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LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE

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Ritoyenne
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Sexe:MasculinScorpionCochon
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Jeu 8 Nov 2007 - 1:55

Pour en revenir à la téloche, d'une façon globale, et en deux mots :

On s'en tape un peu de qui regarde quoi et qui ne regarde pas quoi. Ceux qui matent la téloche, très bien, rien à foutre. Ceux qui l'ont jetée, très bien, rien à foutre, pas de quoi être médaillé.

:):barb: :barb:
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ajax
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Jeu 8 Nov 2007 - 23:45

Ravachol a écrit:
Salut Ajax !

1) Lelay rend dispo pour toi, ton cerveau pour mieux avaler les pubs entre les mi-temps, faisant les fanfarons style fifa street pour vendre du coca ou des nike.

navré mais à la mi-temps je pisse et je fume.
[/quote]
Citation:

2) Le foot, comme les autres ( mais surtout ), pendant 1h30 de pub intempestives sur les bords des stades, et sur les maillots, et....une richesse de couleurs publiciataires pour te paraphraser sur la corrida

je ne les vois pas. et ce n'est pas de la mauvaise foi. Quand je regarde un match de foot, je regarde les joueurs, le ballon, les mouvements de lignes, les défis, la force, la grandeur, la grâce... le reste est un habillage à la "Pierre et Gilles" pour moi : des couleurs saturées insupportables.
Citation:

3) Les Commentateurs parlant de transferts de joueurs ( fric ) lorsqu'il n'y a pas d'action ;

il suffit de ne pas les écouter. C'est tout. Et puis indépendamment de la dimension financière, le "marché" des transferts est une information qui me passionne car elle me permet jour après jour de chier sur les fans de ces gros clubs friqués qui font venir toutes les stars du monde pour la gloriole et la flambe.

je préfère un gros club friqué qui se construit sur un état d'esprit populaire ou, en tous cas, social. Je supporte la Juve, le club qui a payé pour toute la corruption du monde mais aussi le club qui sent bon la sortie d'usine.. Le foot italien, c'est Don Camillo en live avec toute l'outrance entre clocher et casa del popolo. Même Berlusconi, dans le football, a bien fini par comprendre que la victoire ne vient que de l'âme... pas du pognon.

Citation:

4) J'aime plus quand tu me parles de blues !

A+

Blues et foot ne sont pas inconciliables.

A lire absolument :

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Snake Plissken
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Ven 9 Nov 2007 - 0:00

ravachol, je reviens de newcastle, et je t'assure que la bas, c'est prololand, dans le bon sens michéo-orwellien du terme


tes propos antisportaustadeoualatélé seraient pris pour de la branlette bourgeoise
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Ven 9 Nov 2007 - 3:32

LA TÉLÉVISION PEUT- ELLE CRITIQUER LA TÉLÉVISION ?

Analyse d'un passage à l'antenne par P. Bourdieu




En France, plusieurs émissions de télévision se proposent de décrypter les images que reçoivent les téléspectateurs. Se fondant sur l'idée que la télévision peut critiquer la télévision, elles tentent de combattre la méfiance grandissante du public à l'égard de ce média. Pierre Bourdieu, qui a, en janvier dernier, participé à la principale de ces émissions, " Arrêt sur images ", livre ici son témoignage.

J'ai écrit ces notes dans les jours qui ont suivi mon passage à l'émission " Arrêt sur images ". J'avais, dès ce moment-là, le sentiment que ma confiance avait été abusée, mais je n'envisageais pas de les rendre publiques, pensant qu'il y aurait eu là quelque chose de déloyal. Or voilà qu'une nouvelle émission de la même série revient à quatre reprises quel acharnement ! sur des extraits de mes interventions, et présente ce règlement de comptes rétrospectif comme un audacieux retour critique de l'émission sur elle-même. Beau courage en effet : on ne s'est guère inquiété, en ce cas, d'opposer des " contradicteurs " aux trois spadassins chargés de l'exécution critique des propos présentés.

La récidive a valeur d'aveu : devant une rupture aussi évidente du contrat de confiance qui devrait unir l'invitant et l'invité, je me sens libre de publier ces observations, que chacun pourra aisément vérifier en visionnant l'enregistrement des deux émissions. Ceux qui auraient encore pu douter, après avoir vu la première, que la télévision est un formidable instrument de domination devraient, cette fois, être convaincus : Daniel Schneidermann, producteur de l'émission, en a fait la preuve, malgré lui, en donnant à voir que la télévision est le lieu où deux présentateurs peuvent triompher sans peine de tous les critiques de l'ordre télévisuel.

" Arrêt sur images ", La Cinquième, 23 janvier 1996. L'émission illustrera parfaitement ce que j'avais l'intention de démontrer : l'impossibilité de tenir à la télévision un discours cohérent et critique sur la télévision. Prévoyant que je ne pourrais pas déployer mon argumentation, je m'étais donné pour projet, comme pis-aller, de laisser les journalistes jouer leur jeu habituel (coupures, interruptions, détournements, etc.) et de dire, après un moment, qu'ils illustraient parfaitement mon propos. Il aurait fallu que j'aie la force et la présence d'esprit de le dire en conclusion (au lieu de faire des concessions polies au " dialogue ", imposées par le sentiment d'avoir été trop violent et d'avoir inutilement blessé mes interlocuteurs).

Daniel Schneidermann m'avait proposé à plusieurs reprises de participer à son émission. J'avais toujours refusé. Début janvier, il réitère sa demande, avec beaucoup d'insistance, pour une émission sur le thème : " La télévision peut-elle parler des mouvements sociaux ? " J'hésite beaucoup, craignant de laisser passer une occasion de faire, à propos d'un cas exemplaire, une analyse critique de la télévision à la télévision.

Après avoir donné un accord de principe subordonné à une discussion préalable sur le dispositif, je rappelle Daniel Schneidermann, qui pose d'emblée, comme allant de soi, qu'il faut qu'il y ait un " contradicteur ". Je ne me rappelle pas bien les arguments employés, si tant est qu'il y ait eu arguments, tellement cela allait de soi pour lui. J'ai cédé par une sorte de respect de la bienséance : ne pas accepter le débat, dans n'importe quelles conditions et avec n'importe qui, c'est manquer d'esprit démocratique. Daniel Schneidermann évoque des interlocuteurs possibles, notamment un député RPR qui a pris position contre la manière dont les télévisions ont rendu compte de la grève. Ce qui suppose qu'il attend de moi que je prenne la position opposée (alors qu'il me demande une analyse ce qui tend à montrer que, comme la plupart des journalistes, il identifie l'analyse à la critique).

Je propose alors Jean-Marie Cavada, parce qu'il est le patron de la chaîne où passera l'émission, et aussi parce qu'il m'est apparu comme typique d'une violence plus douce et moins visible : Jean-Marie Cavada donne toutes les apparences de l'équité formelle, tout en se servant de toutes les ressources de sa position pour exercer une contrainte qui oriente fortement les débats ; mes analyses vaudront ainsi a fortiori. Tout en proclamant que le fait que je mette en question le directeur de la chaîne ne le gênait en rien et que je n'avais pas à me limiter dans mes " critiques ", Daniel Schneidermann exclut Jean-Marie Cavada au profit de Guillaume Durand. Il me demande de proposer des extraits d'émissions qui pourraient être présentés à l'appui de mes analyses. Je donne une première liste (comportant plusieurs références à Jean-Marie Cavada et à Guillaume Durand), ce qui m'amène, pour justifier mes choix, à livrer mes intentions.

DANS une seconde conversation, je m'aperçois que plusieurs de mes propositions d'extraits ont été remplacées par d'autres. Dans le " conducteur " final, je verrai apparaître un long " micro-trottoir " sans intérêt visant à montrer que les spectateurs peuvent dire les choses les plus opposées sur la représentation télévisuelle des grèves, donc à relativiser d'avance les " critiques " que je pourrais faire (cela sous prétexte de rappeler l'éternelle première leçon de tout enseignement sur les médias : le montage peut faire dire n'importe quoi à des images). Lors d'une nouvelle conversation, on m'apprend que Jean-Marie Cavada a finalement décidé de venir et qu'on ne peut pas lui refuser ce droit de réponse, puisqu'il est " mis en question ".

Dès la première conversation, j'avais demandé expressément que mes prises de position pendant les grèves de décembre ne soient pas mentionnées. Parce que ce n'était pas le sujet et que ce rappel ne pourrait que faire apparaître comme des critiques de parti pris les analyses que la sociologie peut proposer. Or, dès le début de l'émission, la journaliste, Pascale Clark, annonce que j'ai pris position en faveur de la grève et que je me suis montré " très critique de la représentation que les médias [en] ont donnée ", alors que je n'avais rien dit, publiquement, sur ce sujet. Elle récidive avec la première question, sur les raisons pour lesquelles je ne me suis pas exprimé à la télévision pendant les grèves.

Devant ce nouveau manquement à la promesse qui m'avait été faite pour obtenir ma participation, j'hésite longuement, me demandant si je dois partir ou répondre. En fait, à travers cette intervention qui me plaçait d'emblée devant l'alternative de la soumission résignée à la manipulation ou de l'esclandre, contraire aux règles du débat " démocratique ", le thème que les deux " contradicteurs " ne cesseront de rabâcher pendant toute l'émission était lancé : comment peut-il prétendre à la science objective de la représentation d'un événement à propos duquel il a pris une position partisane ?

Au cours des discussions téléphoniques, j'avais aussi fait observer que les " contradicteurs " étaient maintenant deux, et deux professionnels (il apparaîtra, dès que je ferai une brève tentative pour analyser la situation dans laquelle je me trouvais, qu'ils étaient quatre) ; j'avais exprimé le souhait qu'ils n'abusent pas de l'avantage qui leur serait ainsi donné. En fait, emportés par l'arrogance et la certitude de leur bon droit, ils n'ont pas cessé de me prendre la parole, de me couper, tout en proférant d'ostentatoires flatteries : je pense que dans cette émission où j'étais censé présenter une analyse sociologique d'un débat télévisé en tant qu'invité principal, j'ai dû avoir la parole, au plus, pendant vingt minutes, moins pour exposer des idées que pour ferrailler avec des interlocuteurs qui refusaient tous le travail d'analyse.

Daniel Schneidermann m'a appelé plusieurs fois, jusqu'au jour de l'émission, et je lui ai parlé avec la confiance la plus entière (qui est la condition tacite, au moins pour moi, de la participation à un dialogue public), livrant ainsi toutes mes intentions. Il ne m'a rien dit, à aucun moment, des intentions de mes " contradicteurs ". Lorsque je lui ai demandé s'il comptait leur montrer, au préalable, les extraits que j'avais choisis ce qui revenait à leur dévoiler toutes mes batteries , il m'a dit que s'ils les lui demandaient il ne pourrait pas les leur refuser... Il m'a parlé vaguement d'un micro-trottoir au sujet mal défini tourné à Marseille. Après l'émission, il me dira sa satisfaction et combien il était content qu'un " grand intellectuel " pommade ait pris la peine de regarder de près et de discuter la télévision, mais aussi et surtout combien il admirait mes " contradicteurs " d'avoir " joué le jeu " et d'avoir accepté courageusement la critique... Le jour de l'émission, les " contradicteurs " et les présentateurs, avant l'enregistrement, me laissent seul sur le plateau pendant près d'une heure. Guillaume Durand vient s'asseoir en face de moi et m'entreprend bille en tête sur ce qu'il croit être ma complicité avec les socialistes (il est mal informé...). Exaspéré, je lui réponds vertement. Il reste longtemps silencieux et très gêné. La présentatrice, Pascale Clark, essaie de détendre l'atmosphère. " Vous aimez la télévision ? Je déteste. " On en reste là. Je me demande si je ne dois pas partir.

Si au moins je parvenais à croire que ce que je suis en train de faire peut avoir une quelconque utilité et que je parviendrai à convaincre que je suis venu là pour essayer de faire passer quelque chose à propos de ce nouvel instrument de manipulation... En fait, j'ai surtout l'impression d'avoir seulement réussi à me mettre dans la situation du poisson soluble (et conscient de l'être) qui se serait jeté à l'eau.

La disposition sur le plateau : les deux " contradicteurs " sont assis, en chiens de faïence (et de garde), de part et d'autre du présentateur, je suis sur le côté, face à la présentatrice. On m'apporte le " conducteur " de l'émission : quatre seulement de mes propositions ont été retenues et quatre " sujets " ont été ajoutés, dont deux très longs " micro-trottoirs " et reportages, qui passeront, tous destinés à faire apparaître la relativité de toutes les " critiques " et l'objectivité de la télévision. Les deux qui ne passeront pas, et que j'avais vus, avaient pour fin de montrer la violence des grévistes contre la télévision.
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Ven 9 Nov 2007 - 3:52

Conclusion (que j'avais écrite avant l'émission) : on ne peut pas critiquer la télévision à la télévision parce que les dispositifs de la télévision s'imposent même aux émissions de critique du petit écran. L'émission sur le traitement des grèves à la télévision a reproduit la structure même des émissions à propos des grèves à la télévision. >Ce que j'aurais voulu dire

La télévision, instrument de communication, est un instrument de censure (elle cache en montrant) soumis à une très forte censure. On aimerait s'en servir pour dire le monopole de la télévision, des instruments de diffusion (la télévision est l'instrument qui permet de parler au plus grand nombre, au-delà des limites du champ des professionnels). Mais, dans cette tentative, on peut apparaître comme se servant de la télévision, comme les " médiatiques ", pour agir dans ce champ, pour y conquérir du pouvoir symbolique à la faveur de la célébrité (mal) acquise auprès des profanes, c'est-à-dire hors du champ. Il faudrait toujours vérifier qu'on va à la télévision pour (et seulement pour) tirer parti de la caractéristique spécifique de cet instrument le fait qu'il permet de s'adresser au plus grand nombre , donc pour dire des choses qui méritent d'être dites au plus grand nombre (par exemple qu'on ne peut rien dire à la télévision).

Faire la critique de la télévision à la télévision, c'est tenter de retourner le pouvoir symbolique de la télévision contre lui-même cela en payant de sa personne, c'est le cas de le dire : en acceptant de paraître sacrifier au narcissisme, d'être suspect de tirer des profits symboliques de cette dénonciation et de tomber dans les compromissions de ceux qui en tirent des profits symboliques, c'est-à-dire les " médiatiques ". >Le dispositif : du plus visible au plus caché Le rôle du présentateur :

Il impose la problématique, au nom du respect de règles formelles à géométrie variable et au nom du public, par des sommations (" C'est quoi... ", " Soyons précis... ", " Répondez à ma question ", " Expliquez-vous... ", " Vous n'avez toujours pas répondu... ", " Vous ne dites toujours pas quelle réforme vous souhaitez... ") qui sont de véritables sommations à comparaître mettant l'interlocuteur sur la sellette. Pour donner de l'autorité à sa parole, il se fait porte-parole des auditeurs : " La question que tout le monde se pose ", " C'est important pour les Français... " Il peut même invoquer le " service public " pour se placer du point de vue des " usagers " dans la description de la grève.

Il distribue la parole et les signes d'importance (ton respectueux ou dédaigneux, attentionné ou impatient, titres, ordre de parole, en premier ou en dernier, etc).

Il crée l'urgence (et s'en sert pour imposer la censure), coupe la parole, ne laisse pas parler (cela au nom des attentes supposées du public c'est-à-dire de l'idée que les auditeurs ne comprendront pas, ou, plus simplement, de son inconscient politique ou social).

Ces interventions sont toujours différenciées : par exemple, les injonctions s'adressent toujours aux syndicalistes (" Qu'est-ce que vous proposez, vous ? ") sur un ton péremptoire, et en martelant les syllabes ; même attitude pour les coupures : " On va en parler... Merci, madame, merci... " remerciement qui congédie, par rapport au remerciement empressé adressé à un personnage important. C'est tout le comportement global qui diffère, selon qu'il s'adresse à un " important " (M. Alain Peyrefitte) ou à un invité quelconque : posture du corps, regard, ton de la voix, mots inducteurs (" oui... oui... oui... " impatient, " ouais " sceptique, qui presse et décourage), termes dans lesquels on s'adresse à l'interlocuteur, titres, ordre de parole, temps de parole (le délégué CGT parlera en tout cinq minutes sur une heure et demie à l'émission " La Marche du siècle ").

Le présentateur agit en maître après Dieu de son plateau (" mon émission ", " mes invités " : l'interpellation brutale qu'il adresse à ceux qui contestent sa manière de mener le débat est applaudie par les gens présents sur le plateau et qui font une sorte de claque).

La composition du plateau :

Elle résulte de tout un travail préalable d'invitation sélective (et de refus). La pire censure est l'absence ; les paroles des absents sont exclues de manière invisible. D'où le dilemme : le refus invisible (vertueux) ou le piège.

Elle obéit à un souci d'équilibre formel (avec, par exemple, l'égalité des temps de parole dans les " face-à-face ") qui sert de masque à des inégalités réelles : dans les émissions sur la grève de décembre 1995, d'un côté un petit nombre d'acteurs perçus et présentés comme engagés, de parti pris, et de l'autre des observateurs présentés comme des arbitres, parfaitement neutres et convenables, c'est-à-dire les présumés coupables (de nuire aux usagers), qui sont sommés de s'expliquer, et les arbitres impartiaux ou les experts qui ont à juger et à expliquer. L'apparence de l'objectivité est assurée par le fait que les positions partisanes de certains participants sont déguisées (à travers le jeu avec les titres ou la mise en avant de fonctions d'expertise : par exemple, M. Alain Peyrefitte est présenté comme " écrivain " et non comme " sénateur RPR " et " président du comité éditorial du Figaro ", M. Guy Sorman comme " économiste " et non comme " conseiller de M. Juppé ".)

La logique du jeu de langage :

Le jeu joue en faveur des professionnels de la parole, de la parole autorisée.

Le débat démocratique conçu sur le modèle du combat de catch permet de présenter un ressort d'Audimat (le " face-à-face ") comme un modèle de l'échange démocratique.

Les affinités entre une partie des participants : les " médiatiques " sont du même monde (entre eux et avec les présentateurs). Familiers des médias et des hommes des médias, ils offrent toutes les garanties : non seulement on sait qu'ils passent bien (ce sont, comme disent les professionnels, de " bons clients"), mais on sait surtout qu'ils seront sans surprises. La censure la plus réussie consiste à mettre à des places où l'on parle des gens qui n'ont à dire que ce que l'on attend qu'ils disent ou, mieux, qui n'ont rien à dire. Les titres qui leur sont donnés contribuent à donner autorité à leur parole.

Les différents participants ne sont pas égaux devant ces situations : d'un côté des professionnels de la parole, dotés de l'aptitude à manipuler le langage soutenu qui convient ; de l'autre des gens moins armés et peu habitués aux situations de prise de parole publique (les syndicalistes et, a fortiori, les travailleurs interrogés, qui, devant la caméra, bafouillent, parlent avec précipitation, s'emmêlent ou, pour échapper au trac, font les marioles, alors que, quelques minutes avant, en situation normale, ils pouvaient dire des choses justes et fortes). Pour assurer l'égalité, il faudrait favoriser les défavorisés (les aider du geste et du regard, leur laisser le temps, etc.), alors que tout est fait pour favoriser les favorisés.

L'inconscient des présentateurs, leurs habitudes professionnelles. Par exemple, leur soumission culturelle d'intermédiaires culturels demi-savants ou autodidactes, enclins à reconnaître les signes académiques, convenus, de reconnaissance. Ils sont le dispositif (c'est-à-dire l'Audimat) fait hommes : lorsqu'ils coupent des propos qu'ils craignent trop difficiles, ils sont sans doute de bonne foi, sincères. Ils sont les relais parfaits de la structure, et, s'ils ne l'étaient pas, ils seraient virés.

Dans leur vision de la grève et des grévistes, ils engagent leur inconscient de privilégiés : des uns, ils attendent des justifications ou des craintes (" Dites vos craintes ", " De quoi vous plaignez-vous ? "), des autres des explications ou des jugements (" Qu'en pensez-vous ? ").
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Ven 9 Nov 2007 - 3:56

Ravachol a écrit:
Société: Le football, une peste émotionnelle de Brohm

A méditer Majax

1) Sport de racaille parvenu
2) Dernière affaire en date une dinde ancienne miss france, devenu mêre maquerelle à Bordeaux s'est dit maltraité par certains joueurs de cette equipe, ah là là, avec les ronds, pour celui qui est issu de la pauvreté crasse, avoir trop de fric tout de suite à 20 berges, te fera tjours perdent les pédales, encore une bonne raison de ne pas être supporter, et de personne...

Ah misère misère....


1) et alors ? on en croise dans tout le tertiaire des racailles parvenues.
2) il faut bien que jeunesse se fasse... et puis chaque fois qu'une star du ballon rond lève et nique une meuf en boite il a un procès pour viol (ça arrive toutes les semaines en Angleterre). Résultat, ils font appel à des madames claude.
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Ven 9 Nov 2007 - 4:00

Il faut bien que jeunesse se passe à quel prix..., ouais mais même les madame claude portent plainte, pour Hargne, et Violence

C'est un sport de fric contrastant avec le supporter qui n'a pas une thune, ce sont deux extremes que tout oppose, et les regarder c'est les cautionner,

Moi le foot c'est Giresse, Platoche, Tresor, Bossis, ...le football Hourra pas le football à fric d'aujourd'hui

Sois honnête ne me dit pas le contraire....
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Ven 9 Nov 2007 - 19:04

Ritoyenne a écrit:
KERGO a écrit:
Ritoyenne a écrit:
Pour en revenir à la téloche, d'une façon globale, et en deux mots :

On s'en tape un peu de qui regarde quoi et qui ne regarde pas quoi. Ceux qui matent la téloche, très bien, rien à foutre. Ceux qui l'ont jetée, très bien, rien à foutre, pas de quoi être médaillé.

:):barb: :barb:

De même que ton message. Rien à foutre. Je ne vois pas l'intérêt de venir lire ce sujet et y répondre surtout des conneries comme celles là !
Oh le niveau...


Si tu veux, mais je maintiens : rien à foutre de la télé sur ce forum. A la limite je préférais encore les trolls sur les juifs.



Citation:
A ce moment là on se rend compte qu’il y a une vraie différence entre les paroles et les actes


D'accord avec toi, cela dit. Y'a chez certains bcp de différence entre les actes et les paroles. Soit tu gardes ta télé, auquel cas tu fermes ta gueule, soit tu la mets à la poubelle, auquel cas t'en as plus rien à foutre, et tu fermes ta gueule.
Dans tous les cas, tu fermes ta gueule. Produire une critique à la con sur la télé, et parler, à coté, de kolanta ou je ne sais quelle émission sans intérêt, ça n'a pas de sens. Les actes, les actes !


Mais il ne faut pas déformer mon propos !
Je n'ai jamais dit que tout ce qui passait à la télé était à chier, j'y trouve parfois mon compte !
Si j'ai parlé de koh lanta ce n'était pas pour parler spécifiquement de l'émission, mais du rapport qu'on certains individus face à ce type d'émission c'est çà le fond du sujet !
Pour finir : critique à la con, peut-être, je n'ai pas la prétention de faire des critiques d'un niveau incroyable, simplement je relève ce qui me marque. Ton droit le plus absolu est de ne pas y adhérer ou de t'en foutre, le mien est de m'exprimer en toute liberté, point.
Heureusement d'ailleurs que je ne fais pas dans la critique complexe car t'aurais du mal à comprendre vu que même là tu ne vois pas plusieurs degrés de lecture !
Allez bises ! Laughing
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Ritoyenne
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Ven 9 Nov 2007 - 19:46

Je ne vois pas plusieurs degrès de lectures, comme tu dis, non. Je vois un énième (et c'est rien de le dire) topic sur la téloche, je passe directement à la fin et je dis que j'en ai rien a foutre. Là.
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Sebsebforce
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Lun 12 Nov 2007 - 2:35

Bon, c'est bien joli tout çà, seulement pour lutter contre le système, dont l'arme principale est l'instrument télévisuel, il faudrait peut-être savoir de quoi on parle!

La télé est comme une arme. Elle n'est dangereuse que si on ne sait pas s'en servir.
On peut même y apprendre des choses quand on sait décrypter sa connerie.
Voire nous faire rire, par son ridicule et sa vacuité.
Elle fait plaisir à allumer, autant qu'à l'éteindre. Cela permet de mesurer le pouvoir qu'on a enfin sur elle.
Bref, c'est comme tout. L'excès d'utilisation la rend dangereuse.
N'y cherchons pas ce qu'on ne peut pas y trouver, sinon des infos et des armes pour lutter contre sa représentation actuelle.

P.S. : regarder du foot à la télé, j'appelle pas çà du sport, encore moins aimer le sport.

P.S. 2 : il existe des sites spécialisés où on y critique la télé. A moins que quelqu'un ai des choses spéciales à nous dire...
Et puis, c'est un sport national. Cela ressemble plus à un défouloir qu'autre chose. Faudrait passer la seconde, voire la troisième.
_________________
Résister ou mourir
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Lun 12 Nov 2007 - 5:17

Ravachol a écrit:
Il faut bien que jeunesse se passe à quel prix..., ouais mais même les madame claude portent plainte, pour Hargne, et Violence

c'est pas parce que tu files 100 000 euros par mois à un sous-prolétaire de banlieue que tu en fais un gentleman. La seule chose que tu en fais, c'est une personne célèbre sans lui donner l'intelligence de l'incognito nécessaire pour ne pas s'exhiber et, ainsi, ne pas se faire prendre par la patrouille au moindre écart.

J'ajouterai, et ce sera mon dernier point sur ce sujet, que cette affaire a eu lieu dans le temple de l'hypocrisie bourgeoise, la ville la plus confite de France et ce n'est pas surprenant que la presse locale (donc la nationale puisqu'elle passe son temps à la pomper) ait focalisé sur trois basanés qui, de toutes façons sortiront du gottha aquitain, plutôt que sur les ligne de notaires et de médecins du coin...

Citation:

C'est un sport de fric contrastant avec le supporter qui n'a pas une thune, ce sont deux extremes que tout oppose, et les regarder c'est les cautionner,

si tu analyses le problème à l'envers tu constates que le prolo, qu'il soit argentin ou ukrainien, a désigné ce spectacle et ce spectacle seulement comme théâtre de défoulement et de passion. Ce n'est ni anodin ni un hasard. C'est que le foot est LE sport populaire, celui que tout le monde, petit, grand, maigre, gros peut pratiquer avec une balle en papier scotché et deux pulls pour faire des buts. L'engouement autour de ce sport n'a pas vraiment changé avec la marchandisation et les frasques ultralibérale actuelle. Gosses, on courait derrière la balle en se prenant pour Rummennigge, Maradona ou Tardelli. Que les gosses se prennent pour Christiano Ronaldo ou d'autres tapettes métrosexuelles exhibant leur flouze de manière outrancière n'est pas un phénomène qui puise son existence dans le foot uniquement. Christiano Ronaldo ou Ronaldinho ne sont en rien plus exubérants que des Booba, des Britney Spears ou des 50 cents.

Ce qui est plus gênant, pour un amateur de foot comme moi, c'est qu'on porte des C. Ronaldo au pinnacle (et encore, les commentateurs sportifs sont moins dithyrambiques à son égard qu'ils ne l'ont été à l'égard, entre autres, de Zidane ou de Cantona) alors que ce sont des danseuses insupportables qui ne respectent pas l'adversaire. Ca c'est insupportable.

Citation:

Moi le foot c'est Giresse, Platoche, Tresor, Bossis, ...le football Hourra pas le football à fric d'aujourd'hui

Sois honnête ne me dit pas le contraire....


Naturellement, j'ai plus de tendresse pour Maradona, Platoche ou Trésor que pour les joueurs récents. C'est mon adolescence et leur image est associée à la période où, je pouvais rêver d'être un jour comme eux.

Encore que... on trouve encore des seigneurs dans le foot moderne soit par leur humilité soit par leur classe. Quelques noms quand même :

Gattuso, Raul, Del Piero, Maldini, Battistuta, Scholes, Makélélé... Ce sont les mecs dont tu sais qu'ils seront là au rendez vous, toujours à l'heure, toujours respectueux, toujours humains et ce ne sont pas les milliards qu'ils palpent qui les changeront.
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Lun 12 Nov 2007 - 8:58

Citation:
ait focalisé sur trois basanés qui, de toutes façons sortiront du gottha aquitain, plutôt que sur les ligne de notaires et de médecins du coin...

Ah non là c'est trop facile, un je ne savais quil étaient basané, deux, je te signale qu'elle a dit aussi qu'il y avait aussi le gratin bordelais, donc... Même Luis Fernandez le dit, avant, quand tu étais sélectinneur, les mecs t'écoutaient, aller chercher les plots oranges pour les exercices, les nouveaux p'tits cons n'en ont rien à foutre, pourquoi...

Trop payés, surpayés, de plus en plus de pub, un football de transfert, si je suis ton raisonnement vu que c'est populaire, donc c'est mafioso, si tu me dit qu'il n'y pas de contrastes entre un sport populaire et le prolo, bah j'en déduis qu'il ne faut pas donner le pouvoir à la démocratie populaire

Ouais sauf que outre un platoche ou un bossis même maintenant trouvera toujours grâce face aux racailles parvenues des cités dortoirs avec leur libéralisme propre à eux et là je cite Soral, toute raison pour "la maille", là dans le foot tu le voies bien

Je répête, les regarder, c'est les cautionner !!

De plus j'écoute depuis un an tous les soir pendant 2h RMC, les moscato, Lacombe et le PSG, les donneurs de leçons style henry sur domenech, les mecs lmimite ne veulent plus jouer pour l'équipe de France.

les émissions Luis Attaque, la Dream Team, Moscato Show, ils disent tous comme moi les mecs, même le nébuleux affairistes Roland Courbis, l'ancien pote à un autre nébuleux affairiste Bernard Tapis, ministre de la ville

Le pire, c'est l'ancien entraineur de la juve, là tu te marre, il y aura tjrs des gens comme toi pour défendre ce sport favorable à la mafia, aux racismes ( mémoire à la tribune boulogne du PSG de l'année dernière ), donc populaire ouais, mais pas du bon côté de la barrière. Donc......., dis que tu aimes le foot, bah tu fais comme moi, tu le pratiques le Dimanche, et basta. J'aime pas ce qu'est devenu le foot, point barre.. !!!

-------------------------------------------------------------------------------------------------------
Snake Plissken a écrit:
je résume : tu n'aime pas le foot-spectacle de haut niveau mais tu écoute l'afterfoot tous les soirs

Quand je critique ( là je vais faire mon Maggle Masturb ), j'aime bien connaitre ce que je critique.
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Lun 12 Nov 2007 - 14:26

ahmad al faransavi a écrit:
j'ai acheté d'occasion un livre qui s'appel "tv drogue" qui est pas mal du tout. Il date des années 70 ou 80 mais est trés actuel quand meme.
Il faut rajoutter seulemnt maintenant les "progrés" en matiere de suggestions ...

Eh ! ..si je me permetait d'ecrire "la Juive" ... ce serait déjà ; "arretez avec votre obssession" anti-sionistes qui frole l'antisémitisme ... mais comme vous avez des amis dans l'entité sioniste ou regime d'occupation de Qods ravachol (comme affirmé dans le texte plus que discutable "usual suspect" dans le site de e&r ...vous etes audelà d etoute suspisions ! ...meme si je respecte bien davantage la Tradition Judaïque ! ...deux poids deux mesures ....


Citation:
Eh ! ..si je me permetait d'ecrire "la Juive"


La Juive ou la Juve ?

Juve de Juventus = jeunesse, club de football turinois.

Bon, ben c'est bien, au moins tu n'est pas drogué au football !

Smileys
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Lun 12 Nov 2007 - 23:30

Ravachol a écrit:
Citation:
ait focalisé sur trois basanés qui, de toutes façons sortiront du gottha aquitain, plutôt que sur les ligne de notaires et de médecins du coin...


Ah non là c'est trop facile, un je ne savais quil étaient basané, deux, je te signale qu'elle a dit aussi qu'il y avait aussi le gratin bordelais, donc...

A ma connaissance, l'accusation de violence n'a porté que sur les trois brésiliens qui jouaient au foot (même pas français en plus).

Citation:

Même Luis Fernandez le dit, avant, quand tu étais sélectinneur, les mecs t'écoutaient, aller chercher les plots oranges pour les exercices, les nouveaux p'tits cons n'en ont rien à foutre, pourquoi...

c'est aussi vrai sur les stades de district et même en poussin. Le fric n'y est pour rien, c'est la notion de devoir et de soumission au groupe qui a été remise en cause.
Citation:

Trop payés, surpayés, de plus en plus de pub, un football de transfert, si je suis ton raisonnement vu que c'est populaire, donc c'est mafioso, si tu me dit qu'il n'y pas de contrastes entre un sport populaire et le prolo, bah j'en déduis qu'il ne faut pas donner le pouvoir à la démocratie populaire

La démocratie populaire est une utopie... une belle utopie.
Citation:

Ouais sauf que outre un platoche ou un bossis même maintenant trouvera toujours grâce face aux racailles parvenues des cités dortoirs avec leur libéralisme propre à eux et là je cite Soral, toute raison pour "la maille", là dans le foot tu le voies bien

on est d'accord.

Citation:

Je répête, les regarder, c'est les cautionner !!

Cdlt

Et tu proposes quoi à la place ? voir le dernier Spielberg (21 M$) avec Di Caprio (12 M$) et Nicole Kidman (7 M$) qui vient de faire 150 M$ de recettes en 5 jours ?
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Mar 13 Nov 2007 - 0:33

Ahmad a écrit :

Citation:
mais comme vous avez des amis dans l'entité sioniste ou regime d'occupation de Qods ravachol (comme affirmé dans le texte plus que discutable "usual suspect" dans le site de e&r ...vous etes audelà d etoute suspisions !


Je ne vois pas ce que vient foutre le sionisme-judaisme.......avec moi même, je n'ai rien contre personne, je ne suis pas sur la ligne de mire judéophobie, ni islamophobe, je m'en fous, mais alors......., royalement, à la limite c'est ce qui me gonfle chez Soral, et j'ai pas envie de développer, je laisse celà aux autres.

Ajax :

Citation:
Et tu proposes quoi à la place ? voir le dernier Spielberg (21 M$) avec Di Caprio (12 M$) et Nicole Kidman (7 M$) qui vient de faire 150 M$ de recettes en 5 jours ?


Je ne vois pas le rapport, si tu veux rentrer par là aux loisirs liés à la consommation audiovisuelle, bah je préfêre, une bonne location de dvd sur un vieux film style "Will Hunting", "Altered States", et autres vieux Maigret, ou un bon concert de Daisy Chainsaw "Surtout"

On parlait du sport, je crois, !!!! sur le fait audiovisuelle

Avoue que la coupe du monde 82 face à l'allemagne de Rummenigge, bah c'était la guerre, comme les rugbymen français face aux Allblacks pendant la coupe du monde, tu sens qu'il n'y avait pas que le fric en jeu,

- De mémoire !!!
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Mar 13 Nov 2007 - 1:13

tout comme la finale de 2006 a été un combat épique pour certains (les Italiens) et que Zidane n'a pas foutu un coup de boule pour faire du fric.
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Mar 13 Nov 2007 - 1:17

Ravachol a écrit:
De plus j'écoute depuis un an tous les soir pendant 2h RMC, les moscato, Lacombe et le PSG, les donneurs de leçons style henry sur domenech, les mecs lmimite ne veulent plus jouer pour l'équipe de France.

les émissions Luis Attaque, la Dream Team, Moscato Show, ils disent tous comme moi les mecs, même le nébuleux affairistes Roland Courbis, l'ancien pote à un autre nébuleux affairiste Bernard Tapis, ministre de la ville

Le pire, c'est l'ancien entraineur de la juve, là tu te marre, il y aura tjrs des gens comme toi pour défendre ce sport favorable à la mafia, aux racismes ( mémoire à la tribune boulogne du PSG de l'année dernière ), donc populaire ouais, mais pas du bon côté de la barrière

Donc......., dis que tu aimes le foot, bah tu fais comme moi, tu le pratiques le Dimanche, et basta.

J'aime pas ce qu'est devenu le foot, point barre.. !!!!!



je résume : tu n'aime pas le foot-spectacle de haut niveau mais tu écoute l'afterfoot tous les soirs lol!
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Mar 13 Nov 2007 - 1:17

Ouais sur ce coup je suis d'accord avec toi !, Materasi méritait une leçon, quand même en arriver à s'insulter dans un sport dit "pro", c'est du même niveau que les supporters Hooligans

J'ai trouvé un Zinedine digne, autre que les pubs qu'il a effectué en fin de carrière !
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Mar 13 Nov 2007 - 1:59

En page 1 (avant que le topic dérive sur le sport-fric-spectacle) :
pimpam a écrit:
NeoN a écrit:
Ma télé dort depuis bientôt 6 ans au fond d'un placard... Plutôt que de la critiquer, si tu commençais par l'éteindre définitivement ?

C'est sûr, si on éteint la télé, on ne lit plus les journaux, ça règle le problème ! Ce qu'on ne voit pas n'existe plus !
Mais c'est juste un peu plus compliqué que ça...

D’ailleurs il me semble aussi que l’une des raisons pour laquelle les gens peuvent de moins en moins s’en passer (ou qu'ils la regardent tant en comblant autant leur temps libre par elle) vient de l’isolement, de la solitude et de la désocialisation croissante dans la société (réelle) de plus en plus aseptisée ou déshumanisée... où désormais, les "échanges humains" sont de plus en plus régis que par des échanges marchants ou pécuniaires (homos économicus), où ne compte plus désormais que le profit ou le fric (mentalité stimulée par la publicité massive des médias)…

L'homme (normale) n'étant pas fait pour vivre seul (car étant un "animal social" voire au fond plus sentimental que matérialiste), fait pour vivre (plus ou moins) entouré par des proches (famille, amis, camarades, etc.) :

L’individu (plus ou moins isolé) allume sa télé (un peu comme il allume la radio)… ça rempli sa solitude le silence… ça lui donne l’impression d’une compagnie (il entend du bruit, de la musique ou des gens avec des voix qui parlent) etc.

Beaucoup des sit-coms montrent des histoires relationnelles (ou amicales) souvent assez banales mais qui existent de moins en moins par rapport à (des relations humaines que l’individu de plus en plus isolé, trouve de moins en moins dans) la vie "sociale" réelle dans le monde actuel…

Cercle vicieux, cette illusion d’une compagnie humaine (pour combler oublier sa solitude ou son isolement) par la TV n’incite pas forcément l’individu à essayer de vraiment sortir de son isolement humain (ou affectif)… D'où aussi la froideur des gens dans la rue... cela contrairement à d'autres époques, pas si lointaines que ça, où la TV (et la radio) n'existait pas... Donc où l'individu était plus enclin à rechercher naturellement la compagnie de son voisin ou à nouer un lien avec un inconnu... (c'était encore l'ambiance du Paris de l'entre deux guerres... qu'aucuns d'entre nous ne pourrait même plus imaginer, ou s'en faire une idée, aujourd'hui)...

Sans ce (faux) recours (de cette dépendance) audio-télévisuelle, renvoyé à lui-même, sans ce subterfuge, les gens seraient peut-être beaucoup plus enclin à (ré)agir dans la vie réelle... pour sortir de leur isolement (illusoirement faussement comblé oublié)…
_________________
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MessageSujet: Re: LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE   Mar 13 Nov 2007 - 2:48

Jojo, je te le demande vraiment naïvement, ne peut-on pas dire cela aussi du net ? Et des forums en particulier ? Ne peut-on voir ces mediums comme des outils qui demandent sagesse dans l'usage plutôt que comme substituts ? On peut avec des livres bovaryser aussi...

Une chose m'étonne, n'est-ce pas Nietzsche diont tu nous causais qui invitait à ne pas confondre solitude et isolement ? Dans la solitude, on est deux, c'est-à-dire qu'on est dans un type de présence à soi-même. Dans Lettres à un jeune poète, Rilke revient beaucoup sur ce thème. Et comme tu aimes le lire, et qu'il n'est de bon lire sans dé-lire, en voilà mon cher austère anachorète un petit extrait rien que pour toi :

Citation:

Une seule chose est nécessaire : la solitude. La grande solitude intérieure. Aller en soi-même, et ne rencontrer, des heures durant, personne - c'est à cela qu'il faut parvenir. Être seul comme l'enfant est seul quand les grandes personnes vont et viennent, mêlées à des choses qui semblent grandes à l'enfant et importantes du seul fait que les grandes personnes s'en affairent et que l'enfant ne comprend rien à ce qu'elle font. S'il n'est pas de communion entre les hommes et vous, essayez d'être prêt des choses: elles ne vous abandonneront pas. Il y a encore des nuits, il y a encore des vents qui agitent les arbres et courent sur les pays. Dans le monde des choses et celui des bêtes, tout est plein d'évènements auxquels vous pouvez prendre part. Les enfants sont toujours comme l'enfant que vous fûtes: tristes et heureux; et si vous pensez à votre enfance, vous revivez parmi eux, parmi les enfants secrets. Les grandes personnes ne sont rien, leur dignité ne répond à rien.

[...] Cherchez en vous-mêmes. Explorez la raison qui vous commande d'écrire; examinez si elle plonge ses racines au plus profond de votre coeur; faites-vous cet aveu : devriez-vous mourir s'il vous était interdit d'écrire. Ceci surtout : demandez-vous à l'heure la plus silencieuse de votre nuit; me faut-il écrire ? Creusez en vous-mêmes à la recherche d'une réponse profonde. Et si celle-ci devait être affirmative, s'il vous était donné d'aller à la rencontre de cette grave question avec un fort et simple "il le faut", alors bâtissez votre vie selon cette nécessité ; votre vie, jusqu'en son heure la plus indifférente et la plus infime, doit être le signe et le témoignage de cette impulsion. Puis vous vous approcherez de la nature. Puis vous essayerez, comme un premier homme, de dire ce que vous voyez et vivez, aimez et perdez. N'écrivez pas de poèmes d'amour; évitez d'abord les formes qui sont trop courantes et trop habituelles : ce sont les plus difficiles, car il faut la force de la maturité pour donner, là où de bonnes et parfois brillantes traditions se présentent en foule, ce qui vous est propre. Laissez-donc les motifs communs pour ceux que vous offre votre propre quotidien ; décrivez vos tristesses et vos désirs, les pensées fugaces et la foi en quelque beauté. Décrivez tout cela avec une sincérité profonde, paisible et humble, et utilisez, pour vous exprimer, les choses qui vous entourent, les images de vos rêves et les objets de votre souvenir. Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l'accusez pas ; accusez-vous vous-même, dites-vous que vous n'êtes pas assez poète pour appeler à vous ses richesses ; car pour celui qui crée il n'y a pas de pauvreté, pas de lieu pauvre et indifférent. Et fussiez-vous même dans une prison dont les murs ne laisseraient parvenir à vos sens aucune des rumeurs du monde, n'auriez-vous pas alors toujours votre enfance, cette délicieuse et royale richesse, ce trésor des souvenirs ? Tournez vers elle votre attention. Cherchez à faire resurgir les sensations englouties de ce vaste passé ; votre personnalité s'affirmira, votre solitude s'étendra pour devenir une demeure de douce lumière, loin de laquelle passera le bruit des autres.

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LA PROPAGANDE QUOTIDIENNE A LA TELE

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