage, entraînant une perte et un oubli de toute possibilité de méditation de la chose même (de ce qui mérite qu'on interroge, comme il dira plus tard). Place est faite, dans le parler, à l'absence de fond. Dans cette inauthenticité, dans sa quotidienneté, le Dasein est coincé, là parmi l'étant, comme aveuglé par sa conception calculante de la réalité (Cf. "Science et méditation", la pensée de la réalité comme objectité, bref).

Cette remarque sur le défaut d’authenticité de la parole, m’a rappelé ces passages dans l’essai de Sylvain David : Cioran, Un héroïsme à rebours (2006) au paragraphe « Une dévaluation du langage », p. 45-52 :
[Les passages entre crochets sont des ajouts/compléments personnels.]
Citation:
« Contrairement aux hypothèses émises par la psychologie, discipline que Cioran abhorre tout particulièrement et qu’il pourfendra à maintes reprises, le langage ne constitue pas l’identité profonde de l’être mais son expression extérieure et dégradée.

Il existerait une dimension essentielle, davantage spirituelle que réfléchie, plutôt sensible que raisonnée, qui, vestige d’une humanité inconsciente ou préhistorique, ne saurait se communiquer par les formes abstraites de la culture et de l’intellect. D’où chez le penseur roumain, une « exaltation des états pré-cognitifs », la nostalgie d’une « existence pré-langagière ».

L’homme serait ainsi déchiré entre une réalité intérieure vouée à demeurer inexprimable, et une représentation de celle-ci par le biais de la médiation imparfaite des mots ». (p.45)

« Comme il n’y a aucun lien véritable, ou organique, entre un mot et l’objet qu’il désigne, entre le signifiant et le signifié, [qu’il existe toujours – quelle que fût-ce la richesse de la langue – un décalage entre les mots et les phénomènes désignés ou la réalité infiniment toujours plus riche/complexe ; de plus, une même chose peut être désignée par plusieurs mots différents, et un même mot peut désigner plusieurs choses, plus ou moins, différentes… ! Ce décalage est – en plus de la différence de sensibilité ou de culture – l’un des principaux pièges du langage et de la communication, source de malentendus, de quiproquos et de débats ou de polémiques aussi nombreuses que stériles.] […] L’homme [ "l'être délirant par excellence" *] quitte ainsi peu à peu la réalité pour un monde de produits dérivés. » (p.49) * [Précis de décomposition (1949), « Désarticulation du temps »]

« Puisque tant la langue que l’idée font défaut, il convient d’y avoir recours précautionneusement, à dosage réduit et minutieusement calculé. […]
[Les mots – productions artificielles, relatives et limitées de l’esprit, quelque fût-ce leur richesse – demeurent à jamais insuffisants] à signifier la vaste palette des sensations, [le mot] présente également la propriété [pernicieuse] de se dissocier, au fil du temps et de l’usage, de l’objet qu’il symbolise, soit à se distancier de la réalité tangible. » (p.52) (1)

« Comme le mot demeure essentiellement étranger à son référent, la parole en général se voit ainsi nier toute capacité de saisie d’un réel dont elle prétend toutefois traiter [mais qu’elle contribuerait finalement plutôt à fausser ou à compliquer]. » (p.71)

[Contrairement aux animaux ou aux plantes qui vivent de plein pied avec la réalité, par le média de son imagination ou de ses constructions mentales (de plus en plus dissociées de la réalité), l’homme moderne vit (de plus en plus) en décalage avec la réalité, et mène une vie de plus en plus fausse, artificielle, voire virtuelle.] **

** [A ce sujet, voir aussi dans le même essai en p. 127-130 et, dans la conclusion, en p. 321.
Voir aussi dans Entretiens (éd. Gallimard), p. 169-170, 192, 257]

(1) Dans un sens voisin, vers le début de la 2ième Partie audio de la « Conférence d’Alain Soral à Toulouse (1er juin 2007) », à un moment Soral fait cette remarque :
Citation:
Les concepts bougent les uns par rapport aux autres !... la nation d’hier n’est pas la nation d’aujourd’hui… (…) quelque chose qui peut être réactionnaire au 19ième siècle peut aujourd’hui être progressiste !…


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MessageSujet: Re: Le nazisme de Heidegger (sous titre : soyons sérieux)   Dim 17 Juin 2007 - 10:27

JOHN a écrit:
[
« Contrairement aux hypothèses émises par la psychologie, discipline que Cioran abhorre tout particulièrement et qu’il pourfendra à maintes reprises

Pourrais-tu développer ces points ?
- Quelles "hypothèses" (sur le langage)"émises par la psychologie" ?
- Cioran "abhorrait" la psychologie ?
- Cioran "pourfendra" la psychologie à maints reprises"?
Avec citations à l'appui SVP.
Merci.
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MessageSujet: PSYCHOLOGIE ET PSYCHANALYSE   Dim 17 Juin 2007 - 17:46

@ hadrien.

Je pense que Sylvain David voulait surtout parler de la psychanalyse (mais il n’a pas osé…) que de « la psychologie » proprement dite… cette dernière impliquant (ou étant désormais plus ou moins influencée) par la première… Puisqu’à ma connaissance de son oeuvre c’est surtout, avant tout, la psychanalyse (et Freud) que « Cioran abhorre tout particulièrement » ou qu’il « pourfend à maintes reprises »...

Sur (la psychanalyse de) Freud et (les vraies origines de) la Psychanalyse, on pourra lire le chapitre entier que lui consacre Hervé Ryssen dans Psychanalyse du judaïsme (éd. Baskerville, 2006), au Chap. « Psychanalyse du judaïsme » : chapitre en partie inspiré (et illustré par) d’autres ouvrages ayant déjà démontré l’imposture du Freudisme tels que MENSONGES FREUDIENS (éd. Mardaga, 2002), lui-même précurseur du fameux Livre noir de la psychanalyse (2005). Chapitre contenant en particulier les paragraphes : « Le parricide freudien », « Le ressentiment freudien », « La naissance de la psychanalyse », « Hassidisme, Kabbale et psychanalyse », « L’inceste », « Le féminisme », « La bisexualité freudienne » et « L’énergie libidinale ».

Sinon voici quelques citations de Cioran (1911-1995) sur Freud et la Psychanalyse dans Cahiers, p. 124, 464, 516, 686, 717, 864, 898, 909 :
Citation:
« Chaque fois que j'ai parlé de mes troubles de tout ordre à quelqu'un plus ou moins versé dans la psychanalyse, l'explication qu'il en a donnée m'a toujours semblé insuffisante, voire nulle. Elle ne « collait » pas, tout simplement. D'ailleurs je ne crois qu'aux explications biologiques ou alors théologiques des phénomènes psychiques. La biochimie d'un côté – Dieu et le Diable de l'autre. » (p.124) **

** Repris dans Le Mauvais Démiurge (1969), Chap. « Pensées étranglées », III :
« On ne devrait accorder crédit qu'aux explications par la physiologie et par la théologie. Ce qui prend place entre les deux n’importe guère. »

« Dès que je tombe sur une explication psychanalytique d'un auteur (ou de n'importe quoi), je suspends la lecture. Cette facilité à émettre des hypothèses si arbitraires sur les secrets des gens m'horripile. D'ailleurs le plus souvent il ne s'agit pas de secrets, mais de déficiences assez simples que cette méthode funeste complique à souhait.

Néanmoins nous sommes tous des psychanalystes dans les jugements que nous portons, dans nos conversations surtout. On peut repousser en bloc la doctrine et en être imprégné secrètement : c'est ce qui nous arrive à tous. Je ne connais personne qui en soit indemne, qui n'en ai pas été contaminé. En ce sens, il est vrai de dire que Freud domine notre époque. Nos réflexes sont freudiens et marxistes. Cela est plus important que ce que nous pensons délibérément. » (p.464)

« Un trouble de mémoire sur l'Acropole » de Freud. Il est incroyable à quel point tout ce qu'a conçu cet homme participe de la divagation. De la divagation habile. Une facilité d'hypothèse poussée jusqu'au délire. On se lance dans n'importe quelle explication ; plus elle est invraisemblable, plus elle séduit. C'est l'arbitraire et c'est l'aventure déguisée en science. La vogue de la psychanalyse évoque celle du mesmérisme, de la physiognomonie (Lavater), du magnétisme animal, etc. Nous avons besoin d'expliquer tout d'un point de vue extrêmement borné, d'ériger en principe universel une trouvaille ou une marotte. La manie philosophique est funeste à la Vérité. » (p.516)

« Les élèves de treize, quatorze ans lisent Freud. Cette pornographie quasi scientifique où il s'est illustré me donne la nausée. Mais elle passionne les jeunes, les oisifs, les faux médecins, les déséquilibrés de toute sorte, et aussi ceux qui veulent avoir la clef d'un tas de phénomènes qui, à vrai dire, n'en comportent pas. N'empêche que nous sommes tous des psychanalystes – pour la raison que le mode d'explication que propose cette prétendue science est tentant, apparemment compliqué et profond, mais au fond facile et totalement arbitraire. Y recourir est devenu presque un besoin. Les explications théologiques étaient autrement intéressantes mais elles ne sont plus de mises. Quand on aura liquidé la psychanalyse, un pas vers la liberté intellectuelle aura été accompli.
Délivrez-nous de la psychanalyse, nous nous délivrerons après des maux dont elle parle. » (p.686)

« Plus on lit sur Freud, plus on se convainc qu'on a affaire à un fondateur de secte, à un prophète intolérant déguisé en homme de science. » (p.717)

« N'ont de succès que les théories qui, en apparence, expliquent tout (comme la psychanalyse) et en réalité rien. On peut en dire autant de mainte théorie politique : une idéologie ne s'étend que pour autant qu'elle touche à toutes les sphères de la vie et qu'elle se mêle de ce qui ne la regarde pas. Elle devient ainsi une explication universelle, un viol universel plutôt. » (p.864)

« La psychanalyse est utile : elle prouve qu'on peut avancer n’importe quoi, et qu'il y aura toujours assez de gens pour avaler cela. Une usine à divagations.
Jamais on n’a vu une telle facilité d'hypothèse. » (p.898)

« À force de forger des hypothèses et de fonder sur elles une thérapeutique, on finit par obtenir des résultats, c'est-à-dire des illusions de guérison – car c'est bien à cela que se réduit la psychanalyse. » (p.909)

Egalement, de remarques de Cioran (1911-1995) sur la psychanalyse et les limites (voire délires) de la « psychologie » en comparaison des (rares/grands) écrivains dotés d’un vrai sens de la psychologie… – et aussi en rapport direct avec mon post précédent sur les « DÉFAUTS, DÉRIVES, PIÈGES ET LIMITES DU LANGAGE » – voir aussi dans Entretiens, en p. 51 (Entretien 1979) et en p. 300-302 (dernier Entretien 1994)...


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MessageSujet: Re: Le nazisme de Heidegger (sous titre : soyons sérieux)   Dim 17 Juin 2007 - 21:28

@ JOHN
Merci pour ces longues citations qui m'ont remis en mémoire ce cher Cioran !
(Merci d'avoir "réhabilité", au passage, la vraie psychologie).
Contre la psychanalyse deux textes assez complets à lire :
http://www.charlatans.info/psychanalyse.shtml
http://www.charlatans.info/rayonpsy.shtml
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JOHN
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MessageSujet: belles théories quand tu nous tiens...   Mer 1 Aoû 2007 - 20:36

ajax a écrit:
au fait, ya quelqu'un qui lit les posts de john parfois ? Moi je les zappe tous

Pourquoi pas ?... y en a bien qui arrivent à t'lire, toi !... (comme moi parfois)… (ils ont d’ailleurs bien du mérite tu m’diras…)

ajax a écrit:
surtout quand ils font référence à des blogs douteux.

Sur ces références à ces blogs douteux : par exemple ? il s’agit plutôt du genre de celles-ci ? :
http://vraishommes.frbb.net/Hybride-f6/Y-en-a-marre-des-bites-de-trottoir-p28424.htm?highlight=#28424
ou de celles-ci ? :
http://vraishommes.frbb.net/Aktu-f8/la-France-licratisee-p28675.htm?highlight=#28675

Ah mais oui ! c’est vrai ! J’oubliais ! La « liberté d’expression », la « liberté d’expression »… on veut bien… (surtout dans nos belles idées théoriques…) mais (en pratique) seulement si ça va pas trop contre notre conditionnement pavlovien ma façon de penser à moi qu’elle est la meilleur !... autrement c’est forcément « douteux »… beurk ! D’ailleurs c’est bien simple ! dans le cas contraire « Moi je les zappe tous » !...
_________________
"Il n’existe dans la nature que quelques rares espèces d’oiseaux pour se démontrer aussi peu instructifs, aussi cons, aussi faciles à duper que ces enfiotés de souchiens d’Aryens…" (Céline)
"N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi." (Cioran)
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MessageSujet: Re: Le nazisme de Heidegger (sous titre : soyons sérieux)   Jeu 2 Aoû 2007 - 1:36

Attention j'me risque !!!

J'ai du mal à comprendre la notion d'Heidegger su sa définition de l'être comme dualité très pessimiste, ( je trouve) entre la question qu'est ce qu'est l'être, et sa notion de l'oubli à travers l'histoire....( ce qu'Heidegger appelle Difference Ontologique )

Je ne pense absolument pas que l'on puisse définir toute notion lié à l'être, comme continuité existentielle, tu peux le sentir à travers les arts ( voir mes posts sur la musique, la peinture, ), mais tu ne peux pas le definir, moi j'appelle celà la notion de l'ecce Homo, l'homme sait qu'il sait... selon Yves Coppens, l'intelligence-développement propre de l'homo, est fait sur des mouvements naturels ( Floruit ), la philo Aristotelicienne; ( les grecs l'avaient compris )tout est lié à la nature, notamment en afrique d'il y a 4 millions d'années sur le developpement de la bipédie en afrique orientale

Il serait hasardeux et prétentions de définir comme concept, l'homme definissant l'indefinissable

Je suis plus sur le principe Nietzscheen, sur la fonction des affects comme dépassement de soi, sur le concept même de la nature, ( ex bactérie mutant sur differents traitements pharmacologiques, pour toute fonction vitale, en est de même )

Puis tu sais, hein, en 39-45, même Nietzsche a été récupéré sur le concept du "Übermensch", très mal interprêté et récupéré par les volkisch
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Ritoyenne
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MessageSujet: Re: Le nazisme de Heidegger (sous titre : soyons sérieux)   Jeu 2 Aoû 2007 - 1:52

Ravachol a écrit:
Attention j'me risque !!!

J'ai du mal à comprendre la notion d'Heidegger su sa définition de l'être comme dualité très pessimiste, ( je trouve) entre la question qu'est ce qu'est l'être, et sa notion de l'oubli à travers l'histoire....( ce qu'Heidegger appelle Difference Ontologique )


Je ne vais pas me lancer dans une explication mauvaise de quelque chose que j'ai du mal à saisir, parce que le but du thread est de discuter du sujet indiqué : Heidegger, auteur nazi ? Heidegger, philosophe ?

Nous, sur notre site, nous avançons la thèse que Heidegger était le plus anti-nazi de tous. Et nous nous opposons donc à la thèse très actuelle (Cf. la sortie du livre de E. Faye) qui veut que Heidegger ait été l'un des penseurs du nazisme, voire LE penseur du nazisme, et comme je le dis avec ironie, quelque part sur mon site : "il parait même que dans les années 30 le führer se faisait tailler les moustaches par Heidy en personne". Ca, c'est la thèse du livre de Emmanuel Faye, qui propose de déclasser Heidegger en tant que philosophe - pour Faye et ses adeptes il faut placer Heidegger au rayon d'idéologue nazi.

En bref : je ne discute pas ici des thèses philosophiques de Heidegger, je discute de la thèse qui s'exprime ainsi : Heidegger est anti-nazi, résistant, et bien qu'engagement il y ait eu (en 1933), ce fut une erreur (reconnue par Heidegger)


Citation:

Puis tu sais, hein, en 39-45, même Nietzsche a été récupéré sur le concept du "Übermensch", très mal interprêté et récupéré par les volkisch


Que Heidegger ait été récupéré par l'idéologie nazie, c'est une des thèses que nous défendons, c'est vrai.
Mais l'élan que nous combatons, en quelques sortes, est celui qui va vers "Heidegger nazi", ce qui est bien pratique quand on ne veut pas accepter que Heidegger est le plus grand des "fouteurs de merde" contemporains : c'est l'homme qui nous met dans notre merde moderne, plus que tous les autres.
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Thundaar
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MessageSujet: Re: Le nazisme de Heidegger (sous titre : soyons sérieux)   Jeu 2 Aoû 2007 - 1:54

Citation:
Puis tu sais, hein, en 39-45, même Nietzsche a été récupéré sur le concept du "Übermensch", très mal interprêté et récupéré par les volkisch


L'interprétation de ceux-ci était souvent littérale, pas forcément à tort. Considérons objectivement que Nietzsche a eu une postérité variée, mais je ne crois pas qu'on puisse dire qu'il a été mal interprété. Les "völkische" n'ont fait que retrouver chez Nietzsche leurs propres conceptions. Ils ont simplement pris ce qui les intéressait et rejetait le reste.
Nietzsche était l'homme des paradoxes, à la fois anti-antisémite concernant son époque et antisémite paganisant concernant l'antiquité.
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MessageSujet: Re: Le nazisme de Heidegger (sous titre : soyons sérieux)   Jeu 2 Aoû 2007 - 4:24

Pour Thundaar

:
Citation:
L'interprétation de ceux-ci était souvent littérale, pas forcément à tort. Considérons objectivement que Nietzsche a eu une postérité variée, mais je ne crois pas qu'on puisse dire qu'il a été mal interprété. Les "völkische" n'ont fait que retrouver chez Nietzsche leurs propres conceptions. Ils ont simplement pris ce qui les intéressait et rejetait le reste.
Nietzsche était l'homme des paradoxes, à la fois anti-antisémite concernant son époque et antisémite paganisant concernant l'antiquité.


Le problème avec les extêmes est tjrs lié à la description de la metaphysique comme concept ramené à la phénoménologie

Comme tjrs on prends des bribes de ci et de çà pour définir une pensée politique "prendre ce qui les interessaient"

Tu trouveras tjrs sur des aphorismes Nietzscheen et sur la pensée d'Heidegger le fait de dire " beaucoup de choses pour ne rien dire" et/ou "peu de choses, mais qui laissent réflêchir", definition même de l'aphorisme

Comme je dis tjrs, les philiosophes de la vie sont dangereux, tente d'expliquer l'infranchissable " le mythe du gourou" favorisant l'homme comme au dessus de toute chose, se comparant souvent a des attraits liés à ce que l'on ne comprend pas ( Dieu entre autre )

Le mythe du Nazi pure et dur, tel que Reinhard Tristan Eugen Heydrich concevait le SS, était aussi rocambolesque qu'un Otto Rahn qui se rendait à Montségur trifouillant les mythes cathares pour définir la pensée de la race dite aryenne.....

C'est là ou je tic, et c'est là ou je ne suis pas d'accords avec vous

On peut trouver chez Nieztsche ( de l'anarchie, des extrêmes, de la gaytitude, de la virilité, etc.... ) , moi je vois Nietzche sur mon attrait personnel, et lié aux affects, comme disait si bien ce Nietzsche méfiait vous des systématiques.....
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MessageSujet: Nazisme et Philosophie   Jeu 2 Aoû 2007 - 9:33

Ritoyenne a écrit:
Nous, sur notre site, nous avançons la thèse que Heidegger était le plus anti-nazi de tous. Et nous nous opposons donc à la thèse très actuelle (Cf. la sortie du livre de E. Faye) qui veut que Heidegger ait été l'un des penseurs du nazisme, voire LE penseur du nazisme,

Si ce type (E. Faye) connaissait un peu mieux l’histoire il saurait que l'un des penseurs du nazisme, voire LE penseur du nazisme, ce fut avant tout Hitler lui-même !... **

(E. Faye doit sûrement confondre et faire une fixation pavlovienne (classique) sur Heidegger à cause de la moustache... qu’ils ont tout les deux en commun … et qu’ils ont tout deux un nom commençant par H.)
Suivi du principal philosophe/idéologue du parti Rosenberg (1893-1946) avec son fameux Le Mythe du vingtième siècle (1930) : http://library.flawlesslogic.com/soul_fr.htm (1)

** = http://library.flawlesslogic.com/allure_fr.htm (1)

(1) Ce qui répond à cette question de
Ritoyenne a écrit:
Quel est ce cite "néo-naze" "constamment" cité par JOHN ?

J’étais tombé sur ce cite par hasard en cherchant des textes de Guillaume Faye et de Julius Evola (l’un des penseurs officieux de fascisme italien, et critique du matérialisme biologique du Nazisme) sur Google. Je n’y peux rien s’il n’y a pratiquement que ce site "néo-naze" qui en donne… Les autres étant beaucoup trop bien comme il faut pas assez « nazes » pour ça… depuis le temps c’est bien connu !

Soit dit en passant – étant surtout une projection propre de ce que certains font surtout "constamment" une fixation pavlovienne sur certains points (un peu comme pour d’autres pour des sujets traités par AS… d’où sa punition son exclusion par les flics de la pensée unique des médias bien-pensants) – l’une des dernière fois que j’ai cité ce cite "néo-naze" que je serais sensé "constamment" cité c’était ici, au sujet (des "dernières nouvelles" sur) Nietzsche justement : http://vraishommes.frbb.net/Soralissimo-f4/Soral-et-Faurisson-p26260.htm#26260


Ravachol a écrit:
Tu trouveras tjrs sur des aphorismes Nietzschéen et sur la pensée d'Heidegger le fait de dire " beaucoup de choses pour ne rien dire" et/ou "peu de choses, mais qui laissent réfléchir", définition même de l'aphorisme. (2)

Comme je dis tjrs, les philosophes de la vie sont dangereux, tente d'expliquer l'infranchissable " le mythe du gourou" favorisant l'homme comme au dessus de toute chose, se comparant souvent a des attraits liés à ce que l'on ne comprend pas (Dieu entre autre)

Sur l’impossibilité (ou la grande présomption) de juger de la valeur objective de la vie (ou de l'une de ses catégories comme le temps), tout cela a justement été dit par Nietzsche (1844-1900) en particulier dans ce passage précis du Crépuscule des Idoles (1888), au chap. « Le problème de Socrate », §2 :
Citation:
Des jugements, des appréciations de la vie, pour ou contre, ne peuvent en dernière instance, jamais être [objectivement] vrais : ils n’ont d’autre valeur que celle d’être des symptômes, [au mieux] ils n’entrent en ligne de compte que comme symptômes [de ceux qui les expriment] – en soi de tels jugements sont des stupidités. Il faut donc étendre les doigts pour tâcher de saisir cette finesse extraordinaire que la valeur de la vie ne peut pas être [objectivement] appréciée. Ni par un vivant, parce qu’il est partie, même objet de litige, et non pas juge : ni par un mort, pour une autre raison.

(2) A ce sujet Cioran (1911-1995) (dont je partage l'opinion sur l'intérêt de Nietzsche) a dit dans Entretiens, p. 22 (Entretien 1977) :
Citation:
La philosophie n’est plus possible qu’en tant que fragment. Sous forme d’explosion. Il n’est plus possible, désormais, de se mettre à élaborer un chapitre après l’autre, sous forme de traité. En ce sens Nietzsche a été éminemment libérateur. C’est lui qui a saboté le style philosophique académique, qui a attenté à l’idée de système. Il a été libérateur, parce que après lui, on peut tout dire… Maintenant, nous sommes tous framentistes, même lorsque nous écrivons des livres en apparence ordonnés. Ce qui va aussi avec notre civilisation.

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MessageSujet: Re: Le nazisme de Heidegger (sous titre : soyons sérieux)   Jeu 2 Aoû 2007 - 23:00

Heidegger a pu etre séduit par le mouvement national-socialiste comme pas mal d'allemans à la même époque!

Il ne lui a fallu qu'un an pour y revenir définitivement après etude!!!

Beaucoups d'autres intellos ont fait de l'URSS leur patrie de coeur avant d'y aller voir de plus prêt...et en denoncer l'imposture!

Faire semblant pour ne pas désesperer du desert et de billancourt ou du compte en banque reste la posture le mieux partager!


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MessageSujet: Re: Le nazisme de Heidegger (sous titre : soyons sérieux)   Dim 12 Aoû 2007 - 3:36

Le système philosophique de Heidegger est-il la justification d'une idéologie totalitaire ? Non et il suffirait de lire ne serait-ce que ce qu'il dit sur le nihilisme. La polémique sur lui, comme pour avec Cioran, est du journalisme à scandale.

Virer Heidegger de l'enseignement universitaire ? Qu'on vire aussi en ce cas Beaufret, Derrida, etc.

Est-il pour autant une référence oubliée comme par exemple pour les imposteurs dits de la "nouvelle philosophie" comme BHL ? C'est n'importe quoi si on prend cela autrement qu'un trait de provocation. Quant à "L'Être & le Néant" de Sartre, il reprend certes des réflexions phénoménologiques à Husserl et à Heidegger mais en aucun cas sa philosophie de la conscience individuelle posée comme libre-arbitre face au monde ne peut être considérée comme s'inscrivant véritablement dans la critique de l'objectivisme inauguré par les deux pointures de la phénoménologie, elle serait même une régression de ce point de vue-là.

Pour autant, je rejoins l'intervenant qui se demande en quoi amener ce sujet assez pointilleux (mais pas mal traité sur la toile) sur un forum centré sur une résistance populaire au capitalisme va amener à un large débat.

C'est comme le long fil sur Guénon, des aperçus intelligents s'y donnent (des approximations aussi et des vues partiales voire partisanes même chez ceux tenant la dragée haute du fil) - je n'évoque même pas les allégations fumeuses du fan du "LDJ spirit" sur Bouchet qui est à la vérité NR et non néo-nazi (en plus avec un sous-entendu haïssable du genre : Soral, t'étonne pas si mes "potes" viennent jouer les justiciers avec ta gueule) - mais les thèmes sont plus importants que les études sur les auteurs, alors il vaut mieux, Ritoyenne, si on souhaite donner l'éclairage d'un auteur le faire dans le cadre d'un problème plus général car sinon ça fait un peu réservé aux "spécialistes" ou "amateurs éclairés".

Deleuze, qui n'était pas en reste lui aussi sur la facticité des Glucksman & co, n'invitait-il pas à faire du dialogue entre philosophe et non-philosophe une éthique pédagogique ? Suffit de lire son livre "Dialogues" avec C. Parnet, ultra-accessible au passage, pour apprécier ce type de démarche.
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MessageSujet: Entretien avec François Fédier (exclusif !)   Ven 14 Déc 2007 - 4:25

Dans la série "déterrons les cadavres", voici un petit lien vers une contribution au débat polémique.

Le cas Heidegger

Je ne sais pas si ça interessera beaucoup de gens sur ce forum, mais je suis sûr que certaines personnes apprécieront.

Mon co-webmaster et moi avons rencontré M. Fédier (philosophe, traducteur et ami de feu Martin Heidegger). Voici la vidéo de la rencontre entre JP et M. Fédier.

http://www.paris4philo.org/article-14409271.html
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MessageSujet: Re: Le nazisme de Heidegger (sous titre : soyons sérieux)   Ven 25 Avr 2008 - 16:27

Vindex a écrit:
Poupou a écrit:
Je n'ai pas eu le temps de lire le sujet en entier, qui doit être néanmoins très intéressant.

J'affectionne beaucoup la philosophie d'Heidegger, l'ayant étudiée cette année.
Pour ce qui est du débat nazi/pas nazi, il est je pense très compliqué... En effet, Heidegger a adhéré au parti nazi, mais n'y est pas resté très longtemps. De plus, ce n'est pas pour rien que ses cours étaient surveillés... Je ne me rappelle d'ailleurs plus si on lui a retiré sa place ou si c'est lui qui a démissionné.

Face à la montée du pouvoir hitlérien, aux préparatifs d'une guerre, à la mise en place d'un racisme d'Etat, présent dans les faits, il s'agissait pour Heidegger de penser ce qui était en train de se passer, et ce par le dialogue avec Nietzsche (cf. notamment Holzwege, Chemins qui ne mènent nulle part). Or, Heidegger l'a dit : "Mon explication avec Nietzsche a été d'abord mon explication avec le national-socialisme".
De plus, Heidegger a clairement dit que le nazisme était pour lui l'industrialisation de la mort. De même, il ajoute que l'essence de la technique n'a pas été affrontée et pensée par les deux guerres mondiales, le nihilisme étant un symptôme de l'essence de la technique.

Mais là où ça se complique sérieusement, c'est avec la découverte récente de la compromettante correspondance du philosophe... qui remet vraiment au centre du débat la question du racisme. Je ne m'avancerai pas là-dessus ne l'ayant pas lue, mais si quelqu'un l'a fait, il serait intéressant d'en faire part aux autres... (peut-être cela a d'ailleurs déjà été fait dans le sujet, mais ne l'ayant pas lu en entier...).

Ooh la la ! Poupou, te rends-tu compte ? Suppose que Ritoyenne ou Protea te tombe dessus. Je te souhaite bon courage.

Poupou, pour éviter des redites, le mieux est de lire l'intégralité d'un fil, afin de savoir s'il vaut la peine ou non de continuer le débat. C'est là une honnêteté intellectuelle élémentaire. On peut via son navigateur grossir les caractères pour éviter la fatigue oculaire ou régler la luminosité de son écran.

La question du soi-disant nazisme de Martin Heidegger comme interne à son système philosophique ou extra-philosophique a été plus ou moins bien traitée ici (comme ailleurs).

L'analyse des tenants et aboutissants de cette polémique, malgré des lacunes, a elle aussi été traitée. Pour ma part, je trouve que cette manie de tout juger à l'aune de la Seconde Guerre mondiale est non seulement tendancieux mais en plus fausse méchamment tout débat.

Le mieux avec un auteur est de s'en tenir à ses écrits (voire à leur réception en ce cas chez Derrida, Foucault, Jan Patocka, etc.) et pourquoi pas d'en présenter les thèmes sur un autre fil ? Histoire que tout le monde participe à débat loin des polémiques stériles dignes d'un plateau TV. Qu'est-ce qui a vous a donc passionné ? Voilà une bonne manière de commencer une discussion. Je me permettrai juste de vous conseiller si vous lancez un nouveau fil de l'axer sur une thématique ou une problématique précise plutôt que sur un auteur (que tout le monde n'a pas forcément lu).
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Le nazisme de Heidegger (sous titre : soyons sérieux)

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