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CITATIONS DE CÉLINE SUR LA CONSCIENCE DE CLASSE

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JOHN
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MessageSujet: CITATIONS DE CÉLINE SUR LA CONSCIENCE DE CLASSE   Sam 21 Avr 2007 - 15:31

CITATIONS DE CÉLINE (1894-1961)


dans Voyage au bout de la nuit (1932), (éd. Folioplus) :

« On est nous les mignons du Roi Misère. C’est lui qui nous possède ! Quand on est pas sages, il serre… On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger… Pour des riens, il vous étrangle… C’est pas une vie…. » (p12) [2]

« On est tous assis sur une grande galère, on rame tous à tour de bras, (…) On travaille ! qu’ils disent. C’est ça encore qu’est plus infect que tout le reste, leur travail. On est en bas dans les cales à souffler de la gueule, puants, suintants des rouspignolles, et puis voilà ! En haut sur le pont, au frais, il y a les maîtres [qui s’engraissent] et qui s’en font pas, avec des belles femmes roses et gonflées de parfums sur les genoux. » (p13)

« Lola, après tout, ne faisait que divaguer de bonheur et d’optimisme, comme tous les gens qui sont du bon côté de la vie, celui des privilèges, de la santé, de la sécurité et qui en ont encore pour longtemps à vivre. » (p59)

« Les gens riches à Paris demeurent ensemble, leurs quartiers, en bloc, forment une tranche de gâteau urbain dont la pointe vient toucher au Louvre, cependant que le rebord arrondi s’arrête aux arbres entre le Pont d’Auteuil et le Porte des Ternes. Voilà. C’est le bon morceau de la ville. Tout le reste n’est que peine et fumier. » (p83)

« On perd la plus grand partie de sa jeunesse à coups de maladresses. Il était évident qu’elle allait m’abandonner mon aimée tout à fait et bientôt. Je n’avais pas encore appris qu’il existe deux humanités très différentes, celle des riches et celle des pauvres. Il m’a fallu, comme à tant d’autres, vingt années et la guerre, pour apprendre à me tenir dans ma catégorie, à demander le prix des choses et des êtres avant d’y toucher, et surtout avant d’y tenir. » (p90)

« Il existe pour le pauvre en ce monde deux grandes façon de crever, soit par l’indifférence absolue de vos semblables en temps de paix, ou par la passion homicide des mêmes en la guerre venue. S’ils se mettent à penser à vous, c’est à votre torture qu’ils songent aussitôt les autres, et rien qu’à ça. » (p91)

« [Au service de la Compagnie Pordurière du Petit Togo] Les indigènes eux, ne fonctionnent guère en somme qu’à coups de trique, ils gardent cette dignité, tandis que les Blancs, perfectionnés [dressés] par l’instruction publique, ils marchent tout seuls. » (p152)

« Les Américains ! C’est tout millionnaire ou tout charogne ! Y a pas de milieu ! » (p202)

« La vie des gens sans moyens n’est qu’un long refus dans un long délire. » (p221)

« La méthode, les détails d’une fortune rapide vous donnent toujours une impression de magie. Depuis l’ascension de Musyne et de Mme Herote, je savais que le cul est la petite mine d’or du pauvre. » [= c’est le moyen le plus rapide à la femme pour sortir de son milieu social.] (p226)

« En somme, tant qu’on est à la guerre, on se dit que ce sera mieux dans la paix et puis on bouffe cet espoir-là comme si c’était du bonbon et puis c’est rien quand même que de la merde. On est gentil somme toute. Et puis un beau jour on finit quand même par casser le morceau devant tout le monde. On en a marre de se retourner dans la merde. Mais tout le monde trouve du coup qu’on est bien mal élevé. Et c’est tout. » (p251) [2]

« Faut comprendre ! On vous explique bien trop de choses ! Voilà le malheur ! Cherchez donc à comprendre ! Faites un effort ! » (p291)

« Les riches n’ont pas besoin de tuer eux-mêmes pour bouffer. Ils les font travailler les gens comme ils disent. Ils ne font pas le mal eux-mêmes, les riches. Ils payent. On fait tout pour leur plaire et tout le monde est bien content. Pendant que leurs femmes sont belles, celle des pauvres sont vilaines. Belles, mignonnes, bien nourries, bien lavées. Depuis qu’elle dure la vie n’est arrivée qu’à çà. » (p353)

« Quand on n’a pas d’argent à offrir aux pauvres, il vaut mieux se taire. Quand on leur parle d’autre chose que d’argent, on les trompe, on ment, presque toujours. Les riches, c’est facile à amuser, rien qu’avec des glaces par exemple, pour qu’ils s’y contemplent. » (p355)

« Sa femme, elle l’aimait, ça se voyait son homme. C’était un artiste le patron, beau sexe, beaux cheveux, belles rentes, tout ce qu’il faut pour être heureux. » (p426)

« En principe, pour toujours et en toutes choses j’étais du même avis que mon patron. Je n’avais pas fait de grands progrès pratiques au cours de mon existence tracassée, mais j’avais appris quand même les bons principes d’étiquette de la servitude. » (p446)

« Un patron [avare] se trouve toujours rassuré par l’ignominie de son personnel. L’esclave doit être coûte que coûte un peu et même beaucoup méprisable. Un ensemble de petites tares chroniques et physiques justifie le sort qui l’accable. La terre tourne mieux ainsi puisque chacun se trouve dessus à sa place méritée.
L’être dont on se sert doit être bas, plat, voué aux déchéances, cela soulage, surtout qu’il nous payait tout à fait mal Baryton. Dans ces cas d’avarices aiguës les employeurs demeurent un peu soupçonneux et inquiets. Raté, débauché, dévoyé, tout s’expliquait, se justifiait et s’harmonisait en somme. Il ne lui aurait pas déplu à Baryton que j’aye été recherché par la police. C’est ça qui rend dévoué. » (p454)

+ dans Guignol’s Band (1944), p23, p101 :

« On est parti dans la vie avec les conseils des parents. Ils n’ont pas tenu devant l’existence. On est tombé dans les salades qu’étaient plus affreuses l’une que l’autre. On est sorti comme on a pu de ces conflagrations funestes, plutôt de traviole, tout crabe baveux, à reculons, pattes en moins. On s’est bien marré quelques fois, faut être juste, même avec la merde, mais toujours en proie d’inquiétudes que les vacheries recommenceraient… Et toujours elles ont recommencé… Rappelons-nous ! On parle souvent des illusions, qu’elles perdent la jeunesse. On l’a perdu sans illusions la jeunesse !... Encore des histoires !... » (p23)

« On s’aperçoit de ça bien trop tard !... On saisit pas la différence au premier coup d’œil ! que la terre c’est une roulette !... les bons… les mauvais numéros !... Rien ne va plus !... les nés planqués !... les nés bidasses !... Au premier abord c’est tout comme !... Tous les pougadins dans le même tas ! mais va te faire foutre ! Et pas du tout !... Le jour et la nuit !... Dans les pires classes de la misère ça tourne au monde ! Le meilleur et le pire !... C’est comme les montagnes vues des nuages, de tout en haut, d’un avion ! C’est tout sinistre noir et méchant ! Mais de tout près en bas trou lon laire ! C’est tout plein de planques, de gras ombrages, de jolies chalets !... Faut parcourir pour connaître… ça s’apprend pas à l’école. » (p101)

+ dans Nord (1960), p183, p15 :

« Le vrai rideau de fer c’est entre les riches et les miteux… les questions d’idées sont vétilles entre égales fortunes… l’opulent nazi, un habitant du kremlin, l’administrateur Gnome et Rhône, sont culs chemises, à regarder de près, s’échangent les épouses, biberonnent les mêmes scotch, parcourent les mêmes golfs, marchandent les mêmes hélicoptères, ouvrent ensemble la chasse, petits déjeuners Honolulu, soupers Saint-Moritz !... et merde du reste !... babioles ! galvaudeux suants, trimards, mégotiers, revendicateurs, à la niche ! » (p183)

« L’élite c’est l’élite n’importe comment, n’importe où !... aux autres les meetingues et la merde ! motions, brailleries, poings levés, poings bas, pouces à l’envers, à genoux, couchés, aux chiottes l’engeance !... un loufiat de la Maison-Blanche, Kremlin, Vichy, ou du « Brenner » vous a une façon de passer les raviers que vous vous trompez pas… le « truand de base » que ce soit chou rouge ou chou fleur, « bortch » ou pot-au-feu, aura toujours le pet commun, attristant… même au beaujolais ou vodka !... tout à fait d’autres digestions : Windsor, le Kremlin, l’Élysée !... que demande l’Huma, l’« intelligenzia » des damnés ?... son bonheur, ferveur ?... avoir les mêmes pets que Kroukroutchev ou Picasso !... être damnés comme !... » (p15)

+ dans À l’agité du bocal (L’Herne), p73-77-81 (Entretien 1960 avec Jacques Darribaude : www.chez.com/jacquesdarribehaude) :
« À la Société des Nations, alors, là, j’étais fixé, j’ai vu vraiment que le monde était gouverné par le Bœuf, par Mammon ! Ah, pas d’histoire ! là alors, implacablement. C’est surtout que ça m’est venu tard, moi, la conscience sociale. Je l’avais pas… […]
J’ai assisté aux chasses du prince Orloff et de la duchesse d’Uzès, quand j’étais cuirassier, et nous tenions les chevaux des officiers. Je me rappelle bien la duchesse d’Uzès, à cheval, la vieille rombière, et le prince Orloff, avec tous les officiers du régiment, et j’avais pour mission de tenir les chevaux… Ça s’arrêtait là. Du bétail absolument, nous étions. C’était bien entendu, c’était une affaire entendue.

J. D. – Et l’antisémitisme s’est greffé chez vous sur cette prise de conscience ?

C. – Ah, ben, là j’ai vu un autre exploitant. A la Société des Nations, là, j’ai bien vu que c’est par là que ça se goupillait. Et plus tard, à Clichy, dans la politique, j’ai vu… tiens il y a une espèce de morpion, là… j’ai vu tout ce qu’il fallait… Oui, oui, oui… […]

Les autres, je les vois agités, je les vois surtout excités par les ambitions, c’est un théâtre, leur vie, les riches ils se donnent des invitations par mutuelle pour se rendre des points… je l’ai vu, ça, parce que j’ai vécu avec des gens du monde, alors – Dites donc Gontran, il vous a dit ça, vous savez… ah, vous avez été très brillant, hier, Gaston, ah, vous savez ! Vous lui avez rivé son clou d’une façon ! ah, vraiment ! Il me l’a dit encore hier ! Sa femme disait : Oh ! Gontran a été étonnant ! – C’est un théâtre. Ils passent leur temps à ça. Ils se chassent les uns les autres, ils se rencontrent dans les mêmes golfs, les mêmes restaurants… »

+ Paul del Perugia dans Céline (éd. NEL, 1987), Chap. « Sermon sur Ninive », p. 368, 374, p382 :

« A aucun moment, la pensée du sermonneur n’entrera dans la dialectique claudicante de Hegel ou de Marx :
« Alors, deux races distinctes ! Les patrons ? Les ouvriers ? C’est artificiel cent pour cent ! C’est question de chance et d’héritage ! Abolissez ! Vous verrez bien que c’étaient les mêmes… Je dis les mêmes et voilà… on se rendra compte. » [1]
(…) Comme lui Péguy constatait : « Quand on dit peuple aujourd’hui, on fait de la littérature et même, une des plus basses, de la littérature électorale, politique, parlementaire. Il n’y a plus de peuple. Tout le monde est bourgois. (Les ouvriers) n’ont plus qu’une idée, c’est de devenir bourgeois ! C’est même ce qu’ils nomment “devenir socialistes”. » » (p368)

« “Prolétaires communistes, vous l’êtes sûrement moins, beaucoup moins que Louis XIV. Il avait le sens de l’Etat, ce fastueux emperruqué. Vous l’avez pas du tout. L’Etat, pour vous, c’est une vache, comme pour le bourgeois. Vous lui disputez les têtons. Lutte de classes !” (L’École des Cadavres, 1938, p124) » (p374)

« De nation en nation, les prolétariats défendent leurs privilèges aussi âprement que les Bourgeoisies. Le principe politique « Fraternité » est une imposture :
« N’importe quel « Trade-Union » anglais, américain, danois, etc… est infiniment plus charogne envers les travailleurs « maigres » des autres pays, que tous les patrons possibles ensembles réunis… implacables !... L’Hypocrisie puante de tout cet immense racolage, sentimentalo-maçonnique, de cet infernal babillage à la fraternité des classes constitue bien la farce la plus déguelasse de ce dernier siècle… […] Jamais les prolétaires “favorisés” n’ont été si fort attachés à leurs relatifs privilèges patriotiques, ceux qui détiennent dans leurs frontières des richesses du sol abondantes, n’ont aucune envie de partager […] Tout le reste n’est que batifoles, pitreries, marxeries. Jamais on n’a vu, entendu, la riche “Trade-Union Britanique” présenter à ses “Communes” quelque jolie motion d’accueil en faveur des chômeurs spécialistes belges, français, japonais, espagnols, valaques, “frères de classe” dans le malheur. Jamais !... Ni les syndicats USA demander qu’on débride un peu les “quotas” féroces… Pas du tout ! des clous ! au contraire !... Pour les prolétariats cossus, les autres n’ont qu’à se démerder ou tous crever dans leur fange… ni plus ni moins… C’est mérité… C’est des ennemis… ennemis de la même “classe” […] Galériens sans doute ! Tous ! Mais ne pas confondre galères et galères !... Celles qui râlent au banc d’aviron, celles qui bondissent au mazout, les “à voile” et les “à vapeur”. » (Bagatelle..., 1937, p155) » (p382)]

[1] + Nicole Debrie dans Quand la mort est en colère, L’enjeu esthétique des pamphlets céliniens (éd. Nicole Debrie, 1997), p3 :
« L’opposition [politique] apparaît dans la correspondance des deux écrivains. Au messianisme marxiste d’Elie Faure, Céline répond : « le malheur en tout ceci c’est qu’il n’y a pas de “peuple” au sens touchant où vous l’entendez, il n’y a que des exploiteurs et des exploités et chaque exploité ne demande qu’à devenir exploiteur » (Herne, p54) » **

** = Cioran (1911-1995) dans Cahiers, p978 :
« On doit être du côté des opprimés, même quand ils ont tort, sans pourtant perdre de vue qu'ils sont de même essence que leurs oppresseurs. » *

* Repris dans De l’inconvénient d’être né (1973), chap. VIII :
« On doit se ranger du côté des opprimés en toute circonstance, même quand ils ont tort, sans pour autant perdre de vue qu’ils sont pétris de la même boue que leurs oppresseurs. »

+ dans Cahiers, p904 :
« Le pauvre, à force de penser à l'argent, d'en être obsédé, en arrive à perdre les avantages spirituels de la non-possession et ainsi de rivaliser de bassesse avec le riche. » *

* Repris dans De l’inconvénient d’être né (1973), chap. X :
« Les pauvres, à force de penser à l'argent, et d’y penser sans arrêt, en arrivent à perdre les avantages spirituels de la non-possession et à descendre aussi bas que les riches. »

[2] = Brad Pitt dans Fight Club (1999) :

« Putain ! je vois ici les hommes les plus forts et les plus intelligents que j’ai jamais vu… Je vois tout ce potentiel… et je le vois gâcher !... Je vois une génération entière qui travaille à des pompes à essence… qui fait le service dans des restos… qui est esclave d’un petit chef dans un bureau...

La PUB nous fait courir après des voitures et des fringues… on fait des boulots qu’on déteste pour se payer des merdes !... qui nous servent à rien ! On est les enfants oublié de l’histoire mes amis… On n’a pas de but ni de vrai place… On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression… – Notre grande guerre est spirituelle !... Notre grande dépression c’est nos vies !...

La télévision nous a appris à croire qu’on sera tous un jour des millionnaires... des dieux du cinéma... ou des rocks stars! Et nous apprenons lentement cette vérité : on en a vraiment, vraiment plein le cul !... »

« Vous n’êtes pas votre travail !...
Vous n’êtes pas votre compte en banque !...
Vous n’êtes pas votre voiture !...
Vous n’êtes pas votre portefeuille ni votre putain de treillis !...
Vous êtes la merde de ce monde prête à servir à tout ! »

« Qu’est-ce que tu veux alors ? Retourner à ton boulot de merde, à ton appart à la con pour regarder des sitcoms !?... »


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JOHN
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MessageSujet: citations complémentaires   Dim 22 Avr 2007 - 12:02

Complémentaires aux citations de Céline de Voyage au bout de la nuit (1932), citées ci-dessus :

« On est nous les mignons du Roi Misère. C’est lui qui nous possède ! Quand on est pas sages, il serre… On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger… Pour des riens, il vous étrangle… C’est pas une vie…. » (p12)

« On est tous assis sur une grande galère, on rame tous à tour de bras, (…) On travaille ! qu’ils disent. C’est ça encore qu’est plus infect que tout le reste, leur travail. On est en bas dans les cales à souffler de la gueule, puants, suintants des rouspignolles, et puis voilà ! En haut sur le pont, au frais, il y a les maîtres [qui s’engraissent] et qui s’en font pas, avec des belles femmes roses et gonflées de parfums sur les genoux. » (p13)

On trouvera les excellents commentaires de Paul del Perugia dans son Céline (éd. Nouvelles Editions Latines, 1987) au Chap. « Sermon sur le Roi Misère », p339, p341, p346, p347, p352, p353, p359, p361-362.
Ainsi qu’au Chap. « Sermon sur Ninive », p364-365, p369, p371.
(Je peux les reproduire ici si on me le demande)


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juju333diablo
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MessageSujet: Re: CITATIONS DE CÉLINE SUR LA CONSCIENCE DE CLASSE   Dim 22 Avr 2007 - 12:17

John,

Bien que je t'ai mis en garde à plusieurs reprises et que tu n'en ais pas tenu compte, je ne vois aucun mal à ce que tu utilises ce fil pour tes fixations céliniennes.

Cette obsession de la citation n'engage que toi, à condition que tu la limites à ce sujet : si tu veux réagir à un autre topic, émets un avis personnel sans t'aider d'un texte existant.
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JOHN
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MessageSujet: FAYE ET CÉLINE   Lun 23 Avr 2007 - 6:53

Dans la première page du topic « Guillaume faye » à ce post http://vraishommes.frbb.net/place-de-greve-f18/guillaume-faye-t938.htm#16960 :
Cochonnet a écrit:
Comme il [guillaume Faye] a une lecture ethnique des choses, il parle en terme de submersion. Pour lui, le danger est « physique ». Il pense que si les européens disparaissent, dans le magma informe de la mondialisation, l’esprit des européens disparaîtra.

Donc, pour lui, les musulmans sont plus dangereux que les juifs parce qu'ils sont plus nombreux et parce qu'ils font plus d'enfants... parce qu’ils menacent notre présence « physique »…

Excellent résumé !... (j’ai lu tout les livres de Faye).

Tout cela avait déjà été parfaitement (et même mieux) dit par CÉLINE (1894-1961) en pages 48-49 dans Les beaux draps (1941)...

On consultera également avec le plus grand profit le superbe texte : « LA MORALITÉ DE LA SURVIE » sur http://library.flawlesslogic.com/masters_fr.htm

Sinon il y a aussi ces passages plus que jamais d’actualité de CÉLINE (1894-1961) :

dans L’École des Cadavres (1938), p.71, 77-82, 115, 199-204 :
Citation:
« Ils existeront bientôt plus les Français, ce sera pas une très grande perte, des hurluberlus si futiles, si dégueulassement inflammables pour n’importe quelle connerie.

Nous disparaîtrons corps et âme de ce territoire comme les Gaulois, ces fols héros, nos grands dubonnards aïeux en futilité, les pires cocus du christianisme. Ils nous ont pas laissé vingt mots de leur propre langue. De nous, si le mot “merde” subsiste ça sera bien joli. » (p.71)

« Dans nos démocraties larbines, ça n’existe plus les chefs patriotes. En lieu et place c’est des effrontés imposteurs tambourineurs prometteurs “d’avantages”, de petites et grandes jouissances, des maquereaux “d’avantages”. Ils hypnotisent la horde des “désirants”, aspirants effrénés, bulleux “d’avantages”. […] N’ont en France jamais réussi que les traîtres, [les escrocs,] les saltimbanques, et les donneurs [et les voleurs]. Peuple creux. […]

De notre petite vie personnelle, de notre vie nationale, les politiques se branlent effroyablement. C’est le cadet de leur souci. Inutile de dire ! Ils se doutent même pas que ça existe ! […] Notre petite vie personnelle leur est bien égal, à plus forte raison notre existence collective. Je parle pas de la race, ils se pouffent ! Pas la moindre place nous tenons dans l’esprit entreprenant de nos patriotes à tout faire. » (p.77-82)

« Moi, je m’en fous énormément qu’on dise Ferdinand il est fol, il sait plus, il débloque la vache, il a bu, son bagout vraiment nous écoeure, il a plus un mot de raisonnable !

Quand vous prendrez sur l’avant-scène les joyeuses bombonnes d’ypérite, d’arsine, qu’on s’apprête à vous déverser, vous me direz si c’est raison ? Si le ciel vraiment vous estime à votre judicieuse valeur ? Quand on viendra vous dépecer, vous épurer individuellement par dissections à vif des membres… » (p.115)

« To be or not to be Aryen ? That is the question ! Et pas autre chose ! […] L’Aryen doit s’extirper de son métissage dégueulasse ou disparaître et pas de façon pépère, tout simplement, doucettement, gentiment… Non ! Á coups de supplices ! de tortures infiniment variées ! guerres ! démences très horribles, nécroses ravageantes, terrifiantes, convulsions incoercibles, abominables puanteurs. Des vraies fins vertes de cancéreux. » (p.203-204) **

** + = dans Rigodon (1961), p.305-306 :
Citation:
Demain tenez vous m’en direz des nouvelles !... de ces marmites écumantes à tous les carrefours… pour qui ? pour qui ?... pour vous, pardi ! lentement à bouillir, avec cris de saison… [Par rapport à tous ces cons d’aujourd’hui qui jugent après coup] le petit détail qui me froisse un peu, où je tique, c’est la galanterie… ç’aurait été là par exemple qu’Hitler gagnant, il s’en est fallu d’un poil, vous verriez je vous le dis l’heure actuelle qu’ils auraient tous été pour lui… à qui qu’aurait pendu le plus de juifs, qui qu’aurait été le plus nazi… sorti la boyasse à Churchill, promené le cœur arraché de Roosevelt, fait le plus l’amour avec Goering… ça tourne tout d’un côté, d’un autre, ils se précipitent, s’en foutent sur quel membre ils tombent, le principal qu’ils soient mis à fond… oh qu’ils prennent la petite à Adolf, je vous dis, s’en est fallu d’un poil !...

+ dans Nord (1960), p. 295, 378 :
Citation:
« La terrible catastrophe des goyes c’est qu’ils sont si ahuris, cartésiens bêlants, que ce qu’est pas bien entendu, admis, bien conforme… existe tout simplement pas !... que ce qu’est entendu [ou bien dit, confirmé, répété, martelé, par les médias] qui comptes !... » (p.295)

« « Tout finira par la canaille »… Nietzsche l’avait déjà prévu… et que nous y voilà !... Ministres, Satrapes, Dien-Pen-Hu partout ! fuites et caleçons roses !... » (p.378)

+ dans Rigodon (1961), p.18, 39, 228-229, 136, 288, 294-295, 308, 258 :
Citation:
« Comprenez, condamnés à mort ! tous les sangs des races de couleurs sont “dominants”, jaune, rouge ou parme… le sang des blancs est “dominé”… toujours ! les enfants des belles unions mixtes seront jaunes, noirs, rouges, jamais blancs, jamais plus blancs !... » (p.18)

« L’Europe [blanche] est morte à Stalingrad… le Diable a son âme ! qu’il la garde !... » (p.39)

« Croyez pas que j’exagère… si je vous dis que demain la France sera toute jaune par les seuls effets des mariages, que toute la politique est conne, puisqu’elle s’occupe que des harangues et des mélis-mélos de partis, autant dire de bulles, que la seule réalité qui compte est celle qui ne se voit pas, s’entend pas, discrète, secrète, biologique, que le sang des blancs est dominé, que les blancs peuvent aller tous s’atteler, très vite, leur dernière chance… pousse-pousse ou mourir de faim… allez pas dire que j’exagère… » (p.228-229)

« Seule la biologie existe, le reste est blabla !... tout le reste !... je maintiens, au « Bal des Gamètes », la grande ronde du monde, les noirs, les jaunes gagnent toujours !... les blancs sont toujours perdants, « fonds de teint », recouverts, effacé !... politiques, discours, faridoles !... qu’une vérité : biologique !... dans un demi-siècle, peut-être avant, la France sera jaune, noire sur les bords… » (p.136)

« Rien à côté de ce que vous verrez… tenez par exemple, cette petite idylle entre votre femme de ménage, blanche et votre facteur, noir… sang dominé, sang dominant !... les jeux sont faits !... laissez aux somptueux chefs d’Etats le monopole du Vide, des Emphases, leurs gardes sur la bride, trompettes, fermez le ban ! j’aurais pu dire un facteur jaune, encore bien plus triomphal ! ça que nos princes ne parlent jamais, si absorbés, confondants divagants blablas… sang, blanc perdant !... et nous voici au Brésil !... Amazone !... au Turkestan !... aviation, fusées pour la Lune sont en tout et pour tout que bruits de gueule, clowneries...
Il n’y aura [bientôt] plus de blancs. » (p.288)

« On verra je vous assure encore bien plus chouette… les Chinois à Brest, les blancs au pousse-pousse, pas tirés ! dans les brancards !... que toute cette Gaule et toute l’Europe, les yites avec, changent de couleur, qu’ils ont bien fait assez chiez le monde !... elle et son sang bleu, prétentieux, christianémique ! » (p.294-295)

« L’important le sang !... le sang seul est sérieux ! tous « sang dominant »… n’oubliez pas !...
Je lui fais remarquez qu’à Byzance ils s’occupaient du sexe des anges [comme nous aujourd’hui du mariage des homosexuels] au moment où déjà les Turcs secouaient les remparts… foutaient le feu aux bas quartiers, comme chez nous maintenant en Algérie… » (p.308)

« Bloy se plaignait terrible, il avait pas été au gnouf, ni à la guerre, précisément ce qui lui manquait, un peu comme les gens d’aujourd’hui, si baffrants, grognasseux biberons, flatulents… et notre Grand Visage Pâle dites donc ? l’immense malheureux ! qu’à ramasser les détritus des belles géantes écrabouilleries ! gangrènes, loques, mélis-mélos d’Oural, Stalingrad, Maginot… race blanche au pilon !... plus de degrés, plus rien !... Boulevard Saint-Michel à Hong Kong !... comme vous voulez !... tout jaune vous serez, vous êtes déjà, et merde ça boume !... et noirs en sus ! le blanc a jamais été que « fond de teint »…. » (p.258)


+ Paul del Perugia dans son Céline (éd. NEL, 1987) au Chap. « Sermon sur la vigile », p. 499 :
Citation:
« Parce que nous n’avons pas su occuper notre Espace propre, celui-ci créée comme un vide dont la mécanique nous entraînera au néant. Guerres, immigrations, c’est tout comme pour ébranler la nation. » (p.499)

+ au Chap. « Avant qu’un peu de terre obtenue par prière », p.618, 620 :

« Sa fureur est de prévoir que le cours du prochain siècle amènera une dégénérescence de la race blanche, dont il aime reconnaître en lui l’identité. » (p.618)

« Sa vue prophétique lui faisait interdire aux autres d’engendrer : « Moi, je vais crever demain, mais les gens qui vont vivre dans 50 ans, ils aurons de la farce [moultiracialo-moulticoultourelle] ! oui… 50 ans… » » (p.620) **


** + dans magazine littéraire (hors-série n°4, 4ième trimestre 2002), « Mon ami Céline par Pierre Duberger » (1920-1992) :
Citation:
En l’aidant à éplucher ses pommes de terre, au sous-sol, j’entends encore sa voix et l’entendrai tant que je vivrai : « La révolution… mais nous y assistons tous les jours… la seule, la vraie révolution, c’est le facteur nègre qui saute la bonne… dans quelques générations, la France sera métissée complètement, et nos mots ne voudront plus rien dire… que ça plaise ou pas, l’homme blanc est mort à Stalingrad. » […]

L’on a souvent dit de Céline qu’il était un visionnaire : c’est le plus mauvais adjectif que l’on puisse accoler à son nom… le visionnaire a des communications surnaturelles, c’est la bergère d’esprit, ou un pape avant son trépas. Lui, avec sa tête qui dépassait, il était épouvantablement lucide, il avait diagnostiqué son époque malade et pour guérison, avait conseillé des remèdes à des sourds volontaires. […]

La guerre de 1914, ce massacre forcené et imbécile entre gens de qualité, l’avait marqué à jamais. Avec un égoïsme normal et standard, il aurait vécu heureux dans l’opulence et la réussite respectée.


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MessageSujet: Re: CITATIONS DE CÉLINE SUR LA CONSCIENCE DE CLASSE   Lun 23 Avr 2007 - 9:28

Bah! Au moins, ça m'aura permis de découvrir Céline.
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Je suis vivant mais c'est comme si j'étais mort. Nous les mangeurs de patates, n'avons pas de rêve. Lesquels pourrions nous avoir? Sakon Shiba.
Je préfère mourir pour une cause que vivre pour rien. John J. Rambo.
Il y a ceux qui se résignent et ceux qui font du chuintement de leur lame une symphonie... Moi.
Ça s'passe à fond, t'entends! Et Vive la putain d'France! Roi Heenok.
Tout ça est assez inquiètant... Alain Soral.
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MessageSujet: CARACTÉRISTIQUE DU GÉNIE AUTHENTIQUE   Mar 24 Avr 2007 - 23:44

Colonel Jul a écrit:
Bah! Au moins, ça m'aura permis de découvrir Céline.

1° A ce sujet je conseille l’excellente synthèse que j’ai fait sur les caractéristiques (qui trompent pas) du GÉNIE... qu’incarne parfaitement un héros comme CÉLINE… synthèse que j’avais fait ici il y a quelques mois :


2° Je rappelle ce lien vidéo avec l’excellente émission Un siècle d’écrivain consacré à Céline. Ainsi que la vidéo de l’un des derniers interviews de Céline… : Sur :


(PS : réponse à certains qui l'auraient pas remarqué :
contrairement aux (sales) cons, Je fais pas (du) mumuse, moi !... je mène un combat moi !… fût-il à mon modeste niveau… considéré par certains de « pauvre type ».)


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MessageSujet: Re: CITATIONS DE CÉLINE SUR LA CONSCIENCE DE CLASSE   Mer 25 Avr 2007 - 0:09

Merci pour tout ça John, continue donc.
Et merci pour les vidéos, jconnaissais pas !
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MessageSujet: RACISME ET COMMUNISME   Dim 29 Avr 2007 - 12:05

RACISME ET COMMUNISME

A la fin de son 2ième post http://vraishommes.frbb.net/mondo-2008-f5/discours-de-poutine-contre-les-ricains-t1090.htm :
thomassxb a écrit:
Quant aux russes "plus évolués" parce qu'ils vivent dans le froid, quelle vaste blague. C'est le dernier pays occidental que j'ai envie d'admirer, vu le retard absolu qu'il a. C'est un pays qui est passé pratiquement directement d'un féodalisme médiéval au communisme industrialisé... On comprend comment les bolchéviks sont devenus cinglés, en essayant de moderniser le pays le moins préparé au socialisme qui soit...

Thomassxb suppose ainsi que la responsabilité de l’échec du communisme en Russie vient du peuple russe lui-même !... (ce qui rappelle un peu ce que pensait Hitler à la fin en rendant responsable le peuple Allemand d'avoir perdu la guerre... que le peuple Allemand n’avait pas été digne de lui-même... de son génie politique, militaire, etc.)

Quelle que soit la responsabilité des uns ou des autres, ce passage de Thomassxb m’a rappelé ces passages de Céline (1894-1961) – ou docteur De souche Destouche – dans L’École des Cadavres (1938), p. 100, 125, 199-204 :
Citation:
« Les races sont assez peu nombreuses malgré tout, qui peuplent ce monde, loin de fondre, de s’amalgamer, de disparaître en somme, selon la doctrine maçonnique, par croisements et mélanges, sont au contraire en train de s’affirmer, de se caractériser, de se distinguer de mieux en mieux, de plus en plus nettement les unes des autres. [Sauf pour les peuples génétiquement usés, en voies d’extinctions, comme en Occident, du fait de la loi de différenciation biologique, à l’échelle planétaire] Nous n’allons pas vers la fonte des races, mais au contraire vers l’exaltation des races, exaltation biologique, très naturelle. Il faut céder à cette loi, à cette tendance, nous les hommes, ou disparaître. Aucun compromis : « Devenir ou Disparaître », loi naturelle du « devenir » biologique. » (p.100)

« Il s’en faut de cent et cent mille sélections raciales, éliminations rigoureuses, avant que l’espèce ne parvienne à quelque tenue décente, aux possibilités sociales.

Tous les végétaux, tous les animaux ont passé par la sélection. Pourquoi pas l’homme ? Ce qu’on a fait pour la betterave, pour le porc, pour la basse-cour, on peut pas le tenter pour nous ?

Par l’effet de quelle providence le chien est-il devenu fidèle, vigilant ? sociable ? La vache, laitière ? Le cheval, trotteur ? Le coton, cotonneux ? Le mouton, tout en laine ? Le blé, panifiable ? Le raisin, buvable ? Le serin, vocaliste ? Par la sélection raciste, par l’élimination très stricte de tous les immondes, avant le dressage, de tous les confus, les douteux, les hybrides néfastes, de tous les sujets trop bâtards, récessifs.

Pour traquer le diable dans l’homme, exorciser l’homme, deux seuls moyens conjugués : l’Élevage et la Trique. » (p.125)

« Avant de tâter du parcours communiste, si périlleux, si miraculeux, les hommes devraient bien d’abord, avant tout, être engendrés convenablement, se présenter au départ avec des pédigrées nets. […] On l’améliore d’abord, l’animal, on le lance pas comme ça ! On l’affine par hérédité. C’est l’élevage ! On le surveille de père en fils. […]

C’est pas une question d’école le [vrai] communisme ! Ni de trémolos ! ni de politique ! ni d’élections ! ni de philosophie transcendante ! De leçons à prendre ou ne pas prendre ! C’est une question de sperme ! de foutre ! C’est infiniment plus calé ! C’est pas une question d’examens ! C’est une question de croisements ! d’élevage ! C’est ça la Révolution ! La vraie !... Si vous n’effectuez pas d’abord, avant d’entrer dans les détails, dans la terrible application de votre sociologie, verbagineuse, faribolesque, une sélection très farouche, inexorable, de toutes vos souches participantes, vous n’aurez fait que des grimaces, vous n’aurez même pas préludé, pressenti les rudiments d’une race blanche convenable, d’une société aryenne possible, communiste ou pas.
Vous n’aurez jamais rassemblé autour de vous qu’une plus dégueulasse racaille de tous charognards fainéants, sournois, vicieux, les plus inaptes à tout dressage profond.
Vous n’aurez jamais avec tous vos discours, vos velléités, contorsions, simulacres, que trompé, divagué davantage, déconné, aggravé le mal avec plus ou moins de profit personnel. Demandez-vous au chacal qu’il renonce à ses habitudes ? Qu’il se montre tout d’un coup sensible aux exhortations d’altruistes ? Attendez-vous du vautour qu’il se modernise ? Qu’il se modère en charognerie ? Tous les enseignements du monde ne peuvent rien contre les instincts de la viande. […]

L’homme c’est la machine à mentir, Bigorno sournois.
Pour la question des grandes réformes, des sociologies progressives c’est aux chromosomes d’abord qu’il faut s’adresser. Á l’esprit plus tard ! On a le temps ! On en a que trop fait d’esprit ! Ça nous a pas trop réussi ! » (p.199-201) [1]

[1] = Le Docteur Louis Nghiem dans La violence des jeunes et le cerveau reptilien (éd. Consep, 2002), p.89, 97 :
Citation:
« Pour créer l’homme nouveau, il ne suffit plus de décréter de nouvelles vérités ; mais il faudrait procéder comme les éleveurs de chiens et de chevaux, en sélectionnant, dans l’élevage des enfants, les êtres qui ont des particularités bien définies afin de les favoriser, et les autres pour l’« exclusion » (en « euthanasiant » par exemple). Ce travail devrait se poursuivre sur des siècles, avec fermeté et sans erreur dans les critères du triage. Autrement, « plus ça change, plus c’est la même chose », « on fait du neuf avec du vieux » ou « on chamboule tout, et on recommence avec les mêmes » ; ainsi la sagesse populaire désabusée rappelle que la révolution n’est qu’un sanglant défoulement, qui ruine le pays. » (p.89)

« Il faudrait en effet plusieurs dizaines de siècle pour qu’une civilisation ait le temps de sélectionner, comme dans un élevage de chiens, une nouvelle race d’hommes se comportant naturellement selon la nouvelle morale. » (p.97)


+ Céline (1894-1961) dans Bagatelles pour un Massacre (1937), p.164 :
Citation:
« Un homme est tout à fait achevé, émotivement c’est-à-dire, vers la douzième année. Il ne fait plus ensuite que se répéter, c’est le vice ! jusqu’à la mort… Sa musique est fixée une fois pour toutes… dans sa viande, comme sur un film photo, la première impression… C’est la première impression qui compte. » *

* = dans D’un château l’autre (1957), p210 :
« Ce qu’on apprend dans sa toute jeunesse qui vous reste gravé… après c’est plus que des faridons, décalques, courbettes à concours. » ***

*** = Le Docteur Louis Nghiem dans La violence des jeunes et le cerveau reptilien (éd. Consep, 2002), p.26 :
Citation:
« Chaque comportement met en marche un certain nombre de neurones, qui se connectent pour former un circuit électrique déterminé. La répétition du comportement consolide et stabilise le circuit. Les neurones non-utilisés meurent et disparaissent. C’est la « stabilisation sélective » des neurones. Avec l’âge et la maturation, le nombre de neurones diminue pendant que les structures du cerveau s’organisent (câblage de l’ordinateur-cerveau), en général et globalement, de manière irréversible. Après l’âge de 7-13 ans, la personnalité d’un être ne pourra plus changer. [« Certes, il pourra encore apprendre et modifier légèrement sa sensibilité et ses goûts ; mais sa personnalité est pratiquement achevé et ne pourra plus changer. » (p.37)] C’est pourquoi on n’a jamais guéri un « jeune » violent, drogué ou pervers. Les révolutionnaires le savent parfaitement : ils ne cherchent nullement à rééduquer les peuples récalcitrants (en général des « traîtres », des « féodaux », des « bourgeois », (sic), soit 25 ou 30% de la population), ils les exterminent : d’où le génocide vendéen par les jacobins en 1793-1794, le génocide ukrainien en 1932-1933 par les bolcheviks et le génocide cambodgien par les khmers rouges en 1975-1980. »

+ dans Les arts et l’équilibre mental (éditions de Paris, 2006), p. 60 :
« La personnalité de l’enfant est achevée très précocement, dès le début de l’enfance, vers 6-7 ans. […]
[Par conséquent] Un enfant élevé selon la mode laxiste jusqu’à l’âge de 3-5 ans n’apprendra plus la morale dérivée du Décalogue [incluant les règles : d’honorer ses parents, ne pas tuer, ne pas commettre l’adultère, ne pas voler, ne pas convoiter les biens d’autrui.]. En tout cas il ne saura plus la respecter automatiquement, par réflexe. »


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MessageSujet: Re: CITATIONS DE CÉLINE SUR LA CONSCIENCE DE CLASSE   Dim 29 Avr 2007 - 12:15

Tss! Hitler avait lancé une campagne eugéniste avec des sujets aryens purs (au "pédigré net" comme dit Céline), total, la descendance s'est averée plus faible que les batârds...
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Je suis vivant mais c'est comme si j'étais mort. Nous les mangeurs de patates, n'avons pas de rêve. Lesquels pourrions nous avoir? Sakon Shiba.
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MessageSujet: DESTRUCTION DES RACES   Mar 1 Mai 2007 - 7:53

Colonel Jul a écrit:
total, la descendance s'est averée plus faible que les batârds...

Oui… bien sûr… mais si tu sais lire, on vient de te dire, que « Pour créer l’homme nouveau (…) ce travail devrait se poursuivre sur des siècles [voire « plusieurs dizaines de siècle » !...] avec fermeté et sans erreur dans les critères du triage » !... alors ce n’est sûrement pas pendant « un millénaire » qui a duré 12 ans qu’on peut mesurer des résultats sérieux…

De toute façon, l’histoire étant essentiellement écrite par les vainqueurs… on peut pratiquement faire croire à peu près n’importe quoi à n’importe qui !… d’ailleurs plus c’est gros et plus ça passe !… les braves neuneus vont pas chercher plus loin… (Et puis, on a créé des lois faites pour décourager les plus curieux…) Et quand on voit ce dont on les habitue (ou qu’on les dresse) à regarder à la Télé depuis si longtemps… faut pas trop leur en demander !… toujours près à gober n’importe quoi !... (ou à se faire goder par n’importe qui…) ils sont préparés pour ça d’ailleurs !… Ils sont faits pour ça !... Plus c’est profond et plus ils en redemandent !... Oh ! Oui !... Encore ! Encore, plus profond !... (La preuve : le résultat des dernières élections…)

On pourra débattre, discuter, discutailler, polémiquer, autant qu’on voudra de certains détails de l’histoire, en attendant, pour nous, la vérité, la triste et tragique réalité (celle qui nous concerne directement, concrètement et quotidiennement)** ça reste surtout celle-là :
** [et non pas celle qui s’est passée il y a maintenant plus de 60 ans... ou bien celle qui se passe, en ce moment, sur d’autres continents… ou à des milliers de kilomètres de chez nous… comme au moyen Orient… : autant de façons, d’informations quotidiennes, pour détourner notre attention de ce qui nous arrive « ici et maintenant », autour de chez nous, chaque jour un peu plus.]

CELINE (1894-1961):

dans Bagatelles pour un Massacre (1937), p. 326-327, 191 :
Citation:
« Les Français ils deviennent tout ce qu’on veut quand on réfléchit… Ils veulent bien devenir nègres… ils demandent pas mieux… Pourvu qu’un mâle bien cruel les enfouraille jusqu’au nombril ils s’estiment joliment heureux… (…) Les Français toujours si avares, ils engraissent quand même très bien, tous leurs maquereaux du pouvoir. » (p.326-327)

« Le monde n’a plus de mélodie. C’est encore le folklore, les derniers murmures de nos folklores, qui nous bercent… Après ce sera fini, la nuit… et le tam-tam nègre. Les bons rêves viennent et naissent de la viande, jamais de la tête. Il ne sort de la tête que des mensonges. La vie vue par la tête ne vaut pas mieux que la vie vue par un poisson rouge. C’est un jardin à la française.
La seule défense, le seul recours du blanc contre le robotisme, et sans doute contre la guerre, la régression à « pire que cavernes » bien pire, c’est le retour au rythme émotif propre. » (p.191)

+ dans Les beaux draps (1941), p. 60 :
Citation:
« Ainsi la triste vérité, l’aryen n’a jamais su aimer, aduler que le dieu des autres, jamais eu de religion propre, de religion blanche. [1]
Ce qu’il adore, son cœur, sa foi, lui furent fourmis de toutes pièces par ses pires ennemis.
Il est bien normal qu’il en crève, le contraire serait le miracle. » **

[+ Voir aussi dans Les beaux draps en p.140-141]

** = dans D’un château l’autre (1957), p.157 :
Citation:
« La sensibilité française s’émeut que pour tout ce qu’est bien anti-elle ! ennemis avérés : tout son cœur ! masochiste à mort ! »

[1] = Cioran (1911-1995) dans Cahiers, p. 760 :
Citation:
« Un peuple est foutu quand il ne peut plus enfanter des dieux, quand il s'en cherche ailleurs ; cela est vrai en politique plus encore qu'en religion. »

+ = Drieu la rochelle (1893-1945) dans son Journal 1939-1945 (éd. Gallimard), « 6 décembre 1939 », p. 124 :
« Quand un peuple n’a plus de maîtres, il en demande à l’étranger. »

+ Paul del Perugia dans Céline (éd. NEL, 1987)

au Chap. « Sermon sur Ninive », p.364-365, 399, 400, 402, 406 :
Citation:
« Ninive, c’est le dernier cercle, celui que traverse de bout en bout le pèlerin à Fort-Gono, New York, Berlin ou Rancy. Dans cette patrie de Ninive, les citoyens du monde blanc acceptent une servitude en faisant « comme si » ils ne savaient pas. Le « sens de l’histoire » officielle les a, sans qu’ils le sachent, éloignés de la terre de leurs pères. Ils vivent maintenant, sans mémoire, dans Ninive, chez eux, mais au milieu de paysages inconnus. […]

Ninive est donc la nouvelle patrie des hommes sans héritage que nous sommes devenus sans le savoir, séparés du passé historique réel, séparés de la sagesse immémoriale si valeureusement acquise, séparés les uns des autres. Les ninivites modernes y résident dans des maisons confortables, sur l’autre bord du fleuve de l’oubli. […]

Au début de son œuvre, la description de la ville de Rancy organisait cet espace déshérité où stagnent les sujets du Roi-Misère, les villes où l’on a un « foyer » près de sa « compagne », alors que les enfants, rassemblés à l’aube par le « ramassage scolaire », rentrent, le soir, sans que leurs géniteurs sachent ce qu’on leur a mis dans la tête durant la journée. D’eux naîtra une « race nouvelle » aussi étrangère à l’institution parentale que le sont les canards à la poule qui les a couvés. Entre le berceau et la tombe, derrière les fortifications informatisantes qui entourent la cité, les hommes doivent vivre sans finalité. » (p.364-365)

« L’identité d’un peuple est le fruit de longs efforts. « Les races – nous annonce Céline, en présentant le Taolenn de « l’Aubépine de la Race » – ne se font pas toutes seules, ne se défendent pas toutes seules ; elles sont au fond de chaque homme en instance, en « devenir », au fond de chaque espèce. C’est tout. Elles exigent pour durer, pour subsister un effort permanent, stoïque de chaque être vivant, pour vaincre la disparition et la mort. Elles sont en “en devenir”, toujours en péril, toujours menacées. » (Cahiers Céline, tome2, p32 [ou L’école des cadavres, p203]) Les Juifs craignent ce péril : ils craignent le massacre autant que l’assimilation. » (p.399)

« Au plus noir de l’occupation allemande, le sermonneur prévoyait le dynamisme insoupçonnable libéré par Yalta. Il n’hésitait pas sur le nom des barbares qui s’engouffreraient un jour dans le vide laissé par les Blancs. » (p.400)

« Pour ce médecin-prédicateur, le seul tribunal de l’histoire sera celui des ovaires. Génétiquement peu doué, le Ninivite connaîtra le déluge des flots dérivant d’Asie vers l’Atlantique. » (p.402)

« Les épousailles d’URSS et d’USA dans la steppe n’arrivent pas par hasard devant le Château Versaillais de Zornhof édifié aux limites de l’Europe [Cf. Nord, 1960]. Son sermon sur Ninive contraint à méditer sur la manière dont sera submergée notre civilisation européenne. Cet homme, condamné pour racisme, conclut :

« Dans deux cents ans quelqu’un regardera une statue de l’homme blanc et demandera si quelque chose d’aussi bizarre a jamais existé… quelqu’un répondra : “Non, ça doit être de la peinture” » (Cahiers Céline, tome2, p176) » (p.406) [2]

+ Paul del Perugia dans Céline (éd. NEL, 1987) au Chap. « Sermon sur le Déluge », p. 415 :
Citation:
« Après Yalta, son antisémitisme n’a plus d’objet : « Les jeux sont faits, dit-il encore, et la partie se terminera un jour à Quimper » (Les Beaux Draps, p60) […] L’ouragan se forme au cœur de l’Asie, et non aux abords de la Palestine et du Maghreb. La catastrophe a été si silencieuse et si totale, à la fois, que nous croyons vivre dans les murs d’Ys sans savoir qu’Ys a été submergé et que ses habitants vivent enfermés dans des murs d’illusion. Ils ne pourront même plus jamais se réfugier dans la Nature, celle-ci ayant été occultée par la Science, le « Progrès » devenu désormais irréversible. » (p.415)

[2] = Cioran (1911-1995) dans Cahiers, p. 704 :
Citation:
« Cet après-midi [fin mars 1969] je vais à la bibliothèque du VIe. J'ouvre un livre sur les Indiens d'Amérique. Avant même d'en lire une phrase, la pensée me vint que les Blancs finiront comme eux, qu'on les mettra dans des parcs, dans des réserves, pour qu'on puisse en garder quelques échantillons. Qui seront les nouveaux maîtres ? les Noirs ? – les Jaunes? ou les deux ensemble ? Quelle revanche ! Ce sera le retour en force des Mongols ! Le réveil de tous ces peuples étouffés par les Blancs – qui, maintenant débiles, abouliques, rongés par la drogue, par la mauvaise conscience, idiotisés par le remords, n'attendent plus que l'heure d'être brimés, écartés, aplatis. » *

* Repris dans De l’inconvénient d’être né (1973), chap. VIII :
« Dans deux cents ans (puisqu’il faut être précis !), les survivants des peuples trop chanceux seront parqués dans les réserves, et on ira les voir, les contempler avec dégoûts, commisération ou stupeur, et aussi avec une admiration maligne. »

+ dans De l’inconvénient d’être né (1973), chap. VIII :
« Tous ces peuples étaient grands, parce qu’ils avaient de grands préjugés. Ils n’en ont plus. Sont-ils encore des nations ? Tout au plus des foules désagrégées. »

+ dans De l’inconvénient d’être né (1973), chap. X :
« L’Empire craquait, les Barbares se déplaçaient... Que faire, sinon s'évader du siècle ?
Heureux temps où l’on avait où fuir, où les espaces solitaires étaient accessibles et accueillants ! [« Heureux temps où l'on pouvait fuir le monde, où les étendues n'appartenaient à personne, où on était libre d'aller quand on voulait ! » (Cahiers, p979)] Nous avons été dépossédés de tout, même du désert. »
+ dans Cahiers, p.224, 384, 614, 709 :
Citation:
« 27 avril [1964] Dimanche après-midi. Soleil, donc les rues encombrées d'une foule – laide au-delà de tout ce qu'on peut imaginer. Des monstres. Tous, petits, dégénérés, venus de partout : les restes des continents, la vomissure du globe. On songe à la Rome des Césars, submergée par la lie de l'Empire. Toute ville, qui, à un moment, devient le centre de l'univers, en est l'égout – par là-même. » (p.224)

« Il y a cinquante ans on riait du « péril jaune » ; maintenant, c’est un truisme. Ce qu'on appelle l'« accélération de l'histoire » n'est qu'un changement de rythme qui s'est opéré dans le passage de l'invraisemblable à l'évidence (n'est qu'une conversion plus rapide de l'invraisemblable en évidence). » (p.384)

« 13 sept. [1968] – À mon réveil, je me suis souvenu de la prophétie d'Alexandre Blok :
« Le Mongol de ses yeux minces regarde la belle Europe agonisante. » » (p.614)
[+ voir p709]


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MessageSujet: Re: CITATIONS DE CÉLINE SUR LA CONSCIENCE DE CLASSE   Mar 1 Mai 2007 - 9:12

Dans ce cas John, tu préconises quoi l'eugénisme à long terme ou à la spartiate? Es-tu certain qu'on t'aurais donné le droit de vivre?

Pour ce qui est de l'abrutissement par la télé des masses, nous sommes d'accord.
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MessageSujet: L’AMMMÛUUR   Ven 13 Juin 2008 - 20:41

(Je profite de ce post de Corto) sur http://vraishommes.frbb.net/zone-frontiere-f27/sociologie-du-forumeux-t340-80.htm#63571 :
Corto a écrit:
Prudence parce que je ne pense pas que l'amour qui aide à grandir, qui respecte, qui ne soit pas violence cachée, soit cette chose tonitruante et gaveuse dont la société marchande fait ses choux gras et dont les femmes aiment à s'enorgueillir_pléthore de bons sentiments et de sucreries...

En parfaite illustration à cette remarque , il y a ces passages de Céline (1894-1961) dans Bagatelles pour un Massacre (1937), p. 218 :
Citation:
Écrire pourtant du cul, de bite, de merde, en soi n’est rien d’obscène, ni vulgaire. La vulgarité commence, Messieurs, Mesdames, au sentiment, toute la vulgarité, toute l’obscénité ! au sentiment ! […] Dans ce but, rien ne leur paraît plus convaincant, plus décisif, que le récit des épreuves d’amour… de l’Amour… pour l’Amour… par l’Amour… tout le « bidet lyrique » en somme… Ils en ont plein les babines ces croulants dégénérés maniéreux cochons de leur « Amour ! »…

[…] Regardez les bêtes sauvages un petit peu, toujours nobles, toujours pudiques… Mais les lapins en clapiers, les chiens en chenils, les porcs dans leurs bauges, en voilà des êtres qui parlent, rêvent, pensent, agissent pour l’Amour !

Toute la pourriture, la servitude des races commence, s’achève par l’amour, les « tournois », les émois, les sussurages de l’Amour !... Un bon coup d’alcool par là-dessus, et c’est l’écroulement ! Les voici bien abâtardis, bien mûrs pour tous les esclavages, pourvu qu’ils s’enculent encore, et toujours plus et plus toujours… dans tous les chenils, les clapiers qu’on leur présente… vautrés dans leurs arguties, dans leurs arabesques d’Amour, ils exultent !... C’est leur paille !...

Il n’existe à parler franc qu’une seule obscénité. Mais celle-ci, élémentaire, inexorable, biologique, infiniment corruptrice, c’est le « Parlez-moi d’amour » putréfiant. Rien ne lui résiste. Tout s’en trouve en très peu de temps, corrompu, vermoulu, « mufflisé » à jamais… C’est la vraie « débauche »…

L’effrénée putasserie des sentiments et des mots doit se payer en définitive très cher, se solder par de très cruels supplices. Aux hordes avachies, « amorosées », les infinies servitudes !... Toutes les prostitutions du cul ne sont que vétilles auprès de ce « niagaresque » dégueulé de « doux murmures », de « serments brûlants », « d’ineffables ivresses »… tout ce déluge d’enfioteries dont on nous submerge pour notre décadence.

La veulasserie des choses de l’âme nous confectionne plus d’abrutis, de serfs et de fous ennuyeux, de maniaques obtus et sourds que toutes les véroles d’un siècle renforcée ensemble.

+ dans L’École des Cadavres (1938), p. 94 :
Citation:
Spirituellement, nous sommes retombés à zéro, atterrants, ennuyeux à périr. Tous nos Arts le prouvent. Depuis la Renaissance, si mécanisante, nous rabâchons à peu près, avec quelques futiles variantes, les mêmes éculeries sentimentales (nos dites éternelles valeurs sentimentales !)

Amour ! Re-Amour ! Pas d’Amour ! Plus d’Amour ! La rage du cul sous toutes ses formes : Jalousie… Caresses… Tendresse… sempiternellement… La hantise “charnaîle”, toute la bandocherie si banalement éjaculatoire travestie mystique ! La dégueulasserie même ? notre âme ! Toute notre fierté spirituelle ? L’Amour !... Plus d’Amour ! Re-encore Amour ! Éperdus d’Amour ! Sans jamais nous lasser, sans même plus y penser, sans y croire. Obscènes, grotesques sans le savoir, très pompeusement, machinalement. Les lamas dans toute leur crasse tourbillonnent aussi leurs petits moulins à prières, machinalement, majestueusement.


+ Paul del Perugia, dans son Céline (éd. NEL, 1987), Chap. « Sermon sur la Vigile », p. 463 :
Citation:
“L’amour” suscité par la chair piège le gros du troupeau. Après de brèves ardeurs, l’amoureux revient, en effet, sur des bases matérialistes plus régressives que celles abandonnées au départ. Aucun sentiment ne devrait être abordé sans ascèse, afin de nous prévenir des marécages promis à ceux qui s’y aventurent à la légère et que Céline décrit de si impitoyable ironie. Tel que l’a laïcisé notre siècle, l’amour n’offre que des vigiles vulgaires. La plupart des candidats à l’amour, répète Céline, n’ont pas plus de dispositions réelles à l’infini et à la transcendance que les chiens. Peu d’hommes, en réalité, sont faits pour l’amour, parce qu’ils refusent l’ascèse qu’il exige. Il leur manque le sens de la difficulté à aimer qu’acquièrent ceux qui partent à la « Quête d’un Graal ». Pythagore disait excellemment : « Cache le Dieu que tu adores. »

L’amant vrai se tait sur l’objet de son amour de sorte qu’il est paradoxal de voir un grand verbal comme Céline conseiller l’ascèse du silence si cultivée par la poésie courtoise d’oil, d’oc, de Florence et d’Andalousie. Amour est un mot aussi imprononçable que celui de Yahvé depuis que la culture républicaine vulgarise le mot dans sa littérature de masse, dans sa presse du cœur, dans ses chienneries chansonnières et culturelles pour saisir l’homme au bas ventre. C’est par les glandes que nos Princes [modernes] tiennent les peuples.
Leurs télés d’Etat, leurs romans de plèbe, leur ciné font croire aujourd’hui qu’une grande passion est à la portée de tous
.

Un aspect du Sermon sur la Vigile repose, au contraire, sur le silence des grandes profondeurs et la pudeur celte. L’effort immense des « Romans de Chevalerie » introduisit la Chrétienté à la « Courtoisie » qui manquera toujours au fond USA et dont jusqu’au souvenir vient de nous être enlevé. Vis-à-vis de l’Amour, situé par le vulgaire au centre du « Mystère féminin », le prédicateur observe un silence conduisant d’abord à la vénération de l’être merveilleux. Sa prudence est préservatrice.

Ainsi se place-t-il en marge de la logorrhée amoureuse du XIXe et XXe siècles dont seul sont atteints les hommes de lettres :
« Je la trouve grossière et lourde cette histoire : “Je t’aième”. C’est un abominable mot !... que pour ma part je n’ai jamais employé… car on ne l’exprime pas… ça se sent et puis c’est tout. Un peu de pudeur n’est pas mauvais. Ces choses existent, mais se disent peut-être une fois par siècle, par an… » (Cahiers Céline, tome2, p.115) [ou dans Céline parle (éd. Perrin et Perrin), Entretien à Meudon (1959)]

Cette ascèse verbale s’accompagne d’un rituel de substitution qui, là encore, veille à ne nommer qu’après une large purification à laquelle ne nous forment pas « les Droits de l’Homme ». Ceux-ci font croire au citoyen à l’égalité des chances devant les bonheurs de la vie, ce qui est une des illusions les plus menteuses entretenues dans la plèbe. Rien ne fleurit automatiquement « … une fois par siècle, par an… ».

Les mouvements de notre cœur sont si minutieusement exploités par les Princes disraéliens** et leur « Kultur » que le prédicateur en arrive à nous prévenir : “La vulgarité commence au sentiment, toute la vulgarité, toute l’obscénité ! au sentiment !” (Bagatelle…, p218)

** Benjamin Disraeli (1804-1881), Premier ministre britannique (1868-1880) ayant un jour confié : « Il faut avoir vécu dans les coulisses de la Politique pour se rendre compte que le monde est dirigé par des personnes tout à fait différentes de celles que s’imagine le [« bon »] peuple. »

+ Paul del Perugia, dans Céline (éd. NEL, 1987), Chap. « Le Pèlerin », p. 133-134 :
Citation:
Un gouffre sépare donc le pèlerin de celle qu’il peut aimer, seulement entre deux haltes, sur un temps pris à la route aussi bien que de celle avec qui il aurait pu « fonder un foyer » – rêve insensé au xxe siècle qui, par lois d’Etat, a anéanti savamment la famille, « l’institution parentale », comme le dit l’administration, s’alignant normalement sur le concubinat légal, pratiquement toléré par l’Eglise. (…)

Notre fin de civilisation feint de s’en émouvoir. Elle feint de croire à l’amour alors qu’il ne peut exister que dans les époques infiniment supérieures à la nôtre. Nos républiques, allant contre nature, modifient la physiologie. Céline, sacrifiait les sirènes à un appel supérieur à l’impulsion amoureuse qui perpétue une espèce condamnée par toutes les législations libérales.

L’anarchiste authentique, ignorant les simulacres du jeu social moderne, n’est pas comptable de l’avenir du troupeau humain, mené par ses Princes aux catastrophes si visibles du xxe siècle. La passion durable de deux êtres, naguère possible dans les liens de l’amour, n’est souvent plus qu’une illusion, à peine entretenue par l’Etat et l’Eglise. *

* voir cette incroyable excellente synthèse Evolienne :
« Misère du Désir et DISSOLUTION DU DOMAINE SOCIAL » :
http://vraishommes.frbb.net/soral-sans-rival-f20/explication-de-textes-de-soral-t2373-20.htm#31455
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"Il n’existe dans la nature que quelques rares espèces d’oiseaux pour se démontrer aussi peu instructifs, aussi cons, aussi faciles à duper que ces enfiotés de souchiens d’Aryens…" (Céline)
"N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi." (Cioran)
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CITATIONS DE CÉLINE SUR LA CONSCIENCE DE CLASSE

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