mathieu, un copain de dali, peintre français, catholique et royaliste, et aussi essayiste, qui faisait du wesh painting bien avant l'heure, la pièce de dix balles c'est lui aussi
la responsabilité en revient aussi aux artistes quand à leur "distance"...et pourtant il en faut peu pour que le grand public puisse a nouveau apprécier l'art.
bansky est de nos jours l'artiste le plus populaire en grande Bretagne.
J'aime bien la dichotomie intrinsèque aux oeuvres de Giger, et son postulat sur l'hybridation: organique/machine, matière vivante/matière inerte, homme/animal, sexe/mort.
Le plus beau Christ en croix de l'art occidental... celui d'EL GRECO... qui en plus est au Louvre !!
(cliquer sur l'image pour l'agrandir) _________________ Satrape Anarcho Républicain Kinésodique Onirocritique Zélateur Yankee !
MEDIATOR L'Œil
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Sujet: Re: Peinture, Graphisme, Sculpture, Photo, Architecture ... etc Jeu 6 Mar 2008 - 0:08
En littérature, l'ekphrasis (description d'une oeuvre d'art réelle, rencontrée, ou simplement rêvée par les personnages de la fiction) peut aussi servir de lieu, de moyen, de prétexte à une réflexion sur son propre art, sur ses propres techniques d'écriture, fragment théorique et critique en quelque sorte incorporé à la trame même de sa fiction.
Exemple d'ekphrasis
Dans son "indispensable explication", Hyppolyte, autrement appelé le prince Michkine, revient sur une expérience que Dostoïevski a vécue : la rencontre du célèbre tableau du peintre Holbein en avril/mai 1867 au Musée des beaux-arts de Bâle : "Le Christ mort ou le tombeau du Christ" (1522). Le tableau long de 2 mètres présente le Christ d’une manière inédite . C’est assez « sombre ». Il semble écrasé par la tombe. Dans cet état, peut-il revenir chez les vivants ? Pour faire ce tableau Holbien a étudié des cadavres « tardifs ». Pour réaliser la tête il a utilisé la dépouille d’un marchand noyé depuis plusieurs jours...A travers ce jugement, c'est la perception de la souffrance à travers une oeuvre picturale - antérieure de plusieurs siècles - qui est analysée. Ce tableau permet à l'écrivain de déclencher une réflexion personnelle sur la mort, la souffrance, la religion et de nourrir son héros de cette réflexion.
Citation:
« UN TEL TABLEAU PEUT FAIRE PERDRE LA FOI »
- « Ce tableau représente le Christ aussitôt après la descente de croix. Je crois que les peintres ont généralement tendance à représenter le Christ, en croix comme à la descente de croix, avec un reflet d'ineffable beauté sur son visage ; ils cherchent à lui conserver cette beauté même au milieu des plus atroces souffrances. Or, il n'est pas question du tout de beauté dans ce tableau [...] ; c'est, dans son réalisme absolu, le cadavre d'un homme ayant subi, encore avant la crucifixion, des souffrances et des tortures sans fin, des blessures, les coups de l'escorte et du peuple pendant qu'il portait sa croix et qu'il tombait sous son poids, et enfin six heures de supplice sur la croix. (C'est du moins ainsi que je me le représente).
Il est vrai que c'est le visage d'un homme qui vient à peine d'être descendu de la croix, c'est-à-dire qui garde encore beaucoup de vie et de chaleur ; rien n'a encore eu le temps de se raidir en lui, si bien que sur le visage du mort transparaît la souffrance qu'il semble éprouver encore (cela a été très bien saisi par l'artiste) ; mais en revanche, le visage n'est absolument pas épargné ; c'est le naturel même, c'est en vérité ainsi que doit être le cadavre d'un homme, quel qu'il soit, après de telles souffrances. Je sais que l'Église chrétienne a établi dès les premiers siècles que le Christ avait souffert non point symboliquement mais réellement et que, par conséquent, son corps était pleinement et entièrement soumis sur la croix aux lois de la nature.
Sur le tableau, ce visage est atrocement meurtri par les coups, boursouflé, couvert d'affreuses ecchymoses ensanglantées ; les yeux sont ouverts, les pupilles révulsées, les blancs largement découverts brillent d'un vitreux reflet de mort. Ce qui est étrange, c'est qu'à regarder ce cadavre d'un homme torturé à mort, une question singulière et curieuse naît en vous : si c'est un cadavre exactement pareil (et il devait être absolument pareil) qu'ont vu ses disciples, ses futurs apôtres, les femmes qui l'ont soigné et qui se tenaient auprès de la croix, tous ceux qui croyaient en Lui et qui L'adoraient, comment pouvaient-ils croire alors, en contemplant ce cadavre, que ce martyr allait ressusciter ?
Alors surgit involontairement l'idée que si la mort est aussi horrible et les lois de la nature aussi puissantes, comment peut-on en venir à bout ? Comment les surmonter, puisqu'il n'a pas pu les vaincre celui-là même qui de son vivant avait triomphé de la nature elle-même, obéissante envers lui ? Lui qui n'avait eu qu'à dire : « Talitha Koumi » [Marc, V, 41] pour que se lève la jeune fille morte, « Lazare, lève-toi » [Jean, XI, 43] pour que le mort surgisse de sa tombe ?
La nature apparaît, en regardant ce tableau, sous la forme d'une bête énorme, implacable et muette, ou, pour dire mieux, beaucoup mieux, quoique cela paraisse étrange, sous l'aspect de quelque immense mécanique d'une construction des plus modernes qui aurait absurdement happé, broyé et absorbé, sourde et insensible, un Être dont la grandeur est sans prix, un Être qui lui seul valait toute la nature avec toutes ses lois, toute la terre qui n'avait peut-être été créée que pour l'apparition de cet Être !
Ce tableau semble exprimer justement cette notion de la force obscure, insolente et absurdement éternelle, à laquelle tout est soumis, et cette notion se communique involontairement à vous. Ces gens qui entouraient le mort et dont aucun n'est représenté sur la toile, ont dû éprouver une angoisse et un trouble atroces pendant cette soirée qui a brisé d'un coup tous leurs espoirs et presque jusqu'à leurs croyances. Ils ont dû se séparer pleins d'une peur terrible, bien qu'ils emportassent en eux une idée immense et qui ne pouvait plus jamais leur être arrachée. Et si le Maître Lui-même avait pu, la veille du supplice, voir sa propre image, serait-il monté sur la croix et serait-il mort comme Il le fit ? Cette question aussi apparaît involontairement en regardant le tableau ».
L'Idiot, 3ème partie, ch. VI, 1868. (trad. de G. et G. Arout, 1972).
Sujet: "STREET ART" une heure dans la vie d'un banksy Jeu 13 Mar 2008 - 15:04
pendant une heure Jeremy Gibbs a filmé sur essex road les passants devant une piece fraiche de banksy prennant des photos et discutant du travail de l'artiste.
ce que je trouve intéressant c'est la diversité des gens qui s'arrêtent spontanement pour admirer son travail et qui l'apprécient.
selon moi un excellent témoignage sur la valeur du "STREET ART".
MEDIATOR L'Œil
Inscrit le : 23 Jan 2008 Messages : 604 Localisation : QHS
Sujet: Re: Peinture, Graphisme, Sculpture, Photo, Architecture ... etc Jeu 5 Juin 2008 - 22:39
Death By A Thousand Cuts - Taiwanese Video Art
Excerpts from Chen Chieh-jen's complete video works at the Asia Society... on the effects of globalization on the marginalized in society... and Lingchi Executions