| | Pétrole : la fièvre de l'or noir | |
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| Auteur | Message |
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el spirito Sophiste d'estaminet


   Age : 43 Inscrit le : 09 Oct 2006 Messages : 757 Localisation : république bananière!
 | Sujet: Re: Pétrole : la fièvre de l'or noir Lun 21 Mai 2007 - 20:05 | |
| | Citation: | DARFOUR, une guerre pour le contrôle du pétrole ??
Sanctions américaines contre le Soudan
L'Union africaine et la Ligue arabe, quel rôle au Soudan ? Les pressions internationales se multiplient pour contraindre le gouvernement soudanais à appliquer la résolution du Conseil de sécurité, votée le 30 août, et prévoyant le déploiement d'une force de l'ONU, en remplacement des troupes africaines. Le président américain George Bush a renforcé, le 13 octobre, les sanctions contre Khartoum, par l'interdiction de toute transaction liée aux activités pétrolières et pétrochimiques.
Le président en exercice de l'Union africaine, Denis Sassou N'Guesso, a qualifié la situation au Darfour de «préoccupante», alors que le mandat des soldats de l'UA a été prorogé jusqu'à fin 2006. Si, à Paris, des personnalités médiatiques dénoncent ce qu'elles définissent déjà comme «le 1er génocide du XXIe siècle», des voix africaines, et non des moindres, parlent d'«arabisation forcée au Darfour». Une lecture délibérément ethniciste ?
La volonté de l'administration américaine de remodeler le Soudan ne date pas de la crise du Darfour qui a éclaté en 2003. Elle remonte à la première guerre du Golfe en 1991, le Soudan étant ciblé pour ses positions pro-irakiennes et accusé de détenir des missiles irakiens de longue portée, susceptibles d'atteindre Israël.
Une usine de lait en poudre infantile sera bombardée au lieu et place d'une hypothétique fabrique d'armes chimiques. Ensuite, ce pays fut accusé d'abriter des bases terroristes. Le blocage, en 1997, de tous les avoirs du gouvernement soudanais aux Etats-Unis ne suffira pas à faire tomber le régime. Nul n'ignore le prix payé en nombre de morts et de destructions par l'Irak, simplement soupçonné de détenir d'introuvables armes de destruction massive. Des morts, qui comme celles du Liban ou de la Palestine n'ont guère ému certains procureurs du TPI, activant pour traduire en justice les responsables soudanais.
Le prétexte invoqué aujourd'hui par les faucons de la Maison-Blanche pour étendre leur influence est évidemment humanitaire. Un bilan de plus de deux cent mille morts et de deux millions de réfugiés au Darfour interpelle, bien sûr, toutes les consciences, à moins d'être aveugle. Pourtant, les énormes enjeux stratégiques, pétroliers en particulier, dans ce pays, convient à une lecture et des solutions de paix se préoccupant davantage de l'avenir et de la résolution réelle des conflits.
Premier constat : la réunion extraordinaire du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine, le 20 septembre, a prorogé le mandat de la Force africaine (AMIS) jusqu'à la fin de l'année 2006 au Darfour. Pourquoi la résolution 1706 s'est-elle empressée de substituer l'UA, plutôt que de la renforcer ? Et pourquoi des Etats africains ambitionnant un rôle continental ne s'impliquent-ils pas davantage dans l'appui à la mission au Conseil de paix africain ? Autre interrogation : comment expliquer les pressions des ONG dénonçant le plan du gouvernement soudanais qui vise à déployer plus de 15 000 hommes au Darfour ? Ainsi, ce gouvernement, accusé de laisser les milices éradiquer la population, est suspecté dès qu'il tente de rétablir un minimum d'autorité. Donc, ce sont bien les institutions soudanaises qui sont remises en cause. Or, si le gouvernement soudanais refuse le déploiement des Casques bleus, il n'a d'autre choix que de prêter son concours ou de se faire assister par les Forces africaines d'interposition. Et là, le continent africain ferait preuve, réellement preuve, de sa capacité et volonté politique à gérer ses conflits, imposer la paix, au lieu des sempiternelles interventions étrangères, tant dénoncées par les africanistes : des interventions qui, du reste, n'ont fait qu'exacerber la situation dans les zones de conflit.
La prochaine réunion du Comité des sages, regroupant le Sénégal, le Nigeria et le Congo, avec Omar El Bachir sera un test. Pour l'heure, seule la Chine a apporté son soutien à l'UA en remettant un chèque d'un montant de 1 000 000 dollars pour les opérations de maintien de la paix au Darfour. Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, a exhorté les membres de l'organisation à assumer leurs engagements. La Ligue, pour rappel, s'est abstenue lors du vote de la résolution 1706. Que des intellectuels africains montent au créneau pour dénoncer la duplicité de la Ligue, réclamant, comme ils le soulignent, une intervention de l'ONU en Palestine, et la récusant au Soudan, ne surprend guère.
Mais la hiérarchisation des victimes, au nom d'une appartenance, négro-africaine ou arabo-africaine, n'aide ni la cause humaniste ni le règlement des problèmes. Plus grave, fustiger le Monde arabe au moment où il subit les pires agressions collectives de son histoire, et réduire la question du Darfour à une opération d'«arabisation forcée», cela revient à entretenir des grilles de lecture raciales confortant le discours dominant, de ceux précisément qui hiérarchisent les souffrances des victimes.
A l'exemple des initiateurs de la manifestation de Paris, qui ont défendu toutes les dernières guerres américaines au Proche-Orient et souhaitent créer un point de fixation nouveau anti-arabe en instrumentalisant, hélas, le drame des Soudanais. Qu'on le veuille ou non, les pressions sur le Soudan ont aussi l'odeur du soufre et du pétrole. «Le cordon pétrolier africain aujourd'hui ne s'étend pas seulement du golfe de Guinée aux confins du lac Tchad. Il a désormais des prolongements nilotiques, le Soudan étant en passe de devenir un producteur substantiel d'or noir. Il n'est d'ailleurs pas exclu que le génocide en cours dans le Darfour s'explique lui aussi, en très grande partie, par la perspective d'exploitation du pétrole dans cette région. En l'absence d'un cadre politique solide et légitime, et face aux réalités d'une souveraineté fortement limitée, les gouvernements locaux peinent à imposer des conditions aux multinationales dans l'exploitation des ressources naturelles locales», souligne Achille Mbembe.
Il n'est pas exclu, rappelle-t-il, que les pays de l'arc pétrolier africain (du golfe de Guinée aux pays nilotiques) «soient, dans un avenir pas tout à fait éloigné, petit à petit aspirés par le tourbillon […] Les luttes de pouvoir et les conflits autour de la captation, du contrôle et de la répartition des ressources rares». En conclusion de son étude, ce chercheur note aussi : «Comme à l'époque de la traite de l'ivoire et sous la colonisation, une relation globalement négative existe désormais entre l'exploitation des matières premières et le développement humain en Afrique. Si l'on ne brise pas le lien, assure-t-il, entre corruption, extraction et militarisation, l'exploitation des richesses africaines sera, de plus en plus, un réel facteur de génocide.» Et d'en appeler à un véritable débat sur l'extraction des matières premières.
Il s'agit bien d'une guerre pour le contrôle du pétrole, et la construction d'oléoducs est au cœur de ces enjeux, affirme Elizabeth Struder. «C'est le cas de l'ouverture de l'oléoduc Tchad-Cameroun, où sont impliqués les intérêts des firmes transnationales Total, pour la France, CNPC pour la Chine, Pétronas pour la Malaisie, Lundin pour la Suède, OMV pour l'Autriche, Talisman pour le Canada et Exxon Mobil pour les Etats-Unis. Ce pipeline doit passer par le Darfour et entre dans la logique d'éviter les zones à risques et arabes en particulier. De son côté, l'Inde envisage également un oléoduc qui passera dans cette région d'Afrique, celui prévu par les firmes ONGC et Reliance Petroleum en accord avec le Soudan.»
Parmi les différents groupes qui composent les milices du Sud, «l'administration américaine a particulièrement favorisé ceux qui revendiquent la sécession», estime-t-elle. Un certain nombre de «missions chrétiennes», bénéficiant d'importants soutiens financiers aux Etats-Unis, «s'efforcent depuis plusieurs années d'alimenter la haine raciale contre les «Arabes». Non seulement le gouvernement américain «a fourni entraînement militaire, armes et argent à l'APLS mais il a aussi accordé son soutien au «Mouvement pour la Justice et l'Egalité» [JEM] basé au Darfour. Le JEM est lié au fondamentaliste Al Tourabi».
Certes, ces enjeux et les plans stratégiques ne seraient guère réalisables avec des Etats et des régimes aptes à gérer leur développement et leur projet d'Etat national, mais le conflit soudanais, qui ne diffère pas fondamentalement de celui vécu en Angola, au Congo, en Sierra Leone, interpelle plus que jamais une Afrique et un Monde arabe soucieux de leur destin futur. Bernard Kouchner et ses sac de riz AUX AFFAIRES étrangeres vous comprenez... 
BERNARD KOUCHNER SUR WIKIPEDIA: Le positionnement politique original à gauche puis à droite [modifier] Bernard Kouchner, le 17 mai 2006.Début 2003, il s'est prononcé favorablement à une intervention en Irak résumée par la position : « ni la guerre ni Saddam », affirmant que l'ingérence contre les dictatures doit être globale. Bernard Kouchner est par ailleurs très critique sur la gestion et l'administration américaine à qui il reproche de ne pas avoir tenu compte des enseignements du passé.
En 2004, il est cité par le magazine américain Time comme l'une des « 100 personnalités les plus puissantes et influentes du monde » pour avoir « au nom des droits de l'homme, approuvé l'intervention américaine en Irak |
BERNARD KOUCHNER ... En 2004, il est cité par le magazine américain Time comme l'une des « 100 personnalités les plus puissantes et influentes du monde » pour avoir « au nom des droits de l'homme, approuvé l'intervention américaine en Irak...!!
Si c'est ça etre une Personnalité INFLUENTE...un béni oui-oui franco-ricain qui passe à la télé...enfin,plus c'est gros comme une arme de destruction massive,plus ça passe comme Sarkozy!!!!!  _________________ Satrape Anarcho Républicain Kinésodique Onirocritique Zélateur Yankee ! |
|  | | Underachiever Adepte de la cabale


 Inscrit le : 28 Mar 2007 Messages : 328 Localisation : la marge
 | Sujet: Pétrole : la fièvre de l'or noir Jeu 5 Juil 2007 - 21:37 | |
| La vérité sur le premier choc pétrolier (1973)
Alors qu'on nous a servi une explication géopolitique pour expliquer cette crise du pétrole :
| Citation: | | Les 16 et 17 octobre 1973, pendant la guerre du Kippour, les pays arabes membres de l'OPEP, alors réunis au Koweït, annoncent un embargo sur les livraisons de pétrole contre les États « qui soutiennent Israël ». |
http://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_choc_p%C3%A9trolier
Il semblerait que nous ayons en fait été pris pour des cons. Si l'on en croit cette extrait du bouquin d'Eric Laurent "La face cachée (pour ne pas dire casher... clin d'oeil à Kémi il se reconnaîtra) du pétrole"... les causes seraient plus raisonnablement économiques.
| Citation: | Les vraies raisons de l’imposture
Pourtant, en analysant froidement les faits, on peut se demander si ces cris d’effroi et ces lamentations ne servent pas à masquer une gigantesque manipulation. Depuis deux ans, les responsables de l’industrie pétrolière ne cachent pas que les investissements futurs exigeront des sommes énormes, qui ne pourront être obtenues que par une augmentation notable des prix. Prenant la parole à Rome en 1973, David Rockefeller, président de la Chase Manhattan Bank et chef de file de la célèbre dynastie, chiffre à « 3 trilliards de dollars (3000 milliards de dollars) les besoins de l’industrie pétrolière pour les années à venir en matière d’investissements », et il ajoute : « Pour ces firmes, l’investissement commande la production. » (...)
Un fait essentiel a été soigneusement caché, qui explique l’intervention de David Rockefeller à Rome en 1973, sur les immenses besoins en capitaux de l’industrie pétrolière. A la veille du choc de 1973, les grandes compagnies affrontent d’énormes difficultés financières, qu’elles dissimulent soigneusement. Certaines d’entre elles sont même au bord du dépôt de bilan. Elles ont investi dans des projets dont le coût final se révèle dans certains cas cinq à dix fois supérieur aux estimations de départ... |
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=9304
Toujours dans ce même bouquin, toujours le même auteur évoque le fait que compagnies gonflent artificiellement les chiffres de leurs réserves pétrolières et prédit un déclin à très court terme de la ressource mondiale :
un lien :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=10130
et une petite vidéo :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/%C3%A9ric+laurent+p%C3%A9trole/video/x1my3f_eric-laurent
Réalité? Catastrophisme?
J'ajoute enfin que le sujet semble suffisamment pertinent (imminent?) pour qu'un forum se soit formé autour de ce thème de la fin de l'âge du pétrole:
http://forums.oleocene.org/index.php |
|  | | el spirito Sophiste d'estaminet


   Age : 43 Inscrit le : 09 Oct 2006 Messages : 757 Localisation : république bananière!
 | Sujet: Re: Pétrole : la fièvre de l'or noir Jeu 5 Juil 2007 - 22:41 | |
| Oui et bizarrement...le litre d'essence est resté pratiquement au même prix qu'en 74...en données corigés c'est à dire que les salaires ont grimpés aussi vite que le litron de super!!!!
En 1973,la compagnie "occidental petroleum" qui opérait en Lybie etait en quasi faillite...avant qu'une nationalisation signé Khadafi lui fasse subir une renaissance soudaine et prospère! _________________ Satrape Anarcho Républicain Kinésodique Onirocritique Zélateur Yankee ! |
|  | | Underachiever Adepte de la cabale


 Inscrit le : 28 Mar 2007 Messages : 328 Localisation : la marge
 | Sujet: Re: Pétrole : la fièvre de l'or noir Ven 6 Juil 2007 - 1:10 | |
| L'intéressante notion de pic pétrolier
| Citation: | Le pic pétrolier désigne le maximum historique de production pétrolière, aussi bien pour un gisement, une zone ou un pays, que pour le monde. Après ce maximum, les conditions d'exploitation font que, bien que les réserves soient abondantes, la production ne fera que décroître. Le terme désigne également la crise prévisible découlant de l'épuisement des ressources pétrolières mondiales. On entend fréquemment le terme anglophone Peak Oil (PO), mais il s'agit en fait d'une application particulière de la loi plus générale dite du Pic de Hubbert.
Les experts les plus optimistes (l'[OPEP], les gouvernements occidentaux, les compagnies pétrolières) évaluent publiquement qu'il surviendrait vers 2030. D'autres experts, dont l'ASPO, envisagent une date généralement comprise entre 2010 et 2015. Quelques uns, dont Kenneth Deffeyes, estiment que le pic pétrolier a déjà été atteint ou le sera avant 2010. |
http://wiki.oleocene.org/index.php/Pic_p%C3%A9trolier
Cette déplétion pourrait, pourquoi pas, marquer la fin du capitalisme.... système qui ne sait gérer que la croissance. Capitalisme qui n'a d'ailleurs survécu aux différentes crises (29, 73, etc.) que parce que les éléments de croissance exploitables demeuraient disponibles en quantité. Or quid d'une situation dans laquelle la pénurie (réelle... pas celle entretenue) se fera chaque jour de plus en plus ressentir, quel impact sur les consciences et sur la confiance des marchés, des ménages...
Bon je m'en vais louer le dvd de Mad Max pour connaître "la fin de l'Histoire".
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| dreck93 a écrit: | Ce forum semble croire que sous prétexte de la pénurie de pétrole nous deviendrons des hippies  |
D'une part tu surgénéralises lorsque tu dis "ce forum" car sur le thème précis de la pénurie pétrolière il n'y a que moi qui ai ouvert ma gueule. Donc s'il devait y avoir un hippie ici, je serais celui-là.
Ensuite, tu as sans doute remarqué que je liais pénurie de pétrole et fin du capitalisme. Et c'est là que je souhaiterais faire le lien avec ta candide référence au courant hippie. Je te demande donc de considérer le point de vue de Clouscard : tu admettras que le hippie est un modèle de consommation parasitaire importé des États-Unis et qui s'est développé sur les surplus, les déchets de l'abondantisme, bref la surproduction néo-capitaliste. Un marché parallèle régi par un système de troc et de combines a donc ainsi vu le jour pour permettre l'échange de ces déchets, rebuts, surplus, sous-occasion... Marché qui est une caricature du marché officiel (mêmes lois, même dépendance au néo-capitalisme, etc.) et qui ne peut exister que dans la mesure où le gaspillage programmé de la gestion capitaliste garantit que les poubelles soient toujours pleines (et oui pas de gaspillage donc pas de récupération donc pas de marché parallèle).
Conclusion : "aussi la crise qui renverrait à une économie de pénurie (voilà tu comprends maintenant le lien possible avec le pétrole?), au degré zéro de la croissance, verrait la disparition immédiate et massive du hippy, qui, des poubelles du grand capital, reviendrait aux poubelles de l'histoire".
Je t'incite solennellement à lire "Néo-fascisme et idéologie du désir"... Tu verras ça a au moins autant de vertus pédagogiques que Dragon Ball Z.
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| dreck93 a écrit: | Je voyais pas comme ça, je parlais du hippi au sens retour à la nature, car j'ai vu dans le lien que t'as donné une partie "régression machin"... Et qaund tu parles de Madmax c'est un peu la même chose, les sociétés seront-elles assez intelligentes pour continuer à croître après la pénurie de pétrole ?Combien en reste t'il d'après toi ?
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Je me souviens plus exactement du film mais il me semble que le mode d'organisation social prévalent que l'on y propose est l'anarchie. Mais il est clair que la vision Mad Max est celle du "tout pétrole" d'une part... car aucun mode d'energie alternatif n'est envisagé si mes souvenirs sont bons et que la fiction se développe selon un scénario de pénurie bien réelle : la ressource est quasiment déjà épuisée reste quelques bidons de carburant par-ci par-là pour lesquels on se découpe à la machette pour assouvir son désir de rouler histoire de se rappeler l'âge d'or où la ressource était disponible en quantité infinie.
Sur la question des sociétés "intelligentes" car continuant à croître, je dis bof bof bof... Ce ne sont pas vraiment les sociétés qui croissent à l'heure actuelle mais bien la plus-value que le néo-liberalisme tire de la sur-consommation généralisée.
| Citation: | | Combien en reste t'il d'après toi ? |
Je pense que la question n'est pas tant de savoir ce qu'il reste mais plutôt de connaître le moment à partir duquel le manque (liée à la diminution de la disponibilité de la ressource) se fera sentir et entraînera un ralentissement ou une crise économique mondiale. D'où l'intérêt de cette notion de peak oil qui indique qu'une fois le pic atteint, il faut s'attendre à une longue période de décroissance de la ressource disponible et non à une disparition totale de la ressource du jour au lendemain.
Quelles conséquences ? Celles que l'histoire du capitalisme (voire de certaines civilisations) nous a déjà donné à voir... Spéculation forcenée, hausse du coût des matières premières, inflation, élitisation de l'acces aux biens dérivés du pétrole (plastiques...) et à terme peut être fin du mode de production capitaliste, de l'économie mondialisée, du liberalisme...
On peut même se demander si nous ne sommes pas déjà rentrés dans l'ère de la recession... On se sait pas trop si les préoccupations écologiques de nos gouvernants reposent sur une prise de conscience réelle ou si ce ne sont que des alibis pour préparer l'opinion à la nécessité de réduire leur consommation de ressources (pétrolières notamment) afin de repousser la décroissance le plus longtemps possible. De même aux Etats Unis des normes sont en passe de voir le jour qui viseront à réduire de façon drastique la consommation des véhicules qui arriveront sur le marché dans les années à venir.
C'est peut être l'une des raisons pour lesquelles on nous tanne avec Hulot, Plastic Arthus Bertrand, Cochet ces derniers temps...
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| dreck93 a écrit: | Tu réponds pas trop à mes questions, cela dit tu les éclaircis merci quand même Mais mes intuitions sont souvent bonnes et j'ai l'impression que le capitalisme n'est pas prêt de tirer sa révérence, peut-être dans un siècle... PS : J'adore ton avatar. |
Non c'est vrai je ne réponds pas à la question du "que reste t-il". Mais je ne suis pas un grand spécialiste du sujet car il y a de quoi se perdre entre les données liées aux reserves réelles, estimés, extrapolées...
Mais si tu y tiens, voici quelques chiffres. Bon courage! :) lien
Si même des organes de presse officiels commencent à relayer ces informations alors... lien traduction
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|  | | Le Bordelleur Sophiste d'estaminet


 Inscrit le : 13 Juin 2007 Messages : 859
 | Sujet: Pétrole vs Arme nucléaire Jeu 20 Déc 2007 - 19:15 | |
| 1 litre essence brûlé = 37191,111 joules par litre fois 1 000 000 000 d'être humains (au niveau de vie européen) fois 4000 litres d'essence par an de brûlés
Le tout est égal à : 148 764 444 000 000 000 Joules par an
4 600 000 joules par kilo tnt Une bombe H délivre une puissance de 14 000 000 kilos tnt 2000 bombes h testés durant la période des essais nucléaires
Le tout est égal à 128 800 000 000 000 000 Joules
Le pétrole gagne en une année. Ca laisse songeur. Les chiffres ne sont pas rigoureusement exact, juste là pour donner un ordre de grandeur. J'espère ne pas avoir fait une grosse erreur de calcul.
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| laurent666 a écrit: | | Le Bordelleur a écrit: | | J'espère ne pas avoir fait une grosse erreur de calcul. |
Tu compares l'énergie tirée du pétrole à une arme de guerre. Comme ça n'a rien à voir, la comparaison n'a pas d'intérêt. |
| Citation: | | Tu compares l'énergie tirée du pétrole à une arme de guerre. |
Oui effectivement.
| Citation: | | Comme ça n'a rien à voir, la comparaison n'a pas d'intérêt. |
lol, dis donc tu me renvoies un argument que j'avais utilisé à ton encontre dans un autre topic. Et tu as encore parfaitement raison.
Alors voyons la différence, on a d'un côté des explosions de joules concentrés en temps et en localisation avec les tests nucléaires, et de l'autre un paquet de bagnoles dispersées à travers la planète qui produisent des joules de manière continue.
Si tu frottes ta cigarette pendant un certain temps, tu créeras des joules répartis sur ta cigarette, mais celle-ci restera probablement éteinte car tu n'auras pas concentré tes efforts. A l'inverse avec un briquet en une demi seconde, effet joule localisé tu mets le feu à ta cigarette qui, si tu la poses, finira pas se consumer. La question que je souhaite soulever, est de savoir si l'effet joules des armes nucléaires ne seraient pas un peu plus responsable du réchauffement climatique, que la somme des gus se déplaçant avec leurs vieilles deuch...
Parce que l'effet loupe* du à la concentration de CO2 je n'y crois pas vraiment, sauf éventuellement dans le cadre d'une grande ville (qui est appellé effet de serre par nos bobos des villes fans de 4*4 "bios"). A 10 pour 100 de concentration dans l'air, le CO2 est mortel, m'est avis que l'on serait mort bien avant que l'effet loupe réchauffe quoique ce soit... Je penses personnellement que l'efet Joules à plus d'effet... De plus les algues qui polluent nos côtes, ont au moins ce mérite d'absorber une partie du CO2 dégagée par nos chères industries. Voilà, maintenant si tu penses que cela n'a pas d'intérêt...
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| Lono a écrit: | | C'est une théorie interessante mais difficile de vraiment en parler sans avoir des connaissances scientifiques avancées. |
C'est juste, mais je pense que l'on sous estime l'effet papillon des bombinnettes nucléaires, et aussi son effet sur la tectonique des plaques. Sinon je me demande si on nous pousse pas à s'acharner sur le lobby pétrolier, qui n'en a pas pour longtemps à cause des pénuries pétrolières qui s'annonce, alors que le lobby nucléaire est vu comme une alternative convenable, un moindre mal. Sauf qu'une centrale nucléaire qui tourne à bloc produit de l'énergie thermique qu'il faut refroidir avec l'eau des fleuves. Et ça ne réchauffe pas ... _________________
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|  | | Thomas Demada Marxiste tendance Groucho


   Age : 27 Inscrit le : 29 Nov 2006 Messages : 718 Localisation : VoxNR Nancy
 | Sujet: Re: Pétrole : la fièvre de l'or noir Jeu 20 Déc 2007 - 22:24 | |
| | Le Bordelleur a écrit: | | Sinon je me demande si on nous pousse pas à s'archarner sur le lobby pétrolier, qui n'en a pas pour longtemps à cause des pénuries pétrolières qui s'annonce |
Ah non ! Pas toi !!! Lonewolf et Déesse qui me font le coup avec la démographie américano-sioniste, toi qui les imites pour le pétrole... La limite d'exploitation annoncée n'arrête pas de s'allonger, de plus certaines sources connues ne sont pas utilisées, car pas rentables pour le moment... N'oublions pas que l'occident met le Moyen-Orient à feu et à sang, renvoyant l'extraction à l'âge de pierre, ménageant ainsi des réserves pour l'avenir. Tant qu'il restera une goutte de pétrole, le lobby pétrolier sera un problème. _________________ "Je défends la violence là où elle est nécessaire." Sartre "Jamais je ne mettrais sur un pied d'égalité la violence des opprimés et celles des oppresseurs" Jean-Marc Rouillan (Action Directe) http://www.animalliberationfront.com/ http://www.stcom.net/ http://www.baghdadsniper.net/fr/index.htm |
|  | | Le Bordelleur Sophiste d'estaminet


 Inscrit le : 13 Juin 2007 Messages : 859
 | Sujet: Re: Pétrole : la fièvre de l'or noir Jeu 20 Déc 2007 - 22:32 | |
| | Citation: | | N'oublions pas que l'occident met le Moyen-Orient à feu et à sang, renvoyant l'extraction à l'âge de pierre, ménageant ainsi des réserves pour l'avenir. |
Ce qui empiriquement est une marque de faiblesse. Enfin Demada, je sais parfaitement que c'est le bordel au Moyen-Orient, seulement voilà je me demande qui tire les marrons du feu... Le lobby nucléaire est largement aussi dangereux, et apprécie le fait que les Moyen-Orienteux n'ont pas eu encore à subir de Nagasaki. Georges Bush est un crétin consanguin et le restera, le lobby pétrolier fait n'importe quoi et cela profite au lobby nucléaire, et pis c'est tout.
Je suis de ceux qui pensent qu'il y a peut-être eu des armes nucléaires durant le 9/11. Si c'est le cas, qui est le coupable, sachant que le dernier pays développé ayant testé cette arme est ... je te laisse deviner. Il fournit 70 pour 100 de son électricité à l'aide de centrale nucléaire...
Tiens un petit site intéressant sur le réchauffement climatique, rien à voir avec mon hypothèse : http://www.pensee-unique.fr/pourquoi.html
Sinon Thomas Demada, peux tu m'expliquer, si les ressources de pétrole sont si abondantes, pourquoi les Iraniens, les Lybiens souhaitent avoir du nucléaire civil ? Pourquoi Schlumberger, société de prospection pétrolière, se tourne vers la recherche de nappe phréatique en Afrique ? Ce n'est pas qu'il n'y a plus de pétrole, c'est que le coût d'extraction devient de plus en plus cher.
Le lobby nucléaire ayant besoin de pétrole, pour ses composants isolants, il ne souhaite pas que l'ensemble du pétrole soit cramé inutilement dans les bagnoles. Bref je pense pour ma part qu'il y a un bras de fer en coulisse entre les deux lobbys. Et l'attitude "Kouchnérienne", de la France contre la guerre d'Irak, n'a pas servi tellement les intérêts irakiens. Finalement les USA y sont allés quand même... ----------------------------------------------------------------------------------------------------------
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|  | | Thomas Demada Marxiste tendance Groucho


   Age : 27 Inscrit le : 29 Nov 2006 Messages : 718 Localisation : VoxNR Nancy
 | Sujet: Re: Pétrole : la fièvre de l'or noir Ven 21 Déc 2007 - 17:52 | |
| | Le Bordelleur a écrit: | | Sinon Thomas Demada, peux tu m'expliquer, si les ressources de pétrole sont si abondantes, pourquoi les Iraniens, les Lybiens souhaitent avoir du nucléaire civil ? |
Je n'ai pas dit que c'était abondant, j'ai juste constaté que le chantage à la pénurie de pétrole durait depuis un moment... Les Iraniens et autres pays producteurs anticipent l'avenir, de plus les revenus pétroliers étant fluctuants, ils ne veulent pas en être prisonniers. On peut aussi ajouter leur grand déficit en raffinerie ("merci" à l'Irak baasiste d'avoir servi les intérêts de l'occident en détruisant les infrastructures, donc l'indépendance, de la RII)
| Citation: | | Bref je pense pour ma part qu'il y a un bras de fer en coulisse entre les deux lobbys. |
Lobbys qui demeurent solidaires pour entuber les peuples et les gens, donc...
| Citation: | | Et l'attitude "Kouchnérienne", de la France contre la guerre d'Irak, n'a pas servi tellement les intérêts irakiens. Finalement les USA y sont allés quand même... |
Kouchner était pour l'intervention, au moins au début. Le demi-courage français a montré la voie à beaucoup de pays, si il n'a pas changé grand chose pour les Irakiens il a grandi de beaucoup l'image de la France à l'étranger. Rappelons que Paris n'a pas connu d'attentats comme Madrid ou Londres, capitales bellicistes. Il n'y aurait pas le contentieux algérien (soutien au pouvoir contre les islamistes), la France ne risquerait plus rien de ce côté là...
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| Snake Plissken a écrit: | | Thomas Demada a écrit: | ("merci" à l'Irak baasiste d'avoir servi les intérêts de l'occident en détruisant les infrastructures, donc l'indépendance, de la RII)
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Ils n'avaient qu'a accepter la paix proposée par saddam en 83 |
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|  | | Le Bordelleur Sophiste d'estaminet


 Inscrit le : 13 Juin 2007 Messages : 859
 | Sujet: Re: Pétrole : la fièvre de l'or noir Ven 21 Déc 2007 - 18:38 | |
| | Citation: | | Kouchner était pour l"intervention, au moins au début. Le demi-courage français a montré la voie à beaucoup de pays, si il n'a pas changé grand chose pour les irakiens il a grandi de beaucoup l'image de la France à l'étranger. Rappelons que Paris n'a pas connu d'attentats comme Madrid ou Londres, capitales bellicistes. Il n'y aurait pas le contentieux algérien (soutien au pouvoir contre les islamistes), la France ne risquerait plus rien de ce côté là... |
l'attitude "Kouchnérienne" ne visait pas Kouchner, mais le mimétisme de De Villepin et de Chirac, qui se posent en gens de bien (un peu comme Kouchner à l'époque de la Somalie). Tu as parfaitement raison sur l'image de la France, ce qui prouve que c'est probablement l'état français qui tire les marrons du feu de tout ce merdier. Je pense pour ma part que cet état doit se transformer pour servir de clef de voute au Nouvel Ordre Mondial.
| Citation: | | Lobbys qui demeurent solidaires pour entuber les peuples et les gens, donc... |
Oui et non, l'un à pour vocation de remplacer l'autre...Disons qu'entre le lobby pétrolier et le lobby nucléaire, c'est le dernier qui tient les commandes. Il y a des rivalités au sein de cette élite pour savoir qui sera le maître du monde. Même Bush s'est intéressé de près au système EDF.
| Citation: | | Les iraniens et autres pays producteurs anticipent l'avenir, de plus les revenus pétroliers étant fluctuant, ils ne veulent pas en être prisonniers. On peut aussi ajouter leur grand déficit en raffinerie ("merci" à l'Irak baasiste d'avoir servi les intérêts de l'occident en détruisant les infrastructures, donc l'indépendance, de la RII) |
Disons que l'avenir d'une population, à mon sens ne passe pas par l'accumulation de centrale dont on ne connait pas les effets sur le long terme. On pourrait se poser la question de l'affection de ces chef d'état vis à vis de leur nation...
| Citation: | | Je n'ai pas dit que c'était abondant, j'ai juste constaté que le chantage à la pénurie de pétrole durait depuis un moment... |
D'accord, très pratique pour faire exploser les prix. |
|  | | Underachiever Adepte de la cabale


 Inscrit le : 28 Mar 2007 Messages : 328 Localisation : la marge
 | Sujet: Re: Pétrole : la fièvre de l'or noir Ven 21 Déc 2007 - 18:55 | |
| | Citation: | | Citation: | Je n'ai pas dit que c'était abondant, j'ai juste constaté que le chantage à la pénurie de pétrole durait depuis un moment...
|
D'accord, très pratique pour faire exploser les prix. |
on nous bassine tant avec ces problématiques environnementales, le réchauffement de la planète, le covoiturage, les économies d'énergie... il y a certainement des raisons sous-jacentes : des difficultés ou une hausse des coûts d'approvisionnement. La Chine qui vient siphonner les réserves que l'occident comptait garder pour ses vieux jours... L'une des raisons pour laquelle sans doute on la diabolise à outrance, un peu comme l'union soviétique en son temps. Elle fait mal au PIB la Chine, elle éreinte la croissance... |
|  | | Le Bordelleur Sophiste d'estaminet


 Inscrit le : 13 Juin 2007 Messages : 859
 | Sujet: Re: Pétrole : la fièvre de l'or noir Ven 21 Déc 2007 - 18:59 | |
| | Citation: | | on nous bassine tant avec ces problématiques environnementales, le réchauffement de la planète, le covoiturage, les économies d'énergie... il y a certainement des raisons sous-jacentes : des difficultés ou une hausse des coûts d'approvisionnement. La Chine qui vient siphonner les réserves que l'occident comptait garder pour ses vieux jours... L'une des raisons pour laquelle sans doute on la diabolise à outrance, un peu comme l'union soviétique en son temps. Elle fait mal au PIB la Chine, elle éreinte la croissance... |
Tout à fait d'acccord ! Sinon à part ça : Le lobby pétrolier a remplacé à une époque le lobby du charbon, je ne vois pas pourquoi le lobby uranium ne remplacerait pas le lobby pétrolier. Après tout cela va dans le sens de l'histoire, même s'il y a toujours des chinois pour ramasser du charbon. Et entre un bombe au napalm et un mininuke, il n'y a pas photo...
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| laurent666 a écrit: | | Ouaip c'est surement ça. Heureusement que Le Bordelleur (du lobby forumeur), dénonce le lobby uranium. J'espère que le lobby éolien et le loby des panneaux solaires va prendre de l'importance malgré ses dirigeants qui m'ont tout l'air d'être contrôlés par le lobby écologiste qui manigancent sans doute dans l'ombre des plans pour prendre le pouvoir ... y'a pas photo. |
| Citation: | | Ouaip c'est surement ça. Heureusement que Le Bordelleur (du lobby forumeur), dénonce le lobby uranium. |
Il me semble que Greenpeace prenait un peu plus de risques à l'époque de Mitterand, que Hulot Al Gore et compagnie...
| Citation: | | J'espère que le lobby éolien et le loby des panneaux solaires va prendre de l'importance malgré ses dirigeants qui m'ont tout l'air d'être contrôlés par le lobby écologiste qui manigancent sans doute dans l'ombre des plans pour prendre le pouvoir ... y'a pas photo. |
lol les éoliennes, les panneaux solaires ne sont pas des sources d'énergie stable, et ne peuvent fonctionner qu'en interaction avec des centrales thermiques ou nucléaires. Un bon supplément d'âme comme la LCR en somme. Finalement les cellules végétales photosynthétiques absorbent le CO2, ce qui n'est pas le cas des cellules photovoltaïques de nos panneaux solaires. Une éolienne en plus d'être moches, n'est guère qu'un moulin amélioré... Bref si tu prends pour des rigolos ceux qui contrôlent l'uranium cela te regarde...Si tu veux pas comprendre l'arnaque, c'est ton choix !
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| laurent666 a écrit: | | Le Bordelleur a écrit: | | Bref si tu prends pour des rigolos ceux qui contrôlent l'uranium cela te regarde...Si tu veux pas comprendre l'arnaque, c'est ton choix ! |
Quel arnaque ? Je remercie chaque jour le Ciel et EDF de me faire payer de l'électricité nucléaire, ce qui permet de vivre dans une maison où il ne fait pas -10° C, de m'éclairer, de me permettre de me faire à bouffer, ou de perdre mon temps sur internet avec des guignols qui parlent de lobby à tort et à travers. J'ai aussi un grand respect pour Total-Fina-Elf qui me permet de me déplacer plus loin que mes pieds ne me le permettent. Alors messieurs les "lobbyistes" de l'énergie nucléaire ou pétroliers, un grand merci à vous tous pour ce que vous faites pour l'humanité, et veuillez ne pas vous froisser si des crypto-complotistes ne comprennent pas en quoi vous êtes de grands bienfaiteurs pour nous tous. (et coupez donc donc leurs accès électrique, ça permettra de lire moins de conneries sur les forums du lobby internet). J'en profite pour souligner que le Bordelleur est sans doute raciste (nous sommes surtout fourni en uranium par l'Afrique du Sud et le Niger). Espérons que le lobby antiraciste lui régle son compte. |
| Citation: | | Quel arnaque ? Je remercie chaque jour le Ciel et EDF de me faire payer de l'électricité nucléaire, ce qui permet de vivre dans une maison où il ne fait pas -10° C, de m'éclairer, de me permettre de me faire à bouffer, ou de perdre mon temps sur internet avec des guignols qui parlent de lobby à tort et à travers. J'ai aussi un grand respect pour Total-Fina-Elf qui me permet de me déplacer plus loin que mes pieds ne me le permettent. |
Que du bonheur en somme... Sûr qu'il n'y a pas de lobby nucléaire, EDF avec son quasi monopole, et ses nouveaux sous traitants en guise de larbins, pourra enrichir tranquillement de l'uranium sans que personne ne s'en émeut...
| Citation: | | Alors messieurs les "lobbyistes" de l'énergie nucléaire ou pétroliers, un grand merci à vous tous pour ce que vous faites pour l'humanité, et veuillez ne pas vous froisser si des crypto-complotistes ne comprennent pas en quoi vous êtes de grands bienfaiteurs pour nous tous. (et coupez donc donc leurs accès électrique, ça permettra de lire moins de conneries sur les forums du lobby internet). |
Steevy, on t'a reconnu...
| Citation: | | J'en profite pour souligner que le Bordelleur est sans doute raciste (nous sommes surtout fourni en uranium par l'Afrique du Sud et le Niger). Espérons que le lobby antiraciste lui régle son compte. |
Si tu demandes une délégation, c'est que tu ne te sens pas capable de le faire tout seul.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------- Un petit site toujours en fonctionnement : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=20070320&articleId=5130
Je quote le cite :
| Citation: | | L’explication renversante proposée par cet "insider" inopiné s’inscrit dans le cadre d’une quête militaire acharnée, véritable marathon technologique amorcé au tout début des années 50, orientée apparemment vers l’obtention de l’arme nucléaire "parfaite". Son issue, on fini par le comprendre après une longue maturation, bouleverse de fond en comble la Doctrine nucléaire du temps de la Guerre froide, basée essentiellement sur la dissuasion mutuelle. Tout tiendrait en fait à une avancée technique majeure, réalisée vraisemblablement au cours des années 90. La Bombe nucléaire "parfaite", exempte de toutes retombées radioactives nocives permanentes, serait maintenant sortie des cartons de l’armée américaine pour devenir réalité ! |
Pourquoi pas ? Mais je n'y crois pas une seconde : "serait maintenant sortie des cartons de l’armée américaine pour devenir réalité !" Pourquoi ?
Ce qui pour tout scientifique un peu raisonnable est parfaitement impossible. On ne réduit pas des essais d'armes nucléaires qui se font à l'échelle macroscopique, par une soi disant modélisation à l'échelle microscopique. C'est la meilleure façon de faire des bombes qui ne pètent pas ou qui nous pètent à la gueule. Et oui il faut tester empiriquement c'est machine et les gens un peu sérieux le savent bien.
Je quote maintenant le site tout au dessus :
| Citation: | - La pulvérisation en un fin aérosol de la presque totalité du béton des planchers des 2 tours ; 2- La présence importante de très fines poussières de fer, apparemment vaporisées par une puissante source d’énergie, capable d’amener instantanément et de manière homogène, des sections d’acier à la température de sublimation ; 3- La projection d’éléments de structure pesant jusqu’à 20 tonnes sur plus de 200 mètres ; 4- La présence de grandes quantités d’acier fondu dans les sous sols des WTC 1 et 2 ; 5- La disparition complète (fondue ou vaporisée ?) d’une presse de 50 tonnes située au sous-sol du complexe du WTC ; 6- Malgré un arrosage continu des débris pendant plusieurs jours d’affilée, de l’acier encore rouge est retiré des sous sols 6 semaines après les effondrements ; 7- Un taux anormalement élevé de Tritium a été mesuré sur le site ; 8- La très faible hauteur de la pile des débris des WTC 1 et 2, qui auraient normalement occupé un volume bien plus grand ; 9- L’absence quasi-totale dans les ruines des bâtiments 1 et 2 d’équipements de bureau [1] d’ordinateurs, restes humains etc. enfin, de tous corps massifs ou composés d’eau, alors que des milliers de documents en papier intactes recouvrent une grande superficie du site ; 10- Certains véhicules situés à proximité des tours, non touchés par des débris, auraient mystérieusement pris feu de manière instantanée ; 11- Plusieurs circuits électroniques sensibles, dédiés aux télécommunications entre autres, auraient apparemment été endommagés dans un périmètre de plusieurs dizaines de mètres de l’épicentre, trois mois auraient été nécessaires au rétablissement de ces services ; 12- Présence, à l’effondrement des 2 tours, de colonnes nuageuses verticales, trahissant ici l’action de gaz chauds, tel ceux rencontrés dans les cheminées qui caractérisent la physionomie des déflagrations thermonucléaires. 13- Les étranges enregistrements sismiques du Earth Observatory de l’Université de Columbia, situé à une trentaine de km au nord du complexe WTC, démontrent distinctement la présence de deux importantes pointes, traduisant la libération rapide d’une grande quantité d’énergie, survenues peu après le début de chaque effondrement : 2.1 (à l’échelle Richter) pour la tour sud et 2.3 pour la tour nord ; |
On a probablement là l'utilisation de mininukes de nouvelle génération testée probablement par l'armée française sous Jacque Chirac. Voilà pourquoi il me semble que probablement Charles Millon, ministre de la défense à l'époque, pouvait se permettre d'aller se baigner juste après les essais* (*Fabius ne l'ayant pas fait sous Mitterrand).
L'arme de nouvelle génération n'est pas aussi radioactive que les bombes H... Pour avoir discuté avec quelqu'un qui travaillait sur des missiles de l'armée française, la nouvelle doctrine est "on balance des bombes dans un pays ennemi sans les faire péter, par contre les bombes une fois en place sont un bon moyen de pression politique, soit tu fais ce que je te dis sois ça te pète à la gueule." Si c'est pas une doctrine "terroriste" ça ....
Sinon la skull and bone, est en toute probabilité inféodé aux Illuminatis, qui sont eux mêmes inféodoés aux franc-maçons... Le world trade center ne s'arrête pas aux faucons bushistes, cela remonte peut-être jusqu'à des hauts-cadres de l'administration française... _________________
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|  | | MEDIATOR L'Œil


 Inscrit le : 23 Jan 2008 Messages : 605 Localisation : QHS
 | Sujet: Re: Pétrole : la fièvre de l'or noir Jeu 13 Mar 2008 - 3:03 | |
| Raisons et déraisons d’un baril de pétrole à 109 dollars
Michel Sage, 11 mars 2008 Un peu plus de deux mois après avoir atteint le seuil « symbolique » des 100 dollars, le baril de pétrole poursuit sa hausse régulière. Lundi soir, à New-York, le baril de "light sweet crude"(le brut léger) a établi un nouveau record absolu à 108,21 dollars tandis que le Brent de la mer du Nord en faisait autant, à Londres, établissant son nouveau record à 104,41 dollars. Ce matin, la hausse s’est poursuivie et le baril a culminé à 109,70 dollars.
Cette situation est la conjonction de plusieurs facteurs qui tirent le prix dans un même sens haussier. Tout d’abord, l’équilibre entre l’offre et la demande mondiale est toujours aussi délicat ; la production peine à suivre les besoins sans cesse croissants de l’économie mondiale. Actuellement, à plus de 100 dollars, les pays pauvres se serrent la ceinture tandis que les pays industrialisés freinent légèrement leur consommation, mais les pays émergents en forte croissance, Chine en tête, comblent largement ces baisses. Au niveau de la production, l’OPEP n’a pas souhaité ou n’a pas pu, lors de sa dernière réunion, mettre plus de barils à disposition, considérant que le marché était « suffisamment approvisionné » ; sur ce point de vue, les pays pauvres apprécieront.
La position de l’OPEP semble avoir évolué. Il y a quelques mois elle se satisfaisait d’un baril à 70 dollars alors que maintenant 100 dollars sont, pour elle, un prix tout juste convenable. Sans doute est-ce, d’une part, parce que le dollar ne cesse de baisser et que la hausse du baril lui permet de maintenir son « pouvoir d’achat ». Mais peut-être que d’autre part, cette nouvelle attitude de l’OPEP est là pour maintenir la valeur de son sous-sol qui semble contenir moins de réserves qu’annoncé.
Un autre facteur tient à la difficulté actuelle des États-Unis à maintenir le niveau de leurs stocks commerciaux : le dernier rapport hebdomadaire publié la semaine dernière par le Département américain à l’énergie a fait état d’une baisse de 3,1 millions de barils. Pour les opérateurs, ce type d’information est synonyme d’un marché sous approvisionné et donc, un encouragement immédiat à la spéculation.
La spéculation est d’ailleurs le facteur prédominant du moment. Le pétrole devenant une sorte de valeur refuge par rapport à un dollar valant de moins en moins cher, de plus en plus d’opérateurs financiers se tournent vers les matières premières, notamment le pétrole, entraînant, avec leurs acquisitions massives une montée mécanique des cours. Le rapport, publié ce jour, par l’Agence internationale de l’énergie va dans le sens des spéculateurs, estimant que le marché est actuellement en manque de 560 000 barils de pétrole par jour, situation qui devrait perdurer jusqu’au deuxième trimestre 2008. Une sorte de « bulle spéculative » sur le pétrole est en cours, un peu comme une répétition d’une vraie crise énergétique à venir.---------------------------------------------------------------------- Perspectives critiques sur ce sujet :
Quand il n'y aura plus de pétrole… a. de benoist, éléments n°119, source Le cas du pétrole est caractéristique de la façon dont se pose le problème de l'épuisement progressif des ressources naturelles. Le pétrole est une énergie à fort rendement énergétique, facile à produire et à transporter. Il n'est pas seulement utilisé dans les transports, mais est présent dans l'agriculture, les matières premières, l'industrie du chauffage, l'industrie pharmaceutique, etc. Il constitue aujourd'hui 40 % de la consommation mondiale d'énergie (95 % dans les transports, qui représentent à eux seuls la moitié de la consommation pétrolière mondiale). Le premier puits de pétrole fut ouvert en 1859 aux États-Unis, dans l'État de Pennsylvanie. Depuis cette date, l'économie mondiale a consommé près de 1000 milliards de barils de pétrole. Elle en consomme aujourd'hui 85 millions de barils par jour, contre 77 millions en 2002. Les États-Unis en utilisent à eux seuls plus de 9 millions par jour pour leurs automobiles, alors que le principal pays exportateur, l'Arabie séoudite, n'en produit chaque jour que 8 millions !
Un vaste débat est aujourd'hui engagé pour savoir de quelles réserves on dispose et à quel rythme elles seront consommées. D'après les estimations les plus optimistes, il reste tout au plus, au rythme de consommation actuel, 41 années de réserves prouvées de pétrole, 70 années de gaz et 55 années d'uranium. Mais les besoins de pétrole devraient augmenter de 60 % d'ici 2020, doubler d'ici 2040 et quadrupler d'ici à la fin du siècle. Même avec une croissance mondiale ramenée à une moyenne de 1,6 % par an, la consommation de pétrole devrait atteindre 120 millions de barils par jour en 2030. La Chine a représenté à elle seule un tiers de l'augmentation de la demande en 2004. Si dans ce pays, qui compte aujourd'hui officiellement 1,3 milliard d'habitants (mais au moins 1,5 milliard selon certains démographes), tout le monde possédait une voiture, il faudrait plus de 80 millions de baril de pétrole par jour pour les faire rouler. La croissance de la consommation de pétrole dépasse déjà celle du PIB mondial depuis 2002. On est donc en passe d'assister à une dissociation radicale de l'offre et de la demande.
Les derniers champs de pétrole géants ont été découverts dans les années 1970. Ceux d'Arabie séoudite, premier producteur mondial, dont l'exploitation a commencé il y a soixante ans, devraient commencer à décliner dans les années qui viennent - d'autant que ses réserves ont été artificiellement gonflées dans les années 1980, suite à la « guerre des quotas » qui favorisait les pays de l'OPEC possédant les réserves les plus importantes. Depuis 1980, on consomme dans le monde quatre barils de pétrole pour chaque baril découvert, ce qui signifie que depuis un quart de siècle le niveau de consommation dépasse celui des réserves découvertes. La marge de sécurité, qui mesure la différence entre la consommation et la capacité de production de pétrole, est aujourd'hui à peine de 1 %. On peut certes imaginer que de nouveaux gisements géants aujourd'hui inconnus seront découverts, notamment au Canada, voire en Russie, mais beaucoup de spécialistes en doutent. Le monde entier a déjà été exploré. De telles perspectives ne font de toute façon que reculer l'échéance. Il est clair que, quelles que soient les réserves de pétrole disponibles, elles représentent une quantité finie et qu'elles seront donc un jour totalement consommées.
Il faut savoir, par ailleurs, qu'on n'extrait pas le pétrole d'une manière continue, à prix constant, de la première à la dernière goutte. La production d'un champ pétrolifère suit une courbe au sommet de laquelle se trouve un pic (peak oil), qu'on appelle le « pic de Hubbert » - du nom du géologue King Hubbert, qui l'a calculé le premier -, lequel correspond approximativement au moment où, la moitié environ du pétrole disponible ayant été extraite, la production pétrolière commence à s'opérer à rendement décroissant. Au-delà de ce pic, les quantités disponibles devenant plus rares et l'efficacité énergétique diminuant, on assiste à une montée régulière des prix.
En 1956, Hubbert avait prédit que le peak oil serait atteint aux États-Unis vers 1970. Il s'était heurté à une incrédulité générale. Le pic fut atteint en 1971 : depuis cette date, la production de pétrole brut en Amérique du Nord n'a pas cessé de baisser, ce qui augmente la vulnérabilité des Américains en matière d'approvisionnement énergétique. Or, les carburants brûlés aux États-Unis, en hausse moyenne de 2,3 % par an depuis 1986, représentent à eux seuls 14 % de la consommation pétrolière mondiale. C'est évidemment la raison pour laquelle les États-Unis s'emploient à contrôler le plus possible les régions du monde (Proche-Orient, Asie centrale) productrices de pétrole et celles qui constituent ses principales voies d'acheminement. D'où les guerres en Irak et en Afghanistan.
À l'échelle de la planète, le peak oil marque le seuil à partir duquel on ne peut plus compenser le déclin de la production des champs existants par de nouvelles exploitations. Dès lors, une hausse de l'investissement ne se traduit plus par une hausse corrélative de la production. C'est le phénomène de la « déplétion ». À quel moment le pic de Hubbert sera-t-il atteint pour l'ensemble de la production pétrolière mondiale ? Certains experts pensent que cela pourrait se produire d'ici une vingtaine, voire une trentaine d'années. D'autres, tels les géologues Jean Laherrère, Alain Perrodon et Colin Campbell, fondateurs de l'Association pour l'étude du pic de pétrole et du gaz (ASPO), estiment que le pic sera atteint dès 2008-2010, c'est-à-dire quasiment demain. Les faits semblent leur donner raison. Mais de toute façon, si l'écart entre les prévisions des « optimistes » et celles des « pessimistes » n'est que d'environ 30 ans, il est évident que la perspective est de toute manière inquiétante.
Le baril de pétrole, qui a dépassé le 30 août 2005 le cap des 70 dollars, devrait atteindre le prix de 100 dollars d'ici peu de temps. Si les hypothèses pessimistes se confirment, ce ne sera que le début d'une envolée. L'économiste Patrick Artus pense qu'en 2015, le cours du brut pourrait atteindre près de 400 dollars par baril ! À partir du moment où le pic de Hubert aura été atteint, les coûts d'extraction et d'exploitation du pétrole ne cesseront d'augmenter. La demande continuant à croître alors que l'offre continuera à décroître, les conséquences seront explosives.
Le pétrole, on l'a déjà dit, n'est en effet pas utilisé seulement pour les transports. Il entre dans la composition d'une foule de produits dont on se sert quotidiennement : matières plastiques, engrais et insecticides, ordinateurs, jeux de construction, revêtements routiers, sièges de voiture, bas nylon, etc. Le renchérissement des prix conduira à concentrer l'utilisation du pétrole sur les usages à plus forte valeur ajoutée, comme les secteurs des transports et de la chimie. L'industrie aéronautique s'en trouvera atteinte de plein fouet, de même que l'agriculture (l'utilisation d'engrais dans le monde a atteint 141 millions de tonnes en l'an 2000).
Le commerce international sera lui aussi affecté : on cessera d'exporter ou de faire retraiter à l'autre bout du monde des produits qui peuvent être consommés sur place. Il ne sera plus question que des poissons pêchés en Scandinavie partent au Maroc pour y être vidés, qu'on consomme en Europe des fruits acheminés d'avion à partir du Chili ou de l'Afrique du Sud, etc. Certains produits, qui bénéficiaient jusqu'ici du bas niveau des tarifs de transport, redeviendront donc des produits de luxe. Les délocalisations perdront une partie de leur intérêt. Les grandes villes, qui ont été conçues à partir du transport automobile, s'en trouveront elles-mêmes transformées (1).
Les conséquences pour le système financier mondial seront également énormes. À l'heure actuelle, les États-Unis tirent un profit considérable du système des pétrodollars. Tous les pays qui souhaitent importer du pétrole doivent emprunter des dollars pour le payer, soutenant ainsi de façon artificielle cette devise, qui est à la fois une monnaie nationale et une unité de compte internationale. Dans la pratique, cela signifie que les États-Unis peuvent ainsi se permettre un déficit commercial considérable sans conséquences immédiates. Si ce système s'arrête, ils seront les premiers à en souffrir (2).
Avant même que les réserves ne soient totalement épuisées, la hausse du prix du pétrole peut donc peser de façon drastique sur son exploitation. Pour extraire du pétrole, du charbon ou des sables bitumeux, on a en effet besoin d'énergie, et donc encore de pétrole. En d'autres termes, il peut arriver un moment où l'extraction elle-même ne sera plus rentable, et ce quel que soit le prix du marché. S'il faut brûler un baril pour en extraire un, on ne le fera pas, même si le prix du baril est de 10000 dollars ! C'est ce que les économistes classiques ne parviennent pas à comprendre.
1. Cf. Aline Fauvarque, « Quand les derricks s'arrêteront», in Valeurs actuelles, Paris, 2 juin 2005, pp. 40-46. 2. Cf. les informations disponibles sur le site http://oleocene.org/ .
Dernière édition par MEDIATOR le Jeu 24 Avr 2008 - 23:30, édité 1 fois |
|  | | Le Bordelleur Sophiste d'estaminet


 Inscrit le : 13 Juin 2007 Messages : 859
 | Sujet: Re: Pétrole : la fièvre de l'or noir Lun 17 Mar 2008 - 0:17 | |
| | Citation: | | Avant même que les réserves ne soient totalement épuisées, la hausse du prix du pétrole peut donc peser de façon drastique sur son exploitation. Pour extraire du pétrole, du charbon ou des sables bitumeux, on a en effet besoin d'énergie, et donc encore de pétrole. En d'autres termes, il peut arriver un moment où l'extraction elle-même ne sera plus rentable, et ce quel que soit le prix du marché. S'il faut brûler un baril pour en extraire un, on ne le fera pas, même si le prix du baril est de 10000 dollars ! |
et
| Citation: | C'est ce que les économistes classiques ne parviennent pas à comprendre.
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je n'ai jamais été épaté par les experts économistes, mais quand même... _________________
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