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Le Bordelleur Sophiste d'estaminet


 Inscrit le : 13 Juin 2007 Messages : 870
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Mer 23 Jan 2008 - 21:49 | |
| | Citation: | La hyène, c'est l'animal qui s'approprie la chasse des autres ou l'animal qui nettoie les restes ?
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Euh non je pensais juste au rapport de domination mâle femelle. Ce sont les femelles qui dominent chez les hyènes. ( Les hyènes de garde enfait...)
Alors que chez le lion, c'est le mâle qui domine. Par contre les épereuves sont durs pour les jeunes mâles.
| Citation: | c'est le roi des animaux ou celui qui n'en fout pas une datte et laisse sa femme rapporter le bifteck ?
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Sûr que le lion a des côtés proxénète, mais en même temps c'est à lui qu'incombe la responsabilité de défendre le territoire.
| Citation: | Et la troisième image, c'est quoi ? Une partouze-cocktail dans la savane ? J'attends des éclaircissements. |
Juste que les lionnes, croulant sous le poids du nombre, perdent la plupart du temps face aux hyènes. _________________
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|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Jeu 24 Jan 2008 - 1:12 | |
| | OK merci, j'ignorais certains détails sur les hyènes, sinon j'aurais mieux compris. |
|  | | MEDIATOR L'Œil


 Inscrit le : 23 Jan 2008 Messages : 575 Localisation : QHS
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Mar 11 Mar 2008 - 23:39 | |
| Luce Irigaray, la lucidiféminité, les riches, l'éthique sexuée, l'Encylopédie Philosophique
En 1989 parut aux éditions PUF publiaient le 1er volume de l' Encylopédie Philosophie Universelle (sous-titré L'Univers philosophique), un vieux et long projet sous la houlette d'André Jacob. Dans cet ouvrage, Luce Irigaray propose la lecture du "Sexe comme médiation entre la nature et la culture". Elle y écrit : | Citation: | Ainsi la propriété privée sans limites de nuisances venant de la société de consommation n'est plus qu'une idée abstraite cautionnée par la société civile, l'argent, par les idéologies, sans enracinement suffisant dans l'espace et dans le temps. La société civile semble d'ailleurs, à notre époque, assez incapable de gérer ce qu'elle a mis en place économiquement. Elle manque de ressources et d'idées pour cultiver ses ressources dans le respect de la vie et de la liberté. L'État qui, selon Hegel, doit dominer [*] la société civile et faire, dans l'universel, le lien entre les citoyens, est incapable d'assurer cette tâche pour des raisons économiques. (...) Son souci est moins celui de l'universel que celui de l'argent. Mais qu'est l'argent sans enjeu de médiations au service de la vie et de la spiritualisation des individus ? Que font aujourd'hui les plus riches ? S'acheter un coin de nature ou une ferme non pollués par les conditions ou effets de production de leurs richesses. Pour se procurer cette nature encore vivable, ils plient le peuple à des nuisances qui le privent du droit à la vie et à la pensée. (...) Complice du Capital, l'État se dédouane de son incapacité à gérer l'universel en tombant dans le cosmopolitisme. Dans ce mélange d'esprits des peuples, souvent accompagné de perte d'enracinement géographique, le genre humain ne peut plus habiter ni s'habiter. Il abandonne ou néglige son droit à la vie. Il lui reste une chance d'arrêter cette dispersion et destructuration : penser et pratiquer une éthique sexuée (...). source |
------------------------------------------------------------------------------------------------------------ [* : L'État au sens hégélien ne domine pas à proprement parler la société civile, il lui est certes supérieur en ce qu'il offre à l'individu de se réaliser lui-même objectivement (l'État en ce sens est au sommet de la moralité objective), mais il prend en compte l'opinion publique par ex. (lutte de la reconnaissance), il "relève" (au sens dialectique) donc la société civile.] |
|  | | MEDIATOR L'Œil


 Inscrit le : 23 Jan 2008 Messages : 575 Localisation : QHS
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Mar 18 Mar 2008 - 15:14 | |
| A sa manière
Une femme qui monte dans un autobus bondé, s'approche d'un monsieur assis et lui dit : - Pourriez-vous me laisser votre place, s'il vous plaît? je suis enceinte. L'homme répond : - Oui, bien sûr. Il se lève et lui laisse sa place, puis demande : - Mais ça ne se voit pas du tout. ça fait combien de temps ? Et elle répond : - Dix minutes. Mais ça m'a coupé les jambes ! |
|  | | JOHN Austère anachorète


   Age : 32 Inscrit le : 09 Déc 2006 Messages : 824 Localisation : Un monde de (sales) cons
| |  | | JOHN Austère anachorète


   Age : 32 Inscrit le : 09 Déc 2006 Messages : 824 Localisation : Un monde de (sales) cons
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Ven 2 Mai 2008 - 23:08 | |
| En parfait complémentaire à mon post précédent, im-pé-ra-ti-vement écouter cette « tirade » mémorable ***, du grand historien Dominique Venner (Directeur de la revue bimensuelle de la Nouvelle Revue d’Histoire), de près 20 minutes, résumant de manière magistrale la véritable cause (et conséquences…) de la féminisation (doublée d’une dévirilisation (d)émasculinisation massive) de notre (pseudo) "société" actuelle ; et donnant le "phénomène essentiel pour comprendre notre époque : la fin de la masculinité (et l’envahissement de la féminité) : la vraie conséquence de la fin de la guerre d'Algérie !...
*** Faite sur Radio courtoisie dans le « Libre Journal des historiens » de jeudi dernier (1/5/8) : http://radio-courtoisie.over-blog.com/article-19217030.html Emission (de 3heures) téléchargeable ici : http://www.megaupload.com/?d=9R2BICWC
ECOUTER à partir de 1:37:00 (jusqu'à 1:56:00). **
** BONUS : (également) En parfait complémentaire à ce superbe résumé (ou "tirade Vennerienne"), lire aussi ce court article synthétique sur la "féminisation" : http://borislelay.blogspot.com/2008/04/mai-68-et-la-rvolution-mondiale.html (15/4/8) _________________ "Il n’existe dans la nature que quelques rares espèces d’oiseaux pour se démontrer aussi peu instructifs, aussi cons, aussi faciles à duper que ces enfiotés de souchiens d’Aryens…" (Céline) "N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi." (Cioran) |
|  | | MEDIATOR L'Œil


 Inscrit le : 23 Jan 2008 Messages : 575 Localisation : QHS
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Sam 3 Mai 2008 - 0:00 | |
| John, pourriez-vous présenter un chouia plus avant l'argumentation de M. Venner (pensez aux 56k qui ne peuvent télécharger)? La pensez-vous aux prises avec la réalité des pratiques et de l'évolution des mentalités ou bien jugez-vous qu'elle ressort plus d'une analyse des discours idéologiques sur le sujet ?
Sur cette question de la prétendue "féminisation" de la société, il est d'ailleurs permis d'élever quelques réserves comme celles que notre modératrice Nada soulevait sur un autre fil, et qu'il n'est pas inutile de rappeler :
| Nada a écrit: | (...) De plus je suis très sceptique quant à la prétendue "féminisation" de la société, je crois qu'on confond lopettisation/infantilisation (propres aux sociétés occidentales contemporaines) avec féminisation (air connu : c'est toujours de la faute des gonzesses). Si les valeurs dites masculines sont selon certains mises à mal, je ne vois personnellement aucune des valeurs féminines réelles dont je reconnais la réalité particulièrement mises en valeur dans le monde actuel (patience, endurance, sensualité, compassion réelle, respect des traditions, organisation intelligente de l'espace, prise en compte du bien-être de tous, et jusqu'à une certaine brutalité dans le domaine moral qui fait que les femmes aux postes de pouvoir sont toujours "pires" que les hommes, etc.).
Reconnaître (et je le fais) que la société actuelle souffre d'un tragique manque de couilles n'équivaut pas pour moi à conclure qu'elle se soumet à des valeurs féminines. Les femmes ne sont pas le seul élément de la création à ne pas avoir de couilles. Et ce ne sont pas elles qui pâtissent de ne pas en avoir, ce sont ceux qui devraient en avoir et n'en ont pas. La sensiblerie, la geignardise, le narcissisme, l'hypocrisie moralisatrice ne me semblent pas être des traits spécialement féminins. Ils sont le fait de caractères faibles et inaboutis, quel que soit leur sexe. C'est une erreur de leur attribuer une essence féminine qui autoriserait à interpréter les dérives de la société contemporaine comme une féminisation. Je crois pour ma part que cette société est tout aussi écrasante pour le féminin que pour le masculin, qu'elle cherche à fonctionner de façon infantile et asexuée. Le vrai danger est celui de l'effacement de tout différentialisme sexuel, qui nie aussi bien la masculinité que la féminité.
Tout cela pour dire que le concept de féminisation de la société n'est pas parole d'évangile ; personnellement je le trouve extrêmement sujet à caution et procédant de gens qui ont tendance - pour des raisons personnelles - à exagérer l'importance des questions liées au sexe et au genre, bref à adopter une pensée sexiste. Or la pensée sexiste est tout autant une impasse que la pensée raciste, de par l'impossibilité de trouver des bases solides à n'importe quel essentialisme. (...)
source
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Enfin je suis pour ma part un peu étonné que M. Venner, pourtant estimable historien (intempestif qui plus est), ne tienne pas compte du projet d'histoire des femmes par Michelle Perrot qui lui aussi remet à sa place bien des captations idéologiques de la question ? La place de la femme dans une civilisation, mais on pourrait tout aussi bien dire, toutes proportions gardées, dans un simple bar ou sur un forum, est à mon humble avis très révélatrice de certains modes d'organisation sociale et politique, comment donc voyez-vous celle-ci Mister Jo Black, en mettant de côté temporairement toute éventuelle misogynie ? |
|  | | JOHN Austère anachorète


   Age : 32 Inscrit le : 09 Déc 2006 Messages : 824 Localisation : Un monde de (sales) cons
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Sam 3 Mai 2008 - 22:20 | |
| | MEDIATOR a écrit: | | John, pourriez-vous présenter un chouia plus avant l'argumentation de M. Venner (pensez aux 56k qui ne peuvent télécharger) ? (…) | En ce cas vous ne me laissez pas d’autre choix que de retranscrire l’intégralité de « l’argumentation » de M. Venner – qui est elle-même comme il le précise plusieurs fois dans celle-ci – une sorte de résumé… (Résumé malgré tout assez dense, qu’il me paraîtrait bien présomptueux « hasardeux » de prendre le risque de « présenter un chouia plus avant » au risque de mauvaises interprétations supplémentaires…) et dans lequel, vous trouverez réponse à toutes vos questions… (M. Venner a semble-t-il pensé ou répondu d’avance à certaines objections…) :
| Citation: | L'historien Philippe Conerad : – Nous avons donc évoquer un certains nombre de conditions politiques qui ont préludé à mai 1968 ; Dominique Venner a mis en lumière de ce point de vue-là les responsabilités indirectes du pouvoir Gaulliste, mais vous avez je crois Dominique une autre interprétation qui vient en quelque sorte compléter les réflexions que nous avons déjà réunies sur cette question ; une interprétation qui serait davantage de l’ordre de l’idéologie entendue au sens large ou de l’ordre du culturel ?
Réponse de Dominique Venner (historien) :
– Oui… oui c’est une analyse différente… 2ième analyse de ces événements mais qui va bien au-delà de ces événements… On peut appeler ça une analyse « anthropologique » (1) ou « historique » au sens large, en tout cas ce n’est pas une analyse « politique » contrairement à la première que j’ai esquissé il y a un instant.
Alors, pour essayer de faire comprendre : il s’agit moins de la prise en compte des événements de mai 68 que de la fin de la guerre d’Algérie et des conséquences de la fin de la guerre d’Algérie... qui se situent comme par hasarddans cette période-là…
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la France et l’Europe ont connu en raison des catastrophes qui avaient marqué l’Europe depuis 1914 ; la France et l’Europe ont connu une sorte d’inversion de leurs anciennes valeurs… une modification profonde des mentalités… que l’on peut simplifier en disant que l’Europe – et la France bien entendu – ont connu une démoralisation extrême, dont les effets se font toujours (re)sentir… Cependant, la France est restée pendant [encore] quelques années ; est resté en quelque sorte en sursis par rapport à ce mouvement général qui touchaient d’autres peuples et d’autres nations d’Europe… La France est restée en sursis jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie… Et voir les choses ainsi c’est donné à cette guerre d’Algérie une autre signification que celle – très légitime – des regrets par rapport à la fin de l’Algérie Française, [du moins] pour ceux qui ressentent un tel regret…
Ce que je vais [donc] résumer va peut-être choquer un petit peu… Mon intention n’est pas de choquer… mon intention est d’attirer l’attention sur un phénomène qui m’apparaît essentiel pour comprendre notre époque… Notre époque, depuis la fin des guerres mondiales – et en ce qui concerne la France depuis la fin de la guerre d’Algérie – est marquée entre autre par ce qu’on peut appeler la fin de la masculinité… et l’envahissement de la féminité… – Je renvoie d’ailleurs à un article publié dans ce N° en cours de la Nouvelle Revue d’Histoire : article d’un psychothérapeute, le docteur Jean-Paul Rassini qui aborde ça dans une certaine mesure…
Quand je parle du masculin opposé au féminin, il est bien évident – mais j’insiste – il s’agit pas des personnes mais il s’agit des valeurs… c’est-à-dire des archétypes qui portent des images et aussi des comportements… [bien entendu] au niveau individuel il n’y a que des « exceptions »… En revanche qu’il y ait une différence de mentalité – ou des mentalités opposées – entre un pôle masculin et un pôle féminin c’est à mon avis véridique… Chacun connaît, je crois, l’image qui a connu un grand succès d’un psychologue américain qui s’appelle John Gray qui évoque les 2 planètes opposées « Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus » : ce sont [bien entendu] des « images » MAIS qui correspondent à une certaine réalité archétypale en tout cas…
LE MASCULIN – toujours pour rester dans « l’archétype » – le masculin archétypale est représenté par exemple par Jean Gabin… par Lino Ventura… par Clint Eastwood… C’est quoi ?... Eh bien à l’aise dans le conflit… aimant le conflit !… Silencieux... Son modèle dans l’existence c’est le combattant !... Il manifeste une autorité ferme !... comme père, par exemple, dans l’éducation… oui, c’est un père authentique… sévère, sans mollesse, qui sait punir s’il le faut… C’est l’archétype masculin. (En simplifiant beaucoup.)
Le Féminin archétypale – eh bien, je vais prendre encore un personnage du cinéma – c’est Romy Schneider... : qui est l’actrice la plus séduisante qui soit… qui était infiniment féminine… Mais – un coup d’œil rapide sur n’importe quel magazine féminin montre bien qu’il y a une orientation des centres d’intérêts qui sont spécifiquement féminin et qui ne sont pas masculins… (2)
Alors, toujours pour en rester aux valeurs, aux archétypes et non pas aux personnes, Romy Schneider, oui, c’est le monde des sentiments… de la sentimentalité… de la douceur… le refus du conflit… le paradigme modèle – non pas du combattant – mais de la victime… une tendance à la compassion… ne pas punir… comprendre… [vouloir] « guérir »… A l’extrême ce sera la tendance à gâter un enfant… à excuser ses fautes… et à lui tendre – toujours – une perche secourable… Nous avons dans ce N° de la Nouvelle Revue d’Histoire là aussi un témoignage très intéressant – qui n’est pas celui d’une femme – qui est celui d’un homme qui a été un acteur de mai 68 et qui fait des aveux d’un courage et d’une honnêteté extraordinaire : il s’agit de Jean Modorel [à vérifier sur la bonne orthographe] qui est journaliste – journaliste connu – et qui parle le concernant lui et les siens d’une génération perdue… c’est la génération qui ne s’est plus comportée à l’égard des enfants selon les paradigmes masculins mais selon les paradigmes féminins exagérées…
Cette tendance de la féminité se retrouve dans la psychanalyse… Le « désir de se confier »… de « parler »… de tout [vouloir chercher à] « comprendre »… Mais il est évident que ces 2 pôles masculin / féminin ; il est évident que ces 2 pôles opposés sont [aussi] complémentaires… et qu’ils sont nécessaires à la vie… ils sont nécessaires ensembles !... Pour reprendre l’aphorisme, bien connu, d’Héraclide : « La vie aime les contraires »… Si l’un des 2 pôles disparaît – c’est ce que nous connaissons – alors tout se détraque !... et une société ordonnée à sa façon tourne au chaos… c’est la disparition de l’un des 2 pôles qui provoque le chaos… La masculinité ou le masculin seul c’est le monde de la violence absolue…
Le monde du féminin seul c’est malheureusement notre monde… Un monde où les [vrais] pères ont disparu… où les enfants – avec [bien entendu] toutes les exceptions possibles et imaginables, cela est du domaine des généralités – où les enfants sont devenus souvent de petits monstres capricieux, tyranniques… [un monde] où les criminels ne sont pas considérés comme des criminels mais comme des victimes… qui doivent être compris : ce sont des « malades » qui doivent être soignés et protégés !... C’est le monde qui voit la multiplication des « psys », « psychiatres » et « psychologues »… C’est le monde qui après avoir un coup sur la joue droite tend la joue gauche… C’est aussi le monde des psychopathes monstrueux… sans [véritables] conséquences !... Je pense à ce que l’actualité nous montre, ces jours récents devant une cours d’assise ce personnage atroce qui passe [pour la N ième fois] en « jugement » pour une série de crimes [viols précédés de longues tortures voire mutilations ] sur des jeunes filles ou des enfants… Que fait-il ?!?... Eh bien il ricane !... il provoque les juges !... il provoque les parents ! les parents des victimes !... Et il n’y a pas un père – c’est une chose qui [en tant que père], je l’avoue, me révolte profondément – il n’y a pas eu un père pour se jeter sur lui !... Et pour lui dire : « salopard ! le jour où tu sortiras de prison je te buterai !... [moi] je ne t’oublierai pas, je te buterai !... » Eh bien personne n’a dit ça !... [bien évidemment] Nous sommes dans un monde qui a perdu le masculin !... Nous sommes dans un monde qui est exclusivement celui du féminin !... Et encore une fois le féminin a toutes ses valeurs, mais il a toutes ses valeurs si l’autre pôle existe… s’il existe aussi le pôle masculin…
Les signes visibles de cette féminisation de la société, eh bien c’est le délabrement de l’éducation… – on ne va pas s’étendre sur la question elle est bien connue – c’est l’interprétation compassionnelle par exemple des guerres… notamment la première guerre mondiale qui suscite un intérêt renouvelé, mais comment ? Exclusivement d’un point de vue compassionnelle... Ce ne sont plus les combattants dans leur réalité et dans leur vérité, c’est uniquement l’aspect plaintif du combattant qui est mis en évidence…
Il y a parmi les autres signes : la féminisation de toutes les fonctions d’autorités spécifiquement masculines… C’est-à-dire : armée… la « justice »… la « politique »… ces jours derniers, la presse nous a montré une photo révélatrice… du nouveau ministre de la défense espagnole : une femme enceinte et présentant son ventre – qui est tout à fait honorable en soi, oh combien mais – qui avait peu à voir avec une relève de la garde !... Voilà… ce ne sont que des « images »… quoique pour comprendre ce phénomène immense, j’ai résumé, là, en quelques instants – et c’est très difficile, au risque évidemment d’être incompris ou compris à côté – pour comprendre ou faire comprendre ce phénomène, ce grand retournement, il faut faire un retour en arrière sur les années 58, 68, et [plus] précisément sur les années de la fin de la guerre d’Algérie : une guerre, qui en tant que guerre, n’a pas été gravement meurtrière pour les soldats français…
Nous allons évoquer tout à l’heure le livre remarquable de Jean Monneret « La guerre d’Algérie en 35 question » (2008) où il évoque notamment les pertes en général de la guerre d’Algérie et il rappelle dans ce livre les chiffes que l’on connaît : c’est-à-dire que il y a eu du côté français, dans l’armée française, en 8 années de conflit, il y a eu 24 000 morts dont 15 000 au combat les autres de maladie, accident, etc. [tout ça] c’est [largement] moins que les accidents de la routes !... c’est relativement peu de chose… donc « petite guerre » (en matière de pertes du côté français)… Les autres conséquences sont évidemment d’une autre ampleur… La fin de la guerre d’Algérie en tout cas nous à fait sortir, nous français – l’ensemble des autres européens par la même occasion – de l’histoire qui nous avez façonnés jusque là en 3000 ans et évidemment beaucoup plus…
Notre premier grand poème – notre premier livre sacré dans une certaine mesure – l’Iliade, premier livre des européens est une épopée de la guerre, donc du masculin… Le risque de la guerre est – j’ajoute – ce qui justifie la virilité… La virilité c’est la possibilité de défendre !... de protéger !... Si cette possibilité n’est plus donnée, eh bien la justification disparaît !... l’homme – l’homme en tant que « mâle » – est détrôné… place aux « valeurs » purement féminines… et aux psys !... Encore une fois j’insiste : c’est l’ensemble des 2 valeurs, des 2 pôles qui permet l’existence de la société… Dès lors où l’un des pôles disparaît, on va vers le chaos !... quel qu’il soit !... La guerre – dont nous connaissons pour en avoir tant subi les conséquences en Europe au XXème siècle – la guerre porte des effets qui peuvent être effroyables, mais curieusement elle porte aussi en elle-même une capacité de donner un sens à la vie des sociétés… et de leur donner, j’ajoute, de surcroît une poésie et une poésie même à la vie… oh propos horrible mais que j’assume entièrement… (3)
Je prends 2 exemples de deux romans célèbres, dans ces deux romans, ces deux romans se passent sous l’éclairage de la guerre mais il n’y a pas de guerre : c’est le thème du Désert des tartares et c’est le thème du Rivage des Syrtes de Julien Gracq – disparu récemment – il n’y a pas de guerre réelle dans ces [deux] romans mais la pensée qui est présente dans ces 2 romans est celle de la guerre… et c’est elle qui fait tenir debout les sociétés qui sont évoquées par ces deux romans… Cela peut faire réfléchir… Aujourd’hui quel est notre seul horizon ? – et quelle « poésie » ! – c’est de « gagner plus »... c’est le profit, les hommes transformés en machines à sous... en quelque sorte. A mes yeux – et mon regard est peut-être scandaleux et j’assume – la vraie conséquence de la fin de la guerre d’Algérie, c’est cela… Cette « petite guerre » nous permettaient de nous maintenir [encore] à peu près en ordre… à peu près droit… Et je pense, je crois, c’est un propos de Scipion le premier disant de Carthage qu’il ne voulait pas la destruction de Carthage… car Carthage était comme un taon au flan de Rome qui permettait à Rome de se maintenir en vie… (4) |
(4) cela m’a rappelé le roman policier uchronique Fatherland (éd. Pocket, 1992) (se situant en 1964) dans lequel le 3ième Reich a gagné la seconde guerre mondiale, mais pas à 100%... Dans le sens où dans les immenses territoires de l’ex-Union soviétique les dirigeants du 3ième Reich ont laissé quelques (plus ou moins importantes) poches de résistances encore contrôlées par des forces soviétiques (notamment en Sibérie) afin de ne pas laisser le Reich (et la race blanche) se féminiser laisser le Reich dans un certain « état d’alerte » minimum mais "permanent"… dans lequel des combats continuent ici ou là (en particulier à l’Est)… _________________ "Il n’existe dans la nature que quelques rares espèces d’oiseaux pour se démontrer aussi peu instructifs, aussi cons, aussi faciles à duper que ces enfiotés de souchiens d’Aryens…" (Céline) "N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi." (Cioran)
Dernière édition par JOHN le Mar 6 Mai 2008 - 22:09, édité 7 fois |
|  | | JOHN Austère anachorète


   Age : 32 Inscrit le : 09 Déc 2006 Messages : 824 Localisation : Un monde de (sales) cons
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Sam 3 Mai 2008 - 22:32 | |
| (suite de la liste des notes du post précédent) :
(1) "Analyse « anthropologique »" qui semble rejoindre celle « biologique » de Guillaume Faye (remarquablement synthétisée dans ce post sur "la véritable cause Fayenne de la destruction de la race blanche des européens") : http://vraishommes.frbb.net/place-de-greve-f38/guillaume-faye-t938-60.htm#37359
(2) On pense à certaines « connasses » qui donnent comme prétexte de rupture à un mec – mais dont la véritable raison est que ce dernier est probablement un peu trop « gentil »… ou bien qu’en fait il n’est peut-être pas suffisamment « bon » au lit... (ou bien qu’il a peut-être pas une bitte assez grosse ou assez longue), etc. – mais « tu vois bien qu’on a pas du tout les mêmes goûts (films, lectures, etc.)... »
(3) Dans un sens voisin (mais peut-être plus extrême ou à peine plus "provocateur"), Cioran (1911-1995) dans Cahiers, p.482 :
| Citation: | « Se réconcilier avec la mort – c'est très bien, mais après quel intérêt peut-on encore avoir à vivre ? Sans les surprises de la peur, l'existence n'aurait plus d'attrait. Novalis avait si bien senti que la mort était le principe romantisant de la vie ! Sans elle tout est plat, tout est sans saveur. La mort est l'arôme de l'existence. Elle seule prête goût aux instants, elle seule en combat la fadeur. Nous ne pouvons supporter la Vie que grâce au principe qui la détruit. Nous devons tout, disons : à peu près tout, à la mort. Cette dette de reconnaissance que nous consentons à lui payer de loin en loin a quelque chose d'exaltant, de COMBLANT (si on peut s'exprimer ainsi). » *
* Repris dans Le Mauvais Démiurge (1969), chap. « Pensées étranglées », II : « La mort est l'arôme de l'existence. Elle seule prête goût aux instants, elle seule en combat la fadeur. Nous lui devons à peu près tout. Cette dette de reconnaissance que de loin en loin nous consentons à lui payer est ce qu’il y a de réconfortant ici-bas. » |
+ lire aussi dans le B.A. – BA SAMURAÏ (éd. Pardès, 1999) en particulier le chap. « LE SAMURAÏ, ARCHÉTYPE DU GUERRIER TRADITIONNEL » ainsi que le chap. suivant très important sur « LA MYSTIQUE [ou vrai symbolisme] DE LA FLEUR DE CERISIER » (fleur qui orne toujours l’Ecusson de l’actuelle « armée » ou « Force japonaise d’autodéfense »…).
| MEDIATOR a écrit: | | Sur cette question de la prétendue "féminisation" de la société, il est d'ailleurs permis d'élever quelques réserves comme celles que notre modératrice Nada soulevait sur un autre fil, et qu'il n'est pas inutile de rappeler : | Oui ces « quelques réserves » sont effectivement intéressantes mais vous me permettrez de ne pas trop en tenir compte en ce qu’elles remettent bien trop en causes ma "pensée sexiste" mes présupposés idéologiques…
(Plus sérieusement), par rapport aux "réserves" émises par Nada, comparées à l’argumentation de M. Venner on s’aperçoit qu’il n’y aucune contradiction véritable que la contradiction est tout au plus fausse "apparente"… Pourquoi ?… Parce qu'ainsi que l’explique (ou plutôt le résume) très bien M. Venner c’est moins d’une « féminisation » (en l’occurrence « prétendue ») dont il s’agit que de la disparition du « pôle masculin », auquel la « féminisation de la société » apparaît en creux en quelque sorte.. sans ses qualités…. Où bien (seulement) avec les défauts de ses qualités (correspondant à la critique de Nada). Le masculin n’est plus là pour compenser les défauts de ses qualités… etc. C’était justement le cas de cette remarque : | Nada a écrit: | | Si les valeurs dites masculines sont selon certains mises à mal, je ne vois personnellement aucune des valeurs féminines réelles dont je reconnais la réalité particulièrement mises en valeur dans le monde actuel (patience, endurance, sensualité, compassion réelle, respect des traditions, organisation intelligente de l'espace, prise en compte du bien-être de tous, et jusqu'à une certaine brutalité dans le domaine moral qui fait que les femmes aux postes de pouvoir sont toujours "pires" que les hommes, etc.). |
Qui se trouve confirmer/illustrer à merveille par ceci – superbe définition de la connasse de l’anglo-saxonne (définition qui invalide les « réserves » sur « la prétendue féminisation », celle-ci étant bien réelle, mais ainsi que l’explique M. Venner celle-ci apparaît surtout en négatif du fait de la disparition du pôle masculin qui faisait contre poids à ses défauts…) : http://borislelay.blogspot.com/2008/04/dfini-sion-de-z.html
+ (aussi ce) BONUS (spécial) : http://henridefersan.blogspot.com/search/label/femmes Ah ! les feeemmmes !...
Moralité : dans un monde où les vrais hommes ont disparu, où la (vraie) masculinité n’existe plus (indissociable de vrais guerriers), c’est les pûtes (et autres connasses) qui commandent !... ou font la loi !...
| Nada a écrit: | | Reconnaître (et je le fais) que la société actuelle souffre d'un tragique manque de couilles n'équivaut pas pour moi à conclure qu'elle se soumet à des valeurs féminines. | A cette remarque (probablement sortie de son contexte par rapport au fil présent, et qui réagissait à un autre fil/post différent) on a ici la contre démonstration dans ce court article synthétique sur la "féminisation" : http://borislelay.blogspot.com/2008/04/mai-68-et-la-rvolution-mondiale.html (15/4/8) (déjà donné dans l'avant post de ci-dessus en « BONUS »).
BONUS : http://intransigeants.wordpress.com/2008/03/14/pour-le-retour-des-duelspour-lhonneur-du-foyer/  _________________ "Il n’existe dans la nature que quelques rares espèces d’oiseaux pour se démontrer aussi peu instructifs, aussi cons, aussi faciles à duper que ces enfiotés de souchiens d’Aryens…" (Céline) "N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi." (Cioran) |
|  | | Edgar Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 01 Fév 2008 Messages : 49
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Mar 6 Mai 2008 - 9:34 | |
| Personnellement, j'ai un avis un peu différent sur les causes. Mettre ça uniquement sur le compte de l'absence de guerre, ça me paraît un peu léger (voire un peu con et dangereux)(surtout de la part de personnes qui n'ont probablement jamais connu la guerre donc qui peuvent fantasmer dessus sans risque). Les périodes de paix ne manquent pas dans l'Histoire, et pourtant elles n'ont vraisemblablement pas correspondu à des périodes de lopétisation et de confusion des genres. Je ne vois pas pourquoi en l'espace de 50 ans de paix, tout se serait subitement chamboulé. (et les militaires que j'ai eu l'occasion de connaître n'étaient pas tous des exemples de virilité, soit dit en passant...)
Il y a une autre explication qui me semble plus acceptable aux phénomènes actuels: plus ça va et plus les tâches les plus dures et les plus physiques ne sont plus réalisées par des hommes mais par des machines. Le principal critère sur lequel se basait la répartition des tâches entre les hommes et les femmes, la force physique, entre de moins en moins en ligne de compte. Pour résumer: les hommes n'ont presque plus besoin de leurs muscles... Je pense que les travaux agricoles et tous les travaux manuels artisanaux constituaient le plus sûr rempart à l'amollissement des hommes. Depuis l'industrialisation, c'est fini... ou du moins ça se finit de plus en plus...
Deux conséquences majeures:
-les hommes ne développent leur force physique que par loisir, ou ne la développe pas du tout. On peut imaginer que cette faiblesse physique entraine aussi une certaine faiblesse psychologique. Quand on se sent faible physiquement, je ne vois pas trop comment on pourrait affirmer sa virilité.
-certaines femmes peuvent se permettre de revendiquer l'égalité, puisqu'il n'y a plus d'obstacle majeur à cette revendication. Et effectivement, que leur répondre ? Aujourd'hui, avec la direction assisté, n'importe quel avorton peut conduire un poids lourd. Il n'y a que dans certaines branches où l'égalité n'est pas possible, mais comparé à tous le reste, c'est anodin.
Je pense donc que le féminisme n'a fait que s'appuyer sur des transformations déjà à l'œuvre depuis longtemps et n'est pas la cause, mais juste une conséquence de ces transformations. Qu'il ne fasse qu'empirer les choses et enfoncer encore plus les hommes en les culpabilisant pour les bribes de virilité qu'il leur reste, là je suis d'accord, mais réagir en traitant les femmes de connasses ne me semble pas lumineux. Là dessus, je rejoins complètement l'analyse de Nada qui a parfaitement résumé la situation. Les femmes n'y sont pour rien, et la plupart soufrent autant que les hommes des dérèglements actuels. |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Mar 6 Mai 2008 - 16:13 | |
| | Edgar a écrit: | Personnellement, j'ai un avis un peu différent sur les causes. Mettre ça uniquement sur le compte de l'absence de guerre, ça me paraît un peu léger (voire un peu con et dangereux)(surtout de la part de personnes qui n'ont probablement jamais connu la guerre donc qui peuvent fantasmer dessus sans risque). Les périodes de paix ne manquent pas dans l'Histoire, et pourtant elles n'ont vraisemblablement pas correspondu à des périodes de lopétisation et de confusion des genres. Je ne vois pas pourquoi en l'espace de 50 ans de paix, tout se serait subitement chamboulé. (et les militaires que j'ai eu l'occasion de connaître n'étaient pas tous des exemples de virilité, soit dit en passant...)
Il y a une autre explication qui me semble plus acceptable aux phénomènes actuels: plus ça va et plus les tâches les plus dures et les plus physiques ne sont plus réalisées par des hommes mais par des machines. Le principal critère sur lequel se basait la répartition des tâches entre les hommes et les femmes, la force physique, entre de moins en moins en ligne de compte. Pour résumer: les hommes n'ont presque plus besoin de leurs muscles... Je pense que les travaux agricoles et tous les travaux manuels artisanaux constituaient le plus sûr rempart à l'amollissement des hommes. Depuis l'industrialisation, c'est fini... ou du moins ça se finit de plus en plus...
Deux conséquences majeures:
-les hommes ne développent leur force physique que par loisir, ou ne la développe pas du tout. On peut imaginer que cette faiblesse physique entraine aussi une certaine faiblesse psychologique. Quand on se sent faible physiquement, je ne vois pas trop comment on pourrait affirmer sa virilité.
-certaines femmes peuvent se permettre de revendiquer l'égalité, puisqu'il n'y a plus d'obstacle majeur à cette revendication. Et effectivement, que leur répondre ? Aujourd'hui, avec la direction assisté, n'importe quel avorton peut conduire un poids lourd. Il n'y a que dans certaines branches où l'égalité n'est pas possible, mais comparé à tous le reste, c'est anodin.
Je pense donc que le féminisme n'a fait que s'appuyer sur des transformations déjà à l'œuvre depuis longtemps et n'est pas la cause, mais juste une conséquence de ces transformations. Qu'il ne fasse qu'empirer les choses et enfoncer encore plus les hommes en les culpabilisant pour les bribes de virilité qu'il leur reste, là je suis d'accord, mais réagir en traitant les femmes de connasses ne me semble pas lumineux. Là dessus, je rejoins complètement l'analyse de Nada qui a parfaitement résumé la situation. Les femmes n'y sont pour rien, et la plupart soufrent autant que les hommes des dérèglements actuels. |
Ce que tu écris là me paraît brillant. Et pas seulement parce que ça fait écho à mon message… Ça fait plaisir de lire un avis personnel, réfléchi et original sur le sujet.
J'ajouterai un point qui me semble fondamental : une attitude antiféministe fréquente (largement représentée ici ces derniers temps et à laquelle je n'ai pas jugé utile de réagir) consiste principalement à geindre, à se plaindre et à incriminer les autres (en l'occurrence les femmes), sur le thème : ah ces salopes qui ont pris le pouvoir et nous dévirilisent. J'aimerais bien savoir en quoi consiste au juste une virilité que l'on peut si facilement anéantir, dont on est si facilement dépouillé. La virilité implique des valeurs de lutte, de résistance, me semble-t-il. J'aimerais donc savoir en quoi geindre, se plaindre et incriminer autrui est une attitude virile. J'aimerais également savoir en quoi affirmer que les femmes ont dépouillé les hommes de leur virilité n'équivaut pas à affirmer que ces derniers ont failli précisément sur le plan de la virilité, sinon ils auraient lutté, se seraient justement affirmés en tant qu'hommes. Est-ce qu'on ne va pas un peu vite en besogne à désigner des causes et des coupables ? Cette geignardise des antiféministes peut-elle vraisemblablement émaner de voix viriles ? Je pense plutôt le contraire. On ne peut pas à la fois pleurnicher et résister, ça ne va pas ensemble. Si certains messieurs se plaignent d'avoir été dépouillés de leur pouvoir, que ne l'ont-ils gardé en hommes ? Que ne le reconquièrent-ils en hommes ? Oui mais voilà - est-ce qu'ils savent comment on fait ? Est-ce qu'ils l'ont jamais su ? Je crois que ce sont les plus nostalgiques qui en savent le moins sur le sujet. Les autres, les hommes vraiment virils, ne s'expriment pas par l'autocommisération. Leurs moyens sont autres.
Si dévirilisation il y a dans cette société, il me paraît clair que tout le monde en pâtit, tout le monde en souffre, hommes comme femmes. C'est l'humanité tout entière qui est perdante. C'est peut-être que ce dérèglement des genres trouve sa source dans quelque chose qui par essence n'est pas le genre, que la désexualisation/dévirilisation/déféminisation (toutes trois allant de pair) n'ont pas leur origine dans les questions sexuelles proprement dites. Mais bien dans le politique, dans l'économique, dans le pouvoir. Ne pas se tromper d'ennemi, c'est fondamental, mais les antiféministes inconsolables me semblent justement le faire de façon lamentable.
Ne serait-ce aussi que parce qu'ils confondent "luttes pour mettre fin à des conditions inacceptables ou surannées" (absence de droit de vote, inégalité des sexes dans le travail et la rémunération, confiscation voire mutilation du corps et de la sexualité) et "prise de pouvoir". Le féminisme qui est une prise de pouvoir n'est qu'un visage parmi tant d'autres du despotisme, de la dialectique du pouvoir. Le féminisme qui lutte contre l'injustice et l'oppression, lui, va de soi et a priori ne saurait être une menace contre la virilité, mais bien au contraire un facteur d'émancipation et d'harmonisation pour les deux sexes. Le bon féminisme est celui qui libère tout le monde, hommes et femmes. Si toutefois il abat chemin faisant des bastions considérés comme éléments de virilité, peut-être alors faut-il s'interroger sur la validité de ceux-ci. |
|  | | Jul le Marteau S.P.E.C.T.R.E


   Age : 100 Inscrit le : 10 Fév 2007 Messages : 2034 Localisation : Lorraine, 54 M&M.
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Mar 6 Mai 2008 - 19:59 | |
| | Nada a écrit: | J'ajouterai un point qui me semble fondamental : une attitude antiféministe fréquente (largement représentée ici ces derniers temps et à laquelle je n'ai pas jugé utile de réagir) consiste principalement à geindre, à se plaindre et à incriminer les autres (en l'occurrence les femmes), sur le thème : ah ces salopes qui ont pris le pouvoir et nous dévirilisent. J'aimerais bien savoir en quoi consiste au juste une virilité que l'on peut si facilement anéantir, dont on est si facilement dépouillé. La virilité implique des valeurs de lutte, de résistance, me semble-t-il. J'aimerais donc savoir en quoi geindre, se plaindre et incriminer autrui est une attitude virile. J'aimerais également savoir en quoi affirmer que les femmes ont dépouillé les hommes de leur virilité n'équivaut pas à affirmer que ces derniers ont failli précisément sur le plan de la virilité, sinon ils auraient lutté, se seraient justement affirmés en tant qu'hommes. Est-ce qu'on ne va pas un peu vite en besogne à désigner des causes et des coupables ? Cette geignardise des antiféministes peut-elle vraisemblablement émaner de voix viriles ? Je pense plutôt le contraire. On ne peut pas à la fois pleurnicher et résister, ça ne va pas ensemble. Si certains messieurs se plaignent d'avoir été dépouillés de leur pouvoir, que ne l'ont-ils gardé en hommes ? Que ne le reconquièrent-ils en hommes ? Oui mais voilà - est-ce qu'ils savent comment on fait ? Est-ce qu'ils l'ont jamais su ? Je crois que ce sont les plus nostalgiques qui en savent le moins sur le sujet. Les autres, les hommes vraiment virils, ne s'expriment pas par l'autocommisération. Leurs moyens sont autres. |
Ceux qui ont osé se dresser contre la féministation de la société furent conspués, traités de phallocrates retrogrades. Avec leur disparition, les nouvelles générations d'hommes furent lopettisées à la source, dès leur plus jeune âge. Si vous n'avez pas conscience qu'une chose est mal, comment pouvez-vous lutter contre elle? _________________ Je suis vivant mais c'est comme si j'étais mort. Nous les mangeurs de patates, n'avons pas de rêve. Lesquels pourrions nous avoir? Sakon Shiba. Je préfère mourir pour une cause que vivre pour rien. John J. Rambo. Il y a ceux qui se résignent et ceux qui font du chuintement de leur lame une symphonie... Moi. Ça s'passe à fond, t'entends! Et Vive la putain d'France! Roi Heenok. Tout ça est assez inquiètant... Alain Soral. |
|  | | JOHN Austère anachorète


   Age : 32 Inscrit le : 09 Déc 2006 Messages : 824 Localisation : Un monde de (sales) cons
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Mar 6 Mai 2008 - 20:42 | |
| | Nada a écrit: | | J'aimerais donc savoir en quoi geindre, se plaindre et incriminer autrui est une attitude virile. J'aimerais également savoir en quoi affirmer que les femmes ont dépouillé les hommes de leur virilité n'équivaut pas à affirmer que ces derniers ont failli précisément sur le plan de la virilité, sinon ils auraient lutté, se seraient justement affirmés en tant qu'hommes. |
http://vraishommes.frbb.net/chroniques-marxiennes-f6/sos-hommes-battus-t265.htm  _________________ "Il n’existe dans la nature que quelques rares espèces d’oiseaux pour se démontrer aussi peu instructifs, aussi cons, aussi faciles à duper que ces enfiotés de souchiens d’Aryens…" (Céline) "N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi." (Cioran) |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Mar 6 Mai 2008 - 22:49 | |
| Mouais... Personne n'a mieux ? |
|  | | JOHN Austère anachorète


   Age : 32 Inscrit le : 09 Déc 2006 Messages : 824 Localisation : Un monde de (sales) cons
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Mer 7 Mai 2008 - 7:48 | |
| Non.  _________________ "Il n’existe dans la nature que quelques rares espèces d’oiseaux pour se démontrer aussi peu instructifs, aussi cons, aussi faciles à duper que ces enfiotés de souchiens d’Aryens…" (Céline) "N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi." (Cioran) |
|  | | Jul le Marteau S.P.E.C.T.R.E


   Age : 100 Inscrit le : 10 Fév 2007 Messages : 2034 Localisation : Lorraine, 54 M&M.
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Mer 7 Mai 2008 - 20:18 | |
| | Nada a écrit: | Mouais... Personne n'a mieux ? |
Il suffit, femme! _________________ Je suis vivant mais c'est comme si j'étais mort. Nous les mangeurs de patates, n'avons pas de rêve. Lesquels pourrions nous avoir? Sakon Shiba. Je préfère mourir pour une cause que vivre pour rien. John J. Rambo. Il y a ceux qui se résignent et ceux qui font du chuintement de leur lame une symphonie... Moi. Ça s'passe à fond, t'entends! Et Vive la putain d'France! Roi Heenok. Tout ça est assez inquiètant... Alain Soral. |
|  | | JOHN Austère anachorète


   Age : 32 Inscrit le : 09 Déc 2006 Messages : 824 Localisation : Un monde de (sales) cons
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Mer 7 Mai 2008 - 20:21 | |
| | Jul le Marteau a écrit: | | Nada a écrit: | Mouais... Personne n'a mieux ? |
Il suffit, femme! |
Ce que tu écris là (comme juste avant) me paraît brillant. Et pas seulement parce que ça fait écho à mon message… Ça fait plaisir de lire un avis personnel, réfléchi et original sur le sujet.  _________________ "Il n’existe dans la nature que quelques rares espèces d’oiseaux pour se démontrer aussi peu instructifs, aussi cons, aussi faciles à duper que ces enfiotés de souchiens d’Aryens…" (Céline) "N’a de convictions que celui qui n’a rien approfondi." (Cioran) |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Mer 7 Mai 2008 - 20:42 | |
| Vous débordez d'inspiration. Reposez-vous un instant, vous allez vous faire mal.
Alors ? Est-ce qu'on pourrait lire autre chose que des réactions superficielles à ce qui a été posté ici par Edgar et moi ? Quelque chose qui tienne un minimum la route ?
Ou voulez-vous que je continue sur la prétendue féminisation de la société ?
(Même moi j'ai été citée par John, tout arrive, alleluia, je peux mourir tranquille.)
Dernière édition par Nada le Mer 7 Mai 2008 - 20:48, édité 1 fois |
|  | | Jul le Marteau S.P.E.C.T.R.E


   Age : 100 Inscrit le : 10 Fév 2007 Messages : 2034 Localisation : Lorraine, 54 M&M.
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Mer 7 Mai 2008 - 20:46 | |
| Ce que j'ai écrit plus haut. Je vois, femme, que tu n'as plus que ton venin à cracher dès que tu trouves contradicteur... _________________ Je suis vivant mais c'est comme si j'étais mort. Nous les mangeurs de patates, n'avons pas de rêve. Lesquels pourrions nous avoir? Sakon Shiba. Je préfère mourir pour une cause que vivre pour rien. John J. Rambo. Il y a ceux qui se résignent et ceux qui font du chuintement de leur lame une symphonie... Moi. Ça s'passe à fond, t'entends! Et Vive la putain d'France! Roi Heenok. Tout ça est assez inquiètant... Alain Soral. |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Le Féminisme actuel Mer 7 Mai 2008 - 21:03 | |
| | Jul le Marteau a écrit: | Ce que j'ai écrit plus haut. Je vois, femme, que tu n'as plus que ton venin à cracher dès que tu trouves contradicteur... |
Contradicteur ? Tu appelles ça une contradiction ? Si seulement c'en était une ! Mais puisque tu m'y invites, revenons à ce que tu as écrit plus haut. Qui est donc ceci :
| Citation: | Ceux qui ont osé se dresser contre la féministation de la société furent conspués, traités de phallocrates retrogrades. Avec leur disparition, les nouvelles générations d'hommes furent lopettisées à la source, dès leur plus jeune âge. Si vous n'avez pas conscience qu'une chose est mal, comment pouvez-vous lutter contre elle? |
"Ceux qui ont osé se dresser contre la féminisation de la société" : qui, quand, à quelle occasion, suivant quels événements ? Donne quelques détails afin qu'on y voie plus clair. Parce que la question qu'on peut se poser, après l'autre question fondamentale "est-ce que la société se féminise vraiment ?", c'est "quand s'est-elle féminisée ?" ou aussi "quand a-t-elle commencé à se féminiser ?" Qu'est-ce qui témoigne d'une "féminisation" d'une société ? Quels sont les signes incontestables ?
Ils furent "conspués, traités de phallocrates rétrogrades". Mais par qui ? Par des femmes ? Par des hommes ? Et, plus important encore, ça a suffi à les décourager ? Parce que là on retombe dans la contradiction dont je parlais précédemment : se lamenter de la disparition de la virilité est en soi la négation même de la virilité. Il faut choisir : appeler sa mère, ou raisonner et se comporter en homme.
"Avec leur disparition" = comment ont-ils disparu et quand ? On les a achevés à la machette ? On les a fait disparaître comment ? Est-ce qu'ils se sont fait disparaître eux-mêmes ? Et on les a mis où ?
"les nouvelles générations d'hommes furent lopettisées à la source, dès leur plus jeune âge" Mon Dieu ! C'est horrible. Et comment s'y est-on pris, quelles furent les méthodes pour "lopettiser à la source" ? Tu as des exemples ? Et toi-même, y as-tu échappé ? Si oui, comment ? Sinon, quel est précisément ton point de vue ? Je veux dire, si tu es le produit de cette lopettisation, comment te positionnes-tu toi-même ? Car tu serais dans ce cas mal placé pour te plaindre de ce phénomène.
Enfin bref il serait intéressant, avant que l'on continue sur ce sujet, que tu clarifies un peu ton propos et que tu définisses les principes sur lesquels tu t'appuies. Car pour l'instant c'est clair comme du jus de boudin.
Dernière édition par Nada le Jeu 8 Mai 2008 - 0:05, édité 1 fois |
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