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Le concept de république

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filantropic
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MessageSujet: REPUBLIQUE ET LIBERALISME couple infernal ?   Sam 23 Déc 2006 - 17:38

Je vous propose de lire ce texte, dense et assez clair qui retrace l'histoire des ces concepts clés , leurs collusions, alliances, désaccords et évolutions de la révolution française à nos jours et qui pourrait faire ici même l'objet d'un débat interessant.
Citation:

Ce qui différencie profondément libéralisme et républicanisme, c’est le volontarisme. Autant le démocratisme, dans son acception debraysienne, est procédural, relativiste, adepte du fil de l’eau, autant le républicanisme est téléologique, volontariste, adepte du fil de l’épée. Le républicanisme part du principe que ce qui existe n’est pas nécessairement désirable et qu’il n’y a pas de loi de l’histoire : en ce sens, le républicanisme est bien l’héritier de la Révolution française, qui a achevé la sécularisation du politique et soustrait le politique au Destin ou à la Loi divine


Citation:
Là où en revanche, libéralisme et républicanisme vont de pair, c’est sans doute dans la promotion du citoyen comme base de la cité. Un individu instruit, éclairé, informé et intéressé par la chose publique, c’est le meilleur rempart contre la mise à mal des libertés et contre l’apathie du prince.


La suite est ici...

http://www.revue-republicaine.fr/spip.php?article118

bonne lecture
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MessageSujet: Le concept de république   Jeu 20 Sep 2007 - 0:30

Qu’est ce que la république ?



C’est une question qui parait simple, mais la réponse est plutôt compliquée. La république c’est une idée, dont les origines remontent à l’antiquité grecque et romaine. Ca n’est alors pas une forme de gouvernement, ni même un mode de gouvernement, c’est un idéal, un ensemble de valeurs qui tiennent de l’éthique politique, c'est-à-dire qui renvoient à une certaine manière de faire de la politique. Le concept est inventé par Platon (427-346 av. JC.), un philosophe grec, qui lui ne pense la république que comme un espèce de modèle parfait, incarnation terrestre de l’harmonie du cosmos, peuplé d’individus tous aussi vertueux les uns que les autres. Certains commentateurs de Platon sont même allés jusqu’à parler « d’utopie », alors que ce genre littéraire en tant que tel n’apparaît que beaucoup plus tardivement. La république est une sorte de cité parfaite, idéale, dont la vie est rythmée avec précision, un peu comme une horloge, et gouvernée par une caste de philosophes. C’est un modèle imperfectible, et un modèle éternel, mais un modèle seulement parce que toujours selon Platon, toute institution humaine est vouée à la corruption à plus ou moins long terme. L’homme ne peut donc que tenter d’approcher le modèle républicain, mais sans l’atteindre durablement : cela lui est impossible selon une espèce de théorie des cycles historiques.

Aristote va lui aussi contribuer à la diffusion de cette même idée, en reprenant le schéma platonicien. La cité, la république, est le lieu d’accomplissement de toutes les valeurs de l’homme, et ne peut se penser la république que par la vertu des membres de la communauté, et par l’instauration d’un ordre harmonieux, conforme à l’esprit aristotélicien de « modération », de « juste milieu ». De ce point de vue, Aristote n’a pas vraiment renouvelé le concept de république, disons qu’il l’a rendu plus concret, plus « raisonnable », car sa démarche ontologique, elle, est révolutionnaire, et va marquer définitivement l’histoire des idées politiques : sa méthode se veut scientifique, et Aristote cherche à déterminer ce qui est bon et ce qui ne l’est pas dans les institutions humaines qu’il peut observer. Aristote en vient à la conclusion que la république peut s’incarner dans un régime politique mixte, composé à la fois de démocratie et d’aristocratie. Aristote cherche à rendre la république possible.



En effet, ça n’a pas grand-chose à voir avec l’idée qu’on se fait aujourd’hui de la république. Mais d’où vient-elle, cette conception moderne de la notion, si différente de ce que vous venez d’énoncer ?



Elle vient d’un autre grand esprit de l’antiquité, le romain Cicéron, en ce sens que sa définition de la république, on va le voir, a eu une influence tout à fait considérable sur la modernité du concept. Selon lui, la république est un groupe d’individus, « unis par une communauté d’intérêts », et qui se soumettent volontairement à une législation commune. Cette définition est importante pour deux séries de raisons : d’une part le postulat est foncièrement individualiste, en ce que ce n’est nullement la vertu, initialement, qui invite les hommes à s’associer en république mais l’intérêt, d’autre part la place extraordinairement importante de la loi, donc du droit, comme fondement du concept de république. La pratique de la vertu, c'est-à-dire le respect d’un certain nombre de valeurs morales, ne peut se concevoir que postérieurement à la formation de la république, et par l’application d’une bonne législation, c'est-à-dire d’une législation conforme aux lois divines et naturelles. C’est cela qui est primordial dans l’œuvre de Cicéron : il a crée un lien indéfectible entre les notions de loi et de république, car la république est avant tout le gouvernement de la loi. La question est alors de savoir quel pourrait être le régime politique le plus capable pour déterminer le contenu de la loi divine et naturelle, et pour créer une législation qui y soit conforme, ce afin d’assurer la rectitude politique, et le respect des principes de la vertu. Cicéron penche pour le régime « mixte », comme Aristote avant lui et toujours dans l’idée de trouver le juste milieu, mais cette fois selon un mélange des trois formes classiques de gouvernement, à savoir la démocratie, l’aristocratie, et la monarchie. C’est dire si le concept primitif de république rendait éminemment accessoire le problème du régime politique, en ce que la forme du gouvernement n’était définie que par cet impératif d’ordre légal. La république n’avait pas encore de rapports consubstantiels avec la démocratie ou le régime représentatif, sinon que son fondement était le peuple. C’est le XVIII° siècle républicain, celui de Rousseau, qui fera le lien entre république et démocratie, mais sans s’écarter de la définition qu’en a donné Cicéron. Rousseau ne fera que l’étoffer.



Attendez, est-ce à dire que l’idée de république a été totalement abandonnée entre Cicéron et Rousseau ?



Non, pas du tout. Un certain nombre de concepts vont prospérer, autant que va prospérer la théorie politique romaine. L’idée de république est, au Moyen Age occidental, présente à deux niveaux : d’une part dans la pratique institutionnelle (notamment dans l’œuvre des juristes qui entourent le pouvoir politique), d’autre part dans la doctrine chrétienne. Dans la pratique institutionnelle d’abord, en ce que la notion de loi va occuper une place prépondérante dans la reconstruction de l’Etat contre les puissances féodales. La loi est à la fois un instrument de pouvoir, parce qu’elle exprime la volonté du souverain, mais la loi est aussi un instrument de légitimité, parce que le souverain n’est reconnu comme tel que dans le respect d’un certain nombre de règles afférentes à un ordre divin, naturel, et historique. La loi en amont et en aval. Et un tel souci de « légalité » est un symptôme de la survivance des conceptions romaines de la république.



Mais ces lois divines et naturelles n’existaient pas vraiment, le roi faisait ce que bon lui semblait, non ?



Absolument pas. Contre toute idée reçue et pour donner un exemple, il faut dire que la monarchie française s’est dotée d’un ensemble de règles constitutionnelles, c'est-à-dire qui organisaient l’exercice du pouvoir et la continuité des institutions. Ca n’était certes pas une constitution formelle, mais une constitution coutumière. Cependant, il n’en demeure pas moins que dès lors que ces règles ont été établies, elles ont été appliquées et sanctionnées tout à fait concrètement, et à plusieurs reprises d’ailleurs (la succession des fils de Philippe le Bel, le traité de Troye, la succession d’Henri III, les bâtards de Louis XIV, etc...). Donc le roi est tenu de respecter ces règles, à peine d’invalidité de ses propres lois.



Mais excusez-moi, je vous ai coupé. Vous disiez donc que l’idée de république fut présente également dans la doctrine chrétienne, mais dans quelle mesure ?



Au travers de la notion de bien commun, développée tout au long du Moyen Age occidental. Rappelons que la république est une communauté d’intérêts selon Cicéron, et la satisfaction de l’intérêt de cette communauté est le bien commun. Or, la doctrine chrétienne va favoriser l’émergence d’un concept transcendant du bien commun, d’un concept universel. C’est la première à poser la question de l’intérêt général en tant que tel, la réponse se trouvant bien entendu dans les saintes écritures. Elle va donner du sens, de la consistance à ces fameuses lois naturelles et divines. Elle va s’efforcer de les définir pendant des siècles, et tenter de faire coïncider l’idéal augustinien de la cité terrestre, animé par les principes chrétiens, avec la réalité institutionnelle. Et la religion devient effectivement un fondement nécessaire du pouvoir, un facteur de légitimité des structures politiques. C’est la doctrine chrétienne qui définit ce qui est le bien et le mal politique. Seulement, la renaissance intellectuelle va tout changer.



Comment cela ?



Et bien elle va briser l’édifice dogmatique médiéval qui reposait sur une morale chrétienne à vocation universaliste, pour lui substituer la subjectivité totale. Le florentin Nicolas Machiavel est celui qui fera le plus de dégâts au paradigme médiéval. Machiavel renoue avec l’histoire politique de Rome, qu’il étudie et commente, et en arrive à la conclusion suivante : la république ne doit reconnaître aucune transcendance, c'est-à-dire aucun absolu moral. La doctrine chrétienne a fait erreur : le bien commun n’est pas défini par un ensemble intangible de préceptes universels, mais par les besoins de la communauté à l’instant T. C’est ce qui conduit Machiavel à adopter une démarche tout à fait particulière où la pensée politique n’est plus du tout affaire de grands principes abstraits, mais de mesures politiques très concrètes pour parvenir au résultat escompté : triompher des aléas de la nature (la fortune au sens d’une dialectique chance/malchance), et assurer la satisfaction du bien commun. Grossièrement, avant Machiavel, l’homme était cantonné à une posture contemplative, c'est-à-dire qu’il devait subir les aléas de la nature, qui n’étaient rien d’autre que le produit de la volonté de Dieu ; après Machiavel, l’individu est en lutte contre la nature, il est actif, et s’accomplit pleinement dans la cité, qui est l’organisation institutionnelle du triomphe de l’homme sur la fortune, donc quelque part, sur Dieu. Machiavel fait ainsi voler en éclats les fondations chrétiennes de la pensée politique. L’exemple caricatural est celui du prince autorisé au meurtre tant que cela participe de l’intérêt général.



La morale chrétienne est donc proprement évacuée de la pensée politique ?



En grande partie oui. Elle va renaître sous des formes sécularisées, c'est-à-dire qu’une nouvelle morale universelle et transcendante va être définie, morale qu’on appelle communément la théorie du droit naturel, nouveau principe essentiel qui permettait à la pensée politique de se débarrasser du fardeau religieux, qui rendait souvent encombrante la puissance pontificale, et qui ne satisfaisait plus à l’impératif philosophique du temps, à savoir la raison cartésienne.



En quoi cela consiste t-il ?



Et bien toujours grossièrement, on peut dire que c’est fonder l’interdiction du meurtre non sur le « tu ne tueras point » du décalogue, mais sur un ensemble de droits dont disposerait l’homme de part sa nature même, au nombre desquels on trouve le droit de ne pas être estourbi par son voisin.



Et la république dans tout ça ?



Justement, c’est là que ça se complique. Après Machiavel, deux conceptions de la république vont se côtoyer, si bien qu’il est assez difficile d’en donner une définition univoque. C’est la raison pour laquelle les historiens évoquent à propos de la période moderne ce qu’on appelle le « républicanisme », c'est-à-dire qu’un vocabulaire, un ensemble de concepts très largement utilisés renvoient à l’idée de république, mais la république en tant que telle ne fait pas l’objet d’une acception généralement admise. Pour certains, la république se définit d’un point de vue purement structurel, comme une communauté de plusieurs familles soumise à une même loi, ainsi que le formulait par exemple Jean Bodin, inspiré par l’œuvre des penseurs romains. Dès lors, l’objet de la réflexion est précisément la loi en tant que telle, et celui qui est chargé de la créer, à savoir le souverain, ses droits, et ses devoirs. La doctrine absolutiste fait ainsi une référence fréquente à l’idée de république, comme communauté de sujets d’un même souverain, et donc d’une même loi. La république intéresse les penseurs de l’absolutisme royal car elle est le véhicule d’un idéal d’unité du pouvoir. Pour d’autres, la république se définit d’un point de vue éthique, c'est-à-dire que ce qui importe, c’est la qualité morale de ceux qui participent à l’association de laquelle résulte la société humaine. Mais attention, cette morale est machiavélienne, en ce sens qu’en réalité, elle consiste en l’affirmation du primat de l’intérêt général, jusqu’à l’abandon de soi.
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Jeu 20 Sep 2007 - 0:31

Et la doctrine libérale ?



La doctrine libérale fait référence à la république comme communauté d’intérêts, c'est-à-dire à la définition classique, mais la formidable nouveauté introduite par les libéraux est celle-ci : la communauté, c'est-à-dire la république, n’existe que pour sauvegarder l’intérêt individuel, en particulier la propriété privée. Le grand champion du libéralisme moderne fut John Locke, qui fit de la propriété individuelle une éthique transcendante à elle seule. Les fondements chrétiens de la pensée ayant été partiellement sapés, les auteurs politiques ont du imaginer un ensemble de droits et de devoirs inhérents à la nature de l’homme pour faire reposer les bases de la société civile sur un ensemble de normes transcendantes, de valeurs qui seraient le patrimoine de l’humanité, en tout temps et en tout lieu. Locke pose ainsi que cette valeur intangible et essentielle est la propriété, et que l’homme ne sort de l’état de nature que pour la sauvegarder en organisant une république, une société civile, qui par ses lois garantira ce droit universellement reconnu. Cette thèse se confronte à celle de ceux qui, dans un schéma machiavélien, évacuent toute universalité. L’intérêt général prime sur la propriété individuelle. Aussi est-elle un droit garanti, jusqu’au jour où l’intérêt général commandera qu’elle ne le soit plus.



Mais c’est despotique !



Et bien non, ça ne l’est pas. Il faut bien comprendre une chose : les penseurs de la vertu républicaine sont dotés d’un postulat individualiste, et non collectiviste, en atteste la démarche rousseauiste. Je veux dire qu’en république, la vertu, c'est-à-dire cette faculté qu’a l’homme, transformé en citoyen, de s’abandonner à l’intérêt commun, est une démarche purement volontariste. La vertu vient par le bas, et non par le haut. Aussi la république ne peut exister sans que les hommes qui la composent soient d’eux-mêmes vertueux. La vertu ne s’impose pas, elle est ou elle n’est pas. On peut rechercher les conditions qui permettent de faire spontanément naître la vertu chez l’homme, mais on ne peut certes pas lui imposer d’être vertueux. En outre, ce serait une contradiction, puisque ce serait faire naître une nouvelle universalité, une nouvelle morale transcendante. Aussi, la république implique t-elle une mutation de l’homme en citoyen, c'est-à-dire en un espèce d’ascète politique prêt à se sacrifier pour le bien commun, selon l’image du héros antique. Rousseau admettait que pour que la république fût possible, il fallait « un peuple de dieux ».



Mais alors, les révolutionnaires de la terreur qui se réclamaient de la vertu ?



Et bien ils n’y ont rien entendu. La vertu n’est pas une chose qu’on peut imposer, c’est une chose qui naît en l’homme, je le répète. On ne rend pas les citoyens vertueux en coupant la tête à ceux qui ne le sont pas. En effet, selon un schéma machiavélien, si la fin justifie le moyen, encore faut-il que le moyen permette d’atteindre la fin, à savoir l’intérêt général. Et je crois qu’on peut certes discuter sur la pertinence de la terreur en tant que moyen d’atteindre l’intérêt général, c’est le moins qu’on puisse dire.



Peut-on dire que ces deux conceptions de la république ont coïncidé avec la révolution, en ce sens que si on a parlé de vertu, on a aussi parlé de droits de l’homme ?



Tout à fait, oui. Ce fut le grand œuvre de la révolution française. Les révolutionnaires, après Rousseau ou Montesquieu, admirent que la vertu était le fondement de la république, et postulaient que l’amour de la république devait nécessairement impliquer l’amour des lois, c'est-à-dire que la vertu ne pourrait exister que s’il y avait des lois qui incitaient l’homme se comporter comme tel. L’apport des révolutionnaires est d’avoir formulé le contenu de ces lois, censées inspirer l’amour de la république, et ces lois sont une transcription juridique des thèses du droit naturel, comme la DDHC, par exemple. Ainsi, on réconciliait impératif de vertu et droits transcendants. La vertu est créée par le droit, puisque c’est l’amour envers les lois qui suscitera l’amour de la république. L’individu serait donc intéressé à l’abandon de soi, puisque les lois garantiraient ses intérêts en retour. Encore une fois, le concept de loi va occuper une position fondamentale dans le discours sur la république, et c’est autour de la loi que la république prend son sens contemporain.



Mais alors, la vertu occupe une position secondaire, puisque l’élément fondamental, c’est la loi.



Non, en réalité, la vertu demeure le ressort de la république, comme l’établissait Montesquieu, et bien avant lui Platon ou Aristote. La loi est sans objet si elle n’inspire pas l’amour, et au-delà l’attachement à la république, à la chose commune. La vertu reste la cause et l’effet de la loi : elle est d’abord un facteur de cohésion de la communauté des citoyens, mais la communauté n’existe pas sans la vertu, c'est-à-dire sans cet esprit de dévouement à la cause générale. Aussi, et pour donner un exemple, garantir le droit de propriété par la loi ne signifie pas que le droit de propriété fut la finalité de la société civile, loin s’en faut, en atteste la critique à peu près constante de la chrématistique non naturelle depuis Aristote. La propriété n’est pas une fin en soi, mais un moyen, plus précisément un moyen de subsistance dans la pensée républicaine classique. Elle ne doit pas détourner le citoyen des préoccupations du bien commun, et elle ne doit pas porter atteinte à la cohésion sociale. Les révolutionnaires l’avaient compris, du moins ceux de 1793, qui formulèrent cette formidable constitution qu’est celle de l’an I, et qui malheureusement n’a jamais été appliquée. Elle fut la constitution du lien intangible qui avait été établi entre vertu, droits naturels, et démocratie. Depuis, cet idéal a été perdu.



Pourquoi ?



Parce qu’il a d’abord été discrédité par la terreur. Mais surtout parce que s’est opéré, dans le premier XIX° siècle, une révolution sociologique. Les anciennes structures fondées sur la société d’ordres s’effondrent, au profit d’une stratification en classes sociales, sous l’effet de l’industrialisation. Autrement dit, le développement des moyens d’accroître la propriété privée a totalement bouleversé le paysage sociologique. D’un point de vue idéologique, le libéralisme triomphe avec la stabilisation de la révolution, libéralisme qui va proprement occulter la tradition classique. C’est l’époque de Benjamin Constant ou de Tocqueville. Et c’est là qu’intervient le socialisme. La critique marxiste du libéralisme va cantonner la pensée politique à la question de la propriété, c'est-à-dire à la question des modes de production, et le libéralisme développe lui-même une critique économique du socialisme en retour. C’est un cercle vicieux, qui pousse le débat institutionnel dans une perpétuelle réflexion sur les moyens d’organiser l’Etat pour alternativement protéger la propriété, ou y poser des bornes. Le discours essentiellement républicain, c'est-à-dire toute cette construction intellectuelle de la modernité, toute cette lente maturation de principes apparemment contradictoires devient à peu près anecdotique. Dès lors l’histoire de la république devient l’histoire d’un combat de l’Etat contre les intérêts de classe, et la vertu disparaît. Seuls quelques creusets républicains, comme l’école ou l’armée, permettent le maintien d’une cohésion nationale qui demeure toute fragile. Mais l’idéal moderne de république, produit d’une réflexion intense de la pensée politique, fondée sur l’interprétation d’une histoire millénaire, est au mieux considéré comme étant du folklore, au pire comme une forme de totalitarisme ; et la pensée des Lumières ou des révolutionnaires d’être balayées d’un revers de la main, au profit du référentiel économique. Nous avons perdu le contact avec nos véritables racines culturelles, à savoir le triptyque droit naturel, vertu, et démocratie, pour ne parler que de consommation, de production, de rendement, de taux, de prix, ou de salaires. Et de ce fait, la classe politique tourne en rond autour de la question économique, sans voir que le problème est politique. La classe politique ne veut pas voir que c’est au citoyen de déterminer, en participant à la formation de la loi, si la propriété doit ou non être bornée, et en quelle mesure. L’important est de placer le citoyen en position de pouvoir décider, peu importe ce qu’il décide. L’important, c’est la démocratie, car sans démocratie, point de république. Aujourd'hui, on voudrait nous faire croire que la république c'est le libéralisme, que la république c'est le socialisme, que la république c'est la nation, que la république c'est la christianisme. La république, ça n'est rien de tout cela.
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Jeu 20 Sep 2007 - 11:06

Sur la notion de régime mixte aristotélicienne et sa continuation au Moyen-Age, je conseille vivement l'excellent ouvrage de J. Blythe, Le gouvernement idéal et la constitution mixte au Moyen-Age, qui ouvre des perspectives intéressantes.
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ajax
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Jeu 20 Sep 2007 - 15:21

Ce texte est excellent assez synthétique et quelque part bien représentatif de la théorie qui se cache derrière la république.

Je ne suis pas tout à fait en accord avec une approche « absolutiste » du mot République avec références à Platon et Aristote qui ne pouvaient la concevoir qu’avec leurs yeux de membres éminents de sociétés aristocratiques ou, en tous cas, très stratifiées. Je préfère la vision rousseauiste avec cette centralisation du droit « humain ».

Sur la République et la Nation, j’ai joué à un jeu dialectique récemment qui m’amenait à conclure que la République Française est la Nation et inversement. Il suffit de croiser Rousseau (Spinoza) et Renan pour s’en convaincre. Cela dit, c’est un jeu dialectique, il a sa part d’erreur. Cela dit, ce même jeu montrait l’incompatibilité incroyable entre Nation et Monarchie et là, il n’y a pas de doute à avoir…
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Jeu 20 Sep 2007 - 17:35

ajax a écrit:
Cela dit, ce même jeu montrait l’incompatibilité incroyable entre Nation et Monarchie et là, il n’y a pas de doute à avoir…


Forcément, si vous vous contentez de jouer avec les idées... Plus sérieusement, je suis intéressé de savoir ce qui a pu vous conduire à penser de la sorte.
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JOHN
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Jeu 20 Sep 2007 - 18:40

Pour une condamnation sans appel vision plus critique de la République on pourra (re)lire dans (la fin de) ce post l’ANNEXE : « sur LA DÉMOCRATIE / LA RÉPUBLIQUE » les (supers) citations de SCHOPENHAUER, JULIUS ÉVOLA, CÉLINE, LOUIS NGHIEM et RENÉ GUÉNON :
http://vraishommes.frbb.net/Hybride-f6/LE-PEN-LE-ROI-ET-limpasse-de-LA-REPUBLIQUE-t234.htm#4002

+ cette synthèse du Royaliste ANDRÉ FIGUERAS (1924-2002) :
http://vraishommes.frbb.net/Aktu-f8/Mes-condoleances-t1060.htm#20633

+ on lira aussi cet ouvrage (très assez politiquement incorrect) Nobilitas (éd. L’homme libre, 2005) :
http://editions-hommelibre.com/achat/produit_details.php?id=19
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Ven 21 Sep 2007 - 9:07

lys noir a écrit:
ajax a écrit:
lys noir a écrit:
ajax a écrit:
Cela dit, ce même jeu montrait l’incompatibilité incroyable entre Nation et Monarchie et là, il n’y a pas de doute à avoir…


Forcément, si vous vous contentez de jouer avec les idées... Plus sérieusement, je suis intéressé de savoir ce qui a pu vous conduire à penser de la sorte.


dans la sentinelle d'ici quelques jours... ça fouette !


... Je n'ai rien compris. Qu'est-ce qui fouette?


http://lasentinelle.123.fr/
_________________
J'ai une solution pour l'éducation Nationale et ses éléves, une solution qui a fait ses preuves sur moi : La claque dans la gueule.(martin.roquet)
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Ven 21 Sep 2007 - 10:31

ajax a écrit:

dans la sentinelle d'ici quelques jours... ça fouette !

Citation:
... Je n'ai rien compris. Qu'est-ce qui fouette?


Fouette Cocher ! et sinon sur "Sentinelle" j'ai trouvé ça :

Citation:
Les Sentinelles ont une apparence humaine (un corps avec deux bras, deux jambes et une tête) mais sont recouverte de métal. Pour palier aux super-pouvoirs des mutants qu'elles doivent chasser, elles sont d'une très grande taille (plusieurs fois la hauteur d'un humain). Elles disposent de nombreuses armes cachées dans toutes les parties de leur corps. Elles sont capables de voler et peuvent détecter les mutants à de très longue distance.


Citation:
La Sentinelle fut un journal révolutionnaire qui servit la propagande girondine.
Jean-Marie Rolland soutint financièrement La Sentinelle, Jean-Baptiste Louvet fut chargé de sa publication. Ce journal apparaissait comme un journal-affiche qui était placardé sur les murs. Pierre-Jean-Baptiste Chaussard devint l'un des rédacteurs de La Sentinelle.
Sa date de sa parution eut lieu après la Journée du 10 août 1792 lorsque les Girondins furent nommés au pouvoir, il cessa de paraître après leur proscription (Journée du 2 juin 1793).
Le papier du journal La Sentinelle était de couleur rose et était écrit en gros caractères.
En juillet 1795, il reparut. A la mort de Jean-Baptiste Louvet, Pierre-Charles-Louis Baudin dit "des Ardennes", François Daunou et d'autres journalistes et hommes politiques reprirent sa publication.


et pour finir ça :
Citation:
La Sentinelle est une nouvelle de science-fiction d'Arthur C. Clarke, qui a inspiré 2001 : l'odyssée de l'espace. Elle a été écrite en 1948 et publiée en 1951.
Résumé : Une équipe d'astronautes atterrit sur la lune, part en expédition et y découvre une pyramide sur la plate-forme d'une falaise. Le narrateur y voit immédiatement le symbole d'une intervention extra-terrestre, et imagine (ou devine par télépathie ?) qu'il s'agit d'une sentinelle, placée là pour savoir quand les humains auront atteint cet endroit, et seront donc devenus une civilisation intelligente.


Je ne soupçonnais pas qu'il existe un tel univers derrière ce mot...Sentinelle...

Ajax... E.T. c'était toi ?

sinon la Sentinelle c'est aussi un joli petit oiseau chantant sur sa branche et d'un coup, claps ! le voilà dans la gueule d'un chat noir...http://lasentinelle.123.fr//humour/chat-noir-rabelais.html
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ajax
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Ven 21 Sep 2007 - 17:05

non je ne suis pas ET, tu trouveras qui je suis dans ma signature Wink
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Sam 26 Jan 2008 - 11:07

La Vième république est morte !

Hara-kiri, le 4 février. Et encore, "Hara-kiri" c'est accorder trop d'honneur au geste. Trop de clairvoyance, trop d'éclat. Non, on a droit à une fin shkrouuuïtt. La fin du petit suisse dans l'assiette sous le dos de la cuillère. La petite flatulence versaillaise l'air de rien.

QUEL RÉGIME VOULONS-NOUS ENSUITE ?
Pour l'entité nationale ? réglant les échelles inférieures aussi ? réglant aussi les échelles supérieures (nos rapports avec) ? Primant tout ? Quelles architecture des pouvoirs, mise en texte de référence, souhaitons-nous ?
Un simple règlement de l'échelle nationale ? ou un choix souverain ?
Une station météo 'Al Gore avec vous" ? Une noblesse, une église, un tiers état ?
Un abonnement ?

Lisons les extraits du SB le la plume de salon de PM Coûteau : //////////////


La Ve République est morte

C'est le constat que fait Paul-Marie Coûteaux à l'approche du 4 février :


"la Ve République est morte depuis longtemps dans son esprit comme elle l’est maintenant dans sa ­lettre, drame d’ailleurs habituel aux républiques fran­çaises : la Ire République finit dans la Terreur, la IIe dans le coup d’État, la IIIe dans le désastre, la IVe dans le ridicule : voici qu’à présent la Ve s’achève dans l’abdication pure et simple, ce dont le grand Congrès du 4 février restera sans doute, pour l’histoire, le symbole le plus marquant.
C’est donc une triple responsabilité qu’endosseront nos parlementaires à Versailles : en permettant la ratification du traité supranational, ils renonceront à presque tout ce qui reste à la France de souveraineté ; réformant encore la Constitution, ils renonceront aussi à la Ve République ; enfin, ils contrediront à angle droit la voix du ­peuple telle qu’exprimée le 29 mai 2005, c’est-à-dire qu’ils nieront le primat du suffrage universel, dont pourtant ils procèdent eux-mêmes. Nous entrerons alors dans une tout autre ère, qui ne sera pas plus républicaine (au sens de la res publica, primat de l’intérêt supérieur de la nation) que démocratique, et qui ressemble fort à ce stade oligarchique que décrivait déjà Aristote quand il prévoyait les décadences fatales des républiques."

Pas de RIP.

Michel Janva

///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////
in http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2008/01/la-ve-rpublique.html


J'aurais bien ouvert un fil tonitruant sur le sujet. Mais j'ai trouvé celui-là, vaguement pareil, alors j'utilise...

Il y a aussi quelques postes 2006 dans celui-ci ("orientations-pour-une-republique-sociale-et-independante"), et aussi celui-ci ("une-republique-federale-comme-sixieme-republique") même chose.
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Dernière édition par le Sam 26 Jan 2008 - 11:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Sam 26 Jan 2008 - 11:15

Pendant quelques instants, j'ai pensé copier-coller texte et lien pour le diffuser par courriel, mais je me dis que c'est inutile. Lap lupart de ceux qui le recevront, ne le liront pas faute de filles à poil, de PPS à la con, de blagues sur les fonctionaires...
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Je préfère mourir pour une cause que vivre pour rien. John J. Rambo.
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Sam 26 Jan 2008 - 11:20

La Ve République était un régime assez paradoxal. Tout d'abord elle avait été taillée sur mesure pour un homme, le Général, ce qui montre son caractère essentiellement monarchique.

Elle a été ensuite terrassée par l'oligarchie la plus puissante jamais vue en France depuis 1789. Fondée comme une monarchie, détruite par une aristocratie, la Ve République est un OP(olitique)NI qu'il est grand temps d'oublier.

Il serait temps de refonder rapidement une assemblée constituante !
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Sam 26 Jan 2008 - 12:54

Tout est question d'echelle...la nation Française doit etre vu aujourd'hui comme la nation Bretonne (normande,berrichonne...) en 1789!

à l'echelle européenne,nous ne sommes plus qu'une province avec un intendant pour la diriger!

à l'exception du FN...tous les partis approuvent cette dissoluton dans l'entité bruxelloise....le peuple pour avoir voter pour eux approuvent donc cette situation...nous attendons la suppression des parlements locaux,ce qui fera une sacrée économie dans le budget et l'obligation à tous de parler l'anglais dès la maternelle!
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Sam 26 Jan 2008 - 13:39

Il y a vraiment un absolu d'échelle. L'esprit du prince se déplace de la capitale de province vers les caves de Bruxelles, puis Washingtonia, mais ce n'est que l'envie du baveux qui se bouge. Il reste du solide, absolu et immobile, dont seules les entournures sont molles.



Une province ne peut avoir qu'une ville vraiment 'pleine'. Une université, Un hopital avec son service de pointe (pathologies rares, lourdes etc.), Un aéroport vraiment international (avec les liaisons subventionnées s'il le faut), Un port eaux profonde si la province le permet, Un axe de communication national/continental, Une télé fournie, Un salon littéraire valable, Un théatre, Un orchestre, Un tribunal prèt à tout Un industrie mondiale (Michelin etc.), etc.


La nation elle montre un saut qualitatif, qui ne se 'dissout' dans rien, ni ne se banalise (s'assimilerait à une région.) La nation combine QUELQUES régions, imposées par l'histoire/géographie mais déjà distinctes. Ainsi la nation joue-t-elle d'une concurrence entre excellences uniques (université de Montpellier, de Paris, Lile, Strasbourg etc.), ou si vous voulez 'bénéficie-t-elle d'une diversité' d'excellences, qui n'est pas encore une liophilisation (échelle supérieure, cf + loin.) Dotés de (non pas 'diversité', ce mot mot est vraiment trop connoté de l'actuelle 'floppée de plumes multitaches', "individualisme de masse", mais disont plutôt..) pluralité d'entités régionales, qui sont elles organiques, la nation (l'homme), est aussi par contre sous 'l'étrange malheur' du choix de Dieu, l'étrange condamnation de son bouquet d'organes, QUELQUES, qui sont comme ça et pas autrement, qui éventuellement lui refusent l'accès à la mer, ou les puits de pétrole, ou les défenses naturelles. Comme un homme se retrouve moche, ou con, ou beau, ou doit subir avec courage "l'étrange drame.. d'être une femme." (té les références Lutfi!)

Ainsi par son échelle la nation qui combine des 'pays' différents et déjà est obligée d'être 'complète', être 'homo' et non simple organe, et son articulation politique ne peut être qu'un sommet de la philosophie humaine, qu'elle soit royale ou républicaine. Impossible de la tenir par la mafia familiale, ni la seringue Orange. On va en reparler dans ce fil j'éspère. Ici je discute du cadre, du simple cadre à considérer. Et de même, par le nombre restraint de ses QUELQUES organes, chéris ou qui font mal, la nation est obligé de batailler avec la réalité, construire le meilleurs et laisser faire la réalité les deux pieds dans sa merde combinée, et non pas appuyer sur le bouton pervers et masturbatif du distributeur impérial.


Car l'échelle suivante, saut qualitatif indéniable, c'est quand on passe de la pluralité à la diversité, quand on passe de 5 ou 10 ou 20 régions, länder, Province, à.. 350, 600 ou que sais-je.
Ici pas recherche énergétique, juste un choix entre les bassins pétroliers et leur maques, forcément disponibles, c'est l'effet d'échelle qui veut ça. On a de tout, c'est la masturbation devant l'écran.
On ne chérie plus ses organes, on les feuillette, ce n'est plus une pluralité, c'est un bottin.
On enduit une Bretagne de 20 centimètres de lisier de porc industriel, on refile un Brabant à l'Islam voisin, on remplace le Güttborg par un champ de derrick (là j'affabule), peut importe on en a quatre-cent-cinquante-douze, des Güttborg, des Brabant, des Bretagne. L'échelle continentale, si elle est centralisée et politiquement dominante (par rapport aux nations), est forcément néfaste, infichue de s'occuper du progrès en réalité. C'est le prince enfermé dans les caves sublimes du palace unique de l'empire clignotant, avec les réseaux qui se marchent dessus pour lui arracher un contrat de herse continentale, irresistible.


Au dessus, saut qualitatif, il y a le monde. La, plusieurs continents, et plusieurs civilisations parce qu'à mon avis celles-ci vont durer. Si un empire continentale devait dominer, un autre se lèverait pour sy' opposer, parce que l'échelle planétaire,parce que la distribution continentale/civilisationnelle.


Je n'ai pas parlé des petites communes, ou aglomérations, villes, pas le tant le riz comment à griller.

Donc toujours même disque : communes = cellules
régions = organes
nations = hommes
continents/civilisations = congrégations
monde = multitude.

Il faut donc savoir comment combiner tout ça. Ce n'est pas le plus gros le mieux...

Pour l'entité interstélaire faudra me passer un fax. L'intergalactique est difficle pour mes neurones.. Et les amas !
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Dim 27 Jan 2008 - 17:03

el spirito a écrit:

à l'exception du FN...tous les partis approuvent cette dissoluton dans l'entité bruxelloise....le peuple pour avoir voter pour eux approuvent donc cette situation...nous attendons la suppression des parlements locaux,ce qui fera une sacrée économie dans le budget et l'obligation à tous de parler l'anglais dès la maternelle!


Faux, archie-faux, et vous le savez;
Le Parite des travailleurs, le néo-mouvement schivardistes, le Mouvement des citoyens (Chevenements), une partie du Pc, le mouvement de Dupont Aignan, le Mpf (meme si eux, par leurs conneries congénitales, l'ont permis) sont largement aussi opposés à l'europe Mastichiéenne.

Je vais meme plus loin;
le seul candidat réellement et totalement souverainistes (donc anti-européen) etait Schivardie puisqu'il etait le seul a recourir à la seul vraie solution pour cesser de subir le carcan europeen... sortir de l'Ue.
En cela il etait beaucoup plus concret que les incantations des gauchistes (type Mélanchon, Buffet, Besancenot) qui voulait soit disant discuter avec des partenaires européens dont les interets etaient de toutes évidences trop éloignés des notres mais ,il etait aussi beaucoup plus radicale et concret que les inepties Le Peniste qui parlait d'attendre la belle mort de l'idée européenne...
ben voyons, quand on voit le mal que se donne le systéme pour maintenir la tete son machin hors de l'eau, il etait évident que le systéme et sa puissance ne laisserait jamais mourrir l'Union européenne.
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Dim 27 Jan 2008 - 17:27

Citation:
Je vais meme plus loin;
le seul candidat réellement et totalement souverainistes (donc anti-européen) etait Schivardie puisqu'il etait le seul a recourir à la seul vraie solution pour cesser de subir le carcan europeen... sortir de l'Ue.


C'est vrai que pour la rupture avec l'UE, il n'y a que Schivardi et les souverainistes groupusculaires de l'UPR.

Il faut dire que pour un leader politique un peu connu, il serait très risqué de se déclarer pour une rupture avec l'UE. Un tel positionnement, c'est l'assurance de s'attirer la haine, les insultes et les quolibets de tout l'establishment dans la mesure où la construction européenne est ce qui lui tient le plus à coeur.

Aujourd'hui, il n'y a politiquement rien de plus subversif (et en même temps de juste, l'avenir nous montrera que la construction européenne est une impasse) que de réclamer une rupture avec l'UE.
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MessageSujet: Re: Le concept de république   Sam 2 Fév 2008 - 23:09

milla a écrit:
el spirito a écrit:

à l'exception du FN...tous les partis approuvent cette dissoluton dans l'entité bruxelloise....le peuple pour avoir voter pour eux approuvent donc cette situation...nous attendons la suppression des parlements locaux,ce qui fera une sacrée économie dans le budget et l'obligation à tous de parler l'anglais dès la maternelle!


Faux, archie-faux, et vous le savez;
Le Parite des travailleurs, le néo-mouvement schivardistes, le Mouvement des citoyens (Chevenements), une partie du Pc, le mouvement de Dupont Aignan, le Mpf (meme si eux, par leurs conneries congénitales, l'ont permis) sont largement aussi opposés à l'europe Mastichiéenne.

Je vais meme plus loin;
le seul candidat réellement et totalement souverainistes (donc anti-européen) etait Schivardie puisqu'il etait le seul a recourir à la seul vraie solution pour cesser de subir le carcan europeen... sortir de l'Ue.
En cela il etait beaucoup plus concret que les incantations des gauchistes (type Mélanchon, Buffet, Besancenot) qui voulait soit disant discuter avec des partenaires européens dont les interets etaient de toutes évidences trop éloignés des notres mais ,il etait aussi beaucoup plus radicale et concret que les inepties Le Peniste qui parlait d'attendre la belle mort de l'idée européenne...
Non , Milla, tu pourrais faire preuve d'un minimum d'honnetete intellectuel. Ce que tu enonces concerne les dernieres declarations de JMLP sur l'euro.
Je ne vais pas faire des citations du programme du FN qui est en ligne, et accessible en 3 clics.
quant au MRC de Chevenement et G Sarre on trouve sur leur site officiel la position suivante :
Le MRC est pour une Europe des peuples. Nous défendons contre l’oligarchie et l’Europe libérale actuelle un autre modèle de construction européenne : celui d’une coopération de nations libres et solidaires. Cette coopération doit s’articuler autour de grands projets (culturels, éducatifs, industriels, agricoles, etc.). C’est ce qui a fonctionné dans l’histoire (cf Airbus par exemple). Ces coopérations à géométrie variable doivent permettre d’associer la Turquie et le Maghreb, mais aussi la Russie, dans la construction d’un acteur stratégique européen.
http://www.mrc-france.org/rubrique.php3?id_rubrique=8

A peu pres la meme chose que le FN donc, sauf pour l'idee d'associer la Turquie et le Maghreb qui, elle, est plutot sarlozziste.
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Le concept de république

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