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Smersh Valet apatride du Grand Capital


 Inscrit le : 01 Fév 2007 Messages : 190 Localisation : Quelque part entre Pyongyang et Natanz
| Sujet: Droite(s) & histoire Dim 10 Juin 2007 - 15:37 | |
| Le vieux Winock nous avait habitué à mieux...
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/legislative/rebond/255738.FR.php
"La droite en quête d'histoire Par Michel WINOCK QUOTIDIEN : jeudi 24 mai 2007 Michel Winock historien, professeur émérite à l'Institut d'études politiques de Paris. Dernier ouvrage paru : la Mêlée présidentielle, Flammarion, mars 2007. L'initiative de Nicolas Sarkozy au sujet de la lettre de Guy Môquet nous renvoie à l'utilisation de l'histoire par les hommes politiques. Qu'a voulu faire de ce texte émouvant d'un jeune résistant communiste notre nouveau président ? Sans doute plusieurs choses. En premier lieu se démarquer de la vieille droite : je suis de droite, oui, mais pas de la droite vichyste, collabo, antisémite ; je suis de la droite républicaine. Le choix du souvenir de Guy Môquet marque aussi un souci de «rassemblement». Il aurait pu choisir un autre martyr, une autre lettre. Aragon avait dédié son poème la Rose et le Réséda à Guy Môquet, le communiste, mais aussi à Gilbert Dru, le démocrate-chrétien, autre fusillé. Choisir le communiste c'est vouloir signifier l'ouverture, le refus de l'esprit partisan. Nous restons là dans la filiation gaulliste. A cela près que le général de Gaulle ne s'est jamais dit de droite (non plus que de gauche). Voilà donc un président qui, pour la première fois, se dit et s'assume de droite. Mais avec quelle mémoire, avec quelle histoire ? Pour le dire d'un mot : le regard historique de Nicolas Sarkozy pourrait être, à quelques détails prêts, celui d'un homme de gauche. Certes, il entend être oecuménique : «Ma France, c'est le pays qui a fait la synthèse entre l'Ancien Régime et la Révolution, qui a inventé la laïcité pour faire vivre ensemble ceux qui croient au Ciel et ceux qui n'y croient pas . » Mais déjà le grand médiéviste Marc Bloch avait dit, avant d'être fusillé par les Allemands, que tout Français vibrait au double souvenir du sacre de Reims et de la fête de la Fédération. C'est au poète communiste Aragon que Nicolas Sarkozy emprunte cette expression de «ceux qui croient au Ciel et ceux qui n'y croient pas». Ses références doivent étonner les mânes de Mitterrand : Victor Hugo, Léon Gambetta, Georges Clemenceau, le Zola de «J'accuse», Jean Jaurès, Léon Blum, Jean Moulin, Guy Môquet... Le seul hommage à un homme de droite d'avant le gaullisme, il l'a adressé à Georges Mandel, ancien collaborateur de Clemenceau, et membre de cette droite républicaine honnie de l'extrême droite, qui a fini fusillé par la Milice. Quelle conclusion tirer d'un tel hommage ? La droite contemporaine a renoncé à son référentiel de droite. Certes, Saint Louis et Jeanne d'Arc ne sont pas oubliés, mais ils appartiennent à tout le monde : jadis les socialistes eux-mêmes revendiquaient Jeanne, cette fille du peuple condamnée par l'Inquisition avant d'être accaparée par la droite cléricale. Pour la phase proprement républicaine aucune figure de la droite historique n'est citée, ni Albert de Mun, ni Maurice Barrès, ni Paul Déroulède, ni Charles Maurras, ni même Raymond Poincaré ou Antoine Pinay... Tout se passe comme si l'histoire de la droite commençait pour la droite avec de Gaulle. Il y a ainsi une solution de continuité entre la droite de jadis et la droite d'aujourd'hui : c'est une droite sans mémoire ou de mémoire récente. La dissymétrie est frappante entre elle et la gauche. Celle-ci se voit comme la continuation d'une histoire dont l'origine est la Révolution, et qui se poursuit avec les insurrections de 1830, de 1848, de la Commune de 1871, avec la naissance du Parti socialiste, avec Jaurès, avec le Front populaire, avec Blum... La gauche est surchargée d'histoire, on pourrait dire parfois : encombrée par une histoire qu'elle ne veut pas «trahir». La droite, elle, ne peut se réclamer ni de Mac-Mahon, ni des antirépublicains, ni des antidreyfusards de la IIIe République, ni des ligueurs, ni des pétainistes, ni des colonialistes (souvent de gauche, du reste). Cette espèce de virginité historique s'explique facilement : la gauche a gagné, ses valeurs originelles sont celles aujourd'hui de 80 % des Français ; la droite les a reprises à son compte dans un mouvement progressif qui a commencé lorsque des anciens dreyfusards comme Poincaré sont devenus des hommes de droite, par opposition aux collectivistes (socialistes et communistes). La chute du régime de Vichy et la démocratisation généralisée des régimes politiques en Europe finissent par rendre obsolètes les idées patriarcales, cléricales, autoritaires, antilibérales (eh oui !) des droites d'autrefois. Le socialisme, un des axes de la gauche, a échoué dans la réalisation de ses promesses utopiques, mais c'est une raison supplémentaire pour que la droite, issue du gaullisme, ne soit plus idéologiquement parlant aux antipodes de la gauche. Pour Le Pen, Jacques Chirac est un président de «gauche», et Sarkozy, par ses discours, lui donne des arguments. Lors du centenaire de l'affaire Dreyfus, Lionel Jospin avait cru devoir rappeler à ses adversaires de droite que la droite avait été antidreyfusarde. C'était se tromper d'époque. La droite politique d'aujourd'hui ne se reconnaît nullement dans la descendance de la Ligue des patriotes et encore moins de l'Action française. De Gaulle, Pompidou, Giscard, Chirac ne se disaient pas de droite, mais ils n'en ont pas moins contribué à une nouvelle culture de droite ; Sarkozy en touche les dividendes, cette fois sans renier l'étiquette historiquement abhorrée de «droite». Ainsi les deux récits historiques traditionnels, celui de la gauche et celui de la droite, tendent à se localiser aux extrêmes. L'antagonisme central entre gauche et droite ne relève plus du grand schisme de 1789. Reste une pomme de discorde : Mai 68. C'est sur cette date que le conflit des interprétations retrouve sens. A une histoire ancienne qui a cessé d'être conflictuelle s'oppose une histoire du temps présent encore profuse d'oppositions sonores. Guy Môquet rassemble, Cohn-Bendit sépare toujours."
Quid de la droite dreyfusarde, des valeurs morales de la droite catholique sociale (dont la gauche socialiste s'est inspirée ensuite), des bonapartistes sociaux et progressistes, des anticoloniaux de droite (catholique), des républicains de droite de 1914-1940, des chrétiens de droite anticapitalistes, du colonel De la Rocque (le PSF était le seul parti de masse de droite patriote et anticapitaliste, social, progressiste, opposé fortement à l'antisémitisme et dont la grande majorité des membres ont rejoint très tôt la résistance), des résistants de droite gaullistes ou non (anciens-cagoulards, monarchistes de l'AF antiallemand et extrême-droite patriote) ???? Winock dans cet article à la mémoire historique bien courte...ça rappelle les mots de Jospin à l'Assemblée sur la "droite antidreyfusarde et colonialiste" En tant qu'historien, il devrait rappeller - pour remettre un peu d'équilibre dans ses propos - la gauche non progressiste (opposée au droit de vote des femmes de 1918 à 1945), colonisatrice dans sa version raciste et suprémaciste européenne d'un point de vue culturelle et même racial (Victor Schoelcher abolit l'esclavage des Antillais en 1848 mais en tant que colon en Algérie fut impitoyable dans la répression sanglante des résistants kabyles à l'occupation française...), la gauche collaborationniste (Déat, Doriot, Bergery, etc...) et philonazie sur la fin (PPF et RNP), la gauche pro-staline (Maurice Thorez planqué chez Oncle Jo de 1940 à 1945) et le PCF allié à l'occupant (malgré sa dissolution en 1939 par la 3e république) de 1940 au 22 juin 1941, la gauche pour l'Algérie française et pro-OAS, jusqu'à la gauche libérale-libertaire des 68tards attardés ex mao-troskards devenus la nouvelle élite bourgeoise des beaux quartiers parisiens et habituée des boîtes et cafés "tendance" nova-inrock-technikart-télérama... Bref, la Gauche à VOMIR  _________________ « La sensibilité qui gémit presque exclusivement pour les ennemis de la liberté m'est suspecte. », Robespierre. Poutine, What else ? |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Droite(s) & histoire Dim 10 Juin 2007 - 16:02 | |
| Deterrer l'histoire politique du temps où elle existait encore (avant 68 ? c'est encore neuf) n'a rien d'une convitcion, comme le semble croire cette truffe, il semble oublier que tout est sorti par les conseillers qui cherchent le meilleurs axes de com', pour endormir les journaleux, en faisant passer des réformes qui anéantissent litérallement tout ce qu'ils citent (la construction européenne ) et c'est comique comme ces journaleux se jettent dans le panneau, comme ils ne peuvent écrire une seule ligne sans se contredire
n'empêche que les baveux se réveillent, et le mensonge éclate : de la gauche ils font croire qu'elle n'existe que depuis 68, ce mensonge est leur fond de commerce, alors que c'est là qu'elle est morte, vendue aux libéraux-libertaires...
ils décidement trop cons, cette génération 68 est la plaie de l'humanité, j'ose espérer que l'histoire jugera, quand elle sera revenue |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Droite(s) & histoire Dim 10 Juin 2007 - 16:29 | |
| Pourquoi s'énerver à partir de "mots-partisans" qui ont de moins en moins de signification ? Plutôt que "décevant et minable", je trouve cet article pitoyable car il montre que ce brave "grand-père" de Winock (70 piges ...) n'est plus trop capable, comme par le passé, de véritablement penser. Il applique des catégories conceptuelles ("gauche", "droite") à des faits, des hommes, des événements, des contextes très différents. C'est tout sauf rigoureux et précis. N'a-t-il pas compris que : Sarkozy n'est ni "de droite", ni "de gauche" dans ce que ces familles politiques pouvaient avoir d'honorable sur certains points par le passé , mais qu'il n'est qu'un pantin arriviste et grotesque au service du néo-libéralisme ? |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Droite(s) & histoire Jeu 14 Juin 2007 - 11:20 | |
| | Je ne trouves pas que cet article soit minable . Le fait que la droite libérale et majoritaire s'approprie l'histoire et les valeurs de ce qu'était la gauche n'exclue pas que celles-ci puissent être instrumentalisées par des partis politiques se réclamant à la fois de gauche et de droite et dont les réalisations se révèlent être , souvent , en contradiction avec cet héritage. |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Droite(s) & histoire Jeu 14 Juin 2007 - 11:47 | |
| @Noelnada Non, effectivement, cet article n'est pas "minable", il est juste mauvais ... Comme l'écrit Smerch plus haut : "Le vieux Winock nous avait habitué à mieux..." Je le répète, un homme comme Sarkozy n'est pas un "libéral", "de droite" ou que sais-je encore. Il n'est que le gouverneur de la "succursale France". C'est l'arriviste type. Et le problème avec des gens comme Winock est qu'il continue, comme beaucoup de monde, à raisonner avec des catégories politiques dépassées, vieillies. |
|  | | JOHN Austère anachorète


   Age : 32 Inscrit le : 09 Déc 2006 Messages : 828 Localisation : Un monde de (sales) cons
| Sujet: (les 7 piliers de) LA (VRAIE) DROITE Sam 11 Aoû 2007 - 18:59 | |
| Complémentaire à mon post sur les 36 familles de droites ( http://vraishommes.frbb.net/Hybride-f6/positionnement-hemicyclaire-des-forumistes-p30829.htm?highlight=#30829 ), Je tenais à vous faire connaître cet excellent petit livre de Jacques du Perron * qui a tenté de faire une synthèse des principales idées de la (vraie) Droite dans son Petit bréviaire de la Droite (éd. Concep, 2002, 182p.).
* [également auteur de Droite et Gauche, Tradition et Révolution, tome I, et II. Journal d’un homme de droite, tome I, et II.]
En voici une synthèse/résumé des passages clefs :
I) Les faits : rappel historique, p. 13-31 :
« De même qu’il existe une loi et une morale naturelle (1), il existe une politique naturelle suivie dans tous les temps et dans tous les pays. Cette politique naturelle n’était autre que la Droite. » (p.14)
« Contrairement à ce que disent les historiens, la [vraie] Droite est morte et non pas née en 1789. » (p.14)
« Du point de vue traditionnel, le recours à la masse présente un caractère rédhibitoire, c’est un processus de dégénérescence, une descente dans le domaine de la matière, comparable à une descente aux enfers. » (p.23)
« Contrairement à ce que prétend la Gauche, le Fascisme est un mouvement [ayant repris des valeurs de droites mais en réalité] fondamentalement de gauche puisqu’il fait appel aux masses et que son aboutissement normal se trouve dans une tyrannie plébéienne. » (p.27)
« Admettre la Révolution, c’est faire appel au peuple, comme acteur principal, afin de réaliser l’union nationale. Rien de plus dangereux ni de plus anti-traditionnel que ce recours au nombre. » (p.28)
(1) = Voir la note [1] avec la citation de Jean Madiran : http://vraishommes.frbb.net/Hybride-f6/Guillaume-Faye-p20355.htm#20355
II) Les idées, p.33-47 :
« La droite traditionnelle est morte en 1789 puisque la monarchie constitue le centre de gravité de la véritable droite. » (p.34)
« L’Égalité et la Liberté sont absolument antinomiques ; en choisissant l’Égalité comme valeur fondamentale, la Gauche ne peut que détruire la Liberté. » (p.35) *
* « La gauche confond la justice avec l’Egalité. » (p.44)
« Fort de ses ascendances guerrières – il s’agit d’affronter la vie, non de la rêver –, l’homme de droite rejette l’intellectualisme et les constructions « rationnelles » de la Bourgeoisie, telles que les utopies ou les théories sociales, soi-disant « scientifiques ». L’expression « intellectuel de Gauche » fait pléonasme, car il n’est pas d’intellectuel de droite.
Rejetant les idées abstraites et les systèmes philosophiques ou politiques sans relation avec la réalité, la Droite se réfère à quelques principes de base fondés sur les lois de la Nature. » (p.36)
Les 7 piliers de la droite 1° Le réalisme, p. 37 :
« Sur le plan philosophique, le réalisme de la Droite s’oppose fondamentalement à l’idéalisme de la Gauche. »
« Pour l’homme de droite, le monde extérieur n’est pas une illusion, ni le produit de sa pensée, il existe et obéit à des lois qui ne peuvent être transgressés sans danger. »
« En observant une attitude d’humilité envers le réel, la Droite se borne à constater un certain nombre de vérités évidentes (souvent niées par la Gauche). »
2° Le spiritualisme, p. 39 :
« L’homme de droite croit au péché originel ce qui le préserve de tomber dans l’« angélisme », propre à la Gauche, et de croire à l’établissement possible de la cité idéale ou du paradis sur terre. »
« Étant spiritualiste la Droite s’oppose au matérialisme de Gauche qui accorde la prééminence à l’Économie sur le Politique ; elle repose sur une philosophie de l’Être, la Gauche sur une philosophie de l’Avoir. »
3° Le pessimisme, p. 41-42 :
« Le pessimisme de la Droite est fondé sur sa conception religieuse de la vie et sur son réalisme, il n’est pas signe d’impuissance mais de lucidité. »
« La fausse droite est contaminée par l’optimisme de Gauche. »
4° L’aristocratisme guerrier, p. 42 :
« Avec son réalisme habituel, l’homme de droite constate que les peuples sont toujours dirigés par un petit nombre et que le gouvernement direct par les masses est impossible. »
« On peut retrouver le principe aristocratique à tous les niveaux : ainsi il existe une aristocratie paysanne, artisanale, etc. Au contraire le principe égalitaire veut tout rabaisser au plus bas niveau. »
« Lorsque la caste marchande usurpe le pouvoir – comme c’est le cas depuis la Révolution française – l’ordre naturel est renversé et l’équilibre de la société détruit. »
« La [vraie] droite repose donc sur une tradition héroïque et ascétique, située aux antipodes de l’hédonisme de la Gauche ; le type de l’homme de droite c’est le guerrier, le type de l’homme de Gauche, c’est le bourgeois. (C'est-à-dire qu’une droite embourgeoisée ne peut être qu’une fausse droite.)
5° L’organicisme, p. 43 :
« L’organicisme considère la société humaine comme un organisme vivant, alors que la Gauche tend à se représenter la société comme une machine que l’on peut modifier ou réparer en suivant des principes rationnels. »
6° Le conservatisme, p. 45 :
« Pour le conservateur, la société humaine n’est pas une machine qui peut être traitée mécaniquement et l’imperfection humaine interdit l’établissement sur terre de la Cité idéale. »
7° L’activisme contre-révolutionnaire, p. 46 :
« Non seulement le traditionaliste doit s’efforcer de « conserver » l’héritage du passé, mais il doit aussi « réagir » contre les menées subversives des forces de dissolution. »
III) Les Théoriciens, p. 49-64 :
« Seule la royauté héréditaire peut s’opposer aux prétentions hégémoniques des financiers –ce que Maurras résume en une belle formule : seul le [règne du] sang peut triompher [du règne de la domination] de l’argent. » (p.55)
IV) Droite et Gauche, Tradition et Révolution, p. 65-69 :
« Grâce à l’effacement de la droite traditionnelle, une fausse droite peut s’affirmer en tant qu’expression de la caste marchande. (…) Aujourd’hui cette fausse droite – et cela prouve bien le déclin de notre vie politique – est considérée unanimement comme la véritable droite, ou, en tout cas, comme la seule droite possible à notre époque. » (p.69) *
* + p. 80 : « La « droite économique » – parce qu’elle défend des intérêts économiques –, [est en réalité une gauche capitalo-bourgeoise] située à droite des partis de gauche, sans être pour autant de droite. Voilà pourquoi la droite actuelle ne se distingue guère de la Gauche. »
V) L’homme de droite, p.71-78 :
« L’homme de Gauche fait son apparition, assez tardive, comme habitants des villes, comme bourgeois – c’est l’homme de la troisième caste : la caste marchande. » (p.71)
« Comme l’homme de droite croit au péché originel, il ne peut tomber dans le travers des faiseurs d’utopie ; il sait que l’homme est une créature imparfaite, constatation qui exclut toute possibilité de réaliser sur terre une société parfaite. » (p.72)
« L’homme de droite reconnaît l’importance de l’hérédité dans la formation de la personnalité – ce qui est prouvé par la science –, tandis que l’homme de Gauche prétend que l’influence de l’environnement est décisive. » (p.72)
« L’homme de droite adopte une philosophie de l’Être, l’homme de Gauche une philosophie de l’Avoir. » (p.74)
« L’homme de droite est le défenseur naturel des libertés tandis que l’homme de Gauche les détruit en poursuivant la réalisation de l’Égalité. » (p.74)
« Quels sont les qualités et les défauts propres à l’homme de droite ? (…) On peut affirmer que l’homme de droite ne succombe pas au premier péché capital : l’orgueil, car, contrairement à l’homme de Gauche, il ne prétend pas changer le monde et l’homme. » (p.77)
« Puisque le traditionaliste accepte le monde avec ses inégalités et même ses injustices, il échappe complètement au péché de l’envie, principale faiblesse du révolutionnaire, qui incarne l’« homme du ressentiment », si bien décrit par Nietzsche et Max Scheler. » (p.77)
« Seules deux péchés capitaux peuvent être imputés à la Droite : l’avarice et la paresse. » (p.77)
« La paresse semble bien le principal péché de l’homme de droite – en tout cas son inaction forme un contraste saisissant avec l’activisme, pour ne pas dire le fanatisme, des gens de gauche. » (p.78)
« Le véritable homme de droite, le traditionaliste, est un étranger (un émigré de l’intérieur) dans le monde moderne foncièrement anti-traditionnel et entièrement soumis à l’idéologie de gauche (libéral ou totalitaire) ; son découragement, sa lassitude sont excusables car il sait que ses tentatives de réactions sont vouées à l’échec et qu’il ne résistera pas à la violence du courant révolutionnaire, qui a tout emporté. » (p.78)
VI) La Droite aujourd’hui, p. 79-85 :
« Dans un univers soumis au règne de l’Argent, seule une droite économique peut se maintenir ; par son libéralisme elle s’oppose mollement au socialisme, en tentant de corriger ses excès ; elle est donc parfaitement partie intégrante du système politico-économique du monde moderne, où elle remplit la simple fonction de contrepoids.
Quand à la droite nationaliste elle joue également un rôle de contrepoids en s’opposant aux visées hégémoniques de l’internationalisme.
Le dernier combat Droite-Gauche – mais entre une Droite et une Gauche dégradées – aura probablement lieu entre nationalistes [voire alternationalistes] et internationalistes [ou cosmopolitistes].
Si les mondialistes, qui représentent aujourd’hui une force considérable, celle de l’Argent, réussissaient à établir leur Nouvel Ordre Mondial, c’est-à-dire un régime socialiste universel, dirigé au sommet par une oligarchie de grands financiers, la Droite disparaîtrait définitivement.
Mais le véritable homme de droite est sauvé par son pessimisme – ce qui n’est paradoxal qu’en apparence – il sait que la Révolution devait triompher, mais il sait que son triomphe ne peut être définitif. » (p.84-85)
Florilège, p. 153-182 : Complot, p.157-158 : « On ne peut douter de l’existence d’une grande et formidable secte qui a juré depuis longtemps le renversement de tous les trônes ». (Joseph de Maistre)
« Les dirigeants nominaux : présidents, rois, congressistes, députés, généraux ne sont pas les véritables dirigeants ». (James Burnham)
« Il faut avoir vécu dans les coulisses de la Politique pour se rendre compte que le monde est dirigé par des personnes tout à fait différentes de celles que s’imagine le peuple. » (Benjamin Disraeli)
Démocratie, p. 160-161 : « La démocratie est fille de l’envie ». (Proudhon)
« La démocratie confond les classes, afin de permettre à quelques bandes de politiciens associés à des financiers ou dominés par eux l’exploitation des producteurs ». (Georges Sorel)
« Il y a dans tout pouvoir démocratique une oligarchie cachée, à la fois contraire à ses principes et indispensables à son fonctionnement ». (François Furet)
« La démocratie ? C’est une majorité d’ignorants qui élisent une minorité d’incompétents. » (Charles Maurras)
Femme, p. 165 : « A vouloir émanciper la femme, on ne réussit, en fait, qu’à faire perdre à l’homme sa virilité ». (Nietzsche)
Pêché originel, p. 174 : « Le pêché originel, qui explique tout et sans lequel on n’explique rien ». (Joseph de Maistre)
Peuple, p. 175 : « Le peuple est esclave avec bassesse ou domine avec cruauté ». (Tacite)
« Placé entre le charlatan et le médecin sérieux, le peuple va toujours au charlatan ». (Renan)
Religion, p. 177 : « L’homme doit avoir une Religion ; si ce n’est celle de Jésus, ce sera celle de Satan ». (William Blake)
Anthologie (des principales grandes figures de droite), p. 87-151 :
Saint Thomas d’Aquin (1224-1274) Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592) Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704) Edmund Burke (1729-1797) Joseph de Maistre (1753-1821) Louis de Bonald (1754-1840) Arthur Schopenhauer (1788-1860) Juan Donoso Cortès (1809-1853) Antoine Blanc de Saint-Bonnet (1815-1880) Ernest Renan (1823-1892) René de la Tour du Pin Chambly (1837-1924) Mgr Henri Delassus (1836-1921) Gustave Le Bon (1841-1931) Charles Maurras (1868-1952) Nicolas Berdiaev (1874-1948) Oswald Spengler (1879-1936) Abel Bonnard (1883-1968) Léon de Poncins (1897-1975) Julius Evola (1898-1974) Marcel De Corte (1905-1995) Jean Ousset (1914-1995) Jean Vaquié (1911-1995) _________________ "Il n’existe dans la nature que quelques rares espèces d’oiseaux pour se démontrer aussi peu instructifs, aussi cons, aussi faciles à duper que ces enfiotés de souchiens d’Aryens…" (Céline) "N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi." (Cioran)
Dernière édition par JOHN le Ven 15 Aoû 2008 - 11:46, édité 1 fois |
|  | | Thundaar Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 09 Juil 2007 Messages : 716
| Sujet: Re: Droite(s) & histoire Sam 11 Aoû 2007 - 20:27 | |
| | Citation: | Saint Thomas d’Aquin (1224-1274) Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592) Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704) Edmund Burke (1729-1797) Joseph de Maistre (1753-1821) Louis de Bonald (1754-1840) Arthur Schopenhauer (1788-1860) Juan Donoso Cortès (1809-1853) Antoine Blanc de Saint-Bonnet (1815-1880) Ernest Renan (1823-1892) René de la Tour du Pin Chambly (1837-1924) Mgr Henri Delassus (1836-1921) Gustave Le Bon (1841-1931) Charles Maurras (1868-1952) Nicolas Berdiaev (1874-1948) Oswald Spengler (1879-1936) Abel Bonnard (1883-1968) Léon de Poncins (1897-1975) Julius Evola (1898-1974) Marcel De Corte (1905-1995) Jean Ousset (1914-1995) Jean Vaquié (1911-1995) |
Me voici rassuré, je ne suis donc pas de droite (mais je le savais déjà) puisque ne me reconnaissant dans aucune de ces figures.
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| Snake Plissken a écrit: | Même pas spengler ? 90% des autres, normal, ce sont des chrétiens |
Même pas. Par exemple, je suis très anti-évolien. |
|  | | Lepante Valet apatride du Grand Capital


 Inscrit le : 13 Juin 2007 Messages : 72 Localisation : 86
| Sujet: Re: Droite(s) & histoire Sam 11 Aoû 2007 - 21:14 | |
| | Jacques du Perron , c'est la droite contre-révolutionnaire catho-tradi qui a toujours perdu toutes les batailles et jamais su en tirer les enseignements! |
|  | | JOHN Austère anachorète


   Age : 32 Inscrit le : 09 Déc 2006 Messages : 828 Localisation : Un monde de (sales) cons
| Sujet: LE DERNIER COMBAT POLITIQUE "droite-gauche" Dim 12 Aoû 2007 - 22:25 | |
| | Snake Plissken a écrit: | | il me semble qu'ER a pour but de flinguer cette dychotomie droite-gauche |
Certes... mais si t'as bien lu la synthèse (que j'ai donnée ci-dessus) n’est pas forcément en contradiction avec ce but... (qui est de dépasser cet illusoire ce pseudo clivage "droite" / "gauche" entretenu médiatiquement illusoirement par ce système pour mieux continuer d’entuber d’exploiter les bons cons le bon peuple)…
Parce que d’après cette synthèse (sur la vraie Droite), ben il en ressort qu’aujourd’hui y’en a beaucoup qui se croient (encore) de "gauche" alors qu’ils sont peut-être bien plus à droite qu’ils ne l'croient…
De même, tous les idiots utiles ceux qui se croient (depuis si longtemps) contre « la droite » (bourgeoise, libérale, ultra-libérale, capitaliste, etc.), en fait sont contre la (nouvelle/vraie) gauche !... etc.
Par ailleurs au chap. VI) « La Droite aujourd’hui » donné ci-dessus on peut y lire notamment :
| Citation: | Quand à la droite nationaliste elle joue également un rôle de contrepoids en s’opposant aux visées hégémoniques de l’internationalisme [et de ses alliés/complices mondialistes].
Le dernier combat Droite-Gauche – mais entre une Droite et une Gauche dégradées – aura probablement lieu entre les nationalistes [voire les alternationalistes] et les internationalistes [ou mondialistes].
Si les mondialistes, qui représentent aujourd’hui une force considérable, celle de l’Argent, réussissaient à établir leur Nouvel Ordre Mondial, c’est-à-dire un régime socialiste universel, dirigé au sommet par une oligarchie de grands financiers, la Droite disparaîtrait définitivement. (1) |
Tout cela ne semble t-il pas avoir un rapport avec le prochain thème de l’université d’E&R ? :
« La nation face au nouvel ordre mondial »... (1) Tiens ! Une p'tite VIDEO d'illustration sympa (si ça peut aider à rendre un peu plus clair, aux deux trois mongoliens qui n'auraient pas encore compris, le niveau de gravité de la situation…...) : http://fr.youtube.com/watch?v=jEUaA1KJ5SM _________________ "Il n’existe dans la nature que quelques rares espèces d’oiseaux pour se démontrer aussi peu instructifs, aussi cons, aussi faciles à duper que ces enfiotés de souchiens d’Aryens…" (Céline) "N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi." (Cioran) |
|  | | JOHN Austère anachorète


   Age : 32 Inscrit le : 09 Déc 2006 Messages : 828 Localisation : Un monde de (sales) cons
| Sujet: CONSERVATISME ET TRADITIONALISME Ven 17 Aoû 2007 - 18:06 | |
| Sur : http://vraishommes.frbb.net/Hybride-f6/positionnement-hemicyclaire-des-forumistes-p30988.htm
| thomassxb a écrit: | Bref je suis un conservateur selon la définition suivante :
| Citation: | Le grand penseur américain du conservatisme dit “nouveau”, Russell Kirk, résuma en 6 points les fondamentaux de la pensée conservatrice (américaine). Les voici :
1. La croyance en un ordre transcendant (ou à un corps de lois naturelles) appelé à régir la société ainsi que la conscience. (1)
2. Un attachement envers la variété luxuriante et le mystère de l´existence humaine et une horreur sacrée envers l´uniformité étriquée, les objectifs égalitaristes et utilitaristes de la plupart des systèmes radicaux. (2)
3. La conviction qu´une société civilisée exige des ordres et des classes et le rejet de la notion absurde de ’société sans classes’. (3)
4. La certitude que la liberté et la propriété sont étroitement liées, qu´avec l´abolition de la propriété privée, on se retrouverait dans l´antre du Léviathan. (4)
5. La méfiance envers les sophistes, les calculateurs et les économistes qui désirent reconstruire la société sur des conceptions abstraites. (5)
6. La prise de conscience que le changement peut ne pas être salutaire, qu´une innovation ou qu´une réforme précipitée provoque quelquefois des effets dévastateurs au lieu d´être un facteur de progrès. (6) |
| Il m’a semblé que ces points « fondamentaux de la pensée conservatrice » correspondent (plus ou moins) par rapport aux 7 piliers de la [vraie] droite [traditionnelle] donnés ci-dessus : (1) pour 1° Le réalisme. (2), (3) et (4) pour 5° L’organicisme. (5) pour 6° Le conservatisme (6) pour 7° L’activisme contre-révolutionnaire. _________________ "Il n’existe dans la nature que quelques rares espèces d’oiseaux pour se démontrer aussi peu instructifs, aussi cons, aussi faciles à duper que ces enfiotés de souchiens d’Aryens…" (Céline) "N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi." (Cioran) |
|  | | ALM Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 13 Mai 2007 Messages : 88
| Sujet: La droite est morte avec le modernisme Ven 15 Fév 2008 - 20:46 | |
| La droite est morte avec le modernisme
Les definitions qui suivent expliqueront d'elles-memes l'intitule.
La droite represente, essentiellement, la conservation des valeurs (et je dis valeurs, car le domaine de la politique est limite par le haut). Etre de droite, c'est donc affirmer que les principes spirituels priment sur les evolutions materielles. C'est proner le maintient, ad vitam eternam , d'une tradition ancestrale contre toutes velleites de tabula rasa : C'est voir l'Homme comme Lieu-tenant du divin sur Terre.
La gauche, elle, represente le progressisme, le liberalisme: L'humanisme. Etre de gauche, c'est proner l'homme-centre contre le Dieu-centre; c'est affirmer que tout evolue, et doit evoluer; c'est, en consequence, louer demo-cratisme et liberalisme.
Cette opposition, en France, a vue le jour au XIVeme avec Philippe le Bel; elle s'est developpee durant l'essor protestant, puis s'est cristallisee a l'epoque pre-revolutionnaire (Lumieres vs de Bonald-Maistre).
Peu de temps apres la revolution francaise, plus d'opposition. Retour, a l'inverse, a la situation du Haut Moyen-Age: Oppositions internes.
( Et je rejoins de Benoist quand il affirme, dans Vu de droite , que la relativite du point de vue est importante. Dans ces oppositions internes, telle idee est de droite, telle autre est de gauche; mais, aux epoques pre-citees, elles sont finalement toutes de droite, ou toute de gauche.)
Vous l'aurez compris, c'est la modernite meme qui est a gauche: Le modernisme est un gauchisme...
Qu'est donc la modernite au fond, sinon un projet social? Un projet qui, comme je le disais dans d'autres messages (cf Marxisme et tradition), met l'homme au centre et Dieu a la peripherie; un projet qui tient pour intangible l'actualite (tel est le sens de moderna ) et le changement; un projet enfin, qui gauchise, tout.
Car le modernisme ne peut se reduire au ''progres'' scientifique, technologique. Regardez les Chinois, les Grecs... Regardez les Egyptiens ou les Arabes. Ne sont-ils pas nos ''maitres'' en sciences experimentales?
La verite ici, est double: Tant que la science est orientee vers le sacree, c'est le Temps que l'on doit reconnaitre comme facteur d'avancees materielles. Mais quand l'objet est l'homme, lisez l'ego humain, la science fait de bien dangereux bonds...
Peut-on decemment penser que l'homme traditionnel serait passe ''a cote'', et cela pendant des millenaires, de ce que l'homme moderne a mis quelques siecles a trouver? Non. L'homme traditionnel avancait dans un sens, en mettant de cote certaines choses; il n'approfondissait pas certaines investigations (empiriques), car il en connaissait les contre-coups (par le fait qu'il avait lui meme fait quelques erreurs d'ailleurs). Sagesse n'est pas fougue.
La science moderne est donc un residu de la science traditionnelle, et c'est verifiable en tous points.
Cette digression terminee, le modernisme demeure un concept social. Tout concept doit faire ses preuves, sans quoi il s'effondre. Quelles sont les preuves ici? Il n'y en a pas, ou plutot si: elles sont negatives.
Je ne vais pas rentrer ici dans le domaine des verites pures, cela fut l'objet d'autres messages. Du point de vue ''utilitaire'' donc, force est de constater l'abime separant les ''societes du temps longs'', ou traditionnelles, et les societes modernes. D'un cote, une stabilite preponderante et d'episodiques tensions (soyez bien attentifs a l'echelle) et de l'autre, d'episodiques accalmies faces a des instabilites grandissantes.
Ce constat est important. Bref.
Dans le monde actuel, la gauche est donc partout ou la tradition n'est pas. Si ''rien ne change'' comme le constatait Sebforce (?), c'est car il n'y a plus d'opposition reelle, je veux dire manifeste.
Une chose est sure, et pour bien des raisons: Il ne faudra que peu de temps, en soi, pour que ''le bebe et l'eau du bain'' du modernisme gauchiste passe, a la trappe .
Pour cette raison, la tradition veritable se tait sur la scene publique et ne ''s'engage'' pas. C'est aussi pour cela, soit dit en passant, que je pense plus utile d'evoquer ici les principes metaphysiques que de rentrer dans de bien conjoncturelles discussions (joutes?).
Oui, je pourrais invoquer P. Murray dans tel fil, A. Soral dans tel autre, et Michea encore... Ces auteurs font ''d'adroites'' analyses sur certains sujets. Mais, au fond, quelle perte de temps lorsque l'on a l'esprit tout ce que j'ai evoque jusqu'ici.
Que faire alors? L'intelligent l'a compris, et cela suffit.
Salutations. |
|  | | Le Bon Docteur Adepte de la cabale


   Age : 35 Inscrit le : 28 Mai 2007 Messages : 360 Localisation : où juillet et août n'existent pas
| Sujet: Re: Droite(s) & histoire Ven 15 Fév 2008 - 21:22 | |
| S'assoir sur le bord de la rivière ? _________________ « Qui bien chante, deux fois prie » |
|  | | JOHN Austère anachorète


   Age : 32 Inscrit le : 09 Déc 2006 Messages : 828 Localisation : Un monde de (sales) cons
| Sujet: Re: Droite(s) & histoire Ven 15 Fév 2008 - 22:07 | |
| | ALM a écrit: | La droite représente, essentiellement, la conservation des valeurs (et je dis valeurs, car le domaine de la politique est limité par le haut).
Etre de droite, c'est donc affirmer que les principes spirituels priment sur les évolutions matérielles. C'est prôner le maintient, ad vitam eternam, d'une tradition ancestrale contre toutes velléités de tabula rasa : C'est voir l'Homme comme Lieu-tenant du divin sur Terre.
La gauche, elle, représente le progressisme, le liberalisme : L'humanisme. Etre de gauche, c'est proner l'homme-centre contre le Dieu-centre ; c'est affirmer que tout évolue, et doit évoluer ; c'est, en conséquence, louer demo-cratisme et libéralisme. |
= (certains éléments de) mes posts précédent.
| ALM a écrit: | | Je ne vais pas rentrer ici dans le domaine des vérités pures, cela fut l'objet d'autres messages. Du point de vue ''utilitaire'' donc, force est de constater l'abîme séparant les ''sociétés du temps longs'', ou traditionnelles, et les sociétés modernes. D'un cote, une stabilité prépondérante et d'épisodiques tensions (soyez bien attentifs à l'échelle) et de l'autre, d'épisodiques accalmies faces à des instabilités grandissantes. |
Cioran (1911-1995) dans Cahiers, p485 :
| Citation: | | « J'aime les vieilles civilisations coupées du monde, fermées sur elles-mêmes, qui ont remâché pendant des siècles toujours les mêmes problèmes, civilisations obsédées, qui ont trouvé leur formule de salut il y a longtemps et ne vivent que pour la tourner et la retourner dans tous les sens sans y ajouter rien de nouveau. Mais c'est cela le véritable travail d'approfondissement. » * |
* + = Julius Evola (1898-1974) ** dans L’arc et la massue (éd. Guy Trédaniel, 1971), au chapitre « Civilisations [modernes] du temps et civilisations [traditionnelles] de l’espace » :
| Citation: | « Ces civilisations furent des civilisations de l’être. Leur force se manifesta justement dans leur identité, dans leur victoire qu’elles obtinrent sur le devenir, sur l’« histoire », sur le changement, sur l’informe fluidité. Ce sont des civilisations qui descendirent dans les profondeurs et qui y établirent de solides racines, au-delà des eaux périlleuses en mouvement.
L’opposition entre les civilisations modernes et les civilisations traditionnelles peut s’exprimer comme suit : les civilisations modernes [telles un cancer] sont dévoratrices de l’espace [et des ressources naturelles], les civilisations traditionnelles furent dévoratrices de temps. » |
** BONUS : http://www.ladiffusiondulore.com/achat/produit_details.php?id=581&catid=43 _________________ "Il n’existe dans la nature que quelques rares espèces d’oiseaux pour se démontrer aussi peu instructifs, aussi cons, aussi faciles à duper que ces enfiotés de souchiens d’Aryens…" (Céline) "N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi." (Cioran)
Dernière édition par JOHN le Ven 15 Aoû 2008 - 11:53, édité 2 fois |
|  | | ALM Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 13 Mai 2007 Messages : 88
| Sujet: Re: Droite(s) & histoire Sam 16 Fév 2008 - 22:04 | |
| Merci a JOHN pour ces citations (il est bien etrange ce Cioran...).
Une petite precision:
J'ai pu lire ici, dans differents fils, que la nation etait un concept de droite, ce qui est manifestement faux. La nation, le ''vivre ensemble'', est le parfait contre-pied de la patrie qui est elle, pour le coup, veritablement a droite. La nation, qu'on le veuille ou non, est la mere du metissage (le papa s'appele Liberalisme). Elle est justement apparue en reaction a la patrie; quand l'une commencait a grandir, l'autre agonisait. Aujourd'hui, ce concept apparait a droite car, ''Jusqu'ou va t-on descendre?'' Le nationalisme est donc un ''socialisme''. -------------------------------------------------------------------------------------------------------------
| NeoN a écrit: | | ALM a écrit: | La nation, qu'on le veuille ou non, est la mère du metissage (le papa s'appele Liberalisme). Elle est justement apparue en reaction a la patrie; quand l'une commencait a grandir, l'autre agonisait.
|
Tu peux développer stp ? |
Rapidement (car cette digression n'echappera pas aux modos):
La nation est un projet de societe, visant a regrouper une communaute sous une meme banniere ''ideale'' (ou plutot ideelle) creee de toutes pieces (lisez moderne); elle se definie couramment par l'expression ''vivre ensemble''. L'exemple type de ce projet est incarne d'un cote par la France laique, et de l'autre par le ''salad bowl'' yankee. Ici, c'est l'assimilation qui prime, donnant lieu a ce que l'on peut appeler l'uniformite mondiale.
La patrie, c'est etymologiquement la ''Terre des Peres''; elle comprend des hommes issues d'une meme famille (au sens large) et de tradition commune. A l'echelle mondiale, c'est l'unite (car l'unite se differencie de l'uniformite, comme la coexistence des couleurs au sein de la lumiere blanche se differencie de leur melange donnant le noir).
Il faut noter que le lien logique entre la patrie et la nation, c'est l'ancienne idee d'empire. Tout empire se distinguait par un centre et par une peripherie; la majorite des empires permettait la survie des patries, car ''l'acculturation'', sommes toutes, y etait bien faible.
On le sait, le nationalisme fut la cause directe de leurs morcellements. Tout cela n'est pas innocent, car ''diviser, pour mieux regner '' est un adage aussi connu qu'efficace. L'idee de patrie, de tradition, ou de conservatisme, etait un obstacle au gauchisme liberal naissant, en ce sens qu'elle empechait precisement son idee de refonte mondiale de la societe (cf 1er msg). La nation permit donc a l'ideologie liberale moderne de s'appliquer.
Ce concept eu neanmoins pour contre-effet de solliciter un retour (inverse) a l'idee de patrie, appele nationalisme (c'est ce qui caracterise nombre d'extremes droites actuelles). Le nationalisme a pour objet de proteger une communaute (nationale) donnee des influences et des contraintes exterieures: On parle ici de ''preference nationale''.
Cette doctrine est donc tout a la fois coherente et inepte: Coherente car consciente du danger ''globaliste'', mais inepte car basee sur ce meme danger... Elle se place a droite car elle cherche a conserver, mais demeure a gauche car elle est, par essence, liberale et humaniste. Le probleme ainsi pose est donc insoluble, car incoherant.
Pour resumer :
1) La nation est un concept de gauche, car humaniste. 2) La patrie est un concept de droite, car traditionnel. 3) Le nationalisme est une doctrine formellement de droite, mais essentiellement de gauche.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------- Ajout d'un petit lien sur cette question (la nation): Le debut de ce que dit E. MORIN chez TADDEI ici: http://www.dailymotion.com/video/xgww8_finkielkraut-et-edgar-morin_news
Rapportez cela aux messages precedents....
[nota bene : un fil est dédié à cette entretien vidéo : http://vraishommes.frbb.net/filousophie-f36/rencontre-televisee-finkielkraut-morin-t1760.htm M.] |
|  | | Vindex L'Œil


 Inscrit le : 10 Fév 2008 Messages : 116
| Sujet: Re: Droite(s) & histoire Dim 17 Fév 2008 - 23:33 | |
| Si nous partons du postulat d’ALM, à savoir que la droite est morte avec le modernisme, il n’est pas vain, afin de prévenir toute désillusion, de commencer cette réflexion par un constat désabusé : ce qu’on appelle communément la droite n’a, à vue d’homme, aucune chance de renaître. Pour qu’existe une droite française, encore faut-il que la France existe. Pour qu’existe seulement une droite, encore faut-il qu’un peuple existe, une communauté de destin incarné, une vision de l’homme et du monde expressive, en sa manière historique d’exister, d’un aspect de l’unique nature humaine. Mais l’universalisme abstrait des droits de l’homme a substitué aux peuples historiques une humanité mondialisée en forme d’église pastiche, de catholicité sans Dieu, d’humanité déifiée. Ceci valable pour toute l'union européenne.
D'autre part, ce qui subsiste des peuples réels, extérieurs à la sphère de l’Occident, les abandonnés de la croissance, est gangrené par l’idéologie de l’islamisme (artefact de l’islam) qui, comme substitut d’une « troisième voie », a du mal à celer la source réelle de son inspiration, tantôt nihiliste, tantôt secrètement consumériste, c’est-à-dire encore secrètement occidentale en sa version la plus déliquescente.
Nous pourrions dire que la droite est mort-née, parce que l’idée de la droite n’a jamais existé, une fois formulée (révolution française), que comme la droite de la gauche. La conclusion logique est que nous sommes tous de gauche. Mais comme nous le sommes fort mal, peut-être le sommes-nous plus adéquatement quand nous intégrons « la conservation des valeurs » et qui n’est bien sûr pas propre à l’islam. Et voilà pourquoi être « de gauche » (socialement) suppose être de droite (sociétalement). Et hop ! |
|  | | ALM Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 13 Mai 2007 Messages : 88
| Sujet: Re: Droite(s) & histoire Lun 18 Fév 2008 - 2:38 | |
| Deux ou trois remarques sur ce que vous dites, Vindex.
| Citation: | | ''Nous pourrions dire que la droite est mort-née, parce que l’idée de la droite n’a jamais existé, une fois formulée (révolution française), que comme la droite de la gauche''. |
J'aimerais reformuler cela comme suit : ''Pendant longtemps, la droite etait une realite sans nom. Aujourd'hui, c'est un nom sans realite.''
Sur les chances de renaissance de ''la droite'', relisez mes message si le coeur vous en dit... (et je puis vous assurer qu'une troisieme voie n'a jamais cessee d'etre)
| Citation: | | ''Nous sommes tous de gauche...'' |
Je comprends évidemment ce que vous entendez par la, mais reformulerais personnellement ceci en : ''L'engagement mondain est aujourd'hui forcement a gauche''.
Ces remarques sont de simples précisions. |
|  | | Vindex L'Œil


 Inscrit le : 10 Fév 2008 Messages : 116
| Sujet: Re: Droite(s) & histoire Lun 18 Fév 2008 - 11:05 | |
| | ALM a écrit: | | Rapidement (car cette digression n'echappera pas aux modos) |
Une digression, même un peu longue, lorsqu'elle permet de clarifier le débat et relancer la discussion, est toujours bienvenue.
Que le nationalisme soit formellement de droite et essentiellement de gauche, c’est juste, mais je n’opposerais pas de manière aussi tranchée, patrie et nation. L’inventeur du terme « nationalisme » est Prévost Paradol, sous le second Empire. Il désigne les tenants du principe des nationalités. Selon cette acception démocratique, il s’agit de ce que René Johannet nommera plus tard le nationalitarisme, entendu comme droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Comme antidote au nationalitarisme, Maurice Barrès invente le nationalisme entendu comme devoir des peuples de rester eux-mêmes. Parce que selon lui, il n’est pas de restauration de la chose publique sans doctrine. Et quand les peuples se font oublieux de la « terre des pères », il reste précisément la nation, qui permet de redéfinir une collectivité prenant conscience d’elle-même et retrouvant le principe de son unité. On peut par exemple faire revivre sa race, en un sens qui n’est pas biologique sinon par analogie. Mais cela doit se faire quelquefois au forceps. J’aurais tendance à dire que le nationalisme est à la fois le mal et le remède. La nation permet à l’idéologie libérale de s’appliquer, mais elle permet aussi de s’en affranchir, selon les circonstances historiques.
Sur l’idée d’empire, nous pourrions peut-être ouvrir un fil, et tenter de faire une typologie des empires. |
|  | | ALM Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 13 Mai 2007 Messages : 88
| Sujet: Re: Droite(s) & histoire Lun 18 Fév 2008 - 19:42 | |
| | Citation: | | La nation permet à l’idéologie libérale de s’appliquer, mais elle permet aussi de s’en affranchir, selon les circonstances historiques. |
Je ne pense pas que la nation permette de s'affranchir du liberalisme, et ce pour la raison simple qu'elle est elle-meme d'essence liberale... Comme je le disais, un tel probleme ne se resout qu'en profondeur, c'est a dire en reposant radicalement les definitions. Quand j'ecris du nationalisme qu'il est inepte car comportant une contadiction interne majeure, ce n'est pas innocent.
| Citation: | "La verite solution est ailleurs" (!) |
Un fil sur l'idee d'empire(s) serait effectivement le bienvenue; qui s'y colle? |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Droite(s) & histoire Ven 22 Fév 2008 - 15:52 | |
| | Citation: | | "La droite represente, essentiellement, la conservation des valeurs (et je dis valeurs, car le domaine de la politique est limite par le haut)." |
Salut ALM, je voudrai revenir sur ta définition de la droite.
Si je suis d'accord avec toi d'une manière générale, je voudrai qd meme préciser qqchose: c'est qu'il s'agit la d'une description "de principe" et en quelque sorte "idéale" qui la ferai presque sortir finalement -ainsi concu- du cadre de la politique, seul cadre ds lequel les notions de droite et de gauche existent.Ce qui m'interresse en fait c'est ce que tu touches du doigt brievement et que j'ai mis en gras...
A en croire cet allusion, il semblerait selon toi d'une sorte de "reprise" ou "reflet" de quelque chose de plus elevé et qui se situerai au-dela de la limite dont tu parles. Peux-tu développer un peu cet aspect-la des choses?
Tu me diras peut-etre que ca deborde du cadre du present sujet mais ca deborde non pas "vers l'exterieur" jusqu'au hors-sujet mais au contraire, vers les principes et origines de la notion de "droite".
Et justement, selon cette definition, quelle sont les differences avec "l'empire" par exemple ? |
|  | | ALM Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 13 Mai 2007 Messages : 88
| Sujet: Re: Droite(s) & histoire Ven 22 Fév 2008 - 19:46 | |
| Salut Ab, Content que nous soyons d'accord.
Je pense repondre a la question que tu poses dans pas mal de mes messages, y repondre integralement ici serait donc malseant. Tu trouveras dans ''Marxisme et traditions'' certaines remarques plus englobantes; pour ce qui est des principes, je peux t'indiquer le Fil ''Wahdat al Wujud''( ou tu trouveras aussi quelques liens). Un Fil sur ''l'Empire'' devrait etre lance sous peu; si ce n'est par Vindex ou quelqu'un d'autre (tu es le bienvenu), ce sera par moi.
P-.S: N'hesites pas a m'ecrire en MP... |
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