| | Avortement : "30 ans ça suffit" | |
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JOHN Austère anachorète


   Age : 32 Inscrit le : 09 Déc 2006 Messages : 828 Localisation : Un monde de (sales) cons
| Sujet: Re: Avortement : "30 ans ça suffit" Mar 15 Jan 2008 - 22:06 | |
| I) A la fin de la page 5 :
| l'Omnivore Sobriquet a écrit: | | L'oeuf fécondé, l'embryon et à fortiori le foetus doivent bénéficier d'un statut juridique très proche de l'être humain, du citoyen déclaré à la mairie. |
(Pour résumer les interventions de l’OS, et notamment de son long post en fin de page 5) : ça serait le cas (un statut juridique de l'embryon) dans une société normale plus traditionnelle… c’est-à-dire dans une société où la sexualité (homme/femme) n’est pas trop (culturellement) dissociée de son véritable but biologique la procréation… Or (ça fait déjà un certain temps que) nous ne sommes plus dans une société normale traditionnelle… **
** [ C’est la raison pour laquelle tu auras beau essayé de défendre la vie ton point de vue – et beau faire des posts (plus ou moins) longs – certain(e)s ici ne pourront jamais le comprendre...]
Dans « une société » de cons (soi-disant) hédoniste qui tend à séparer « culturellement » la sexualité de son vrai but biologique sa fonction reproductrice, il est normale que les individus (aussi bien masculins que féminins) soient (de plus en plus) abrutis déresponsabilisés au niveau du vrai but biologique de certaines conséquences… L’avortement « contraceptif » (de masse) en est justement une (une des conséquences naturelles logiques… Pas besoin d’être ingénieur à la Nasa pour comprendre ça.) Ce qui explique (et répond à) ceci : Au début de la page 2 : | NeoN a écrit: | | Juste une question les hommes : combien d'avortements provoqués par la lâcheté des hommes qui n'assument pas la responsabilité et le poids d'une paternité ? |
II) | Colonel Jul a écrit: | | France a écrit: | | Quelle indigence ce fil!... |
Quelle indigence cette réponse...  |
(J’ai hésité à le dire… Car), sans parler du post du Thomassxb au début de la page 1, il y a eu quelques bonnes remarques… Tiens je t’en fait un résumé : En page 3 :
| John Nada a écrit: | | En attendant, ce sont toujours les mêmes qui se tapent les grossesses, il me paraît normal que le choix leur appartienne. |
Surtout pour choisir de pas avorter le garder (indépendamment du géniteur "père")… En revanche, dans le cas inverse (pour choisir d’avorter de « pas le garder »), le père devrait avoir son mot à dire… (Mais là, bizarrement « on » s’en plaint beaucoup moins…) A la fin du post du milieu de la page 3 :
| MAGGLE a écrit: | | John Nada a écrit: | | En attendant, ce sont toujours les mêmes qui se tapent les grossesses, il me paraît normal que le choix leur appartienne. |
Tout à fait. Le choix dernière instance leur appartient. Légalement, c'est d'ailleurs le cas. Mais un homme digne de ce nom doit aussi savoir dire à la femme qu'il est prêt à assumer ses responsabilités de père si l'enfant à venir n'a pas été désiré. C'est d'ailleurs la façon la plus digne de le désirer à postériori. |
En page 3 :
| l'Omnivore Sobriquet a écrit: | | Jouer au sexe n'est pas gratuit, et le bébé en est la preuve. | Au début de la page 5 :
| l'Omnivore Sobriquet a écrit: | | D'ailleurs le cul sans conséquence n'existe pas, et le meilleur moyen de mettre le père dans ladite conséquence est le mariage. |
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| John Nada a écrit: | | JOHN a écrit: |
| John Nada a écrit: | | En attendant, ce sont toujours les mêmes qui se tapent les grossesses, il me paraît normal que le choix leur appartienne. |
Surtout pour choisir de pas avorter le garder (indépendamment du géniteur "père")… En revanche, dans le cas inverse (pour choisir d’avorter de « pas le garder »), le père devrait avoir son mot à dire… (Mais là, bizarrement « on » s’en plaint beaucoup moins…) |
Si on s'en plaint beaucoup moins, c'est peut-être parce que le cas de figure est rarissime. Bien sûr que le père doit avoir son mot à dire. S'il est là. En général quand on avorte c'est par défaut de père, si le père assume et participe, le problème ne se pose pas. Ou beaucoup plus rarement. |
Je suis d’accord pour « le cas de figure » plus rare. En revanche pour la partie que j’ai souligné en gras, c'est faux, "on avorte" * aussi bien, voire de plus en plus souvent **, même avec le géniteur "père" !... du fait que ce dernier n'en veut pas... ou bien ne se sent « pas (encore) prêt »... (un peu comme souvent avec le mariage...)
EDIT 2 :
* c'est à dire la femme s'en sent plus ou moins obligé (vu qu'elle se rend compte que le type l'y contraint)...
** je ne parle même pas du cas ("social") de "filles" "trop jeunes" (non pas biologiquement, ni même psychologiquement, mais "socialement") de 16, 18 ou 20 ans... mais de plus en plus souvent le cas de femmes de 25 ou même (déjà âgées de) 30 ans... (En général après cet âge, l'horloge biologique pressant, elles ont moins tendance à tenir compte se préoccuper de l'avis du géniteur "père"...) _________________ "Il n’existe dans la nature que quelques rares espèces d’oiseaux pour se démontrer aussi peu instructifs, aussi cons, aussi faciles à duper que ces enfiotés de souchiens d’Aryens…" (Céline) "N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi." (Cioran)
Dernière édition par le Mer 16 Jan 2008 - 22:09, édité 2 fois |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Avortement : "30 ans ça suffit" Mar 15 Jan 2008 - 22:10 | |
| | JOHN a écrit: | plus rare. En revanche pour la partie que j’ai souligné en gras, c'est faux, "on avorte" aussi bien, voire de plus en plus souvent, même avec le géniteur "père", du fait que ce dernier n'en veut pas... ou bien ne se sent « pas (encore) prêt »... (un peu souvent avec le mariage...) |
Le "n'en veut pas" ou "ne se sent pas prêt" était implicite dans mon emploi de "s'il est là". Je ne parlais pas seulement de ceux à qui il pousse des ailes après le test de grossesse (ou même avant). D'ailleurs, dans le cas que tu cites, l'homme a aussi son mot à dire... et c'est "non". |
|  | | Corto Valet apatride du Grand Capital


   Age : 41 Inscrit le : 22 Mai 2008 Messages : 59 Localisation : pas sur la route de Madison
| Sujet: Re: Avortement : "30 ans ça suffit" Ven 30 Mai 2008 - 21:40 | |
| Bonsoir,
Je voudrais vous faire part de quelques réflexions de Jean-Pierre Lebrun, psychiatre et psychanalyste, à propos de l'avortement et de façon plus générale de la maitrise du corps et de la fécondité :
(Jean-Pierre Lebrun,"La Perversion ordinaire", Denoel, 2007)
(Cit.)"(...) nous pourirons dire que les sujets produits par notre lien social actuel sont a priori privés de la prévalence du symbolique, ou plus exactement privés de ce rapport au "père réel" qui vient actualiser et finaliser la métaphore paternelle".
Les conséquences sont que le sujet ne dispose pour se construire que du seul registre du rapport à la mère.
(Cit.)" Cest le rapport à la mère , et non au père, qui est et reste en effet prévalent dans la perversion(...)"
Aujourd'hui la maitrise de la fécondation a modifié la façon dont on va vivre le rapport à son enfant et par conséquent la manière dont celui-ci va se structurer et devenir adulte. Citant Marcel Gauchet, Lebrun résume ce qu'était l'enfantement avant la contraception et l'iVG : l'enfantement était expérience de la découvete de l'imprévu. Cette expérience attestait qu'il y avait dans la procréation quelque chose qui vous dépassait et dont on devait s'accommoder. Avec la maitrise des grossesses, on est passé d'une acceptation de l'inattendu à son déni.
Les conséquences seront que nombre d'enfant dits "du désir" (ils sont là parce qu'on n' a ni avorté, ni utilisé la contraception, ils ont été désirés) , du fait qu'ils n'existent que grâce au désir des parents( souvent de la seule mère)
"resteront à perpétuité des dépendants de ce désir qui les a amenés à la vie.(....) L'individualisation précoce à laquelle ils ont été soumis aura perturbé , voire bloqué le parachèvement de l'individuation".
Ce qui leur a fait défaut, explique Lebrun, c'est le principe de négativité, la perte (que les parents eux-mêmes n'ont pas bien intégrée)
(Cit) "Autrement dit, l'espace qui sépare les générations n'est plus inclus dans le programme".
Ces sujets, conclut Lebrun, sont à la fois trop précoces dans l'autoniomie et incapables de vraie autonomie.
Sans me prononcer directement pour ou contre l'IVG, je voudrais attirer votre attention sur les statistiques de l'anorexie mentale : elle existait déjà au XVIIème siècle (un cas recensé par Sir Richard Morton cité par le psychaitre Hilde Bruch) mais est restée un phénomène isolé jusqu' à partir des années 1970 où elle devient une épidémie sociale avec des pourcentages qui ne cessent de grimper. Ele apparait dans ces proportions alarmantes dans tous les pays occidentaux sous économie néolibérale. (Thierry Vincent, "L'anorexie", odile Jacob, 2000)
Bien que n'étant pas médecin, je suppose qu'il existe un rapport entre ceci et cela et que les jeunes nés du "désir" des femmes à partir de ces années là ont une difficulté à prendre leur place d'adulte. Le pédiatre Aldo Naouri observe comme Jean-Pierre Lebrun des changements dans les symptômes de ses patients depuis une trentaine d'années. ( Aldo Naouri, "Eduquer ses enfants" Odile JAcob, 2008, "Les pères et les mères",Odile Jacob, 2004) |
|  | | JOHN Austère anachorète


   Age : 32 Inscrit le : 09 Déc 2006 Messages : 828 Localisation : Un monde de (sales) cons
| Sujet: ABSENCE DU PERE Dim 1 Juin 2008 - 15:26 | |
| En complémentaire à certains éléments du post ce Corto, il y a par exemple ces passages du professeur de science politiques et de sociologie, et « psychanalyste junghien » Claudio Risé (très connu en Italie pour ses ouvrages « polémiques » qui ont détruits « contrariés » certains nouveaux dogmes ambiants) dans Le Père absent (2005) au chap. 1 « Le signe du père », p. 9 :
| Citation: | | Le père enseigne par l’exemple que la vie n’est pas faite que d’assouvissement, de réconfort et d’assurance, mais qu’elle est aussi faite de manque, de perte et de fatigue. |
+ au paragraphe « LA BLESSURE PATERNELLE ET LA SÉPARATION D’AVEC LA MÈRE », p. 12 :
| Citation: | | La première blessure que le père porte sur lui, et inflige à son fils, est la rupture de la symbiose avec la mère. |
+ à la fin du paragraphe « LES RITES D’INITIATION », p. 16 :
| Citation: | | Du point de vue psychologique, refuser cette séparation de l’enfant, réalisée par le père pour l’élever vers le ciel, équivaut à renoncer à une société d’adultes. Eternels enfants, hommes et femmes resteront leur vie durant au plan horizontal des besoins, prisonniers d’une enfance continuelle, marqués par la dépression et par la névrose qui s’abat sur toute infraction aux lois de la nature. |
+ au paragraphe « RELATION AVEC LE PÈRE ET FIN DE L’OMNIPOTENCE [maternelle] », p. 20 :
| Citation: | Le principe d’autorité est constitutif de la personnalité ; il est une condition de son développement.
Mais la société qui succéda à 1968 était la même que celle qui l’avait précédé, une société hypocrite contre laquelle ce mouvement cherchait confusément de réagir. C’est la société de l’absence du père, et aussi de l’absence de norme morale. A la morale [traditionnelle/ « patriarcale » normale] se substitue une multiplication de dispositions judiciaires et de règles bureaucratiques [qui alimentent et fond le beurre de l’industrie du divorce de masse des pays occidentaux]. |
+ au chap. 5 « PATHOLOGIE DE LA SOCIÉTÉ SANS PÈRES » (à lire entièrement), p. 79, 94 :
| Citation: | « La société sans pères est une société nettement pathologique. Toutes les études le démontrent : les enfants qui grandissent sans père [ou dont ce dernier est peu présent] ont une vie beaucoup plus difficile que ceux qui ont leurs deux parents à la maison. » (p.79)
« L’individu de la modernité occidentale est un pervers (en tant que fixé à des niveaux de développement affectifs infantiles), emprisonné dans sa perversion. » (p.94) |
| Spoiler: | | | Voir aussi deux autres citations postées dans ce post |
_________________ "Il n’existe dans la nature que quelques rares espèces d’oiseaux pour se démontrer aussi peu instructifs, aussi cons, aussi faciles à duper que ces enfiotés de souchiens d’Aryens…" (Céline) "N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi." (Cioran) |
|  | | | Avortement : "30 ans ça suffit" | |
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