LE FORUM DES VRAIS HOMMES



Nul n'est au-dessus de la mêlée
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S’enregistrerS’enregistrer  ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 

Nationalisme.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivante
AuteurMessage
Invité
Invité




MessageSujet: Nationalisme.   Dim 6 Mai 2007 - 14:09

Bonjour, je suis Stephane, un étudiant, ça m'intéresserai de connaitre ce qui pour vous constitue l'identité française, les grandes lignes, en théorie, et aussi dans votre coeur.
Je n'ai pas beaucoup de culture à ce sujet là, en tous cas pas assez pour faire une synthèse pertinente. J'ai d'ailleurs tendance à aimer plutôt la culture des autres pays dont j'apprends la langue, en fait, et à apprécier ce qui est ou peut être universel dans toutes les cultures.

Ou après tout est-ce que tout n'est pas quelque chose de très personnel, chaque individu recherchant des points commun entre lui et sa propre culture, ou entre lui et d'autres cultures?
Revenir en haut Aller en bas
Murat
Banni(e) parce que je le vaux bien
Banni(e) parce que je le vaux bien


Sexe:Masculin
Inscrit le : 21 Nov 2006
Messages : 518

MessageSujet: Re: Nationalisme.   Dim 6 Mai 2007 - 14:17

La médiocrité universitaire se déverse sur le oueb, emmenant avec elle sont lôt de couillons indigents et leur corthège de pensées supérieures. Puisse cette introduction égocentriste d'un trou du cul du système finir aux chiottes du forum.

Ainsi parlais-je.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Nationalisme.   Dim 6 Mai 2007 - 14:32

égocentrique peut être en effet.
Merci de ta franchise.
Revenir en haut Aller en bas
Kamo
Marxiste tendance Groucho
Marxiste tendance Groucho


Sexe:Masculin
Inscrit le : 07 Oct 2006
Messages : 739

MessageSujet: Re: Nationalisme.   Dim 6 Mai 2007 - 14:46

Le vrai nationalisme (ou l'alternationalisme, c'est à dire le nationalisme sans impérialisme) conduit nécessairement à la défense de la diversité des peuples et des cultures.
Votre supranationalisme ou votre universalisme est un crime contre l'humanité car il tend sur le long terme à détruire cette diversité.
Cette destruction de la diversité des peuples et des cultures a pris plusieurs formes au cours de l'histoire : destruction des sociétés amérindiennes suite à la "découverte" de l'Amérique, destruction des sociétés africaines suite au colonialisme européen et actuellement destruction de la société française par l'immigration massive et l'importation de la sous-culture de masse US.

Nous ne voulons pas de votre uniformisation, messieurs les "humanistes".
_________________
http://fn-populaire-et-social.over-blog.com/
Revenir en haut Aller en bas
Bibi Clemenceau
Banni(e) parce que je le vaux bien
Banni(e) parce que je le vaux bien


Sexe:Masculin
Inscrit le : 30 Sep 2006
Messages : 678

MessageSujet: Re: Nationalisme.   Dim 6 Mai 2007 - 15:00

Pour moi, le nationalisme c'est comme la famille.

Ma mere a peut etre des defauts mais parles-en moi sans etre de la famille et tu vas manger le carelage.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Nationalisme.   Dim 6 Mai 2007 - 15:02

Kamo a écrit:
destruction des sociétés amérindiennes suite à la "découverte" de l'Amérique, destruction des sociétés africaines suite au colonialisme européen et actuellement destruction de la société française par l'immigration massive et l'importation de la sous-culture de masse US.

Nous ne voulons pas de votre uniformisation, messieurs les "humanistes".


Ma question porte sur ça. Que doit on preserver en france, selon vous. Une union autour de valeurs comme la laïcité et l'universalité, d'accord, mais ça se traduit comment pour vous en "langage humain"

préserver une union basée sur le principe qu'il est bien de s'unir, c'est le serpent, qui se mord la queue, ou alors c'est la plus grande vérité humaine mise à jour à ce jour.
Revenir en haut Aller en bas
thomassxb
Idiot utile
Idiot utile


Sexe:Masculin
Inscrit le : 11 Fév 2007
Messages : 549

MessageSujet: Re: Nationalisme.   Dim 6 Mai 2007 - 15:53

La nation est le plus grand corps constitué par libre-adhésion de ses membres constitutifs. Elle ne se définit ni par la race, ni par la langue, ni par le territoire, mais par la somme et la critique des 3. Une nation, c'est une histoire et un projet. Le nationalisme, c'est la défense de la nation (patriotisme, contre l'impérialisme) ET du concept même de nation (souverainisme, contre le mondialisme et l'européisme libéraux).

Ma vision nationaliste (qui me rend soralien) est essentiellement souverainiste : comme il n'y a aucun corps librement constitué correspondant aux institutions mondiales ou européennes, il n'y a pas de souveraineté, donc ces niveaux décisionnels ne doivent rien imposer à la France.

Par contre, étant universaliste, je suis pour la coopération et les échanges, contre l'isolement. Bien entendu qu'il faut une Union européenne qui bâtisse la paix. Mais il est hors de question qu'elle impose quoique ce soit tant qu'elle n'aura pas une vraie souveraineté (basée sur le peuple). Là, le parlement européen fait de la figuration, c'est dommage.

Et puis fondamentalement, la Nation est un concept qui fonde le respect des autres cultures. Un nationaliste rationnel sait qu'il ne peut pas imposer ses institutions et coutumes politiques aux autres pays, mêmes ses voisins immédiats. Les mondialistes passionnels, eux, vont instaurer la démocratie à coups de missiles, avec les résultats qu'on sait (au final, encore moins de chances de démocratie...).

C'est toute la différence entre l'universaliste (qui concède à chaque peuple le droit de vivre suivant ses institutions) et le cosmopolite qui veut impérativement une uniformisation/normalisation sur toute la planète...
Revenir en haut Aller en bas
Murat
Banni(e) parce que je le vaux bien
Banni(e) parce que je le vaux bien


Sexe:Masculin
Inscrit le : 21 Nov 2006
Messages : 518

MessageSujet: Re: Nationalisme.   Dim 6 Mai 2007 - 16:53

"Ils ont tué la nation, ne reste que l'argent"

pimpam a écrit:
Le patriotisme, c'est l'amour des siens. Le nationalisme, c'est la haine des autres.

Romain Gary


La nation est l'acte naturelle par lequel une communauté décide de protéger le fruit de son travail et l'héritage de ses aïeux en vue d'accroître sa prospérite pour elle et sa descendance.

La haine des autres est un noble sentiment qui permet la transmission du capital technique, humain, foncier, productif en le protégeant de la jalousie, des esprits conquérants venus d'ailleurs. Ou tout du moins, en imposant un filtre entre la communauté et le monde extérieur dans l'optique de protéger les intérêts de la communauté.

La valorisation de la nation, c'est en premier lieu un acte collectif et solidaire, défendre ce qui porte le futur de la société au delà de sa propre personne. Les nationalistes sont des hommes, ils ont le reflexe de la fatrie nationale, les "non-nationalistes" ou "anti-nationalistes" sont des hommes devenus femme. Des hommes castrés de leur besoin naturel d'appartenir à une caste conquérante pour se muter en femmes éternellenement frustrées de ne pas assez jouïr de biens matérielistes.

Le nationalisme est l'apanage d'une société saine. Qui l'a perdu, abandonnée pour l'individualisme, a perdu ses anti-corps face aux risques extérieurs... elle meurt dans un vaste show social-démocrate vulgaire, sans unité, sans cohésion, sans but, où l'émotion, l'exploitation, les disparités sociales dominent.


... bordel... Pimpam, les échos niais du politiquement correct débordent suffisament pour ne pas avoir le besoin de les lire dans chacun de vos messages.


Dernière édition par le Dim 6 Mai 2007 - 16:57, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Murat
Banni(e) parce que je le vaux bien
Banni(e) parce que je le vaux bien


Sexe:Masculin
Inscrit le : 21 Nov 2006
Messages : 518

MessageSujet: Re: Nationalisme.   Dim 6 Mai 2007 - 17:00

lefanoux a écrit:
Ok. Mais qu'est-ce qu'un français?

Quels sont les traits du français?
Ou peut-être que ma question est mal formulée?


... lire, et relire l'Histoire de France.
Unir un vendéen, un corse, un breton et un savoyard... se fit dans la douleur et la perte de leurs identités. Mais ne signifie nullement une vocation universelle "d'être français", et encore mois celle "d'être une nation prochainement africaine".
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Nationalisme.   Dim 6 Mai 2007 - 17:54

J'ai l'impression pour ma part que la legitimité de la france en temps que nation s'est manifestée trop peu souvent dans l'histoire pour que l'on puisse parler de nation. Mais c'est mon sentiment, et j'espere que je me trompe, car savoir qu'on ne vient de rien n'est pas très valorisant.

Les sorties anuelles du Fn se limitent d'ailleurs à Jeanne D'Arc, et à la fête du travail??!?, cette derniere n'ayant rien de particulièrement national.

L'épisode de la resistance en est un second.

Le colonialisme a été un projet ou nous n'avons pas considéré d'autres peuples comme nos égaux.

La religion en France est le catholicisme, et c'est une religion dotée d'une philosophie que je ne respecte qu'à moitié. L'amour de son prochain est pour moi une valeur noble, mais l'autre face du catholicisme: L'indulgence est une hypocrisie qui me désole. Le trafique d'indulgence est encore trop présent dans notre société.

Seule l'épopée bonapartiste, et l'époque des lumières évoquent pour moi qq chose, et encore malheureusement rien de viscéral.

Je partage certaines visions d'Alain Soral, notamment l'idée que nous ne devrions pas avoir peur de notre futur, mais sa renaissance dans un cadre nationaliste est un concept nouveau pour moi.

Tant que la plupart des français auront cette vision, aucun mouvement national ne pourra briller véritablement. Espérons qu'il reste des épisodes que j'ai manqué.
Revenir en haut Aller en bas
JOHN
Austère anachorète
Austère anachorète


Sexe:MasculinViergeChat
Age : 32
Inscrit le : 09 Déc 2006
Messages : 828
Localisation : Un monde de (sales) cons

MessageSujet: RACE ET NATION   Dim 6 Mai 2007 - 19:08

Sur le rapport entre le concept (un peu abstrait) de « nation » et celui (un peu plus concret) d'un peuple et son « identité » (qui constitue une nation), on pourra lire avec intérêt le chapitre (assez politiquement incorrect) de Julius Evola (1898-1974) « Race et nation » qui explique clairement le rapport entre les deux (ainsi que les conséquences du métissage), sur :

En voici quelques passages clefs :

« Aucun peuple et aucune nation ne peuvent prétendre correspondre à une race unique, pure et homogène. »

« Tout comme les peuples, les nations sont des synthèses. »

« A l'origine de toute véritable tradition nationale, on voit une race relativement pure et homogène – du moins en tant que race dominatrice vis-à-vis d'autres races qui lui sont soumises. »

« Dans le composé «nation», a existé et existe toujours une «race supérieure». »


Dernière édition par le Dim 6 Mai 2007 - 19:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Sebsebforce
Idiot utile
Idiot utile


Sexe:MasculinTaureauRat
Age : 36
Inscrit le : 07 Déc 2006
Messages : 617

MessageSujet: Re: Nationalisme.   Dim 6 Mai 2007 - 19:44

lefanoux a écrit:
Ok. Mais qu'est-ce qu'un français?

Quels sont les traits du français?
Ou peut-être que ma question est mal formulée?


La question me paraît faussement naïve. C'est une question personnelle, presque introspective. La bonne réponse, c'est celle que chacun peut se faire.
Pour le reste, c'est de la culture générale.
_________________
Résister ou mourir
Revenir en haut Aller en bas
Vassili Zaïtsev
Valet apatride du Grand Capital
Valet apatride du Grand Capital


Sexe:MasculinScorpionBuffle
Age : 34
Inscrit le : 20 Mar 2007
Messages : 72

MessageSujet: Re: Nationalisme.   Lun 7 Mai 2007 - 2:51

" Le Nationalisme est un mouvement qui consiste à accorder la priorité à l'appartenance nationale et à lutter pour une meilleure reconnaissance de la Nation à laquelle on appartient"

L. BALTHAZAR
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Nationalisme.   Lun 7 Mai 2007 - 16:38

elenfoiro a écrit:
pimpam a écrit:
Le patriotisme, c'est l'amour des siens. Le nationalisme, c'est la haine des autres.

Romain Gary


Dans le genre formules esthétiques simplistes a la con, on peut difficilement faire mieux.

Mais bon, c'est pimpam hein..


J'avais posé la question à mon prof d'histoire au lycée. Après un temps de pause, il m'a dit que l'un était connoté de violence, et que l'autre non.

Pour ma part, il s'agit du même mot, on a simplement habilement inventer deux connotations différentes pour pouvoir cracher sur les gens quand ça nous arrange.

Cf le patriotisme de la résistance pendant a guerre, et l'actuel nationalisme de Poutine.

Les deux mots veulent dire la même chose étymologiquement.

D'ailleurs si Corsaire aurait appelé son partit le "front patriote", aurait-'il eu plus de voix? qui sait?
Revenir en haut Aller en bas
Vassili Zaïtsev
Valet apatride du Grand Capital
Valet apatride du Grand Capital


Sexe:MasculinScorpionBuffle
Age : 34
Inscrit le : 20 Mar 2007
Messages : 72

MessageSujet: Re: Nationalisme.   Lun 7 Mai 2007 - 19:11

Parmi les organisations de résistance française à l'occupation nazie, il y avait déjà le célèbre "Front National"...

Je suis étonné que les bobos n'aient pas aussi dénoncé les "horribles" paroles de la Marseillaise notre Hymne National " Qu'un sang impur..."
Depuis Gainsbourg qui l'avait fait non sans un certain talent, plus rien...patience ça finira bien par être censuré un jour...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Nationalisme.   Lun 7 Mai 2007 - 20:16

lefanoux a écrit:
Ok. Mais qu'est-ce qu'un français?

Quels sont les traits du français?
Ou peut-être que ma question est mal formulée?


Voici une réponse à tes questions :

http://fr.novopress.info/?p=8037#more-8037
Revenir en haut Aller en bas
JOHN
Austère anachorète
Austère anachorète


Sexe:MasculinViergeChat
Age : 32
Inscrit le : 09 Déc 2006
Messages : 828
Localisation : Un monde de (sales) cons

MessageSujet: NATION ET UNIVERSALISME   Mar 8 Mai 2007 - 0:55

Bibi Clemenceau a écrit:
Pour moi, le nationalisme c'est comme la famille.

Alain Soral a superbement bien résumé l’origine de la nation dans son « Allocution prononcée à Lille en ouverture de la Convention présidentielle du Front National… » du 28-02-2007 dans le texte « Communauté et communautarismes » sur :

J’en redonne ici le résumé le plus en rapport avec le sujet d’ici :

« L’homme est un animal social, il n’existe et n’a toujours existé qu’en communauté.
(…)
Au début il n’y a pas l’un, mais le couple, la plus petite communauté.
(…)
Ce couple originel produit la plus petite et la première communauté : la famille.
La famille, qui produit les enfants produit à sa suite la communauté familiale élargie : le clan puis la tribu, (…).
On assiste donc dans le temps, (…), a une dynamique d’agrandissement de la communauté (…).
Après le clan, la tribu, le fief, le royaume… cette communauté fut la Nation.
L’Empire devant être considéré, non pas comme une communauté au sens propre, mais comme un pouvoir impérial tenant sous son joug un ensemble de communautés dissemblables menaçant toujours de se disloquer : (…).
La Nation est donc, dans l’Histoire, la plus grande communauté librement consentie, soit des dizaines de millions d’hommes vivant à l’intérieur d’une organisation communément acceptée pacifiquement, pour un destin commun.
Le problème, c’est que ces grandes unités, nées en Europe par imitation de la France – souvent phare de l’histoire occidentale – se sont affrontées jusqu’à se détruire les unes les autres à partir de l’épopée Napoléonienne.
Paradoxe d’une nation transformée en Empire pour tenter d’imposer le modèle national aux empires voisins !
Autre paradoxe de la Nation : plus grande communauté pacifique et productive à l’intérieur de ses frontières, la nation se révéla aussi la plus belliqueuse et la plus destructrice à l’extérieur : les deux grandes guerres - dont la deuxième acheva le déclin de l’Europe et la prééminence des Etats unis d’Amérique - achevant aussi de discréditer la Nation aux yeux des élites dirigeantes. (…)
A partir de cette date [1945], les élites dirigeantes européennes décidèrent donc de tuer les nations et de les fondre dans un super-communautarisme universel. [1]

Or ce super-communautarisme universel ne correspond à aucun mouvement profond de l’Histoire ni au consentement des peuples (ni selon Maurras ni selon Marx), mais à une décision d’élite, abstraite, en grande partie soumise aux puissances d’argent.

Ainsi on peut comprendre que cet antinationalisme d’argent, paré des vertus universalistes, n’ait pas conduit à la fraternité universelle et au citoyen du monde adepte de l’espéranto, mais à l’émiettement, à la fragmentation, à l’affaiblissement des communautés historiques, culturelles, religieuses et morales… en communautarismes.
(…)
Face à ce travail de destruction de la communauté française, je pense donc qu’il est urgent de revenir à la communauté de la plus grande échelle ayant existé : la Nation.
Non pas une Nation belliqueuse et expansionniste, mais une Nation de culture et de paix tournée vers la collaboration entre Nations…
[Spécialement depuis l’apparition de la dissuasion nucléaire] Le danger de guerre étant inexistant en Europe entre grandes Nations, c’est bien le danger de guerre civile [à la Kosovo], pour cause de communautarisme exacerbé, contre lequel il faut aujourd’hui lutter, et ce en revenant à ce modèle que nous, Français, avons inventé et dont nous avons fait cadeau au monde : la Nation.
Nation qui est une et indivisible, qui ne reconnaît aucune communauté ni lobby, mais seulement des citoyens égaux en droits, et qui a pour but l’intérêt général. »

[1] Pour mieux comprendre pourquoi cette dernière étape est impossible, que c’est une utopie car contraire aux lois de la nature, on lira avec le plus grand profit le superbe texte politico-philosophique « LA MORALITÉ DE LA SURVIE » sur :
Revenir en haut Aller en bas
Steve
Valet apatride du Grand Capital
Valet apatride du Grand Capital


Sexe:Masculin
Inscrit le : 28 Jan 2007
Messages : 158

MessageSujet: Re: Nationalisme.   Mar 8 Mai 2007 - 14:57

A propos du nationalisme français, analyse d'emmanuel todd "l'invention de l'europe" :

L'émergence du socialisme provoque celle d'un nouveau nationalisme, s'identifiant au besoin d'ordre des classes moyennes. Le bonapartisme et le boulangisme sont les deux formes succèsives prises entre 1848 et 1914 par la nouvelle ideologie nationaliste des régions de familles nucélaires égalitaire.
Le désir d'ordre doit cependant ruser avec le tempérament politique libéral et égalitaire porté par la famille. L'horreur de l'autorité, l'incapacité à s'organiser et le refus des doctrines rigides ne sont pas typiques de la droite et des classes moyennes que de la gauche et de la classe ouvrière dans le bassin parisien. Il n'est donc pas question pour le nouveau nationalisme de s'incarnerdasn une structure partisane stable.

Entre 1885 et 1900, la Ligue des patriotes, qui représente assez bien avec Déroulède cette nouvelle idéologie, n'est ni plus puissante ni plus efficace que les groupes socialistes et anarchistes dont elle reproduit à droite l'indiscipline. La déification de l'armée et du principe militaire permet cependant de contourner l'anarchisme lantent de cette droite. En région de famille nuléaire égalitaire, cette institution spécialisée s'efforce d'inverser les tendances du tempérament local en prônant la hierarchie et la discipline. Elle symbolise de plus un ideal nationaliste de prouesse guerrière.Dans le contexte d'une société inapte à la discipline, le rêve nationaliste et antisocialiste se fixe très vite sur l'armée ou plutôt sur l'imagerie militaire, représentation de l'ordre et de la gloire nationaliste.

Le bonapartisme et le boulangisme ne se débarassent cependant pas de l'individualisme égalitaire du fond anthropologique.Ils glorifient le suffrage universel, dont la nécéssité idéologique découle de l'existence d'individus égaux en droit. Ils réclament même une légitimation populaire direct du chef de l'exécutif par l'éléction, le référendum ou le plébicite. L'appel au sauveur prend ici une forme spécifique : le chef n'est pas l'incarnation humaine d'un principe, il est l'individu à l'état pur, expression ultime et perverse de l'individualisme du bassin parisien.

Comme tel, il st largement imprévisible dans ses actes, n'étant nullement tenu par les disciplines conjuguées d'une doctrine et d'un parti. Par le tempérament, le chef suprême du libéral-militarisme n'est pas si différent du militant de base de l'anarcho-socialisme, qui pense n'avoir "ni Dieu ni maître".
Les préoccupations sociales du libéral-militarisme révèlent son origine antisocialiste. Tous les nationalismes de droite percoivent, comme les socialismes,des antagonismes de classes : les nationalismes;
mais au contraire des socialismes, les nationalismes veulent réintégrer le prolétariat à la nation plutôt qu'expulser de la nation les éléments non prolétariens. Pour les nationalismes de droite, la nation reste la cité idéale, devant remplacer la cité de Dieu ; mais il ne suffit plus, comme en 1789, de déclarer son existence, il faut construire son unité, contre la nation de classe glorifiée par les socialismes.

Situés à droite du spectre politique, bonapartisme et boulangisme conservent dcependant l'essentiel des valeurs révolutionnaires. Leur nationalisme n'est en particulier pas ethnocentrique : il présuppose toujours l'existence d'un homme universel, dont le français n'est que l'incarnation la plus parfaite. L'antisémistisme - qui trouble la société française au lendemain de la crise boulangiste des années 1887-1889, qui mène à l'affaire Dreyfus des années 1894-1899 - vient d'ailleurs.

Le développement de l'antisémitisme, qui agite mais ne submerge pas la vie politique française à l'extrême fin du XIXe siècle, est l'effet d'autres déterminations anthropologiques et culturelles. La haine du juif n'est pas produite par la tradition centrale et révolutionnaire du pays, mais par tradition périphérique et monarchiste.
Revenir en haut Aller en bas
Tatave
Idiot utile
Idiot utile


Sexe:Masculin
Inscrit le : 09 Jan 2007
Messages : 838

MessageSujet: Re: Nationalisme.   Mar 8 Mai 2007 - 18:45

Steve a écrit:
Situés à droite du spectre politique, bonapartisme et boulangisme conservent dcependant l'essentiel des valeurs révolutionnaires. Leur nationalisme n'est en particulier pas ethnocentrique : il présuppose toujours l'existence d'un homme universel, dont le français n'est que l'incarnation la plus parfaite. L'antisémistisme - qui trouble la société française au lendemain de la crise boulangiste des années 1887-1889, qui mène à l'affaire Dreyfus des années 1894-1899 - vient d'ailleurs.

Le développement de l'antisémitisme, qui agite mais ne submerge pas la vie politique française à l'extrême fin du XIXe siècle, est l'effet d'autres déterminations anthropologiques et culturelles. La haine du juif n'est pas produite par la tradition centrale et révolutionnaire du pays, mais par tradition périphérique et monarchiste.


Je ne suis pas d’accord avec toi. L’antisémitisme bascule très nettement à droite, à cause et pendant l’affaire Dreyfus.

Auparavant, il s’ancrait beaucoup plus à gauche. L’antisémitisme de gauche et d’extrême gauche pré-dreyfusard fut un antisémitisme de classes, qu’il ne faut surtout pas confondre avec celui, plus racialiste, des catholiques monarchistes hostiles à la classe financière.

En témoignent les descriptions très accusées de certains caractères zoliens d’avant J’accuse.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




MessageSujet: Re: Nationalisme.   Mer 9 Mai 2007 - 17:26

Je ne dois pas connaitre assez l'histoire française pour me sentir nationaliste français.
Revenir en haut Aller en bas

Nationalisme.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 5Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivante

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LE FORUM DES VRAIS HOMMES :: RES PUBLICA :: La plume et le sabre-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet