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| Auteur | Message |
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Tatave Idiot utile


 Inscrit le : 09 Jan 2007 Messages : 821
 | Sujet: Re: L'âme occidentale Sam 13 Oct 2007 - 4:39 | |
| L'âme occidentale
par drzz
La Guerre contre la Terreur souffre indéniablement de l'opacité qui l'entoure. Durant la Deuxième Guerre mondiale, les avancées d'une armée se mesuraient aux villes et villages capturés, et les médias des pays engagés pouvaient remonter le moral des troupes en détaillant la ligne de front. Aujourd'hui, nous faisons face à un conflit protéiforme. L'ennemi totalitaire défile déjà dans nos rues mais personne ne s'en offusque ; l'ennemi tue, mais on ne voit pas de cadavres ; l'ennemi avance, mais sans ligne de front ; l'ennemi dispose de près de 100 millions de soldats, mais pour une large part de l'opinion, il est aussi dangereux que la délinquance quotidienne.
Il n'y a pire guerre que celle qui fait rage sans l'avouer ouvertement. Les islamistes ont étudié les systèmes nazis et communistes - dont leurs chefs étaient souvent membres eux-mêmes. Ils ont ciblé les faiblesses des systèmes. Le nazisme a échoué si vite parce qu'il était trop sectaire : la théorie de "l'homme aryen" condamnait l'idéologie hitlérienne à la défaite totale puisqu'elle ne contenait aucune vision globale du monde. Bons observateurs, les communistes ont préféré développer des slogans unificateurs : "prolétaires", "révolutionnaires" afin de masquer l'individualité de chaque membre. Vous étiez Polonais, Cubain, Vietnamien ? Vous deveniez "communiste". L'embrigadement commençait sournoisement, mais il entrait rapidement en contradiction avec le fondement même de l’idéologie, à savoir le bonheur. Les communistes promettaient un futur éblouissant à leurs suivants mais la réalité a finalement pris le dessus. Le communisme s’est effondré. L’islamisme utilise tous les ingrédients du nazisme et du communisme, mais y ajoute la religion. Vous vous êtes battu contre l'Occident, vous avez tout perdu et votre société est en ruines ? Mais le bonheur n’est pas terrestre ! Engagez-vous à nouveau !
Forts de ce bagage, les islamistes sont aujourd'hui en mesure de déboulonner patiemment les démocraties occidentales. Avec notre aide.
Au fil des années, ils ont saisi les contradictions de notre système de pensée : l'Occident a décidé que la démocratie n'était plus le premier système de DEFENSE de la société, mais un système en soi. Combien de militants se réfèrent à la constitution américaine pour appeler à la libération des prisonniers de Guantanamo, malgré la dangerosité de ces criminels ? Comme si le premier but de la Constitution d'un pays n'était pas d'en assurer la SURVIE !
Nous avons les principes chevillés au corps plutôt que la volonté de vivre. Nous débattons au lieu de nous battre, nous écoutons ceux qui nous ne nous écoutent pas, nous accueillons ceux qui ne nous accueillent pas et nous accordons le bénéfice du doute à ceux qui nous en privent. La liste est longue. Nous comptons nos morts face à ceux qui envoient leurs propres enfants se faire exploser sur un champ de bataille, nous nous soucions du prix de chaque guerre face à ceux qui sont prêts à réduire leur pays en miettes pour nous anéantir et nous laissons nos médias couvrir l'horreur de la guerre alors que la propagande fait rage dans le camp d'en face.
Oui, les islamistes l'ont bien compris. On les dit imbéciles, pourtant nul besoin d’avoir inventé le paratonnerre pour comprendre que l’Occident compte dans ses rangs une bonne moitié de « faibles » , et que cette population dite "de gôche" n'a aucune envie de se battre pour défendre son passé, son présent ou son futur. Dans cette masse suitant [sic] de médiocrité, on retrouve l'écrasante majorité des "élites", les décisionnaires qui, dans les sociétés saines, devraient conduire leur pays vers des horizons meilleurs, mais qui n’en font rien dans notre cas. Certes, une minorité parmi eux a conscience du danger mais elle se retrouve sous le feu continu des critiques. Cerise sur le gâteau, la démocratie étant ce qu'elle est, on permet à nos ennemis d'influencer un débat démocratique et de fusiller nos officiers au milieu de la bataille. Vous avez dit stupidité ?
Outre notre système démocratique gentillet, les islamistes jouissent d'un coup de pouce de notre part que leurs ancêtres nazis et communistes n'ont jamais obtenu : la laïcité. En effet, les soldats du jihad utilisent cette idée comme Cheval de Troie. Ils en mesurent l'extraordinaire pouvoir de destruction : la laïcité a plus affaibli l'Occident que les deux guerres mondiales. Rompu aux exploits techniques, aux voyages sur la lune et à l'étude moléculaire, l'homme occidental en a oublié qui il était.
Il suffit d'être un peu croyant pour comprendre qu'un religieux aura toujours le dessus sur un athée, et qu'il suffit de crier un peu fort pour voir la grande foule des "pro-choix" se replier en toute hâte dans leurs chapelles. La religion offre un support moral et doctrinaire qui n'a jamais été compensé par les athées ; face à un système théologique bien déterminé, et pluriséculaire, les "athées" proposent un magma de valeurs incohérentes qui ne peut gagner. Observez comme les soi-disant "laïcs" fuient aux quatre vents lorsqu'un vrai débat religieux fait rage.
Les athées ont déjà gagné ! me rétorquera-t-on. Bien sûr que non. Le christianisme s'est effondré de lui-même en cherchant à plaire à une société en pleine révolte contre elle-même, et cette erreur l'a conduit au désastre. Est-ce à dire que les "athées" ont totalement gagné la guerre contre les religions ? Non.
Le christianisme s'est autoflagellé. Les islamistes le savent. Ils ont étudié son histoire. Ils distinguent aussi, très bien, que le Judaïsme dévale la même pente déclinante. Le "sionisme", soit la volonté du peuple juif de vivre libre sur la seule terre qui fut un jour la sienne, ne rassemble plus. On voit germer des San Francisco à Tel Aviv, des Jimmy Carter à la Knesset, comme il s'en pond des centaines au Congrès ou à Bruxelles. Retirez les références bibliques à Israël, supprimez le "In God we trust" sur les dollars et oubliez la Chrétienté dans la Constitution européenne, et vous verrez que tous les tanks, avions et missiles nucléaires n'empêcheront pas les pays les plus civilisés de notre planète de sombrer lentement dans le Tiers Monde, avec le consentement passif de l'écrasante majorité de leurs populations. Et je ne parle pas d'un "blues cyclique" comme toute société en connaît, je parle de la dévastation totale. Une "Africanisation" galopante.
Impossible, dites-vous ? Etudiez le passé. Les Visigoths, civilisation arriérée, écrasèrent la grandeur de Rome simplement parce que les barbares voulaient la tête de leurs ennemis quand les Romains souhaitaient la tranquilité universelle.
Internet, la bourse, la richesse, le système démocratique et l'arme nucléaire ne défendent pas une civilisation.
Seule la volonté permet à l’homme de survivre.*
Le blog drzz
Ben voyons... Il est où le smiley mouche à merde ?
* Triumph des Willens
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|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: L'âme occidentale Sam 13 Oct 2007 - 16:31 | |
| | Thundaar a écrit: | | Citation: | | Impossible, dites-vous ? Etudiez le passé. Les Visigoths, civilisation arriérée, écrasèrent la grandeur de Rome simplement parce que les barbares voulaient la tête de leurs ennemis quand les Romains souhaitaient la tranquilité universelle. |
C'est pas faux.
| Citation: | | Et je ne parle pas d'un "blues cyclique" comme toute société en connaît, je parle de la dévastation totale. Une "Africanisation" galopante. |
C'est encore moins faux.
Le reste du texte est bien trop marqué par l'islamocentrisme hostile, par l'occidentalisme, par l'antisocialisme, par le christianisme. Conception politique donc incohérente. Nous ne devons pas défendre l'Europe au nom du christianisme, foi étrangère, mais au nom de notre vraie européanité. |
A partir de quand parlons nous d'Europe ? Le premier sentiment européen venant aussi bien des anglo-saxons, des germains, des francs, et des italiens datent de 732 face à l'islam. C'est bel et bien la christianisation du continent européen qui a fait l'unité de l'Europe. Avant, l'Europe était divisée en tribu, unies pour une partie par l'empire Romain et enfin par le christianisme. Vos indo-européens sont aussi abstraits que lucy, voir plus. C'est une observation culturelle rien de plus.
Jean Edern Allier disait qu'il y avait l'Europe avec la chrétienté, et il n'a plus d'Europe depuis qu'il n'a plus de chrétienté.
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| Thundaar a écrit: | | Citation: | | A partir de quand parlons nous d'Europe ? |
Avant même la Grèce. La *weruokwya oserais-je dire alors. Europê, "au large regard", n'est que le nom de la déesse de la terre elle-même, Dêmêtêr. Dêmêtêr au large regard, en indo-européen, cela donne *dheghom *mater *weruokwya. Donc l'Europe, fille des Indo-Européens, [et de quelques autres peuples europoïdes (Basques...)], existe depuis leur présence sur notre continent, peut-être depuis 12.000 ans et plus ("théorie de la continuité paléolithique") voire 40.000 ans et plus ("thèse vennerienne"). En ce sens, l' "Europe" chrétienne n'est qu'une part infime de l'Europe, moins de 3% de son histoire, en se souvenant que la christianisation mit beaucoup plus de temps qu'on ne l'a dit. Sparte était encore majoritairement païenne 500 ans après la conversion de Constantin, par exemple.
| Citation: | | Le premier sentiment européen venant aussi bien des anglo-saxons, des germains, des francs, et des italiens datent de 732 face à l'islam. |
Un espagnol (Isidore il me semble) a repris ce terme d' "européen" issu des Grecs et des Romains, mais l'idée existait bien avant, et certainement bien avant le christianisme, ce dernier ne récupérant l'idée européenne qu'à partir du moment où l'Europe et le christianisme correspondait "à peu près" géographiquement. Contextuel, pas originel.
| Citation: | | Avant, l'Europe était divisée en tribu, unies pour une partie par l'empire Romain et enfin par le christianisme. |
L'Europe des tribus celtes avait aussi une forme spécifique d'unité, quasi fédérale... illusion de voir l'organisation de l'Europe par l'empire romain...
| Citation: | | Vos indo-européens sont aussi abstraits que lucy, voir plus. C'est une observation culturelle rien de plus. |
C'est une réalité linguistique d'abord, culturelle et religieuse ensuite, et fondamentalement politique par ailleurs. Cela n'a rien à voir avec quelques théories paléo-anthropologiques. Les Indo-Européens étaient des europoïdes, c'est tout ce qu'anthropologiquement on pourrait en dire... là n'est donc pas la question. En ce moment, vous vous exprimez dans une langue indo-européenne !!!
Jean Edern Allier disait qu'il y avait l'Europe avec la chrétienté, et il n'a plus d'Europe depuis qu'il n'a plus de chrétienté. |
Tout ce qui ne parlait pas grec, y compris les romains, les celtes et les germains étaient concidérés par les grecs comme "barbare". 1. L'appartenance a une civilisation européenne n'était pas présente à cette époque. 2. Bien que le celte, latin, germain... soient d'origine indo-européenne, comme le grec, il n'en demeure pas moins que l'appartenance linguistique a une même unité civiliationnelle européenne n'avait pas lieu. Et selon votre logique "indo-européiste", il faudrait unir aussi dans la même "nation" les iraniens, les trucs, irakiens, les indiens et les américains du nord et du sud. Totalement idéologique.
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| Thundaar a écrit: | | Citation: | | Tout ce qui ne parlait pas grec, y compris les romains, les celtes et les germains étaient concidérés par les grecs comme "barbare". |
Le "barbaros" (en sanskrit "barbaras") désignait celui qui ne parlait pas la même langue, ce qui n'était pas une insulte. Les Grecs par ailleurs avaient remarqué la parenté du latin et de quelques autres langues alentours comme proches du grec. Quand Eschyle parle de "la Grèce et de la Perse comme soeurs nées d'un même sang", et ce malgré les guerres médiques, il démontre bien que ce jugement que tu fais, et qui est classique, est inexact. Les Grecs savaient très bien de qui ils étaient les plus proches, par contraste avec l'Afrique et l'Asie.
| Citation: | | 1. L'appartenance a une civilisation européenne n'était pas présente à cette époque. |
Il y a une grosse différence entre faire partie d'une même civilisation et en avoir une conscience précise.
| Citation: | | Et selon votre logique "indo-européiste", il faudrait unir aussi dans la même "nation" les iraniens, les trucs, irakiens, les indiens et les américains du nord et du sud. Totalement idéologique. |
Ce sont des cousins, mais ils sont dans un autre cadre, dans une autre sphère civilisationnelle. Civilisations cousines, parentes donc, mais malgré tout autres. Je dis que l'indo-européanité est le fondement de l'européanité, mais je ne dis pas qu'elle en est le strict synonyme. |
Avez vous des sources ce que vous dites ? Savez vous que le livre de la sagesse de l'ancien testament est très hellenisé. Je pense que les grecs sentaient plus proche de civilisations méditerannée, que des germains qui étaient très loin. A la rigueur, avec les celtes où il y avait des échanges. |
|  | | Thundaar Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 09 Juil 2007 Messages : 696
 | Sujet: Re: L'âme occidentale Sam 13 Oct 2007 - 16:49 | |
| | Citation: | | Avez vous des sources ce que vous dites? |
Pour Eschyle, voir "Les Perses". Sur la comparaison grecs/romains, "Questions romaines", Plutarque.
| Citation: | | Savez vous que le livre de la sagesse de l'ancien testament est très hellenisé. |
Il est sinon tout à fait possible de considérer que le judaïsme a pu être influencé, par exemple par l'hellénisme ou le zoroastrisme, mais cela était fondamentalement marginal.
| Citation: | | Je pense que les grecs sentaient plus proche de civilisations méditerannée, que des germains qui étaient très loin. A la rigueur, avec les celtes où il y avait des échanges. |
Pas du tout. Là encore, on peut citer Alexandre le Grand, qui avait un profond respect pour les Celtes, les Scythes, les Arméniens et les Perses, mais n'en avait aucun pour les Orientaux en général, même si tactiquement en Egypte il chercha à se mettre la population dans la poche. Il fit épouser des princesses iraniennes aux aristocrates macédoniens, mais pas des syriennes ou des babyloniennes. Pour Alexandre, comme pour Eschyle bien avant, les Perses et les Grecs étaient des peuples nobles, de même ascendance (Persée). |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: L'âme occidentale Sam 13 Oct 2007 - 16:51 | |
| Il me semble qu'Alexandre le grand a construit un empire, non en Europe, mais en Orient et encouragea le metissage avec les orientaux. Et les grecs et les romains restent des civilisations méditerannéennes. |
|  | | Thundaar Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 09 Juil 2007 Messages : 696
 | Sujet: Re: L'âme occidentale Sam 13 Oct 2007 - 16:58 | |
| | Citation: | | Il me semble qu'Alexandre le grand a construit un empire, non en Europe, mais en Orient et encouragea le metissage avec les orientaux. |
Alexandre le Grand considérait que les Perses et les Greco-macédoniens étaient de même sang. Il avait certainement noté l'évidente parenté entre eux (langue facile à apprendre dans les deux sens, grammaire proche, divinités se ressemblant... etc). Ce n'était donc pas selon lui du métissage... et même Rosenberg dans son Mythe le souligne. Je cite:
| Rosenberg a écrit: | | Alexandre n'avait pas pour but une monarchie universelle, et encore moins un mélange des peuples; il voulait seulement unir sous sa souveraineté les Perses et les Grecs racialement parents, pour prévenir de futures guerres. Il perçut les traits dominants et les valeurs de caractère des couches supérieures perses comme étant conformes à sa conception macédonienne du devoir. C'est pourquoi il ne confiait de pouvoir de commandement qu'à des chefs macédoniens ou perses; les sémites, les babyloniens et les juifs, étaient éliminés en tout conscience. |
| Citation: | | Et les grecs et les romains restent des civilisations méditerannéennes. |
Des civilisations géographiquement placées aux bords de la Méditerranée, indéniablement. Je vous précise qu'en Provence et en Italie du Nord, c'était des Celtes, pas de quoi en faire pour autant des "méditerranéens", terme qui ne veut rien dire d'ailleurs. La Méditerranée était une frontière, rien de commun entre un grec et un phénicien, rien de commun entre un romain ou un étrusque et un carthaginois. Les Grecs et les Romains étaient des Indo-Européens de Méditerranée, leurs dieux étaient indo-européens, leur langue indo-européenne, leur modèle social aussi. Mycènes rappelle la Germanie. |
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