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De la "racaille"...

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MAGGLE
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Dim 8 Oct 2006 - 1:10

terouga a écrit:
Retour sur un phénomène qui n'est pas nouveau... le rôle de la "racaille" dans l'Histoire

http://que-faire.info/Principal/RacailleHistoire.htm#haut

Moi, je suis pour que les classes moyennes (si l'on tient absolument à ce terme plus sociologique qu'économique) morflent ! Après tout, c'est rien que des prolos aspirants bourgeois n'est-ce pas ?

Quand à la lumpendélinquance, je suis pour le laisser faire... En effet, la crise du capitalisme s'étendant à toutes les sphères de la société, elle pousse de plus en plus de gens dans cette économie de survie. Après les chômeurs pauvres, après les travailleurs pauvres, voici venue l'ère des délinquants pauvres. Or, la concurrence étant de plus en plus rude dans ce domaine, celle-ci reproduit inévitablement les shémas du système qui l'a générée et créé à son tour un prolétariat et une bourgeoisie de la délinquance. Et les prolinquants finiront tôt ou tard par se rendre compte de leur force et se révolter contre leurs maitres... Pape
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Lun 23 Oct 2006 - 2:07

Mise en perspective historique tout à fait convaincante.

Par contre, j'ai beau chercher, "latifundiaire", je ne sais pas ce que ca veut dire ? J'aurais du prendre option latin en 5eme.


MAGGLE a écrit:
Moi, je suis pour que les classes moyennes (si l'on tient absolument à ce terme plus sociologique qu'économique) morflent !
Après tout, c'est rien que des prolos aspirants bourgeois n'est-ce pas ?


En tant, que francais moyen déclassé, je confirme les aspirations de la classe moyenne à une certaine accumulation des richesses.

Mais pour clarifier, d'après toi, aujourd'hui, où finit le prolétariat et où commencent les classes moyennes (d'un point de vue sociologique ou économique) ?
Intégres tu sociologiquement le prolétariat dans les classes moyennes suite à la disparition progressive des valeurs ouvrières ?

PS : désolé pour ce questionnement tardif (2 semaines de retard sur le post).
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MessageSujet: Ah ouaip ?   Lun 23 Oct 2006 - 2:26

MAGGLE a écrit:
Quand à la lumpendélinquance, je suis pour le laisser faire... En effet, la crise du capitalisme s'étendant à toutes les sphères de la société, elle pousse de plus en plus de gens dans cette économie de survie. Après les chômeurs pauvres, après les travailleurs pauvres, voici venue l'ère des délinquants pauvres. Or, la concurrence étant de plus en plus rude dans ce domaine, celle-ci reproduit inévitablement les shémas du système qui l'a générée et créé à son tour un prolétariat et une bourgeoisie de la délinquance. Et les prolinquants finiront tôt ou tard par se rendre compte de leur force et se révolter contre leurs maitres... Pape


Je pense que monsieur n'habite pas en banlieue parisienne - ou alors il vit dans une résidence et ne va jamais regarder dans les quartiers durs de quoi ça a l'air...

Sinon, monsieur saurait que les délinquants emmerdent principalement les pauvres et s'inscrivent très volontiers dans une démarche de collaboration de classe avec la bourgeoisie. Lisez Détective, c'est de la sociologie appliquée ! Le dealer "tourne" la pauvresse blanche avec ses copains, mais il est si flatté d'avoir levé une "fille des pavillons" qu'en général, il la garde pour lui... Lisez les skyblogs, c'est de la criminologie au quotidien ! L'obsédé du zippo vole et crame allègrement la bagnole de ses voisins, voire la bagnole de sa soeur (ça s'est vu !), mais comme il sait très bien que si jamais il s'aventure en centre-ville, il s'en prendra plein la gueule, il ne touche jamais à la bagnole du bobo (sauf si le bobo, pour une raison inconnue, est venu se garer à minuit entre la Courneuve et Montfermeil)...

D'une manière générale, les bandes délimitent très clairement le territoire qu'elles contrôlent. A l'intérieur de cet espace clos, elles font régner leur ordre. Mais elles n'en sortent jamais, ou pratiquement jamais. D'ailleurs, en banlieue, tant que vous ne vous aventurez pas dans les quartiers sensibles, vous ne risquez pratiquement pas plus l'agression que dans Paris intra-muros (et même peut-être moins, parce qu'à Paris, les bandes ont leurs "zones de chasse").

En outre, la plupart des délinquants n'ont aucune conscience de classe. Certains n'arrivent même pas à s'élever jusqu'à la conscience ethnique : ils en restent au stade tribal, voire pré-tribal (la bande instable, sans rite initiatique ni code d'honneur). Pour voir une force de progrès dans ces ahuris lobotomisés, dans ces crétins programmés shootés à la consommation pulsionnelle, il faut vraiment n'avoir pas les yeux en face des trous ! Aux dernières nouvelles, les rares fois où ces gugusses se sont mêlés des luttes sociales, cela a été pour dépouiller des manifestants en marge des cortèges syndicaux ou estudiantins...

Les "racailles" sont objectivement les alliés des oligarchies en place. Si demain un mouvement social survenait en France, soyez certain que des consignes discrètes seraient passées aux commissaires (ça sert les loges maçonniques) pour prévenir ces messieurs les caïds qu'une bonne petite razzia, le long de tel ou tel cortège syndical, ça ne dérangerait pas trop la police... Et en échange, tiens, on oubliera de pénétrer dans telle ou telle cité...

Un conseil, Maggle : lâchez un moment Marx et Engels. Louez-vous plutôt un film : "Gangs of New York", de Scorcese. Vous verrez : c'est intéressant.
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juju333diablo
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Lun 23 Oct 2006 - 2:44

Perso, je préfère le Scorcese de Mean Streets, Taxi Driver et Raging Bull, mais là je suis déjà plus dans le bon Topic.

Je répondrai pas à la place de Maggle, mais je crois que le texte de Terouga allait dans ton sens ; dans un style un peu moins véhément peut-être ... :drunken:
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MAGGLE
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Lun 23 Oct 2006 - 10:51

@ Juju :

Citation:
2 semaines de retard sur le post


Les forums c'est fait pour ça : si les posts sont conservés, on peut y répondre même des années plus tard. Il m'étonne cependant que ce soit toi et non Terouga qui ait donné suite au mien puisque ma réponse s'adressait à lui.

Pour le reste, ta question fort pertinente ammène à quelques longs développements qui ne me permettent pas de te répondre immédiatement. Tu auras donc ma réponse à ta question mais il faudra être un peu patient. Il y a aussi d'autres sujets sur ce forum que j'aimerais prolonger mais comme chacun sait, les journées ne font que 24 H...

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Michel Drac a écrit:
Je pense que monsieur n'habite pas en banlieue parisienne - ou alors il vit dans une résidence et ne va jamais regarder dans les quartiers durs de quoi ça a l'air...
[...]
Un conseil, Maggle : lâchez un moment Marx et Engels. Louez-vous plutôt un film : "Gangs of New York", de Scorcese. Vous verrez : c'est intéressant.


J'ai volontairement choisi d'habiter présisément là où tu devrais commencer à serrer les fesses à 100 mètres de mon appartement. Si tu en doutes, contacte-moi en MP et je me ferais un plaisir de t'y inviter. Bien entendu je passerais te chercher à la sortie d'un métro.

Pour Marx et Engels, en toute honnêteté, je n'ai lu d'eux à ce jour que Le Manifeste, le reste, ce ne sont que des extraits ou des commentaires.

Pour le reste, il y a du juste et du faux dans tes commentaires. J'y reviendrai aussi plus tard quand j'aurais le temps de développer...
Toutefois, il me semble que tu ailles un peu vite en besogne à propos de ce que je pense de la "racaille". Mon propos n'était pas plus de l'aduler que de la condamner. Il visait surtout l'analyse de Térouga et sa glorification des classes moyennes (dont je fais probablement partie selon ses critères, mais là n'est pas la question...).

Toujours Sainte Thérèse de Lisieux à propos de la racaille de son époque : "Si j'avais connu leurs conditions d'existence, j'aurais été pire" (de mémoire).

PS : C'est aujourd'hui l'Aïd et le cadet d'un des plus retors voyous de ma cité vient de frapper à ma porte pour m'offrir un plateau de succulentes patisseries orientales...

Ca se passe comme ça du coté de chez toi ?
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Dernière édition par le Lun 23 Oct 2006 - 12:13, édité 2 fois
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Jean
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Lun 23 Oct 2006 - 17:54

Grosmalin a écrit:
T'en as de la chance dis donc...
Faut-il forcément habiter en territoire occupé pour pouvoir donner son avis sur la racaille ?

Ouh, je sens que ça va lui plaire ça, à Maggle... bounce

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MAGGLE a écrit:
Le territoire du forum sur Alain Soral étant actuellement occupé par un Groscon qui se croit malin je m'abstiendrai donc de donner le moindre avis sur cette racaille. Pape

@ Jean : Des fois faut faire dans l'efficace en matière d'éreintement dialectique...

Je vois ça... Tu viens de me convaincre de m'y remettre. warning
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Chevillette
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Lun 23 Oct 2006 - 18:45

Les classes moyennes ne deviendraient-elles pas progressivement de la "racaille" si elle perdait son argent épargné par la famille...Qu'est ce que feraient les chômeurs et stagiaires Bac+5, si ils ne pouvaient vivre chez leurs parents?..Ne deviendraient-ils pas plus véhéments que dans les manifs du CPE...?

Et aprés tout qaund on voit les résultats de ces mouvements de force (gymnase de cachan, crise des banlieues), n'obtiendraient-ils pas quelque subsides de la part de l'Etât pour fermer leur gueules si ils faisaient comme les gamins des cités...
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milla
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Lun 23 Oct 2006 - 19:46

Mais qu'est ce que vous apeler "Racailles"?
Le sous proletaires, enemis du travailleur, alliés imperatif du Sarkozisme flamboyant, prés ado abrutis et inculte qui une fois l'adolescence passé se reconvertira en vigile de Monoprix?

Ou le dealer de quartier qui par l'apathie physique et la "bovidisation" psychologique qu'il provoque, oeuvre pour un semblant de paix social?

Le probleme c'est que les 2 sont mis dans le meme panier (et souvent dans la meme cellule quand ils se font serrer)

Et ne me dites pas que le deuxieme oeuvre pour le premier, un mec qui fume 15 joints par jour (ou qui sniffe de la rabla a longueur de journée) n'a plus la force de foutre la merde.
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Jeu 26 Oct 2006 - 14:42

Intéressant le cheminement suivis par les "racailles" des banlieues...

- D'abord, ils ont été nihilistes en s'en prenant aux bagnoles pourries des gens de leurs cités pas mieux lotis qu'eux. Ca leur a valu d'être stigmatisé par la France qui a peur et par celle qui a encore un sens moral et civique...Mais c'était plus profond que çà..

- Ensuite, ils s'en sont pris aux forces de l'ordre, aux représentations de l'Etât (écoles, MJC, ANPE). On peut y voir un début de prise de conscience de la responsabilité politique dans la situation qu'ils subissent. Mais cela reste toujours nihiliste dans la mesure où ce sont des gens comme eux qui en subissent les conséquences et que l'Etât en tire gloriole en envoyant parader des flics devant les télés pour dire à la France "Dormez tranquille"

- Maintenant, il semblerait qu'ils s'attaquent à des entreprises semi-publics de transport (introduction du facteur économique), en attendant les acteurs de la précarité (agences d'intérim, de crédit et de discount).

En espérant que ce cheminement les conduira (malheureusement lentement, car le lumpen-prolétariat n'a pas les moyens de comprendre rapidement les responsabilités, d'ailleurs les médias travaillent activement à leur désinformation..) à identifier les vrais responsables des inégalités en France. Et là, çà serait intéressant de voir des déferlements de sauvageons sur Neuilly, Issy les Moulineaux, le XVIéme....Sark appellerait l'armée tout de suite.. cheers

On serait d'ailleurs étonné de savoir ce que la "France d'en bas" pensera de l'attaque des financiers du CAC 40, des caciques des médias, des aristos de tout poil. Je suis convaincu qu'elle n'en serait pas plus ému que çà...

P.S: Le siége France de Vediorbis est à Saint-Denis et les studios de TF1 aussi.... Wink
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Dim 29 Oct 2006 - 14:22

juju333diablo a écrit:
MAGGLE a écrit:
Moi, je suis pour que les classes moyennes (si l'on tient absolument à ce terme plus sociologique qu'économique) morflent ! Après tout, c'est rien que des prolos aspirants bourgeois n'est-ce pas ?

En tant, que francais moyen déclassé, je confirme les aspirations de la classe moyenne à une certaine accumulation des richesses. Mais pour clarifier, d'après toi, aujourd'hui, où finit le prolétariat et où commencent les classes moyennes (d'un point de vue sociologique ou économique) ? Intégres tu sociologiquement le prolétariat dans les classes moyennes suite à la disparition progressive des valeurs ouvrières ?

PS : désolé pour ce questionnement tardif (2 semaines de retard sur le post).


Voici ma réponse tout aussi tardive que ton questionnement...

On va essayer de faire simple avec du compliqué :

Je suppose que dans n’importe quel dico tu trouvera un définition du genre : n. m., personne qui n’a de revenus que ceux qu’il tire de sa force de travail (ou de sa capacité si tu préfères, pour faire moins marxiste et moins bégueule ; mais j’y reviendrais).

Par opposition, le capitaliste est l’heureux possesseur d’une partie plus ou moins grande de l’appareil de production. Cet avantage lui permet de tirer une part non négligeable de ses revenus du travail du prolétaire. Celui-ci est donc une part du capital que le capitaliste essaie de rendre la moins coûteuse possible.

Ca ne veut pas dire que tout prolétaire travaille directement pour un ou des patrons capitalistes mais que tout patron capitaliste aura tendance à s’accaparer la part la plus grande possible du travail des prolétaires en question – ne serait-ce que pour être concurrentiel sur le plan du marché. Par voie de conséquence, le travail devient lui aussi un marché. Ce qui n’est pas blâmable en soi sauf que sur ce marché, la concurrence des prolétaires n’est ni libre ni non faussée. Si c’était le cas, l'ultra-libéralisme s’appellerait… le communisme.

En théorie donc la notion de prolétaire n’a rien à voir avec une quelconque faiblesse des revenus. En pratique si ; par le jeu d’offre et de demande que je viens d’expliquer. Mais il existe toujours des exceptions. Je pense par ex. aux informaticiens des deux dernières décennies dont les salaires ont profité d’un excès de la demande de travail des entreprises par rapport à l’offre. Aujourd’hui, ce marché s’est adapté et les salaires ont baissé. On embauche même des Indiens sur lesquels leur gouvernement a investi pour aller travailler en Allemagne. J’espère au moins qu'ils restent solidaires avec leurs familles et qu’ils envoient quelques mandats…

Cette notion n’a rien non plus à voir à sa réduction à la notion de classe ouvrière. C’est d’ailleurs selon moi une des grandes erreurs des partis communistes que d’avoir entretenu cette confusion synecdotique. Ce qui explique aussi ma réticence à parler de force de travail pour préférer la notion de capacité ( puisqu’elle peut tout aussi bien être intellectuelle ). Vous l’aurez compris, je rends donc à la notion de prolétariat son sens extensif.

Cette confusion s’explique aussi parce que Marx était philosophe et économiste avant d’être devin. Il ne pouvait donc voir pas plus que quiconque les mutations technologiques de nos sociétés. Or, à son époque, la classe ouvrière était la plus nombreuse et la mieux placée stratégiquement pour mener les luttes qu’il préconisait. Il la considérait donc comme l’avant garde du prolétariat. Les partis communistes ont donc commis l’erreur – pour ne pas dire la faute quand on se prétend révolutionnaire – de considérer le constat de Marx comme un dogme et non comme le fruit d’une méthode d’analyses. La conséquence de cette erreur étant qu’aujourd’hui la plupart des prolétaires leur échappent car ils ne se reconnaissent pas comme tels. Idem, pour la décolonisation où ils ont cru que les ouvriers locaux étaient l’avant-garde des luttes d’émancipation alors qu’ils n’étaient là-bas que l'arrière garde de la bourgeoisie.

Il existe bien sur toujours quelques catégories économiques qui restent problématiques par rapport à cette dichotomie (travailleurs indépendants, artistes plasticiens, petits artisans ou commerçants qui gagnent parfois moins que leurs salariés, élus etc.) mais leur rôle et leur poids tend à se réduire de plus en plus. Il existe cependant des catégories en augmentation (clochards, délinquants illégaux, etc. ) mais leur existence conjoncturelle et structurelle s’explique en partie par cette dichotomie.

Selon ma définition, on peut donc être prolétaire sans que ça dépende en principe ni des revenus ni de la pénibilité physique du travail.

Ceci dit, si tout capitaliste est structurellement et quasi ontologiquement bourgeois, y compris lorsqu’il se montre « charitable » (cette charité n’étant que le don à certains d’une partie de ce qu’il a volé à d’autres), il existe aussi des prolétaires bourgeois.

D’abord les naïfs qui n’ont aucune conscience de ce dont ils sont l’enjeu. Ensuite tout est affaire de degré ou de rapport entre la façon dont on perçoit ses revenus et celle dont on les utilise. Cela peut dépendre :

-1) du niveau de compromis / compromission / coopération / collaboration (rayer les mentions inutiles selon votre cas ) avec le capitaliste.

-2) du projet capitaliste que l’on a les moyens de réaliser et qui peut dépendre :

a) d’un héritage qui nous attends.
b) de 1)
c) dans l’un des cas de 1), du degré et de la façon dont on en fait éventuellement l’aumône.
d) d’une radinerie maladive.

-3) du fantasme capitaliste que l’on n’a pas les moyens de réaliser.

On l’aura compris, être bourgeois ou pas est surtout pour moi une affaire de rectitude morale et donc au final de – plus ou moins – libre arbitre. Dans mon cas, l’inadéquation partielle entre mon éthique et mes actes m’oblige à confesser une certaine part de bourgeoisisme. Mais en la matière, comme dans d’autres (le racisme, le ressentiment, la haine par exemple), l’important est moins de l’être ou de ne pas l’être que de l’être aujourd’hui moins qu’hier et pourtant plus que demain. J’ajoute aussi que je ne crois pas que la propriété soit en soi le vol mais seulement celle –non collective- des moyens de productions.

Quant aux notion de salariés et de travailleurs, elles me gènent un peu puisqu’elles incluent le patron ( qui travaille aussi et est souvent lui-même son propre salarié ) en excluant le chômeur (qui lui touche des indemnités parce qu’il est exclu du travail).

Enfin, pour répondre à ton post en concerne les autres notions (classes populaires, classes moyennes…), je ne dénie pas leur importance mais les réserve à la sociologie (tranches de revenus) et à la psychologie (bourgeoisisme prolétaire) plus qu’à l’analyse des rapports économiques de classes. Et s’il faut à tout prix que je m’y trouve une place je me situerais plutôt entre le haut des classes populaires et le bas des classes moyennes.

Voilà, j’espère avoir répondu suffisamment clairement à ta question pour que tu puisses mieux comprendre la nature de mon précédent post.

--------------------------------------------------------------------------------------

En bonus, un petit extrait du Manifeste qui pourrait éclairer mon post sur la psychologie politique des classes moyennes :

Le socialisme conservateur ou bourgeois :

Une partie de la bourgeoisie cherche à porter remède aux anomalies sociales, afin de consolider la société bourgeoise. Dans cette catégorie, se rangent les économistes, les philanthropes, les humanitaires, les gens qui s'occupent d'améliorer le sort de la classe ouvrière, d'organiser la bienfaisance, de protéger les animaux, de fonder des sociétés de tempérance, bref, les réformateurs en chambre de tout acabit. Et l'on est allé jusqu'à élaborer ce socialisme bourgeois en systèmes complets.

Citons, comme exemple, la Philosophie de la misère de Proudhon.
Les socialistes bourgeois veulent les conditions de vie de la société moderne sans les luttes et les dangers qui en découlent fatalement. Ils veulent la société actuelle, mais expurgée des éléments qui la révolutionnent et la dessolvent. Ils veulent la bourgeoisie sans le prolétariat. La bourgeoisie; comme de juste, se représente le monde où elle domine comme le meilleur des mondes. Le socialisme bourgeois systématise plus ou moins à fond cette représentation consolante. Lorsqu'il somme le prolétariat de réaliser ses systèmes et d'entrer dans la nouvelle Jérusalem, il ne fait que l'inviter, au fond, à s'en tenir à la société actuelle, mais à se débarrasser de la conception haineuse qu'il s'en fait.

Une autre forme de socialisme, moins systématique, mais plus pratique, essaya de dégoûter les ouvriers de tout mouvement révolutionnaire, en leur démontrant que ce n'était pas telle ou telle transformation politique, mais seulement une transformation des conditions de la vie matérielle, des rapports économiques, qui pouvait leur profiter. Notez que, par transformation des conditions de la vie matérielle, ce socialisme n'entend aucunement l'abolition du régime de production bourgeois, laquelle n'est possible que par la révolution, mais uniquement la réalisation de réformes administratives sur la base même de la production bourgeoise, réformes qui, par conséquent, ne changent rien aux rapports du Capital et du Salariat et ne font, tout au plus, que diminuer pour la bourgeoisie les frais de sa domination et alléger le budget de l'Etat.

Le socialisme bourgeois n'atteint son expression adéquate que lorsqu'il devient une simple figure de rhétorique. Le libre-échange, dans l'intérêt de la classe ouvrière ! Des droits protecteurs, dans l'intérêt de la classe ouvrière ! Des prisons cellulaires, dans l'intérêt de la classe ouvrière ! Voilà le dernier mot du socialisme bourgeois, le seul qu'il ait dit sérieusement. Car le socialisme bourgeois tient tout entier dans cette affirmation que les bourgeois sont des bourgeois - dans l'intérêt de la classe ouvrière.

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Deubeule a écrit:
MAGGLE a écrit:
Deubeule a écrit:
MAGGLE a écrit:
J’ajoute aussi que je ne crois pas que la propriété soit en soi le vol mais seulement celle –non collective- des moyens de productions.

Autant sur le reste je te suis de loin, autant là je pense que faudrait que t'édites ton message : sauf erreur, y'a plantage.

Je ne vois pas ce qui te pose problème... Désaccord ou incompréhension ?

Incompréhension de ta phrase. J'ai beau la relire, elle ne semble pas correcte, niveau construction. Y'a incohérence entre le début et la fin. Si tu mets un point après "vol", ça marche. C'est après que ça se barre en sucette.

OK, pour faire dans le compromis, on va se contenter d'une virgule après "vol" et préciser que "celle" renvoie à "la propriété". Ou mieux : je vais te l'arranger comme ceci rien que pour toi :

J’ajoute aussi que je ne crois pas que la propriété soit en soi le vol, mais seulement celle la propriété –non collective- des moyens de productions.

C'est plus clair comme ça ?
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Dim 29 Oct 2006 - 19:51

Faut pas,non plus,idéaliser la "racaille".
Brûler des bagnoles dans sa cité n'est possible que par sa relative facilité,une impunité liée à la connaissance du terrain...c'est l'impact médiatique du geste qui reste car tout le monde est au courant!!
J'connais pas les statistiques mais j'observe que les gris-gris et autres signes d'appartenance à une communauté ,visible sur le retro intérieur de certaines voitures sont peut etre là comme une assurance anti-incendie et un avertissement à l'intention des pyromanes potentiels!
Je ne sais si on peut "intégrer" ou considérer la délinquance comme une classe sociale et,donc,la hierarchiser...ça dépend que ce qu'elle produit peut ou ne pas etre prit en compte dans le système capitaliste actuel!
Je ne sais pas si c'est Soral (mais ça lui ressemble) qui a fait remarquer que l'intéret financier,en général,se situe à 10% et que le produit de l'argent sale est ,dans le monde,aussi,de 10%...etrange coincidence!
Après tout,un vol sans effraction,ne sera jamais remboursé par une assurance donc...le vol a une définition capitaliste qui lui ressemble:c'est le pas vu, pas pris!
Le produit du vol se retrouve ,lui,naturellement dans le circuit!
Enfin,l'image qu'on a de la racaille est naturellement déformée selon qu'on l'a regarde de pret ou de loin!
Ceux qui l'a subissent seront soi des victimes innocentes soi de malheureux dégats collatéraux!
ça peut servir d'images parlantes pour causer d'autres problèmes plus difficile à expliquer comme des contradictions politiques de notre socièté,sans doute!
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Dim 29 Oct 2006 - 19:55

En gros, çà fait le jeu du pouvoir en place et d'une certain dérive sécuritaire jusqu'au jour où çà pete à la gueule de l'apprenti sorcier (Ben Laden pour Bush en attendant la bavure de Sarkozy..)
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Dim 29 Oct 2006 - 20:40

el spirito a écrit:
Faut pas,non plus,idéaliser la "racaille".

C'était pas mon propos...

el spirito a écrit:
J'connais pas les statistiques mais j'observe que les gris-gris et autres signes d'appartenance à une communauté ,visible sur le retro intérieur de certaines voitures sont peut etre là comme une assurance anti-incendie et un avertissement à l'intention des pyromanes potentiels!

J'ai lu ou entendu quelque part que 115 voitures par jour brulaient dans les quartiers sensibles (ZUS). Or, je vis et travaille en ZUS depuis 5 ans et je n'en ai pas vu une seule cramer. Je ne nie pas qu'il y en ait mais si on fait le calcul on arrive à 41.965 voitures qui crament par an. Vous pensez pas qu'on a surtout à faire à de la surenchère de propagande à ce sujet ? J'en aurais au moins vu une ou deux à ce compte... Je précise que les bagnoles de mon quartier sont loin d'être toutes équipées des colifichets dont tu parles... Par contre, les vols de véhicules avec ou sans effraction, ça existe. Sans compter les arnaques à l'assurance...

el spirito a écrit:
Je ne sais si on peut "intégrer" ou considérer la délinquance comme une classe sociale et,donc,la hierarchiser...ça dépend que ce qu'elle produit peut ou ne pas etre prit en compte dans le système capitaliste actuel ! Je ne sais pas si c'est Soral (mais ça lui ressemble) qui a fait remarquer que l'intéret financier,en général,se situe à 10% et que le produit de l'argent sale est ,dans le monde,aussi,de 10%...etrange coincidence ! Après tout,un vol sans effraction,ne sera jamais remboursé par une assurance donc...le vol a une définition capitaliste qui lui ressemble:c'est le pas vu, pas pris ! Le produit du vol se retrouve ,lui,naturellement dans le circuit ! Enfin,l'image qu'on a de la racaille est naturellement déformée selon qu'on l'a regarde de pret ou de loin ! Ceux qui l'a subissent seront soi des victimes innocentes soi de malheureux dégats collatéraux ! ça peut servir d'images parlantes pour causer d'autres problèmes plus difficile à expliquer comme des contradictions politiques de notre socièté,sans doute !

D'abord, racaille c'est un concept fourre tout dont chacun se fait sa propre représentation. Lors des émeutes de l'an dernier, il y a eu probablement un peu de tout : du révolté sincère au connard à la mentalité de détrousseur de cadavres. De la à les mettre tous dans le même panier... A ce petit jeu, 1789 et la commune de Paris c'était aussi la racaille...

Ensuite, la délinquance populaire est aussi un business très juteux pour ceux qui sont en charge de la contrer. Je n'ai plus le nom en tête mais celui qui est le plus écouté par tous les derniers gouvernements en matière technologisation de la lutte contre ce type de délinquance est aussi celui qui est à la tête d'une des plus grosses boites de sécurité (je vous le balance quand son nom me reviendra- je l'ai vu dans un bouquin de Jean-Pierre Garnier mais il est actuellement chez quelqu'un d'autre...).

En plus, plus la technologisation se propage, plus la délinquance s'adapte et s'en prends directement aux personnes. Ca c'est une explication qu'on n'entends jamais...

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Il me semble bien que c'est lui. Visez moi cette sale gueule :

Alain Bauer


A tout prendre, dans la famille Bauer :



Laughing

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terouga a écrit:
Très franchement je crois que tu en fais un peu trop. Evil or Very Mad

Tu sais, n'étant pas militant je m'autorise le droit à l'erreur, mais j'aimerais bien que tu argumentes un peu...

Sinon, pour Alain Bauer, je confirme :
http://bigbrotherawards.eu.org/Alain-BAUER-AB-Associates.html
Et j'ajoute que sa rampe de lancement fût le rocardisme.
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Lun 30 Oct 2006 - 4:06

MAGGLE a écrit:
Il me semble bien que c'est lui. Visez moi cette sale gueule :


Tu fais dans le délit de faciès, Maggle ?

Sinon, ce Alain Bauer qu'on voit un peu partout en ce moment, a en effet une biographie instructive :

Alain Bauer (né le 8 mai 1962 à Paris) est un criminologue et consultant français, spécialiste des questions de sécurité.


>Criminologue, il est aussi Président-directeur général de AB Associates, société de conseil en sécurité groupant une dizaine de consultants associés.

Il assure, depuis 2003, la présidence du conseil d'orientation de l'Observatoire national de la délinquance.

Il fut, de 1988 à 1990, conseiller auprès du premier ministre, Michel Rocard.

Il est actuellement membre du conseil d'administration de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).[1]

Il enseigne aux universités de Paris I, II et V (Sorbonne), ainsi qu' au Centre d'Études Supérieures de la Gendarmerie Nationale, à l'École Nationale de la Magistrature, et à l'École Nationale Supérieure de Police. Il dispense également des cours à l'étranger.

Il a une formation de Juriste (Droit Public et Constitutionnel, Science politique) et a rejoint l'Institut de Criminologie après avoir enseigné à l'IEP de Paris.

Ancien Grand Maître du Grand Orient de France de 2000 à 2003. Conseiller de l'Ordre et adjoint de Philippe Guglielmi de 1996 à 1999.

Auteurs d'une vingtaine d'ouvrages sur la criminalité et d'une dizaine sur la franc-maçonnerie. Il a été très critiqué pour certains de ses ouvrages sur le crime. Le "que sais-je?" qu'il a co-écrit avec Xavier Raufer est fréquemment présenté par certains sociologues comme un exemple du caractère aléatoire de la qualité des livres publiés dans cette collection.

Il intervient régulièrement dans les medias sur des domaines touchant à la criminologie ou à la franc-maçonnerie.

Il est membre laïque du Conseil de Direction de l'Institut d'Etudes des Sciences du Religieux (IESR).


Affaire Clearstream 2
En septembre 2006, les bureaux d'Alain Bauer ont été perquisitionné dans le cadre de l'affaire Clearstream 2. Les enquêteurs s’interrogent sur les informations qu'il aurait découvertes sur le "corbeau" présumé de l'affaire, Jean-Louis Gergorin[1].

[1] Perquisition chez Alain Bauer, L'Express 22/09/2006
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=5976
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Lun 30 Oct 2006 - 4:27

Et c'est aussi lui le mari d'Angela Bauer dans "madame est servie"

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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Lun 30 Oct 2006 - 10:39

juju333diablo a écrit:
Tu fais dans le délit de faciès, Maggle ?


Juste dans le faciès du délit...

Au Passage, z'avez vu la ricanisation du nom de la petite entreprise qui connait pas la crise d'Alain Bauer ?

J'en profiterai pour demander leurs avis aux académiciens lors de la prochaine garden party de l'Elysée...
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Lun 30 Oct 2006 - 11:03

Michel Drac a écrit:
Je pense que monsieur n'habite pas en banlieue parisienne - ou alors il vit dans une résidence et ne va jamais regarder dans les quartiers durs de quoi ça a l'air...
le dealer "tourne" la pauvresse blanche avec ses copains...
En outre, la plupart des délinquants n'ont aucune conscience de classe. Certains n'arrivent même pas à s'élever jusqu'à la conscience ethnique : ils en restent au stade tribal, voire pré-tribal (la bande instable, sans rite initiatique ni code d'honneur)... Pour voir une force de progrès dans ces ahuris lobotomisés, dans ces crétins programmés shootés à la consommation pulsionnelle, il faut vraiment n'avoir pas les yeux en face des trous ! Aux dernières nouvelles, les rares fois où ces gugusses se sont mêlés des luttes sociales, cela a été pour dépouiller des manifestants en marge des cortèges syndicaux ou estudiantins...Louez-vous plutôt un film : "Gangs of New York", de Scorcese. Vous verrez : c'est intéressant.


Apparement M Drac, vous avez l'air d'en passer du temps en bas des immeubles, à la vue de votre maitrise du sujet...Simplification façon TF1 (option Le parisien-Finkelkraut).
Vous avez raison le délinquant n'as aucune conscience de classe, d'ailleurs il n'en a pas du tout (finalement pourquoi s'emmerder, on à qu'a dire ça).
On pourrait même nous donner un genre animal tient, les reptiles....ou les félins....non les bovins serait le plus appropriés (à la maniére dont on nous parque..)
Pour ce qui est de dépouiller les manifestants, c'est simple il suffit de balancer un jeune quelconque en capuche foutant la merde et on en tire vite des conclusions...Des amis se sont vu proposer rémunération pour dévier le truc en scandale, chose qu'ils ont bien sur catégoriquement refusé, leur seuil de pauvreté n'a pas atteint celui de ceux qui ont apparement accepté.....
M Drac je vous propose une petite semaine parmi nous et vous verrez, je vous asssure qu'on est des humains....pour le moment..
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Lun 30 Oct 2006 - 17:58

MAGGLE a écrit:
Sinon, pour Alain Bauer, je confirme :
http://bigbrotherawards.eu.org/Alain-BAUER-AB-Associates.html
Et j'ajoute que sa rampe de lancement fût le rocardisme.

Là je suis sur le cul ! J'ai en effet particulièrement apprécié les interventions de ce monsieur dans plusieurs émissions de "C dans l'air" : je l'ai trouvé brillant, synthétique, progressiste et audacieux.
Serait-il "seulement" habile dans ce format particulier qu'est la télévision ?
En tout cas, j'aimerais assister à ses cours en faculté.
Ce qui n'empêche, que, en homme averti, j'essaierai de l'écouter de manière particulièrement critique et vigilante la prochaine fois.

P.S. : oui, c'est bien plus clair comme ça, Maggle, merci.
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Lun 1 Jan 2007 - 18:44

Pour le réveillon, des hélicos au dessus de nos terrasses dès la tombée de la nuit !

C'est pas les jardins de Babylonne pourtant une terrasse de HLM...
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MessageSujet: Re: De la "racaille"...   Lun 1 Jan 2007 - 20:06

abdelgeorge a écrit:
.....de dépouiller les manifestants, c'est simple il suffit de balancer un jeune quelconque en capuche foutant la merde et on en tire vite des conclusions...Des amis se sont vu proposer rémunération pour dévier le truc en scandale, chose qu'ils ont bien sur catégoriquement refusé, leur seuil de pauvreté n'a pas atteint celui de ceux qui ont apparement accepté.....
....


Hop hop hop. Qu'est ce qu'il dit là, M.abdelgeorge ? Ca m'a l'air gros, cette histoire... Une confirmation, quelqu'un ?
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De la "racaille"...

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