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el spirito Sophiste d'estaminet


   Age : 43 Inscrit le : 09 Oct 2006 Messages : 757 Localisation : république bananière!
 | Sujet: Le miel & les abeilles Dim 27 Avr 2008 - 19:52 | |
| L'apocalypse a déjà commencé !!!....flippant !!!
La mort des abeilles met la planète en danger Les Echos - 20 août 07
Les abeilles s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l’espèce humaine.
C’est une incroyable épidémie, d’une violence et d’une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d’un élevage de Floride l’automne dernier, elle a d’abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l’Europe jusqu’à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.
En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.
En Allemagne, selon l’association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu’à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène « Marie-Céleste » », du nom du navire dont l’équipage s’est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu’à l’interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l’épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.
« Syndrome d’effondrement »
Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d’effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l’humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d’année avant l’homme, Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu’à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.
Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l’abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l’université d’Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l’institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d’insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu’au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu’elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l’emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l’imidaclopride (dédouané par l’Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage…) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l’activité insecticide d’agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.
Butineuses apathiques
Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d’essaims en cours d’effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.
La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l’image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d’Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.
C’est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l’ADN de plusieurs abeilles l’équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l’est de Madrid réputée pour être le berceau de l’industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu’au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l’Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l’Union européenne.
L’effet de cascade ne s’arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l’évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d’autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n’est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d’assister à un autre syndrome d’effondrement, craignent les scientifiques : celui de l’espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. » _________________ Satrape Anarcho Républicain Kinésodique Onirocritique Zélateur Yankee !
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|  | | Le Bordelleur Sophiste d'estaminet


 Inscrit le : 13 Juin 2007 Messages : 857
 | Sujet: Re: Le miel & les abeilles Dim 27 Avr 2008 - 20:06 | |
| J'ai constaté que l'on en voyait plus beaucoup. Etant donné qu'elle pollenisent, la disparition de trop d'insectes peut limiter fortement la pollenisation, les cultures pouvant en souffrir !
| Citation: | Le syndrome de l'effondrement des abeilles
Lorsqu'une ruche est atteinte par le syndrome de l'effondrement, les abeilles la quittent pour ne plus y revenir, ce qui tranche avec leur attachement habituel pour leur port d'attache, où leur reine assure la relève.
Albert Einstein a dit un jour que «si l'abeille disparaissait de la planète, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre».
Cette phrase est en soi un cours complet d'écologie! En effet, plus de 80 % des espèces végétales dont dépend l'alimentation des humains ont besoin des abeilles, bourdons et autres insectes pollénisateurs pour être fécondées. Et l'abeille, que les apiculteurs installent à proximité des cultures pour tirer profit de la floraison, a l'avantage de pouvoir être déplacée.
Mais cet insecte domestiqué, qui a commencé à disséminer la vie sur Terre quelque 60 millions d'années avant l'apparition des humains, est aux prises avec un problème qui sévit simultanément sur plusieurs continents: le syndrome de l'effondrement des colonies, dont les véritables causes, encore méconnues, pourraient bien se situer du côté des nouvelles technologies utilisées en agriculture, voire dans nos milieux urbains et industriels.
Au Québec, cette année, les apiculteurs avaient déjà perdu au début de la saison entre 40 et 45 % des ruches. En Ontario, le pourcentage se situe entre 30 et 35 %, tout comme en Alberta, où les besoins de pollinisation sont gigantesques en raison de l'importance des grandes cultures comme le canola, le soja et la luzerne. Aux États-Unis, où l'apport des abeilles à l'agriculture atteint 14 milliards par année, le syndrome de l'effondrement des colonies a fait disparaître cette année entre 60 et 90 % des colonies, selon les régions, soit environ 1,5 million de ruches sur les 2,4 millions dont bénéficiait ce pays. Quelque 90 cultures alimentaires dépendent dans ce pays de ces milliards d'ouvrières aussi méconnues que zélées.
En Europe, le problème est tout aussi aigu. Les apiculteurs allemands déplorent la perte de 80 % de leurs colonies tout comme ceux de Grande-Bretagne, de Suisse, d'Autriche, de Pologne et de Grèce, selon un relevé publié récemment dans la revue Les Échos de France. En Europe, on parle du phénomène «Marie Céleste», du nom de ce navire fantôme retrouvé un jour sans équipage. Dans les milieux scientifiques, on a baptisé le phénomène «syndrome d'effondrement», traduction de l'expression anglaise «Colony Collapse Disorder» (CCD).
Un phénomène mystifiant
Il est extraordinairement intéressant de voir comment un peu partout dans le monde les institutions publiques tentent d'expliquer ce phénomène aux caractères inusités par des causes qui ne remettent pas en question les technologies agricoles ou autres qu'ils valorisent...
Lorsqu'une ruche est atteinte par le syndrome de l'effondrement, les abeilles la quittent pour ne plus y revenir, ce qui tranche avec leur attachement habituel pour leur port d'attache, où leur reine assure la relève. Non seulement la ruche est-elle abandonnée rapidement, comme si un péril majeur la menaçait, mais on ne retrouve que peu de cadavres d'abeilles à proximité et, encore plus surprenant, aucun des insectes qui utilisent habituellement les ruches abandonnées n'ose profiter de l'aubaine.
Les chercheurs ont aussi constaté que les abeilles mortes à proximité de ces ruches abandonnées sont affectées par différents pathogènes comme des virus, champignons, bactéries et mites.
Au Québec, on a parlé d'une épidémie de varroase, du nom du parasite varoa qui nous vient d'Asie. En Ontario, le gouvernement attribuait la perte du tiers des ruches essentiellement aux rigueurs de l'hiver dernier dans son communiqué de juillet, où il annonçait une aide de plusieurs millions à ses apiculteurs. Dans cette province, des cultures fruitières et potagères d'une valeur de 170 millions dépendent du travail des ouvrières pollinisatrices, sans compter les quelque 14 millions tirés de la vente de leur miel.
Aux États-Unis, le Colony Collapse Disorder Working Group formé en 2006 n'a pas réussi à relier le syndrome à la présence d'un ou de plusieurs pesticides utilisés dans le milieu agricole. Mais en Europe, on cherche de ce côté. La France a interdit en 2004 l'utilisation du pesticide Gaucho, une interdiction qui a aussi frappé l'année suivante le Régent, en raison de la fréquence de l'abandon des ruches dans les secteurs où ces produits chimiques étaient utilisés. Mais en mai 2006, l'Autorité européenne de sécurité des aliments soutenait dans un rapport que ces produits étaient sans risques pour les humains et les abeilles. Au Québec, on utilise plusieurs pesticides dommageables aux abeilles dans différentes cultures pollinisées, comme le Matador pour contrôler les épidémies de pucerons dans les champs de soja.
Pour l'instant, les recherches se multiplient dans toutes les directions, y compris vers les émissions électromagnétiques des émetteurs de téléphonie cellulaire. Certains chercheurs pensent que ces émissions pourraient affecter notamment le système gastrique des abeilles ou leur système immunitaire.
Mais l'hypothèse qui semble s'imposer de plus en plus demeure la plus difficile à vérifier. Dans l'entrevue qu'il accordait à la revue française Les Échos, le professeur émérite de l'Université Western Ontario Joe Cummings pense comme d'autres chercheurs français qu'on est probablement en face d'un cocktail de causes qui frapperaient en synergie le système immunitaire des abeilles. Une déficience immunitaire ouvre par définition la porte aux afflictions les plus diverses, ce qui pourrait expliquer que les recherches entreprises jusqu'à présent n'arrivent pas à déterminer une cause unique.
Cette explication mettrait ainsi en cause simultanément les champignons parasites, parfois utilisés dans la lutte biologique contre des ravageurs de cultures agricoles, les virus, bactéries, pesticides et même les ondes électromagnétiques.
Plusieurs mettent aussi en cause les cultures OGM d'espèces végétales auxquelles on a parfois greffé des insecticides qui pourraient se retrouver dans le pollen. On sait que les cultures OGM peuvent contaminer des semences naturelles par pollinisation, ce qui pourrait affecter les abeilles à l'origine du transport de ces gènes. Mais voilà une piste que les organisations agricoles et les gouvernements n'aiment pas évoquer, et encore moins fouiller. Un fait intéressant a été noté au Québec à ce sujet: les ruches installées aux abords des cultures biologiques seraient moins affectées que les autres, soutiennent quelques producteurs. Pour obtenir leur certification biologique, les apiculteurs doivent installer leurs ruches à au moins trois kilomètres des cultures agricoles non certifiées parce qu'on y utilise soit des pesticides ou des plantes OGM, soit les deux. Il faudrait cependant une étude plus globale pour pouvoir établir dans ce cas un lien de cause à effet.
La perte d'importantes populations d'abeilles domestiques et leur fragilité croissante force le milieu agricole à réagir à court terme. Le recours essentiel aux pollinisateurs a engendré un nouveau métier, celui de locateur d'abeilles. Ces apiculteurs nouveau genre vont se déplacer aux frais des agriculteurs ou cueilleurs de petits fruits, comme les bleuets. Ces nouveaux locateurs de pollinisateurs proposent aujourd'hui à leurs clients non plus seulement l'abeille domestique, Apis mellifera, présente sur Terre 60 millions d'années avant les premiers hominidés, mais aussi des abeilles moins productives en miel, comme la découpeuse de la luzerne, plus résistante au syndrome. Au Nouveau-Brunswick, des apiculteurs proposent même une «nouvelle» solution en réalité fort ancienne, le bourdon, lequel s'active à des températures aussi basses que 10 °C alors que l'abeille domestique n'est vraiment productive qu'au-dessus de 18 °C.
Deux conclusions s'imposent qui nous ramènent au vieil adage voulant qu'on a toujours besoin d'un plus petit que soi. Un adage qu'il faudrait, en version moderne, jouer sur l'air de L'Apprenti sorcier peut-être ?
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|  | | Jul le Marteau S.P.E.C.T.R.E


   Age : 100 Inscrit le : 10 Fév 2007 Messages : 1994 Localisation : Lorraine, 54 M&M.
 | Sujet: Re: Le miel & les abeilles Dim 27 Avr 2008 - 21:08 | |
| Tant mieux! Je n'aurais plus le rhume des foins!
Ceci est une réponse de petit connard hédoniste individualiste comme les affectionne le capitalisme.
Cette nouvelle est vraiment préoccupante. _________________ Je suis vivant mais c'est comme si j'étais mort. Nous les mangeurs de patates, n'avons pas de rêve. Lesquels pourrions nous avoir? Sakon Shiba. Je préfère mourir pour une cause que vivre pour rien. John J. Rambo. Il y a ceux qui se résignent et ceux qui font du chuintement de leur lame une symphonie... Moi. Ça s'passe à fond, t'entends! Et Vive la putain d'France! Roi Heenok. Tout ça est assez inquiètant... Alain Soral. |
|  | | MAGGLE Pax Christi


 Inscrit le : 01 Oct 2006 Messages : 2327 Localisation : orgueil, grosse tête, arrogance, suffisance...
 | Sujet: Re: Le miel & les abeilles Dim 27 Avr 2008 - 22:40 | |
| On s'en fout ! Le meilleur miel du monde vient de Saint-Denis du 9-3 ! Et vive le béton !
http://www.parti-poetique.org/parti-poetique2.html
Clic sur "polinisation de la ville" au dessous de "parti poétique". _________________ Cadavres de tous les placards : Unissez-vous ! A Rome, fais comme les Barbares ! il est obligé d'obliger ! |
|  | | Le Bordelleur Sophiste d'estaminet


 Inscrit le : 13 Juin 2007 Messages : 857
 | |  | | Jul le Marteau S.P.E.C.T.R.E


   Age : 100 Inscrit le : 10 Fév 2007 Messages : 1994 Localisation : Lorraine, 54 M&M.
 | Sujet: Re: Le miel & les abeilles Lun 28 Avr 2008 - 19:19 | |
| Ou on a créee volontairement des pesticides tuant les abeilles afin de rendre urgent le remplacement des pesticides par des OGM et ainsi les rendre favorables dans l'opinion publique mondiale et préparer ainsi un marché colossal. _________________ Je suis vivant mais c'est comme si j'étais mort. Nous les mangeurs de patates, n'avons pas de rêve. Lesquels pourrions nous avoir? Sakon Shiba. Je préfère mourir pour une cause que vivre pour rien. John J. Rambo. Il y a ceux qui se résignent et ceux qui font du chuintement de leur lame une symphonie... Moi. Ça s'passe à fond, t'entends! Et Vive la putain d'France! Roi Heenok. Tout ça est assez inquiètant... Alain Soral. |
|  | | MEDIATOR L'Œil


 Inscrit le : 23 Jan 2008 Messages : 605 Localisation : QHS
 | Sujet: Re: Le miel & les abeilles Lun 28 Avr 2008 - 19:54 | |
| Un courant écologiste des années 70, loin du folklore des "belles-âmes" ou des récupérations politiciennes connues aujourd'hui (on enseigne même à HEC ces questions là dans le but de soigner l'image de l'entreprise, le modèle du genre étant l'hypocrite Rhone-Poulenc qui sponsorisait en plus l'émission Ushuaïa), remettait en cause l'anthropologie économique du libéralisme destructrice des environnements (naturels & culturels), hélas il fut sans écho. Nous avons des responsabilités envers la biosphère, à cet égard il y aurait à méditer de manière renouvelée la fable marxienne de l'abeille et l'architecte (dont Miterrand avait à ce propos fait le titre d'un de ses livres).
Je constate d'autre part qu'a été empêché en France une étude épidémiologique à grande échelle en France sous la houlette du CNRS, en raison des tacites pressions économiques des grands groupes du BTP ou de la pharmacie. L'ingénieur français à la tête de ce projet, qui avait en plus trouvé des capitaux étrangers, s'était d'ailleurs expliqué sur la fin de non-recevoir des autorités publiques dans une émission sur la radio Ici & maintenant. Son "listing" exhaustif paraissait sans doute gênant alors qu'il est évident, bien au contraire, qu'il ne pouvait qu'être bénéfique en relançant la part de "recherches et développement" de certaines grandes entreprises. |
|  | | Le Bordelleur Sophiste d'estaminet


 Inscrit le : 13 Juin 2007 Messages : 857
 | Sujet: Re: Le miel & les abeilles Mar 29 Avr 2008 - 14:35 | |
| Je vois que l'on a lourdement modifier mon post avec l'ajout de liens. (En même temps il faut toujours rendre à César ce qui est à César...)
N'étant pas une triple buse, je vais faire l'étalage de mes faibles connaissances sur le sujet. Rappel de cours de bio niveau collège lycée : il y a deux danses d'abeilles, l'une de proximité, qui n'indique pas la direction de la source de pollen, juste que cette source se trouve à proximité* de la ruche. (*on s'en doute un peu) La deuxième danse, pour les sources de pollen plus éloignées indique a direction par rapport à la situation du soleil selon un angle déterminé par la danse. La longueur d'onde de la danse indique la distance.
En cas de temps nuageux, l'abeille sait où se trouve le soleil puisque ses yeux perçoivent les ultraviolets qui traversent la couche de nuage.
Pour les ondes des relais téléphones, il me semble que pour s'y retouver l'abeille serait aussi très sensible au champ magnétique* terrestre et les ondes incriminés pourraient perturbés cette sensibilité. (En fait c'est le cas pour beaucoup d'animaux, j'ajoute que les sourciers seraient plus sensibles à ces ondes, la présence d'eau sousterraine perturbant le magnétisme) Cela reste une hypothèse malgré tout.
| Citation: | Ou on a créee volontairement des pesticides tuant les abeilles afin de rendre urgent le remplacement des pesticides par des OGM et ainsi les rendre favorables dans l'opinion publique mondiale et préparer ainsi un marché colossal.
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J'imagine bien le scénario, on vend un pesticide très virulent à deux ou trois agriculteurs situés à proximité deux ou trois apiculteurs. Les abeilles tombent comme des mous, le coupable est trouvé les pesticides ! On fait une étude scientifique localisée, on médiatise et hop "VIve les OGM" !
Ce qu'il est important de comprendre c'est que la logique OGM est un une descendante de la logique pesticide. On crée un problème, on a une solution à ce porblème qui génère d'autres problèmes dont on ne parle pas.
Si le pesticide est une véritable saloperie pour ceux qui sont en contact direct, travailleurs saisonniers qui ramassent les fruits par exemple, il l'est moins pour le consommateur qui peut toujours laver ses fruits voire les éplucher. A l'inverse, le consommateur ne peut pas éviter d'ingérer l'oGM, vu que c'est ce qu'il bouffe. Donc le poison n'est plus en surface mais bien à l'intérieur !
Concernant la disparition des abeilles, j'ajoute qu'il y a aussi un effet d'aubaine pour les vendeurs d'OGM. Sans pollinisateur naturel, l'agriculteur devra se tourner un moment ou à un autre vers les graines OGM, fécondées dans des labos industriels. _________________
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|  | | succube Valet apatride du Grand Capital


 Inscrit le : 14 Mai 2007 Messages : 96
 | Sujet: Re: Le miel & les abeilles Jeu 29 Mai 2008 - 10:45 | |
| Un dossier assez complet sur la disparition des abeilles http://www.liberterre.fr/agriculture/pollinisateurs/requiem01.html trouvé sur le blog de Raffa l'ecolo du net. Son blog est tres bien, pas mal d'infos, de liens de sources... http://raffa.grandmenage.info/post/2007/08/24/Le_GMTV_-_Le_pollen_de_la_discorde
Requiem pour nos abeilles de Dominique Guillet
Sur les OGM en page 4 :
"Chimères Génétiques Selon la biologiste et généticienne Mae-Wan-Ho, les toxines produites par les cultures transgéniques Bt ne semblent pas très toxiques pour les abeilles. Elles sont cependant très toxiques pour les papillons, papillons de nuit et certains coléoptères.
Cette non-toxicité semble confirmée par les études récentes de David Tribe en Australie. Des études similaires effectuées en Nouvelle-Zélande, en Suisse et par l’Université du Maryland semblent confirmer ces résultats. Une de ces études, cependant, met en évidence une diminution des activités de butinage lorsque les abeilles sont alimentées avec du sirop contenant la toxine Cry1Ab.
Mae-Wan-Ho souligne qu’il faut se focaliser également sur les impacts sublétaux de la toxine Bt sur les capacités butinage et d’apprentissage de l’abeille et sur son système immunitaire.
Elle soulignait déjà en 2000 le danger des transferts horizontaux de transgènes aux intestins des abeilles. Elle se faisait l’écho des découvertes du Professeur Hans-Hinrich Kaatz de l’Université de Jena.
Le centre Blauen-institut résume ainsi un article paru dans le journal Der Speigel le 19 mars 2007: “Des chercheurs de l’Université de Jena ont étudié l’effet des pollens GM sur les abeilles. Sur les individus sains, aucun effet toxique du pollen n’a été mis à jour. En revanche, ils ont constaté que si elles étaient soudainement atteintes d’un parasite, la mortalité était bien plus élevée chez les abeilles expérimentales nourries au pollen GM. L’hypothèse la plus probable, selon les chercheurs, est une dépression immunitaire des abeilles causée par le pollen GM. Faute de moyens financiers, l’étude a dû être interrompue en 2004.”
Dans cet article, le Professor Hans-Hinrich Kaatz déclare que: “La toxine bactérienne du maïs génétiquement modifié peut avoir altéré la paroi intestinale de l’abeille, affaiblissant assez l’abeille pour que les parasites puissent s’introduire - ou bien, c’est l’inverse qui se passe, nous ne savons pas”. Le professeur précise qu’il aurait souhaité continuer ses recherches mais “ Ceux qui ont de l’argent ne sont pas intéressés par ce type de recherches et ceux qui sont intéressés n’ont pas l’argent.”
Pour l’instant, il n’y a pas eu énormément de recherches effectuées sur l’impact des chimères génétiques sur les abeilles. On peut s’imaginer que tout cela demande beaucoup d’argent et des équipes de chercheurs. Les chimères génétiques sont une catastrophe planétaire, pour les paysans, pour l’environnement, pour la sécurité alimentaire, pour la santé humaine."
Et pour terminer, un petit film de 5 mins (pris sur le blog de Raffa)
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