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| Auteur | Message |
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hilbert Adepte de la cabale


 Inscrit le : 13 Juin 2007 Messages : 325 Localisation : bruxelles
 | Sujet: Re: Nationalisme. Jeu 19 Juil 2007 - 0:19 | |
| En Belgique ,il est assez difficile d' etre nationaliste "belge",d' autant plus que le ciment qui tient cette contrée est un roi qu' on a pas su caser ailleurs.Les flamands revendiquent une certaine indépendance,mais la grosse erreurs qu 'ils font est de baser leurs indépendance avec l' économie de marché,et là les gogos ils ont pas encore compris qu'ils marcheront quand big brothers leurs dira ou marché. _________________ http://www.albasrah.net/index.php http://www.palestine-info.com/fr/ |
|  | | Bibi Clemenceau Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 30 Sep 2006 Messages : 644
 | Sujet: Re: Nationalisme. Jeu 19 Juil 2007 - 0:26 | |
| Un petit clin d'oeil a nos amis europenaniste. Qu'est ce qu'il en penserait notre beau 75 hein ? C'est qu'il en a zigouillé du boch !
 Shot with DSC-W50 at 2007-07-18
Plus serieusement, quand je vois que l'Allemagne s'en sort bien industriellement, je peux pas m'empecher de penser que c'est a nos depends. Apres tous, on est deux pays assez semblables, a coté l'un de l'autre, des concurrents quoi ! Combien d'usines Francaises ont fermé parce que une Allemande fait la meme chose un peu mieux ? |
|  | | laurent666 Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 15 Oct 2006 Messages : 1065 Localisation : nissa
 | Sujet: Re: Nationalisme. Jeu 19 Juil 2007 - 0:34 | |
| | Lestat a écrit: | | Bibi Clemenceau a écrit: | | Combien d'usines Francaises ont fermé parce que une Allemande fait la meme chose un peu mieux ? |
Oui mais il ne faut pas oublier que les usines Françaises ferment principalement à cause de la concurrence asiatique. |
Et il ne faut pas oublier que l'utilisation des machines-outils allemandes et des ordinateurs asiatiques augmente la productivité française.
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|  | | Bibi Clemenceau Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 30 Sep 2006 Messages : 644
 | Sujet: Re: Nationalisme. Jeu 19 Juil 2007 - 0:36 | |
| | Les usines a la con, textiles, etc. L'Allemagne aussi les a perdu. Mais elle a plus conservé que nous les choses plus techniques, machines-outils, automobiles, etc. C'est donc un concurent aussi, dans un autre domaine que les pays du tier-monde, mais peut etre plus nuisible allez savoir. |
|  | | Thundaar Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 09 Juil 2007 Messages : 696
 | Sujet: Re: Nationalisme. Jeu 19 Juil 2007 - 1:15 | |
| | Citation: | | quand je vois que l'Allemagne s'en sort bien industriellement |
Comme si l'Allemagne ne souffrait pas autant que nous des mêmes maux. L'industrie automobile allemande se porte comme un charme (ironie).
PS: cher Bibi Clemenceau, les deux boucheries de 14 et 40 ne sont pas pour moi motif de moquerie. Les morts français et allemands sont morts pour rien, avec courage certes, avec honneur aussi, mais pour rien. Je pleure les morts d'Europa, tous camps confondus. Comme le disait Mitterrand, "quelle que soit la couleur de leurs uniformes, ils étaient courageux". |
|  | | Thundaar Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 09 Juil 2007 Messages : 696
 | Sujet: Re: Nationalisme. Jeu 19 Juil 2007 - 1:29 | |
| | Citation: | | Thundaar, vous vous adressez sur ce forum à des ex-communistes ou des militants de gauche (pas seulement) qui ont justement rompu, soit avec le PC soit avec des partis d'extrême-gauche, parce que le discours complaisant sur l'immigration leur paraissait faire le jeu du libéralisme. Ce n'est pas la seule raison, mais c'est une raison très importante. |
Je connais aussi des gens, je ne pense pas à vous bien sûr, qui s'inventent purement et simplement un passé d'extrême-gauche, pour ensuite se tourner vers la droite nationale par exemple, ou vers des positionnements spécifiques (NR... etc). Je respecte profondément les gens du PCF par exemple qui ont eu le courage de dénoncer le déni de réalité sur l'immigration, et qui l'ont bien payé.
| Citation: | | Par conséquent nous sommes conscients plus que quiconque du problème de l'immigration, plus que les gauchistes qui restent avec Besancenot, mais plus aussi que la droite pseudo-nationale qui, au lieu de rester fidèle à Le Pen, a voté Nabo (précipitant la fin de cette droite là). |
Oui, sur les gauchistes vous avez parfaitement raison, mais je m'étonne de vos profondes illusions, selon moi, pour Le Pen. Je ne différencie personnellement pas Sarkozy et Le Pen, malgré d'évidentes différences de personnalité, et je n'oublie pas non plus quelle était la famille idéologique du dit quidam.
| Citation: | | C'est vous qui avez récemment réintroduit la question économique et politique dans vos posts pour me faire maintenant le reproche de ne pas parler des allogènes. Alors que j'ai au contraire toujours mis en équilibre les deux questions. |
C'est que je ne vous visais pas spécifiquement, car je sais lire, et j'ai bien vu que vous évoquiez le sujet dans tabou.
| Citation: | | Entre nous deux, le plus extrêmiste (peut-être) ou en tout cas le moins équilibré (dans l'argumentaire), c'est vous. |
Je ne le pense pas, mais je vous reconnais un discours pour beaucoup d'aspects sympathique et je ne vous visais pas nécessairement dans cette remarque, voire pas du tout. Ne vous sentez pas obligé de vous justifier, en aucun cas je ne suis votre ennemi, bien au contraire. Nous divergeons sur certains points, voilà tout, et le débât me paraît productif.
| Citation: | | Je précise donc; si inversion des flux il y a un jour - et je ne dis que ce soit nécessaire, je dis que c'est envisageable - ce sera dans un cadre impérial. Pas dans le cadre des nations seules. |
Où avez-vous lu de ma part que cela serait dans le cadre des nations seules ? J'ai dit que cela se ferait dans le cadre de la grande république européenne, que vous pourriez éventuellement appeler empire (les mots n'ont qu'une importance limitée) mais un empire sans empereur... c'est une république Je suis donc d'accord avec vous.
| Citation: | | Rien à voir avec votre nettoyage par le vide, terriblement mécanique et même légèrement... totalitaire (?) - excusez-moi, je cherchais un autre mot, et je n'en ai pas trouvé. |
Non, pas totalitaire, pire... démocratique ! Et je peux vous dire que, ayant regardé avec attention une émission de C'est dans l'Air sur l'immigration extra-européenne, c'est bien la seule manière de procéder, avec une pleine négociation avec les pays émetteurs bien évidemment.
| Citation: | | Oui, oui, je suis bien conscient de ce que vous seriez satisfait d'entendre. |
Quoi donc ? J'ai clairement dit que, pas plus que moi, vous n'étiez fasciste. J'ai dit que c'est comme ça que certaines mauvaises langues aux relais médiatiques non négligeables auraient envie de nous reléguer, vous comme moi, et d'ailleurs je déplore que certains usent de la reductio ad hitlerum sur ce forum.
Pour moi, le fascisme est ni plus ni moins qu'un socialisme national perverti, et dont l'existence a sali des notions tout à fait saines, et probablement pour longtemps. L'union du social et du national n'a par exemple rien de fasciste, mais parce que Valois a écrit socialisme+nationalisme = fascisme, parce que la DAP autrichienne s'est qualifiée en 1918 de "national-socialiste"... qu'on ressortira perpétuellement, "fasciste".
La politique c'est 50% théorie 50% communication, vous le savez comme moi, et c'est sur ce plan là que je me plaçais.
En somme, cher Pertinax, vous voyez des différences radicales là où il devrait y avoir demande d'éclaircissement, ce que je fais. Je ne vous considère pas du tout comme un ennemi, et pas non plus comme un adversaire.
Par ailleurs, si j'ai été mal compris, vous pouvez mettre ça sur le dos de ma crève de cheval...
Cordialement :) |
|  | | Bibi Clemenceau Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 30 Sep 2006 Messages : 644
 | Sujet: Re: Nationalisme. Jeu 19 Juil 2007 - 1:42 | |
| Ils s'en tirent mieux que nous en tous cas. Ca me gonfle.
| Citation: | | Je pleure les morts d'Europa, tous camps confondus. Comme le disait Mitterrand, "quelle que soit la couleur de leurs uniformes, ils étaient courageux". |
Europa ...
Tu parles ! La verité c'est qu'apres leur unification ils etaient sur d'eux, arrogants, belliqueux, degoutés de ne pas avoir de colonie ! Saleté de Prussiens ! Rien qu'a voir que la guerre de 1870 etait pour Bismark juste un moyen de faire l'unification sur le dos des Francais, tous est dit. Nan vraiment 14-18 c'etait leur faute, et on serait passé pour des merdes si on leur avait pas foutu sur la gueule. On n'avait pas le choix, c'est la vie ...
Apres en 45, on peut pas dire qu'on se soit vraiment battu, ca a etait une boucherie Allemande et a l'Est, pas Francaise. |
|  | | Thundaar Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 09 Juil 2007 Messages : 696
 | Sujet: Re: Nationalisme. Jeu 19 Juil 2007 - 1:59 | |
| | Citation: | | Ils s'en tirent mieux que nous en tous cas. Ca me gonfle. |
Au final, c'est "kif-kif", et je ne parle pas de l'état du Royaume Uni, de la Belgique... ou de la Russie.
| Citation: | | Tu parles ! La verité c'est qu'apres leur unification ils etaient sur d'eux, arrogants, belliqueux, degoutés de ne pas avoir de colonie ! |
Bismarck au contraire trouvait très bien justement que l'Allemagne n'ait pas de colonies et puisse en revanche avoir une politique ambitieuse en Mittel Europa (projet aussi du père de la démocratie allemand Friedrich Naumann). N'oublie pas tout ce que le nationalisme allemand doit au nationalisme français, et si Fichte et Beethoven, entre autres, étaient des partisans de la révolution française, à l'origine, ils en furent dégoûtés. Le nationalisme allemand a avant tout été une réaction extrême au nationalisme français, et on constaté la même chose en Espagne par exemple.
Cela ne signifie pas qu'il n'y a pas une arrogance prussienne, en n'oubliant pas que les Prussiens d'origine étaient des baltes et non des allemands, et que beaucoup d'huguenots français y firent souche.
| Citation: | | Nan vraiment 14-18 c'etait leur faute, et on serait passé pour des merdes si on leur avait pas foutu sur la gueule. On n'avait pas le choix, c'est la vie ... |
14-18 c'est une responsabilité collective de tous les Européens, des deux alliances, l'Autriche-Hongrie en particulier, mais aussi la Serbie, la Russie, l'Allemagne, la France. Le Royaume-Uni n'est entré en guerre qu'en raison du viol de la neutralité belge. Si, il y avait le choix, pour eux comme pour nous, et le choix collectif fut le pire possible. L'Europe ne s'en est pas remise et c'est à ce moment là que les USA ont commencé à jouer leur sale jeu sur notre continent. |
|  | | Bibi Clemenceau Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 30 Sep 2006 Messages : 644
 | Sujet: Re: Nationalisme. Jeu 19 Juil 2007 - 2:17 | |
| Oui, donc ils n'ont pas commencé a essayer de faire des colonies un peu partout apres 1870 ?
Et l'Alsace annexée, c'etait une reaction a notre nationalisme ? On les avait attaqués ?
Responsabilités partagés mes fesses. Propagande Europeaniste et anti Francaise.
Et si on remonte encore plus loin, les attaques contre la Revolution Francaise puis contre l'Empire Francais de la Prusses, c'etait en reaction a quoi ? Qu'est ce qu'on leur a mis d'ailleurs. Austerlist ... . Quand on pense qu'a Waterloo ils etaient avec les Anglais 2 contre 1. Je dis ca parce qu'il ne faut pas oublier que c'est des eternels loosers les Allemands.
| Citation: | | Le Royaume-Uni n'est entré en guerre qu'en raison du viol de la neutralité belge. |
Tu parles, ils ont du encore vouloir aider les plus desavantagés, ils faisaient ca tous le temps. |
|  | | Thundaar Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 09 Juil 2007 Messages : 696
 | Sujet: Re: Nationalisme. Jeu 19 Juil 2007 - 11:14 | |
| | Citation: | | Oui, donc ils n'ont pas commencé a essayer de faire des colonies un peu partout apres 1870 ? |
Bismarck, non. Mais il y avait un lobby colonial auprès de l'empereur auquel Bismarck a fait son possible pour s'opposer. Ce qui fait que malgré tout il y a eu quelques colonies allemandes (Nouvelle-Guinée, Cameroun, Namibie, Tanganyika et Togo) mais ceux-ci sont arrivés tardivement.
| Citation: | | Et l'Alsace annexée, c'etait une reaction a notre nationalisme ? On les avait attaqués ? |
Ils estimaient que l'Alsace faisait naturellement partie de l'Allemagne et pas de la France. Après tout, le nom d'Alsace vient d'alaman, qui a donné en français "allemand". Mais je ne fais l'apologie ni du nationalisme français ni du nationalisme allemand, notez bien.
| Citation: | | Responsabilités partagés mes fesses. Propagande Europeaniste et anti Francaise. |
Mais bien sûr, les Français sont des saints qui n'ont jamais rien à se reprocher... Et en 1870, qui a déclaré la guerre à la Prusse par hasard, avec le "succès" qu'on sait, et qui a valu justement de perdre l'Alsace. Il me semble que c'était un "allemand" bien connu du nom de Napoléon III.
| Citation: | | Et si on remonte encore plus loin, les attaques contre la Revolution Francaise puis contre l'Empire Francais de la Prusses, c'etait en reaction a quoi ? |
Peut-être à la politique d'expansion de Louis XIV. La France annexant à partir de 1789 des territoires germanophones, la rive gauche du Rhin, c'était quoi ? C'est bel et bien une responsabilité collective des Européens. Et quand l'UK et la France ont attaqué aux côtés de la Turquie la Russie, abandonnant ainsi les peuples européens des Balkans, c'était quoi ?
Il ne s'agit pas de faire l'éloge d'un nationalisme d'un pays d'Europe contre un autre, mais de voir en quoi le nationalisme de l'époque n'a fait que semer des cadavres, abandonnant des Européens au jour turc, abandonnant les pauvres d'Europe pour construire des infrastructures en Afrique. Combien d'européens auraient pu vivre mieux sans cette aberrante et inutile politique coloniale ? Clemenceau d'ailleurs ne disait-il pas qu'il valait mieux construire des hôpitaux en France.
| Citation: | | Je dis ca parce qu'il ne faut pas oublier que c'est des eternels loosers les Allemands. |
Tout à fait, on l'a vu en 1870 et en 1940.
| Citation: | | Tu parles, ils ont du encore vouloir aider les plus desavantagés, ils faisaient ca tous le temps. |
Le Royaume-Uni a toujours protégé la Belgique des appétits français, mais aussi allemands, toujours son jeu trouble... |
|  | | Bibi Clemenceau Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 30 Sep 2006 Messages : 644
 | Sujet: Re: Nationalisme. Jeu 19 Juil 2007 - 17:03 | |
| | Citation: | | Ce qui fait que malgré tout il y a eu quelques colonies allemandes (Nouvelle-Guinée, Cameroun, Namibie, Tanganyika et Togo) mais ceux-ci sont arrivés tardivement. |
C'est bien ce que je te dis, des leur unité, ils sont parti a la conquete du monde avec les dens qui rayé le parquet, mecontent d'avoir un train de retard.
| Citation: | | Ils estimaient que l'Alsace faisait naturellement partie de l'Allemagne et pas de la France. |
Ben voila, tu vois qu'ils etaient agressifs.
| Citation: | | Et en 1870, qui a déclaré la guerre à la Prusse par hasard, avec le "succès" qu'on sait, et qui a valu justement de perdre l'Alsace. |
Nan nan nan faut pas charier, la France n'a pas attaqué l'Allemagne en 1870, tu rigoles ou quoi ? Quand a savoir pourquoi une coalition Europenne c'est formé contre la France juste apres la revolution, je ne crois pas que c'etait un hazard.
| Citation: | | Tout à fait, on l'a vu en 1870 et en 1940. |
Pour 1870, qu'est ce que tu veux, on peut pas toujours gagner. Pour 45, ca n'etait pas vraiment une guerre franco-allemands, le monde avait changé. De plus, ca a mal fini pour l'Allemagne tu en conviendra je penses. |
|  | | Thundaar Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 09 Juil 2007 Messages : 696
 | Sujet: Re: Nationalisme. Ven 20 Juil 2007 - 0:16 | |
| | Citation: | | C'est bien ce que je te dis, des leur unité, ils sont parti a la conquete du monde avec les dens qui rayé le parquet, mecontent d'avoir un train de retard. |
Que le nationalisme allemand ait été revanchard est une évidence, comme l'était à sa manière le nationalisme français. L'un comme l'autre ont eu une responsabilité majeure dans le déclin de notre civilisation. Napoléon-Hitler.
| Citation: | | Nan nan nan faut pas charier, la France n'a pas attaqué l'Allemagne en 1870, tu rigoles ou quoi ? |
Bien sûr que si, c'est la France qui a déclanché les hostilités, comme en 1940 d'ailleurs, officiellement il s'entend (comme conséquence de l'attaque allemande sur la Pologne).
| Citation: | | Quand a savoir pourquoi une coalition Europenne c'est formé contre la France juste apres la revolution, je ne crois pas que c'etait un hazard. |
Ce n'était pas une coalition européenne, mais les aristocraties dont la française en fuite voulant mettre en place une restauration. Et puis la révolution a aussi été un facteur d'exportation.
| Citation: | | De plus, ca a mal fini pour l'Allemagne tu en conviendra je penses. |
Oui, et cela a mal fini pour une partie importante de l'Europe [sauf pour les russes], vassalisée à l'impérialisme US. |
|  | | Pertinax Adepte de la cabale


 Inscrit le : 11 Mai 2007 Messages : 277 Localisation : Oulan-Bator
 | Sujet: Re: Nationalisme. Ven 20 Juil 2007 - 20:54 | |
| Alain Soral souhaite se rapprocher des maurrassiens. Que dit Maurras de la nation ? Que peut-on garder de Maurras aujourd’hui ? Quelles sont les limites de la pensée maurrassienne ?
D’abord, quelques rappels.
Le 15 novembre 1899, L’Action Française publie un manifeste dans lequel Charles Maurras explique que depuis la disparition de l’unité médiévale de la Chrétienté qui continuait le monde romain, la seule forme sociale achevée est la nation ; elle est intangible en tant qu’elle est la condition rigoureuse de toute humanité ; plus qu’un fait de sentiment, le nationalisme est une obligation rationnelle. Tous les problèmes diviseurs doivent être ramenés à la nation. Tout Français a le devoir de diffuser ces vérités.
Maurras s’emploie ensuite à établir qu’il est dans la logique du nationalisme d’être monarchiste. Telle sera la doctrine de Maurras : le nationalisme intégral.
Tout d’abord, le petit de l’Homme est un héritier, et la relation primitive de la cité à l’homme est un rapport hiérarchique d’autorité pure, éminemment bienfaisante, « L’inégalité est bonne en soi » (l’enfant devant sa mère). La première des sociétés est la famille.
Maurras veut restaurer la cité comme on soigne un corps malade. La méthode [chemin à suivre] pour connaître dépend d’abord de ce qui est à connaître. C’est l’empirisme organisateur. Substituer à la recherche des substances insaisissables la recherche des lois. Méthode nouvelle, doctrine nouvelle, ordre nouveau. Maurras ne fait pas de métaphysique, Il y a donc quelque chose d’inachevé, de précaire dans sa restauration.
La grande idée politique de Maurras est, comme nationalisme, la conjugaison de l’idée monarchique et de l’idée nationale. La nation « est le plus vaste des cercles de communautés sociales ». Le nationalisme ne devient-il pas une forme de culte de la nation ? La nation est l’incarnation biologique et physique, territoriale et humaine, d’un corpus culturel. La nation est une manière d’être homme, expressive d’un type d’homme. Maurras pourtant n’absolutise pas la nation en laquelle il voit « une très fâcheuse dégradation de l’unité médiévale ». La monarchie héréditaire est le plus national et le plus international de tous les pouvoirs. Un lien de parenté établi entre les chefs d’état peut conduire à la paix entre les nations. Autrement, faute de « race internationale des rois », les nations tendent à s’entre-détruire indéfiniment. Dans le même esprit, Maurras discerne dans l’Eglise « l’Internationale catholique », le principe spirituel capable de faire co-exister les nations.
Il résulte de ces principes que le suffrage universel ne saurait être maintenu. « Une juste loi n’est point une loi une loi régulièrement votée, mais une loi qui concorde avec son objet et qui convient aux circonstances. On ne la crée pas, on la découvre dans le secret de la nature, des lieux, des temps et des états. ». Est-ce à dire que le bien commun serait raison des biens particuliers ? Nullement. Le fameux « politique d’abord » ne désigne qu’une primauté dans l’ordre du temps. Maurras va jusqu’à dire : « L’économie étant la science et l’art de nourrir les citoyens et les familles, de les convier au banquet d’une vie prospère et féconde, est une des fins nécessaires de la politique. Elle est plus importante que la politique. Elle doit donc venir après la politique, comme la fin vient après le moyen. » Maurras reprend à son compte la thèse de la conjugaison du thème national et du thème social. « Il y a opposition, contradiction à angle droit entre le marxisme égalitaire international [doctrine et égalitarisme] et la protection de la nation et de la patrie. Mais un socialisme libéré de l’élément démocratique et cosmopolite, peut aller au nationalisme comme un gant bien fait à une belle main. » |
|  | | Pertinax Adepte de la cabale


 Inscrit le : 11 Mai 2007 Messages : 277 Localisation : Oulan-Bator
 | Sujet: Re: Nationalisme. Dim 22 Juil 2007 - 22:26 | |
| | Que pourrait reprendre Alain Soral du Maurras tel que je le présente ? Le nationalisme de Maurras paraît bien intransigeant. Mais Soral certainement s'en inspire (monarchie en moins). Le corps malade de la cité, avec donc aussi ses greffes qui prennent ou sont rejetés [cf l'Omnivore Sobriquet] lui convient certainement comme image de la France. Quant à l'empirisme organisateur (et son caractère précaire), ne fait-il pas penser à une bonne méthode ? Jusqu'au principe spirituel qui ne déplairait pas à Soral, surtout quand on sait que Maurras était agnostique. Voilà à mon avis des points de convergence. Que les punko-maurassiens et autres alter-royalistes donnent leur avis. |
|  | | l'Omnivore Sobriquet Idiot utile


   Age : 42 Inscrit le : 02 Déc 2006 Messages : 794 Localisation : France
 | Sujet: Re: Nationalisme. Ven 27 Juil 2007 - 0:14 | |
| | Citation: | | Autrement, faute de « race internationale des rois », les nations tendent à s’entre-détruire indéfiniment. Dans le même esprit, Maurras discerne dans l’Eglise « l’Internationale catholique », le principe spirituel capable de faire co-exister les nations. |
Voilà qui me laisse hautement perplexe. Créer une race internationale de rois c'est créer une tribu qui détourne le roi de son peuple, qui prime le déracinement vers la caste 'de gouvernement'. Enfin, ça a cet aspect, mais ce n'est pas forcément prépondérant.
Des nations peuvent-elles coexister sans principe spirituel commun ? Plus précisemment, peuvent-elles coexister 'vertueusement' sans ce principe spirituel ? On le voit à présent aux niveaux des individus : les 'citoyens' dé-christianisés de la geuze cohabitent mal. J'allais écrire, 'dé-spiritualisés' mais il y a des erzats en fonctions, admis par l'équerre bleu-blanc-rouge, mais il y a toutes sortes de 'spritualités' en fait, mais toutes en 'sphères privées' bien sûr et c'est là que le bas blesse. dIveRSitUdEs, qui forcément s'interferrent, et d'autre part soigneusement rangées et CONFINÉES hors de "l'espace public"; Ce n'est pas le 'principe spirituel', du tout. On vois ces temps-ci..
(et parce que nous avons encore la référence du temps "d'avant" - hè les futurs vieux là, ne voyez-vous pas votre rôle historique ici ? dire comment c'était 'avant', et dire tout ce qui a changé)(par exemple je me suis fait sèchement clapé une fois par un 'futur vieux' en parlant du 9-3 et disant (naturellement sottement) que "c'était toujours un peu comme ça en fait, avant c'était les blouson noirs" : bé non ! ce n'était pas comme ça avant, du tout! La vie publique était sûre, était décontractée... Il faut témoigner avant que le tableau noir ne soit complètement effacé et réécrit. Les femmes étaient-elles "enfermées entre la cuisine et l'église" il y a 55 ans ?) On voit ces temps-ci disais-je que la vie en commun 'citoyenne' est pauvre et appauvrissante sans 'principe spirituel' (par 'principe', on entend 'qui est présent dans l'espace public', qui est 'principal'), on le voit bien en ce moment dans l'absolu et par contraste, avec cet avant encore présent dans les vécus. Les nations, qu'on pourrait souhaiter à l'image des hommes, peuvent-elles cohabiter sans ce 'principe spirituel' ? ou plutôt, le peuvent-elles vertueusement ? Sans virer à la foire aux jalousies, à la cour des 'nikés' ?
Je comprends bien la frilosité qu'il y a pour un parti ou même un mouvement politique à brandir un 'retour chrétien', voire 'primat catholique', mais il faut comprendre néanmoins, à contrario, que l'ébauche d'un "principe spirituel" pour l'espace public est un ouvrage majeur des temps qui viennent. Et ça passe par le politique, ce n'est pas relégué aux chambres à coucher et aux chapelles... C'est diffusement, confusemment, attendu par le plus grand nombre. _________________ Les frontières créent les responsabilités.
Dernière édition par le Ven 27 Juil 2007 - 14:08, édité 1 fois |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Nationalisme. Ven 27 Juil 2007 - 2:43 | |
| Ce que Maurras n'a pas réussi(personne, surtout pas BHL dans l'idéologie française n'a mentionné que Maurras avait vivement critiqué le racisme hitlérien), Boulanger l'a presque réussi. Si il avait fait un coup d'état dans la foulée immédiate de sa nomination parisienne, c'était gagné !
Le problème depuis la révolution de 1789 est la bourgeoisie qui prend tout et ne donne rien à la différence des rois ou des secrétariats marxistes !
Boulanger a réussi ce petit miracle de fédérer les paysans, les monarchistes et les bonapartistes comme aujourd'hui il faut fédérer les libéraux modérés, les communistes, les frontistes, les royalistes, les anars, les décus du socialisme et du sarkozisme qui ont tous en commun cette détestation des valeurs bourgeoises, du moins de l'ultra-libéralisme !
Je sens beaucoup de querelles de clôchers alors que la seule oportunité est de voir bien plus tard qui a la plus grosse ! Soral m'a écrit que les choses allaient devenir plus visibles avec Sarko et il n'a pas tort, nous voyons bien le gouvernement benetton tendance défilé de manequins, l'Europe, son projet méditerranéen, sa mise à genous devant la turquie, son ouverture à la gauche où il recrute les plus grosses crapules, en plus ! Les déçus du sarkozismes vont être là, c'est maintenant qu'il faut être malin et présent. Que peut faire le communisme authentique pourri par Buffet, Autin, Bovet ou Besancennot seul ? Que peut faire le fn "conservateur" seul ? Le parti de Dupont Aignant avec son gaullisme authentique ? ...
Bah, si ça se pourrit bien à le rentrée, on peut toujours expérer une révolution à la rentrée de Septembre, mais elle sera récupérée par qui... Cohn Bendit ? Yannick Noah le résistant du show ? Besancennot le facteur propriétaire ?
PS : Combien de posts avant de ne plus être une merde de Faugiel ? Mieux encore pour être un subversif à grosse bite ?  |
|  | | Sebsebforce Idiot utile


   Age : 36 Inscrit le : 07 Déc 2006 Messages : 603
 | |  | | l'Omnivore Sobriquet Idiot utile


   Age : 42 Inscrit le : 02 Déc 2006 Messages : 794 Localisation : France
 | Sujet: Re: Nationalisme. Ven 27 Juil 2007 - 9:14 | |
| @ Ludo Lefbvre : Je concoure sur le post-scriptum ! Ces qualificatifs sont puérils, et les meilleures plaisanteries sont courtes. Moi je veux bien rire, mais pourquoi ne pas renouveler tout ça ? Elles ne sont pas inscrites dans le marbre quand même ! _________________ Les frontières créent les responsabilités. |
|  | | Pertinax Adepte de la cabale


 Inscrit le : 11 Mai 2007 Messages : 277 Localisation : Oulan-Bator
 | Sujet: Re: Nationalisme. Ven 27 Juil 2007 - 10:19 | |
| Le retour chrétien ou primat catholique dans l'espace public me parait aussi inévitable (et souhaitable) dès lors que l'on sortira du cadre républicain laïque. Mais nous n'en sommes pas là. Et dans un premier temps, Soral a sans doute raison de parler de "sauvegarde de la spiritualité et du sacré"; c'est vague, et le chantier de la réflexion reste ouvert. Surtout, il faudra rappeler comment le christianisme (qui n'est pas seulement le christianisme social imbriqué dans la dialectique marxiste) ne détruit en rien les identités des peuples européens et lutte au contraire contre le déracinement. Mais c'est un autre débat.
L'"empirisme organisateur" de Soral l'attire d'abord vers une forme de "nationalisme intégral" qui peut paraître ringarde à certains ? Laissons-les croire que les nations appartiennent au passé. La difficulté est plutôt d'articuler le néo-maurrassisme au nationalisme révolutionnaire. Et là, ca ne va pas de soi.
On pourrait dire que la monarchie appelle d'elle-même à s'exercer dans une forme nationale. Il n'est pas vrai que le concept de la nation soit intrinsèquement lié à la révolution française. Au temps de l'Ancien régime, les régions pouvaient passer d'une couronne à l'autre, et les nations se cherchaient à travers ces échanges. La Révolution fut l'accoucheuse d'un principe que les pseudo-démocraties modernes ont ensuite défigurée. Sans référence nationale, pas de communauté de destin. Sans communauté de destin, pas de bien commun. Sans bien commun, pas de d'organicité. Sans organicité, pas d'unité. Et sans unité, on assiste à la genèse d'une société de privilégiés et à l'appauvrissement des masses.
L'histoire de la monarchie française est aussi l'histoire de la genèse de la nation française. |
|  | | Pertinax Adepte de la cabale


 Inscrit le : 11 Mai 2007 Messages : 277 Localisation : Oulan-Bator
 | Sujet: Re: Nationalisme. Ven 27 Juil 2007 - 11:07 | |
| L'unité de la chrétienté ne fut nullement compromise par la genèse des nations en tant que telles, mais par l'esprit du protestantisme qui les fit se crisper sur elles-mêmes et méconnaître le bien commun politique de l'Europe, lequel avait vocation à s'hypostasier en empire. Par là même, le souci, en chaque nation, de son bien commun, fut lui-même touché. Et telle est la vrai raison de la décadence de l'Europe, de la décadence des nations d'Europe. De ce que les nations européennes, posées chacune dans sa différence d'avec les autres nations, en sont venues par accident à se rendre oublieuses (au point de s'entre-déchirer) de leur commune dépendance à l'égard de l'Europe (préfigurée dans le souvenir paradigmatique de l'Empire romain qui, rappelons-le, fédérait des nations), il ne résulte pas que le génie de l'Europe eût dû s'interdire de se différencier en nations.
L'unité médiévale de la chrétienté, pour admirable qu'elle puisse avoir été, n'était qu'une unité religieuse, surnaturelle, surdéterminant des communautés inchoativement nationales, les invitant même à se constituer en véritables nations, mais en nations ayant vocation à se penser (à la manière dont chaque nation invite ses provinces à se subordonner à elle) comme ordonnées au bien commun de l'empire européen qui les eût confirmées dans leurs génies respectifs, dans leurs destins complémentaires les uns des autres. Voilà ce que Dante avait compris, et que méconnut Maurras.
L'unité médiévale de la chrétienté, surnaturelle, était en attente d'une unité politique qui eût été comme sa condition naturelle de possibilité, qui était en passe de se réaliser, mais qui fut interrompue par la Réforme. L'unité de la chrétienté, surnaturelle, était en peine d'une unité naturelle, puisque le catholicisme n'est pas théocratique. Le souci du bien commun naturel (par opposition à l'ordre surnaturel) ne s'arrête pas au stade de la nation. Son impulsion s'achève dans un terme qui définit les nations comme autant d'organes d'un plus grand corps. Mais parce que le bien politique relève de l'ordre naturel, alors ce plus grand corps est aussi un principe naturel d'unité.
Il n'est pas de nationalisme bien compris sans référence à une unité impériale, reconstitution de cet empire romain en lequel se consomma ou s'acheva (aux deux sens du terme) le condensé du génie païen. Ne reconnaître qu'à un principe surnaturel (l'Eglise), ainsi sans la médiation de l'idée impériale, le soin de conjurer les conflits possibles entre nations, c'est exclure que l'ordre naturel (celui des nations) soit possesseur de son principe d'unité. C'est en plus professer une opinion théocratique, puisque c'est faire endosser à l'Eglise une fonction directement politique (comme dans l'islam).
Dernière édition par le Sam 28 Juil 2007 - 9:02, édité 1 fois |
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