| | Bon alors, c'est quoi une nation ? | |
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| Auteur | Message |
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Sebsebforce Idiot utile


   Age : 36 Inscrit le : 07 Déc 2006 Messages : 603
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Sam 3 Mar 2007 - 21:06 | |
| Après avoir parcouru ce sujet, pour ceux qui semblent ne pas trouver d'intérêt au concept de Nation, je présente de façon très schématique, certes, quelques arguments:
Dans l'Histoire, il n'y a jamais eu d'autre choix que: Nation ou chaos; ou alors la tribu, qui a les mêmes codes que la nation, simplifiée.
L'intérêt de la nation, c'est précisément qu'elle nous donne une identité. A la limite, on se fiche de savoir ce qu'est l'identité ou laquelle, l'essentiel consiste à en avoir une. C'est comme avoir des parents, première source d'identification, qui permet à l'être humain de grandir en tant que tel. Le libéralisme, ou tout autre concept ne pouvant assumé ces fonctions.
La nation permet de posséder une culture. Associée à l'identité, elle est un facteur de: stabilité, protection, et "progrès" (je ne détail pas ce vaste terme). Bref, elle est source de davantage d'épanouissement, de justice etc.
Contrairement à ce qui a pu être écrit, d'après ce que j'ai pu en saisir, je ne suis pas d'accord sur le fait que la religion puisse être un facteur positif dans une telle construction: il y a incomptabilité. Ou alors, dans un aboutissement, une religion débarassée de tout ces artefacts et dérives, ce qui, connaissant l'être humain, me paraît justement sur-humain. Néanmoins, la notion de transcandence et de spiritualité qui semblent viscéralement nécessaire à l'être humain peuvent trouver leur contentement dans d'autres formes à inventer, la Nation pouvant précisément servir de creuset à de nouvelles formes de pratiques approuvées, tolérées et respectées, avec ses gardes-fous.
Ce qui m'attriste, mais j'ai mis très longtemps moi-même à m'engager sur cette reflexion , et à trouver des réponses, c'est de constater à quel point notre pays semble au bord de la désintégration malgré sa longue, lente, et chaotique construction. Cela revient à cette question toute bête: qui suis-je? Car si chacun d'entre nous ne sait plus qui il est , ni d'où il vient, alors nous disparaissons purement et simplement sans laisser la plus petite trace. Cette idée à elle seule démontre l'importance de revenir à certains fondements que l'on croyaient naivement acquis pour toujours. La vigilance reste de mise.
Pour prendre un exemple terre à terre et pipolisant, il est amusant de constater chez cet homme qu'est Yannick Noah, le bien nommé métissé, adepte de la World Culure (concept bidon) le besoin permanent de faire référence avec insistance à ses origines africaines -d'ailleurs revendiquées comme emblême-, sa culture très (toute) française moins mais partie intégrante de son être, les deux se superposant, se dynamisant, mais dont le mélange ne produit rien, sinon une pensée artificielle formatée et récupérée par d'autres. C'est donc que le mélange ne peut s'opérer, sinon dans une complémentarité bien comprise résidant dans l'idée supérieure de la Nation, débarassée des facteurs ramenant à l'une ou l'autre de ses origines, ethnique, ou religieuse. Donc, que le métissage, ou l'absence d'identité, fut-elle celle des spécificités nationale revient à une non-existence, ou une existence artificielle sans aucun sens ( telle une Yannick Noah Corporation, une image, un produit). _________________ Résister ou mourir |
|  | | MAGGLE Pax Christi


 Inscrit le : 01 Oct 2006 Messages : 2307 Localisation : orgueil, grosse tête, arrogance, suffisance...
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Sam 3 Mar 2007 - 22:59 | |
| Il me semble que tu confondes là l'identité et l'individualité.
Personnellement, je n'ai qu'une individualité mais de nombreuses identités, qu'elles soient intra ou trans-nationales... C'est ce qui fait ma singularité.
Que tu le veuilles ou non, c'est pareil pour toi.
A toutes fins utiles, l'identité contenue dans une carte d'identité n'est que celle qui relie ladite carte à l'individualité de son propriétaire. _________________ Cadavres de tous les placards : Unissez-vous ! A Rome, fais comme les Barbares ! il est obligé d'obliger ! |
|  | | MAGGLE Pax Christi


 Inscrit le : 01 Oct 2006 Messages : 2307 Localisation : orgueil, grosse tête, arrogance, suffisance...
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Ven 9 Mar 2007 - 12:56 | |
| A titre d'information, je viens d'entendre ce matin Max Gallo sur France info dire que nous aurions un A.D.N. national...  _________________ Cadavres de tous les placards : Unissez-vous ! A Rome, fais comme les Barbares ! il est obligé d'obliger ! |
|  | | Gérard Miller Idiot utile


 Inscrit le : 30 Nov 2006 Messages : 628
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Ven 9 Mar 2007 - 13:07 | |
| | Sebsebforce a écrit: |
Pour prendre un exemple terre à terre et pipolisant, il est amusant de constater chez cet homme qu'est Yannick Noah, le bien nommé métissé, adepte de la World Culure (concept bidon) le besoin permanent de faire référence avec insistance à ses origines africaines -d'ailleurs revendiquées comme emblême-, sa culture très (toute) française moins mais partie intégrante de son être, les deux se superposant, se dynamisant, mais dont le mélange ne produit rien, sinon une pensée artificielle formatée et récupérée par d'autres. C'est donc que le mélange ne peut s'opérer, sinon dans une complémentarité bien comprise résidant dans l'idée supérieure de la Nation, débarassée des facteurs ramenant à l'une ou l'autre de ses origines, ethnique, ou religieuse. Donc, que le métissage, ou l'absence d'identité, fut-elle celle des spécificités nationale revient à une non-existence, ou une existence artificielle sans aucun sens ( telle une Yannick Noah Corporation, une image, un produit). |
T'es au courant que tout ce que tu énonces s'applique mot pour mot à Dieudonné ? |
|  | | filantropic Adepte de la cabale


   Age : 33 Inscrit le : 19 Nov 2006 Messages : 480
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Dim 18 Mar 2007 - 15:57 | |
| article du Monde de l'historien pierre Noran en réaction aux propos de Sarkozy sur son ministère de l'immigration et de l'identité.
Extrait choisis.
| Citation: | Comment définiriez-vous le modèle national français ?
Le modèle classique français a longtemps été universaliste, providentialiste, messianique. Il s'est sédimenté au cours du temps. La France a connu plusieurs identités nationales. Après l'identité royale féodale, l'identité monarchique. Viennent ensuite l'identité révolutionnaire et enfin l'identité républicaine, qui a essayé de faire la synthèse entre les précédentes. C'est le socle sur lequel nous avons vécu et qui a débouché sur l'identité démocratique qui est à l'ordre du jour.
Cette construction vous paraît-elle remise en question ?
Oui, elle s'est progressivement délitée, pour des raisons liées à l'histoire. Les trois guerres de la France au XXe siècle ont été trois défaites : la fausse victoire de 1918 est en réalité une défaite européenne globale ; 1945 est une défaite masquée par de Gaulle qui entretient l'illusion que la France a regagné sa place parmi les grands ; et avec la défaite de 1962 en Algérie, les Français ont intériorisé leur dépossession du monde. C'est une crise très profonde. A ce remaniement de la conscience française a correspondu sur le plan politique l'évanouissement du nationalisme tel que la République l'avait fixé depuis un siècle. Ce nationalisme avait une version de gauche, jacobine patriotique, et une version de droite, conservatrice, réactionnaire, barréso-maurrassienne, qui ont longtemps constitué les deux France antagoniques. Elles nous paraissent aujourd'hui plutôt complémentaires. C'est ce qu'on appelle le patrimoine, et dans patrimoine il y a patrie...
Comment cette césure, qui remontait à la Révolution française, s'est-elle résorbée ?
Le gaullisme et le communisme ont représenté l'apogée du modèle national français classique et probablement sa fin. Tous deux étaient un cocktail d'ingrédients nationaux et révolutionnaires. On ne peut pas comprendre la crise de l'identité nationale sans comprendre cet acmé, ce moment très fort d'illusion - et de réalité - d'une projection de la France au-delà d'elle-même qu'ont constitué ensemble le gaullisme et le communisme : leur déclin a été vécu comme une retombée. Le socialisme mitterrandien a prolongé quelque temps le projet collectif national, mais lui aussi s'est épuisé : la date de 1983 est très importante, car la conversion au marché marque la fin de l'utopie socialiste. La trouvaille de Nicolas Sarkozy et les réactions violentes qu'elle a suscitées sont un aspect du drame français qui est de lier toujours la pensée de la nation au seul nationalisme. Je regrette que la gauche ait abandonné à la droite - et la droite à l'extrême droite - le thème de la nation. Le projet national et plus largement la nation française reposent sur une continuité exceptionnelle, qui a été à la fois dynastique, territoriale, historique. Il y a eu la France révolutionnaire contre la France d'Ancien Régime, la France laïque contre la France religieuse, la France de gauche contre la France de droite. Il ne reste pas grand-chose de ces affrontements : de Gaulle a converti la droite à la République ; le conflit sur l'école a été le dernier accès de fièvre entre laïques et catholiques ; quant à la gauche et à la droite, en dépit de leurs oppositions, elles ont perdu leur désir d'extermination réciproque.
Que reste-t-il alors du projet national français tel que nous l'avons connu ?
l y a eu au moins trois tentatives idéologiques pour retrouver un sens collectif. La percée de Jean-Marie Le Pen, d'abord, mais qui est une forme de régression nationaliste, réactionnaire, cantonnée à des secteurs archaïques de l'opinion ; la percée des écologistes, porteurs d'un grand projet qui consiste à noyer la culture dans la nature, et qui n'est ni de droite ni de gauche puisqu'il ne pose pas la question sociale ; la percée de l'idéologie des droits de l'homme, enfin. Celle-ci me paraît assez contradictoire avec un projet purement national, on peut même dire qu'elle porte en elle la destruction du roman national. L'histoire de la nation française est criminelle au regard des droits de l'homme. Le projet "droits-de-l'hommien" comporte un élément accusateur des péripéties les plus sombres du roman national. Il est par définition peu intégrable à la vision classique de la nation. Depuis le XVIIIe siècle, cette dernière avait été associée à l'idée de civilisation. Les Lumières avaient vu dans la nation le véhicule du progrès de la civilisation, parce qu'elle était le lieu de la raison : nation, raison et civilisation marchaient du même pas. La poussée de la pensée des droits de l'homme dans sa forme récente, très individualiste, dissocie cette trilogie. Elle se réclame de la civilisation, mais plus de la nation.
On peut comprendre le sentiment de perte qu'éprouvent beaucoup de Français...
Nous sommes dans une phase de recomposition et la volonté y joue son rôle. On a cru longtemps que l'Europe pouvait servir de substitut à la nation, on voit maintenant que ce n'était pas vrai. Le nationalisme, de droite ou de gauche, nous avait caché la nation. La fin du marxisme a contribué a nous rendre cette conscience de l'ampleur, de la profondeur historique de l'imprégnation nationale. Mais le discours sur la nation ne peut pas rester le même. On ne cesse de citer Renan dans Qu'est-ce qu'une nation ? (Bordas, 1992) : le culte des ancêtres, la volonté de vivre ensemble, avoir fait de grandes choses ensemble et vouloir en faire encore... Mais pour moi la nation selon Renan est morte. Cette vision, sur laquelle nous vivons encore, correspond à l'ancienne identité nationale, celle qui associait le passé et l'avenir dans un sentiment de continuité, de filiation et de projet. Or ce lien s'est rompu, nous faisant vivre dans un présent permanent. J'y vois l'explication de l'omniprésence du thème de la mémoire, et de son corollaire, l'identité. Lorsqu'il n'y a plus de continuité avec le passé, la nouvelle trilogie est : mémoire, identité, patrimoine.
La crise de l'identité aurait partie liée avec la modernité ?
De fait, le thème de l'identité est mondial. Mais il a pris en France une intensité particulière en raison du caractère étatique et centralisateur de notre pays et de la force coercitive qu'y a pris le rapport à l'histoire. En France, nous avons une histoire nationale et des mémoires de groupe. Vous pouviez être aristocrate descendant de nobles guillotinés, fils de Polonais de la première génération, petit-fils de communard fusillé, à partir du moment où vous étiez à l'école vous étiez un petit Français comme les autres. "De la Gaule à de Gaulle", le roman national déployait une vaste fresque, avec ses Saint-Barthélemy et ses Ponts d'Arcole, qui offrait un lien collectif à chaque parcelle de la population française, peu homogène. L'insertion des minorités - religieuses, régionales, sexuelles - dans la collectivité nationale les a désenlisées de leur propre histoire. Mais elles ont du coup valorisé leur mémoire, faite de récupération d'un passé, vrai ou faux. L'émancipation mémorielle est un puissant corrosif de l'histoire, qui était au centre de l'identité française. Nous avons intérêt à ce que les politiques prennent conscience des nouvelles données. La succession des identités nous en donnera de nouvelles. La nation de Renan, funèbre et sacrificielle, ne reviendra plus. Les Français ne veulent plus mourir pour la patrie, mais ils en sont amoureux. C'est peut-être mieux. Au fond, ce n'est pas la France qui est éternelle, c'est la francité.
| SOURCE LE MONDE |
|  | | ajax Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 21 Nov 2006 Messages : 1753
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Mar 20 Mar 2007 - 15:48 | |
| Au fait
La conclusion quand même.
| Citation: | Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L'une est dans le passé, l'autre dans le présent. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis. L'homme, Messieurs, ne s'improvise pas. La nation, comme l'individu, est l'aboutissant d'un long passé d'efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j'entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans la passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu'on a consentis, des maux qu'on a soufferts. On aime la maison qu'on a bâtie et qu'on transmet. Le chant spartiate : «Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes» est dans sa simplicité l'hymne abrégé de toute patrie.
Dans le passé, un héritage de gloire et de regrets à partager, dans l'avenir un même programme à réaliser ; avoir souffert, joui, espéré ensemble, voilà ce qui vaut mieux que des douanes communes et des frontières conformes aux idées stratégiques ; voilà ce que l'on comprend malgré les diversités de race et de langue. Je disais tout à l'heure : «avoir souffert ensemble» ; oui, la souffrance en commun unit plus que la joie. En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes, car ils imposent des devoirs, ils commandent l'effort en commun.
Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu'on a faits et de ceux qu'on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L'existence d'une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours, comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie. Oh ! je le sais, cela est moins métaphysique que le droit divin, moins brutal que le droit prétendu historique. Dans l'ordre d'idées que je vous soumets, une nation n'a pas plus qu'un roi le droit de dire à une province : «Tu m'appartiens, je te prends». Une province, pour nous, ce sont ses habitants ; si quelqu'un en cette affaire a droit d'être consulté, c'est l'habitant. Une nation n'a jamais un véritable intérêt à s'annexer ou à retenir un pays malgré lui. Le vœu des nations est, en définitive, le seul critérium légitime, celui auquel il faut toujours en revenir.
Nous avons chassé de la politique les abstractions métaphysiques et théologiques. Que reste-t-il, après cela ? Il reste l'homme, ses désirs, ses besoins. La sécession, me direz-vous, et, à la longue, l'émiettement des nations sont la conséquence d'un système qui met ces vieux organismes à la merci de volontés souvent peu éclairées. Il est clair qu'en pareille matière aucun principe ne doit être poussé à l'excès. Les vérités de cet ordre ne sont applicables que dans leur ensemble et d'une façon très générale. Les volontés humaines changent ; mais qu'est-ce qui ne change pas ici-bas ? Les nations ne sont pas quelque chose d'éternel. Elles ont commencé, elles finiront. La confédération européenne, probablement, les remplacera. Mais telle n'est pas la loi du siècle où nous vivons. À l'heure présente, l'existence des nations est bonne, nécessaire même. Leur existence est la garantie de la liberté, qui serait perdue si le monde n'avait qu'une loi et qu'un maître.
Par leurs facultés diverses, souvent opposées, les nations servent à l'œuvre commune de la civilisation ; toutes apportent une note à ce grand concert de l'humanité, qui, en somme, est la plus haute réalité idéale que nous atteignions. Isolées, elles ont leurs parties faibles. Je me dis souvent qu'un individu qui aurait les défauts tenus chez les nations pour des qualités, qui se nourrirait de vaine gloire ; qui serait à ce point jaloux, égoïste, querelleur ; qui ne pourrait rien supporter sans dégainer, serait le plus insupportable des hommes. Mais toutes ces dissonances de détail disparaissent dans l'ensemble. Pauvre humanité, que tu as souffert ! que d'épreuves t'attendent encore ! Puisse l'esprit de sagesse te guider pour te préserver des innombrables dangers dont ta route est semée !
Je me résume, Messieurs. L'homme n'est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes. Une grande agrégation d'hommes, saine d'esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s'appelle une nation. Tant que cette conscience morale prouve sa force par les sacrifices qu'exige l'abdication de l'individu au profit d'une communauté, elle est légitime, elle a le droit d'exister. Si des doutes s'élèvent sur ses frontières, consultez les populations disputées. Elles ont bien le droit d'avoir un avis dans la question. Voilà qui fera sourire les transcendants de la politique, ces infaillibles qui passent leur vie à se tromper et qui, du haut de leurs principes supérieurs, prennent en pitié notre terre à terre. «Consulter les populations, fi donc ! quelle naïveté ! Voilà bien ces chétives idées françaises qui prétendent remplacer la diplomatie et la guerre par des moyens d'une simplicité enfantine». - Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. Peut-être, après bien des tâtonnements infructueux, reviendra-t-on à nos modestes solutions empiriques. Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé. |
|
|  | | Jacques Aubain-Blanc Tapette bobo du tertiaire


 Inscrit le : 03 Avr 2007 Messages : 16
 | Sujet: Pour vous, qu'est-ce que la France? Mer 4 Avr 2007 - 19:04 | |
| | La France doit bien avoir des spécificités, puisqu'elle existe. Lesquelles, selon vous? |
|  | | Bibi Clemenceau Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 30 Sep 2006 Messages : 644
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Mer 4 Avr 2007 - 19:21 | |
| | Une histoire ultra guerriere et violente ! Est ce qu'il y a un pays sur terre ou il y a eu autant de guerre ? Ou les gens se sont autant tapé sur la tronche ? |
|  | | 2boblack Valet apatride du Grand Capital


   Age : 29 Inscrit le : 25 Fév 2007 Messages : 126 Localisation : paris 19
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Mer 4 Avr 2007 - 19:27 | |
| | Bibi Clemenceau a écrit: | | Une histoire ultra guerriere et violente ! Est ce qu'il y a un pays sur terre ou il y a eu autant de guerre ? Ou les gens se sont autant tapé sur la tronche ? |
guerre? armement missile avions porte avions
je pense que la france pour moi... ce n'est pas un pays c'est une idée |
|  | | Jacques Aubain-Blanc Tapette bobo du tertiaire


 Inscrit le : 03 Avr 2007 Messages : 16
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Mer 4 Avr 2007 - 19:31 | |
| | Citation: | | guerre? armement missile avions porte avions |
Tu veux dire quoi par là? |
|  | | Celtic Zaku Valet apatride du Grand Capital


   Age : 27 Inscrit le : 12 Mar 2007 Messages : 240 Localisation : Essonne
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Mer 4 Avr 2007 - 19:38 | |
| La France , c'est une mini-Europe : Un carrefour où on y trouve des gens d'origine celte (comme moi) , germanique , latine , ibère , slave , baltique et centrasiatique (les bulgares et les magyars) .
La France c'est la continuité de la Gaule , historiquement , tout du moins elle n'a jamais engendrée de rupture .
On est loin de la France qui ne serait qu'une idée , fort abstraite .
Par contre , avancées des communications et des transports oblige , des peuples extra-européens s'y sont installés , ça a bien marché , pour peu que ces populations adoptent la culture de la Gaule Franconienne . |
|  | | Jacques Aubain-Blanc Tapette bobo du tertiaire


 Inscrit le : 03 Avr 2007 Messages : 16
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Mer 4 Avr 2007 - 19:50 | |
| | Celtic Zaku a écrit: | La France , c'est une mini-Europe : Un carrefour où on y trouve des gens d'origine celte (comme moi) , germanique , latine , ibère , slave , baltique et centrasiatique (les bulgares et les magyars) .
La France c'est la continuité de la Gaule , historiquement , tout du moins elle n'a jamais engendrée de rupture .
On est loin de la France qui ne serait qu'une idée , fort abstraite .
Par contre , avancées des communications et des transports oblige , des peuples extra-européens s'y sont installés , ça a bien marché , pour peu que ces populations adoptent la culture de la Gaule Franconienne . |
Pas mieux, même si l'apport des uns et des autres n'est pas à mettre sur le même plan: les Gallo-Romains nous ont apporté une conception de la vie dans une communauté politique régie par des lois, la res publica, conception plus floue chez les Francs, mais que mille ans de Monarchie, puis deux cent ans de République bourgeoise ont affermie. |
|  | | Ritoyenne Banni(e) parce que je le vaux bien


   Age : 24 Inscrit le : 25 Fév 2007 Messages : 918
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Mer 4 Avr 2007 - 20:37 | |
| | Comme disait la bonnasse, au dessus, si l'on cherche les spiécificités françaises, il faut noter notre histoire ultra-guerrière, nous sommes les peuple qui s'est le plus battu. |
|  | | Bibi Clemenceau Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 30 Sep 2006 Messages : 644
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Mer 4 Avr 2007 - 20:38 | |
| | En fait, " nos ancetres les gaulois " c'est un mythe. La France debute vraiment avec les Romains. On est un pays catholique, on parle latin, les Francs n'ont pas changé ca. Quelque part, c'est Jules Cesar le fondateur de notre nation. |
|  | | Celtic Zaku Valet apatride du Grand Capital


   Age : 27 Inscrit le : 12 Mar 2007 Messages : 240 Localisation : Essonne
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Mer 4 Avr 2007 - 20:45 | |
| | Bibi , je te conseille la lecture des "Commentaires sur la Guerre des Gaules" , du Grand Romain , certainement l'une des figures Européenne parmi les plus grandes . |
|  | | Bibi Clemenceau Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 30 Sep 2006 Messages : 644
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Mer 4 Avr 2007 - 20:49 | |
| | Citation: | | Comme disait la bonnasse, au dessus, si l'on cherche les spiécificités françaises, il faut noter notre histoire ultra-guerrière, nous sommes les peuple qui s'est le plus battu. |
Tu sais ce qu'elle te dit la bonnasse ?
Non c'est vrai quand on y pense, c'est hallucinant. 3000 ans de guerre no stop. Tu m'etonnes qu'on s'ennuie aujourd hui, ca nous demanges. Je suis sur qu'avec une bonne propagande guerriere, demain tu trouves facile 100 000 grognards pour marcher en chantant la Marseillaise sur l'Italie pour recuperer la coupe du monde. |
|  | | Jacques Aubain-Blanc Tapette bobo du tertiaire


 Inscrit le : 03 Avr 2007 Messages : 16
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Mer 4 Avr 2007 - 20:52 | |
| | Ritoyenne a écrit: | | Comme disait la bonnasse, au dessus, si l'on cherche les spiécificités françaises, il faut noter notre histoire ultra-guerrière, nous sommes les peuple qui s'est le plus battu. |
Oui, certes. mais qu'est-ce ça démontre? Ne nous emballons pas (façon de parler), restons objectifs. |
|  | | Underachiever Adepte de la cabale


 Inscrit le : 28 Mar 2007 Messages : 328 Localisation : la marge
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Mer 4 Avr 2007 - 20:56 | |
| | Bibi Clemenceau a écrit: | | Je suis sur qu'avec une bonne propagande guerriere, demain tu trouves facile 100 000 grognards pour marcher en chantant la Marseillaise sur l'Italie pour recuperer la coupe du monde. |
... Perdue en Allemagne qui plus est... Encore cet axe Rome-Berlin... Si c'est pas fait pour faire virer notre sang bouillonnant ça!! |
|  | | Bibi Clemenceau Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 30 Sep 2006 Messages : 644
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Mer 4 Avr 2007 - 21:02 | |
| | Citation: | | Oui, certes. mais qu'est-ce ça démontre? Ne nous emballons pas (façon de parler), restons objectifs. |
Ca demontres rien, c'est une specificité.
| Citation: | | ... Perdue en Allemagne qui plus est... Encore cet axe Rome-Berlin... Si c'est pas fait pour faire virer notre sang bouillonnant ça!! |
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|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Bon alors, c'est quoi une nation ? Mer 4 Avr 2007 - 21:05 | |
| | Pour moi la France c'est la nation qui portait en elle la promesse de la science et de la civilisation universelles: promesses qu'elle ne pourra plus jamais tenir par cause d'arrogance caractérisée. |
|  | | | Bon alors, c'est quoi une nation ? | |
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