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Molodoi Marxiste tendance Groucho


 Inscrit le : 28 Sep 2006 Messages : 96 Localisation : TOULOUSE
| Sujet: Appel pour une véritable alternative populaire Ven 17 Nov 2006 - 19:30 | |
| La position de l'équipe du journal Rébellion ( http://rebellion.hautetfort.com/ ) sur les prochaines élections. A discuter et à diffuser...
Au delà des élections... Appel pour une alternative véritablement populaire
Le bien commun est paraît-il le but ultime de la politique. Au regard de la campagne présidentielle, nous sommes en droit d'en douter. Les luttes d'influence et la soif du pouvoir semblent bien être le seul enjeu des candidats dans les principaux partis du système. On a d'ailleurs le plus grand mal à faire la différence entre les programmes de l'UMPS. Leur alignement sur le modèle ultra-libéral (même paré de « progressisme » pour les tenants français du blairisme) et leur mépris des classes populaires, montrent qu'ils ne sont que l'expression politique de l'oligarchie qui détient le pouvoir économique et médiatique. D'ailleurs le réel pouvoir échappe à ces patins. Leur marge de manoeuvre est infime, la plupart des décisions cruciales pour notre peuple se prenant en dehors des anciennes institutions démocratiques républicaines. Les décisions trouvent, désormais, leur origine ailleurs, quelque part entre la commission technocratique européenne, le siège des principales banques et bourses mondiales et les arrières cours de la Maison Blanche. La mondialisation économique et financière achève de soumettre la souveraineté des peuples et des nations aux intérêts des marchés.
Les prochaines élections présidentielles s'annoncent donc comme le triomphe de cette pensée unique. On veut nous faire croire que nous n'avons désormais plus le choix, que nous devons accepter un jeu politique fermé. Toute option en dehors de celles définies par le système est donc exclue et nous devrions simplement plébisciter le moins pire des candidats agréés par lui. Jamais la médiocrité du débat n'avait été aussi criante. Face aux délocalisations, au chômage, à la précarité, à la stagnation du pouvoir d'achat, le salut sortira-t-il des urnes ?
Il nous faut donc sortir de cette impasse, dépasser un horizon bouché et proposer une alternative crédible à cette vaste mascarade. Déjà, nous constatons que nous ne sommes pas les seuls, un tiers seulement de nos concitoyens votent encore pour les partis qui se partagent le pouvoir depuis cinquante ans. Les autres sont, soit abstentionnistes, soit font partie de ce « vote contestataire » tant dénoncé par les médias et qui est l'expression du « ras le bol » général des classes populaires. On a retrouver ces gens dans la victoire historique du Non à la Constitution « européenne ». Il est important pour l'avenir que ces personnes reprennent conscience de leur force immense, qu'elles dépassent la simple protestation pour affirmer une démarche constructive en rupture avec les anciens clivages dépassés. Sur la base de la défense des intérêts populaires un programme commun révolutionnaire peut déjà se dessiner autour de trois axes:
- Le refus de la mondialisation libérale qui ne bénéficie qu'aux classes les plus aisées. L'affirmation que c'est le bien commun et la justice sociale qui doivent être la base de toute politique économique. - Le refus de la confiscation de la souveraineté populaire par des institutions technocratiques aussi bien internationales qu'" européennes ». La nécessité de rendre au peuple la maîtrise de son destin et de garantir sa participation active et directe aux décisions fondamentales le concernant. - Le refus de la suprématie américaine sur le monde. Tout faire pour garantir l'indépendance de la France et de l'Europe, cela passant par l'émancipation à l’égard de la domination atlantiste et par un soutien à toutes les luttes anti-impérialistes.
Nous appelons donc ceux qui ne se retrouvent pas dans les partis du système, à se prendre en main et à participer à la construction, à travers l'action commune, d'une alternative populaire, patriotique et révolutionnaire au système. Pour cela, nous adressons cet appel à toutes les forces vives pour mener en marge de la campagne présidentielle, un travail de terrain afin de contrer l'avenir que l'on nous prépare et pour abattre les murs de la prison capitaliste.
La rédaction et l'équipe de Rébellion. |
|  | | Molodoi Marxiste tendance Groucho


 Inscrit le : 28 Sep 2006 Messages : 96 Localisation : TOULOUSE
| Sujet: Mise à jour du blog de Rébellion Dim 18 Fév 2007 - 22:56 | |
| Mise en ligne sur le blog de Rébellion de plusieurs documents et liens utilent pour se faire une idée dans le cadre de la campagne présidentielle sur les alternatives possibles au système. En plus, divers tracts sont disponible pour agir concretement.
http://rebellion.hautetfort.com/
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|  | | Molodoi Marxiste tendance Groucho


 Inscrit le : 28 Sep 2006 Messages : 96 Localisation : TOULOUSE
| Sujet: Sortie du n° 22 du journal Rébellion Dim 18 Fév 2007 - 23:00 | |
| Le numéro 22 de Rébellion est disponible.
EDITO Nous ne serons les idiots utiles de personne !
APPEL >>Appel pour une alternative véritablement populaire
ACTUALITE >>Je ne hurlerais pas avec les loups >> L'état de l'opinion en France. Une élection pour rien ? >> Belles promesses, triste réalité...TRACT: Peuple de France, travailleurs, étudiants, citoyens...
ENTRETIEN avec le président du Comité Valmy, Claude Beaulieu
IDEES Guy Debord, le théatre des opérations >> Un urbanisme alternatif, rendre les villes de nouveau vivables...
POESIE "tutti assolti al processo per le morti al petrolchimico"
Disponible contre 3 euros à l'adresse suivante : Rébellion c/o RSE BP 62124 31020 Toulouse cedex 02
http://rebellion.hautetfort.com/ rebellion_larevue@yahoo.fr

Dernière édition par le Dim 18 Fév 2007 - 23:02, édité 1 fois |
|  | | Molodoi Marxiste tendance Groucho


 Inscrit le : 28 Sep 2006 Messages : 96 Localisation : TOULOUSE
| Sujet: Re: La revue Rébellion Dim 18 Fév 2007 - 23:01 | |
| L'Edito
Nous ne serons les idiots utiles de personne !
Beaucoup se réjouissent des victoires remportées par les peuples en lutte par le vaste monde : certes, les résistances irakiennes et palestiniennes portent des coups à l'impérialisme, le Liban a repoussé l'agression israélienne, l'Amérique du Sud rompt avec le protectorat US sous la conduite d'Hugo Chavez, une renaissance russe est possible ... Mais que font-ils de concret, en France et en Europe, pour participer à la naissance d'un mouvement comparable ? Des convergences s'opèrent, des clivages anciens disparaissent et une alternative socialiste et révolutionnaire, populaire et patriotique se dessine, mais cela se fait sans eux.
Au contraire même, par une attitude figée et une culture du sectarisme, ils freinent toutes les initiatives qui iraient dans ce sens (1) .Les mouvances révolutionnaires sont riches de ces personnes qui ne comprennent pas l'importance des enjeux en cours et vivent dans l'illusion que le temps travaille pour eux. Le confort idéologique touche malheureusement aussi ceux qui prônent les ruptures les plus radicales. C'est l'ultime maladie sénile de l'extrêmisme : n'être qu'un spectateur des révoltes des autres.
Pour notre part, nous ne voulons pas nous enfermer dans de tel schéma. Nous pensons que nos lecteurs sont assez intelligents et conscients de la situation actuelle, pour juger par eux-mêmes de l'évolution globale de notre époque. Nous n'avons pas de consignes de vote à donner pour les prochaines élections, cars nous savons que le véritable enjeu est au-delà de cette campagne virtuelle.
Cet enjeu, c'est la construction d'un mouvement capable de concrétiser la réflexion née de l'observation de la faillite de la société capitaliste, de donner une forme collective à des idées, de les faire vivre. C'est cela que nous avons voulu mettre en avant dans l'Appel pour une alternative populaire. Depuis son origine, Rébellion, a oeuvré pour fournir un contenu nouveau aux différentes composantes de la contestation au système. Nous avons voulu, modestement, faire connaître des points de vue issus d'horizons différents pour nourrir votre propre réflexion. Mais notre démarche va plus loin que cela.
Le Socialisme Révolutionnaire Européen c'est à la fois un projet de rupture avec les rapports de production capitalistes et une démarche pratique pour y parvenir. Nous considérons qu’il est primordial de faire de nos pratiques politiques le reflet de la nouvelle société que nous voulons bâtir. Nous devons les éprouver dans la réalité quotidienne des luttes. Ainsi, nous faisons du lien entre pratique et théorie, un principe de base de notre engagement. Pour développer une réelle action politique, avec une certaine cohérence, il est donc nécessaire d’avoir des organisations formelles, stables et durables.
Pour cela nous travaillons, en marge du cirque électoral, à mettre en place de telles structures. Il est certain que nos moyens sont réduits, que l'époque n'est pas franchement révolutionnaire et que nous ne sommes qu'une minorité. Nous connaissons cela et nous ne voulons pas constituer un nouveau groupuscule de plus. Nous entendons organiser dans les prochains mois des rencontres, des initiatives communes pour développer l'idée qu'une fédération des diverses courants opposés au système, clairement en rupture avec celui-ci, est plus que jamais nécessaire.
L'attentisme et les justifications qu'il se donne ne doit plus avoir cours. Nous ne serons les « idiots utiles » de personne. C'est sur nos positions que nous allons lutter et nous appelons ceux qui se sont perdus dans les appareils « contestataires » à nous rejoindre. Les bouffons troskystes et les démagos droitistes ne rêvent souvent qu’à devenir de nouveaux oligarques. Il nous appartient de ne plus être dupes, le temps presse... |
|  | | Molodoi Marxiste tendance Groucho


 Inscrit le : 28 Sep 2006 Messages : 96 Localisation : TOULOUSE
| Sujet: Campagne de soutien au journal Rébellion Mar 27 Mar 2007 - 12:03 | |
| CAMPAGNE DE SOUTIEN AU JOURNAL REBELLION :
Journal d’agitation et de contre-culture, le travail de Rébellion consiste à ouvrir l’esprit de ses lecteurs. Notre ligne ? Information, analyse et engagement ! En même temps, notre journal se refuse à tout sectarisme, il est ouvert à toutes les sensibilités de résistance au Nouvel Ordre Mondial. Car nous estimons qu’il faut cultiver son ouverture et sa curiosité et ne s’enfermer dans aucune « chapelle »politique.
Depuis le début, notre objectif n’est pas commercial puisque la réalisation et la diffusion de notre journal sont réalisées par des militants bénévoles. Notre démarche ne vise pas la recherche de bénéfice : des centaines de numéros distribués gratuitement, des tracts et des affiches envoyés sans retour de paiement, un prix de vente volontairement réduit… En même temps, nous faisons preuve de rigueur et de régularité dans notre gestion.
Rébellion n’est pas une entreprise commerciale, c’est une aventure militante ! Notre journal doit franchir une étape importante dans son développement. L’évolution vers une structure de presse pro (impression, diffusion plus large) nous impose de faire appel à votre aide.
Nous ne sommes liés à aucune structure politique, aucun parti ne nous aide ! Nous voulons rester libreset autonomes, et seule votre aide nous le permet !
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Abonnement pour 6 n°: Simple : 18 euros Jeune/précaire : 15 euros Soutien : + de 30 euros.
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Rébellion c/o rse - BP 62124 - 31020 Toulouse cedex 2
Site Internet : http://rebellion.hautetfort.com |
|  | | Jul le Marteau S.P.E.C.T.R.E

   Age : 100 Inscrit le : 10 Fév 2007 Messages : 2038 Localisation : Lorraine, 54 M&M.
| Sujet: Re: La revue Rébellion Mar 27 Mar 2007 - 15:56 | |
| Y a des femmes à poil dedans? _________________ Je suis vivant mais c'est comme si j'étais mort. Nous les mangeurs de patates, n'avons pas de rêve. Lesquels pourrions nous avoir? Sakon Shiba. Je préfère mourir pour une cause que vivre pour rien. John J. Rambo. Il y a ceux qui se résignent et ceux qui font du chuintement de leur lame une symphonie... Moi. Ça s'passe à fond, t'entends! Et Vive la putain d'France! Roi Heenok. Tout ça est assez inquiètant... Alain Soral. |
|  | | Molodoi Marxiste tendance Groucho


 Inscrit le : 28 Sep 2006 Messages : 96 Localisation : TOULOUSE
| Sujet: Re: La revue Rébellion Mer 28 Mar 2007 - 15:46 | |
| Non, on laisse cela à Lutte Ouvrière  |
|  | | Molodoi Marxiste tendance Groucho


 Inscrit le : 28 Sep 2006 Messages : 96 Localisation : TOULOUSE
| Sujet: Rébellion n° 23 :Pas une voix pour Sarko, Royal, Bayrou ... Mar 3 Avr 2007 - 21:11 | |
| Parution sous peu de Rébellion Mars/ Avril. Il sortira début de semaine prochaine au plus tard.

Au sommaire du numéro 23 : Notre position face aux candidats du système : BAYROU> Les contradictions internes du fonctionnement Capitaliste et ses diverses perversités au sein de la société>Un long entretien avec Benjamin Guillemaind et Arnaud Guyot-Jeannin> Analyse de l'oeuvre de Zizek >Le cinéma américain ....
http://rebellion.hautetfort.com rebellion_larevue@yahoo.fr |
|  | | Ritoyenne Banni(e) parce que je le vaux bien


   Age : 24 Inscrit le : 25 Fév 2007 Messages : 972
| Sujet: Re: La revue Rébellion Mar 3 Avr 2007 - 23:37 | |
| Ma foi, Zizek est un personnage impressionnant. Elever Badiou au status de génie .. fallait l'oser ! Quel est ce journal, sinon ? |
|  | | Molodoi Marxiste tendance Groucho


 Inscrit le : 28 Sep 2006 Messages : 96 Localisation : TOULOUSE
| Sujet: Re: La revue Rébellion Mer 4 Avr 2007 - 9:05 | |
| Edito du n° 23 de Rébellion
Laissons les morts enterrer les morts ...
Ceux qui attendaient de nous que nous donnions une consigne de vote pour les prochaines élections présidentielles vont être déçus. Nous ne nous érigerons pas en autorité morale autoproclamée, donnant des ordres impérieux aux masses. Nous considérons que nos lecteurs ont la capacité de choisir par eux-mêmes. Si la nullité d'une campagne vide de projets ne les a pas définitivement écoeurés.
La lecture de notre journal, les aura, nous l'espérons modestement, éclairés sur les pièges grossiers à éviter. Notre dégoût de la Droite n'à n'égal que notre mépris pour la Gauche. Le mythique « Vote utile » pour l'un des favoris du système n'est utile que pour renforcer le consensus « démocratique ». Nous ne voterons pas pour le moins pire. Il n'y à rien à attendre de Sarkozy ou de Royal, cars ils sont les serviteurs zélés de l'oligarchie capitaliste. Leurs campagnes respectives étant d'un vide abyssal, les médias ont dû mettre en avant un pseudo candidat de rupture : Bayrou.
Devant ce vaste cirque, chacun est libre de participer ou non au vote. Mais nous ne nous faisons pas d’illusions sur le résultat à venir. Aucun des candidats « contestataires » n'a la capacité de gagner. Si une nouvelle surprise du style de 2002 est possible, nous ne cacherons pas notre joie de voir les mines déconfites des tenants de l’idéologie bourgeoise au soir du premier tour. Mais cette satisfaction ne doit pas nous faire oublier le plus important. Elle ne débouchera pas à elle seule sur une rupture révolutionnaire, le système ayant encore une forte emprise sur les esprits. Un pavé peut briser la belle vitrine démocratique, il ne suffit pas pour détruire la boutique capitaliste.
Ce constat fait, il n'y a pas de place pour la résignation dans notre propos. Car nous aurons à combattre celui ou celle qui sortira vainqueur, après de multiples manipulations et coups tordus, des urnes. Et ce ne sera pas les luttes qui manqueront. Au moment où Airbus, Alcatel, Peugeot annoncent de vaste plan de licenciements, les belles promesses des candidats seront vite oubliées. L'Etat au bord de la faillite, va devoir faire des économies sur le dos des couches populaires. Les services publics seront sacrifiés sur l'autel de la libéralisation des marchés. Le futur gouvernement impuissant devra se plier aux menaces des grands groupes et aux directives technocratiques de Bruxelles. Renonçant à assurer la sécurité et le bien être des français, l'Etat sera forcément amené à durcir sa politique sécuritaire pour préserver de la colère populaire, ses maîtres. En même temps, l'affaiblissement de notre pays ouvrira la porte à un virage atlantiste et pro-américain en Europe.
On le voit, les élections passent, mais les problèmes restent et s'aggravent. Mais cela n'est pas une fatalité. Laissons donc les petits boutiquiers de la Révolution vendre l'extrêmisme en produit dérivé, les nostalgiques et autres passéistes rêveurs dans leurs musée, et ouvrons nos esprits. Laissons les morts enterrer les morts. Nous sommes devant un nouveau défi, qui exige que nous prenions en compte le nouvel espace politique qui est né. Depuis la chute du mur de Berlin, des idées convergent et font naître des perspectives inédites. D'anciens clivages s'effondrent et de vieilles querelles s'éteignent enfin, il est important que les révolutionnaires véritables donnent une perspective politique à cet esprit. C'est notre tâche la plus urgente, avec nos faibles moyens et notre enthousiasme, que de faire vivre cette alternative. Soyons donc créatifs et imaginatifs, militants et humbles pour faire naître au sein du peuple un mouvement afin que renaissent la Patrie et le Socialisme. |
|  | | Molodoi Marxiste tendance Groucho


 Inscrit le : 28 Sep 2006 Messages : 96 Localisation : TOULOUSE
| Sujet: Re: La revue Rébellion Mer 4 Avr 2007 - 9:14 | |
| Pour répondre à Ritoyenne, Zizek est un penseur un peu brouillon. Mais il a certaines "fulgurences" intéréssantes.
Autrement, Rébellion est une publication indépendante. Journal d'agitation et de contre-culture, le travail de Rébellion consiste à ouvrir l'esprit de ses lecteurs. Notre ligne ? Information, analyse et engagement ! En même temps, notre journal se refuse à tout sectarisme, il est ouvert à toutes les sensibilités de résistance au Nouvel Ordre Mondial. Car nous estimons qu'il faut cultiver son ouverture et sa curiosité et ne s'enfermer dans aucune « chapelle » politique. |
|  | | Molodoi Marxiste tendance Groucho


 Inscrit le : 28 Sep 2006 Messages : 96 Localisation : TOULOUSE
| Sujet: Rébellion : Un dimanche de grande sionitude. Ven 18 Mai 2007 - 15:14 | |
| Editorial du n° 24 du journal Rébellion ( disponible dès la semaine prochaine. Plus d'infos sur le blog : http://rebellion.hautetfort.com/ ).
Un dimanche de grande sionitude.
Les deux candidats à l’élection présidentielle, adoubés par l’axe capitaliste américano sioniste, ont donc fait recette auprès du public « médiatisé » (au sens d’objet du pouvoir des médias) avec une participation record à la mascarade électorale. Les représentants du système s’en sont félicités comme il se doit, entonnant les louanges de la démocratie et de ses bienfaits. Il s’agirait donc d’un retour du politique et de l’épanouissement total et définitif de la conscience citoyenne dans le meilleur des mondes capitalistes possible où chacun, enfin, va pouvoir s’enrichir et décider de son destin en toute autonomie. Mais comment se fait-il que personne n’y ait antérieurement pensé ?! Quelles étaient les forces obscures s’opposant à ce pieux dessein ? Dans l’enthousiasme général personne ne semble s’intéresser à cette question puisqu’il est d’ores et déjà acquis qu’un nouveau règne arrive, qu’un tournant essentiel vient d’être pris. Ce sur quoi nous sommes d’accord mais probablement pas pour les raisons communément invoquées. Il s’est en effet produit quelque chose de singulier : c’est l’adhésion véritablement effrayante du peuple français à la fausse alternative qui avait été soigneusement mise en place depuis des mois par les experts du conditionnement mental et idéologique soutenus par la logistique financière habituelle. Ceux-ci avaient clairement désigné les candidats officiels au second tour et introduit une dose de suspense avec l’inénarrable Bayrou. Le thème retenu par la bourgeoisie était celui d’un projet de société (un des avatars de l’idéologie de la « gouvernance »). D’un côté la version sociale démocrate, citoyenniste et béate de la « participation », de l’autre l’idéologie du « travailler plus pour gagner plus » version surfer californien. Entre les deux, la voix du marais, le syncrétisme du marigot se faisant passer pour l’original de la partie, le contestataire du système (de quoi pleurer !). Le succès de Sarkozy est un symptôme, avant tout celui du désespoir dans lequel les français sont plongés face à une situation bloquée : misère sociale et économique pour beaucoup, absence de valeurs authentiques finalisant le lien social. Le vainqueur a eu le talent incontestable de faire croire qu’il représentait la rupture avec l’idéologie et la pratique de la gauche. Cette dernière a été, en effet, largement rejetée par les électeurs. Mais, entendons-nous bien, il s’agit du rejet d’une dynamique portée largement ces dernières décennies par les représentants de celle-ci et reprise par de larges secteurs des partis de droite (ce qui montre l’inanité actuelle d’un tel clivage) consistant à paralyser le bon sens populaire (la commun decency de Georges Orwell) et à laminer les dernières défenses immunitaires du corps social contre l’agression capitaliste (immigrationnisme, culpabilisme, européisme, féminisme, cosmopolitisme, citoyennisme, altermondialisme, pédagogisme,etc.). Le fruit était donc mûr pour tomber dans l’escarcelle de Sarkozy, peaufinant depuis bien longtemps un discours musclé de retour à l’ordre et aux valeurs essentielles. Par là même, il empiétait largement sur les plates-bandes du Front National, dont la partie la plus droitière et réactionnaire de son électorat, lui accordait ses suffrages. Jean Marie Le Pen avait par ailleurs conduit, probablement, sa meilleure campagne électorale sur le plan de l’intelligence politique et de son positionnement idéologique. Il n’est donc pas aussi paradoxal que cela, que les moins lucides de ses électeurs aient voté Sarkozy. Dans ce contexte, on remarquera que le débat sur la politique étrangère ait été le parent pauvre de cette campagne, ce qui devrait pourtant peser dans le débat étant donné le rôle du président de la République à cet égard d’après la Constitution en vigueur. Là, réside sans doute la clef du bouleversement politique dont nous serions les témoins. Les trois premiers candidats étaient des européistes convaincus et il fut très significatif que Ségolène Royal ne put en la matière que surenchérir sur Sarkozy. Nous avions signalé durant ces dernières semaines les positions communes de ces candidats, leur inféodation totale à l’atlantisme (déclarations délirantes de S. Royal sur l’Iran). Sarkozy a étonnamment rejeté l’entrée de la Turquie en Europe, soutenue par contre ardemment par son adversaire. Mais n’est-ce pas parce qu’il sait que la voix de la France ne pèsera guère, à ce sujet, au sein de l’antre européiste et que les forces réelles du mondialisme n’en feront qu’à leur tête ? Aurait-il reçu l’autorisation de Washington de faire mine d’une pseudo indépendance en contrepartie d’un soutien sans faille à l’axe américano sioniste au Proche et Moyen Orient ? Son élection, en effet, a été saluée avec enthousiasme en Israël et outre Atlantique. Par contre, elle inquiète dans de nombreux pays arabes. Ainsi, Royal avait beau vouloir montrer patte blanche aux maîtres du monde, Sarkozy restait l’élu de leur cœur. Il s’est donc produit réellement quelque chose d’important dans notre pays mais qui est largement celé par le pouvoir : l’abandon de la tradition gaullienne d’indépendance, de jeu de contrepoids sur le plan international et de vision géopolitique (il est vrai déjà largement trahie, à plusieurs reprises, par les divers présidents de la V° République). Dès Juin, la « vague bleue » qui s’annonce lors des législatives va probablement fournir à Sarkozy la majorité qui lui est nécessaire pour gouverner sans partage.
Les gesticulations de la Gauche et l’agitation gauchiste ne feront rien pour stopper son ascension inévitable. Le calme de l’été va lui permettre d’asseoir son autorité et de préparer l’application de son véritable programme : en résumé, l’assujettissement définitif de la France au système du capitalisme mondialiste par l’achèvement de la mise en place du turbo libéralisme économique.
Elu sur un plan média basé sur l’affirmation de l’Identité nationale et la prise en cause des attentes des classes populaires sur lesquelles rejaillirait la richesse d’un capitalisme assaini (mais pourquoi n’y a-t-on jamais pensé ? Vraiment, cette question nous taraude à Rébellion…), il est fort à parier qu’il oubliera vite ses promesses généreuses et décevra les attentes des ses électeurs laborieux. Il révèlera alors son vrai visage, celui d’un homme au service des intérêts des patrons des multinationales et des grandes banques, un fidèle allié de l’impérialisme américain et du sionisme, un fervent défenseur d’une Europe technocratique, prison des peuples. Plusieurs signes ne trompent pas. Si les anecdotiques repas fastueux et l’escapade maltaise sont plus des relents malsains de la déplorable « starification » des politiques, les mesures annoncées dans les domaines du social et de l’éducation sont plus inquiétantes. Avec lui, tout devient possible : surtout le pire.
Face au rouleau compresseur de la Droite, l’opposition parlementaire s’annonce lamentable. Entre un Parti « Socialiste » englué dans la guerre des chefs et incapable de choisir une ligne claire, et un parti centriste d’une mollesse affligeante, devenu une coquille vide après le ralliement prévisible de ses notables à l’UMP, il n’y a rien à attendre de la future Assemblée Nationale qui restera un bureau d’enregistrement des décisions de la bourgeoisie. Ne parlons plus des Verts et de feu le PC qui ne sont plus que des satellites d’un PS impuissant. L’enterrement définitif du PC accompagne, d’ailleurs symboliquement, la phase historique qui se clôt dans notre pays. Les trotskistes qui ont accompli la mission de destruction du PC qui leur avait été confiée, annoncent pour la galerie un « automne chaud », rêvant déjà d’un troisième tour dans la rue, propageant ainsi beaucoup d’illusions. Sans assise populaire, ils doivent se contenter de brasser du vent dans les amphis de quelques facs et de fomenter quelques incidents urbains à base jets de canettes de bière et d’incendies de poubelles (ambiance de saccagitude comme dirait S. Royal dont la contribution à l’évolution de la langue française aura été déterminante durant ces derniers mois). Pendant ce temps, le Front National doit gérer son tassement électoral et tenter d’assurer sa survie. Il sera amené à refaire un retour sur lui-même douloureux et à se tenir en marge de la vie politique.
Plus que jamais le système est verrouillé de l’intérieur et l’absence d’une force porteuse d’une alternative se fait cruellement sentir. Les résultats des présidentielles nous enseignent qu’il nous faut rester lucide et vigilant. Lucide sur l’état des forces révolutionnaires (plus que jamais réduites et bêtement divisées). Vigilant pour éviter de finir broyé ou récupéré par l’appareil étatique. Restez attentif pour ne pas vous laisser « endormir » et soyez les grains de sable qui finiront par faire gripper la machine et le ferment qui redonnera vie à une conduite consciente de la lutte de classe contre le capitalisme. Au début du mois de mai, le président Chavez (salut à toi camarade !), en éloignant son pays de la dépendance envers les institutions internationales mondialistes, a montré ce que pouvait réaliser un peuple conscient et courageux. |
|  | | Le père peinard Tapette bobo du tertiaire


 Inscrit le : 22 Mai 2007 Messages : 36 Localisation : 06
| Sujet: Re: La revue Rébellion Mar 22 Mai 2007 - 16:33 | |
| Le numéro de Mai/ Juin est disponible

SOMMAIRE EDITO Un dimanche de grande sionitude ACTUALITE Pourquoi Sarkozy ? Promenade au milieu des ruines ANTISYSTEME Le bel avenir du Système ... ANTICAPITALISME Un système social et culturel moribond La revolution ici et maintenant FOCUS L’antifascisme, entre parasitisme et division des forces populaires Les Trotskistes : ennemis de la classe ouvrière P16> IDEE Nous voulons détruire la gauche ! P17> FIGURE Cornelius Castoriadis |
|  | | Molodoi Marxiste tendance Groucho


 Inscrit le : 28 Sep 2006 Messages : 96 Localisation : TOULOUSE
| Sujet: Re: La revue Rébellion Lun 28 Mai 2007 - 23:10 | |
| | Pour les gens qui veulent du concret, aussi bien au niveau des idées que de l'action. |
|  | | Le père peinard Tapette bobo du tertiaire


 Inscrit le : 22 Mai 2007 Messages : 36 Localisation : 06
| Sujet: Orientations Nationales Bolcheviques Lun 2 Juil 2007 - 19:19 | |
| Orientations Nationales Bolcheviques
Article paru dans le numéro 4, année 2003, de la première série de Rébellion diffusée à l’adresse de noyaux de militants, de manière confidentielle et strictement privée. Il nous a paru utile de porter à l’attention de nos lecteurs actuels ce que nous écrivions à l’époque, un certain nombre d’idées exprimées alors, semblant être de plus en plus dans l’air du temps. Quelques erreurs typographiques, quelques formulations conceptuelles ont été corrigées, quelques phrases et notes ont été ajoutées, le texte ci- après reste fidèle pour l’essentiel à l’original.
La référence au national-bolchevisme paraîtra anachronique à certains. Néanmoins, ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’Europe et à son destin devraient considérer autrement la question. Le XX° siècle vit notre continent secoué par deux guerres civiles européennes, la première révolution communiste, le déclin de la suprématie économique et politique de l’Europe au profit des Etats-Unis et corrélativement en fin de siècle l’éclatement de l’empire soviétique. D’une manière ou d’une autre l’Allemagne fut toujours concernée par l’ensemble de ces évènements. Elle était considérée par Lénine comme étant la clef de la révolution communiste en Europe et d’une certaine façon comme détenant entre ses mains l’avenir de la révolution russe. C’est dans la période suivant la Première guerre que naquit le national-bolchevisme en Allemagne, en particulier au sein du KAPD (Parti Communiste ouvrier d’Allemagne) au sein de la tendance conseilliste de Hambourg. Ainsi se développa la théorie des « peuples jeunes », de « Nation prolétaire » et de la convergence avec la révolution bolchevique, « orientation à l’Est » (Moeller van den Bruck). Sans entrer dans des détails n’ayant pas leur place ici, nous pouvons affirmer, néanmoins, que le national-bolchevisme a présenté une alternative pertinente au chaos qui allait se développer au cœur de l’Europe. C’est en Allemagne que sont se sont joués l’échec de l’extension de la révolution communiste à l’Ouest du continent et la tentative impérialiste hitlérienne ayant débouché sur la bipartition de l’Europe sous l’hégémonie soviétique et étasunienne. Les nationaux-bolcheviks constituaient l’aile la plus radicale, anticapitaliste du mouvement de la Révolution Conservatrice allemande. Sur certains points, ils s’en distinguèrent essentiellement. Ils furent porteurs d’une haute idée de l’Europe, novatrice en leur temps. Lucides sur la décadence de l’Occident capitaliste soumis aux valeurs mercantiles, ils ne voyaient pas le mal absolu dans le communisme soviétique devenu peu à peu un communisme national. Il ne s’agit pas pour nous de revendiquer ni d’excuser les erreurs inhérentes à ce dernier et propres à toute entreprise humaine. Néanmoins, il serait tout à fait vain d’ignorer la complexité de la réalité soviétique. Des tendances favorables à la constitution d’un bloc eurasiste ont toujours existé en URSS et cela reste pour nous une idée d’avenir. Cette idée était portée par des nationaux-bolcheviks comme Ernst Niekisch, par exemple. Celui-ci se rallia en 1935 à l’idée impériale et à la constitution d’un grand espace germano-slave, dépassant ainsi le concept de nation. Ernst Jünger lui-même écrivait ; « Le mot nationalisme est un drapeau, fort utilisable pour fixer clairement la position de combat originale d’une génération pendant les années chaotiques de transition ; ce n’est aucunement comme le croient encore beaucoup de nos amis et aussi de nos ennemis, l’expression d’une valeur supérieure : il désigne une condition, mais pas notre but ». De même, pour nous, la nation peut être un mythe mobilisateur dans la défense des intérêts des travailleurs face aux attaques incessantes qu’ils subissent de la part du système mondialiste, mais le but est la transfiguration de l’Europe par l’idée impériale. Ce projet peut paraître lointain mais ne relève pas de la rêverie lorsque nous l’articulons à ce que nous appelons le national-bolchevisme.
Comment concevoir de façon raisonnable, ce dernier, de nos jours ? C’est là le second axe de notre réflexion et qui repose sur le trinôme : Europe-Socialisme-Identité. Un certain nombre d’individus ayant abandonné les lubies nationalistes classiques d’essence droitiste, font référence à l’Europe et à notre identité sans pour autant s’intéresser aux positions nationales-bolcheviques. De fait, ils se placent dans un contexte de défense de l’identité européenne face à l’immigration extra européenne tout en accusant le mondialisme de broyer les peuples. En conséquence de quoi on développe toute une réflexion sur la renaissance de nos racines, patries charnelles et traditions. Il est incontestable que tout cela représente un intérêt dans la perspective de la « longue mémoire » mais qui n’en reste pas moins en grande partie muséal. Comment articuler le trinôme dont nous parlions précédemment à une activité politique efficace ? Pour ce faire il faut désigner clairement l’ennemi. Il est possible, évidemment, de dénoncer quelques maux, symptômes du système, et de rassembler des mécontentements. Le combat contre l’immigration relève de ce dispositif. Mais qui ne voit les limites de ce dernier ? Diaboliser l’immigration à la manière de Guillaume Faye en une vision fantasmatique et ethniciste de l’Islam censé mener une offensive mondiale contre les peuples blancs, paraît tout à fait réducteur et plutôt servir les intérêts américano sionistes. L’Islam n’est pas cause de l’immigration pas plus qu’il n’est cause de l’autodestruction des européens au cours du XX° siècle. Il est bien connu que les Etats-Unis ont joué la carte de la décolonisation, de manière hypocrite et intéressée, contre les puissances européennes en Afrique et qu’ils ont largement instrumentalisé des groupes fondamentalistes musulmans en Algérie, ex-Yougoslavie, Afghanistan, Caucase, là où leurs intérêts géostratégiques étaient en jeu. Il nous faut donc frapper au cœur du système, et ce cœur est le capitalisme. Qui est actuellement le fossoyeur de l’identité européenne ? C’est le capital ! Qui a révolutionné totalement la planète ? C’est le capital ! C’est le seul système économico-politique qui ait jamais réussi à pousser ses révolutions jusqu’au bout ! Après avoir détruit la féodalité en instaurant des Etats nationaux, il lui devient urgent de saper l’existence de ces mêmes Etats nationaux. Cependant ne soyons pas dupes d’une certaine illusion : le gouvernement mondial à venir. En réalité, c’est l’ampleur de l’hégémonie qui cause cette illusion. Cette hégémonie est celle des Etats-Unis. Ceux-ci appellent de leurs vœux un monde unipolaire dans lequel subsisteraient, certes, d’autres Etats mais fort diminués, à l’image de l’Europe technocratique qu’on nous bâtit avec ses projets micro nationalistes régionaux. Nous ne ferons pas ici de prospective concernant de futures hégémonies concurrentes, nous savons uniquement que le capitalisme n’est pas porteur d’avenir vivable pour l’humanité et que celle-ci est composée d’une riche diversité d’identités linguistiques, ethniques, politiques, articulées à de grandes civilisations dont la nôtre et que nous ne voulons pas que celle-ci disparaisse (tout comme les autres) dans l’homogénéisation et/ou sous une hégémonie étrangère à notre identité (étant admis que celle-ci est un héritage articulé à un devenir ouvert sur les possibles du réel). [...]
La suite là : http://rebellion.hautetfort.com
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|  | | Pertinax Adepte de la cabale


 Inscrit le : 11 Mai 2007 Messages : 284 Localisation : Oulan-Bator
| Sujet: Re: La revue Rébellion Mar 3 Juil 2007 - 0:44 | |
| Une bouffée d’air pur qui nous ramène à la politique, et non éloigne des élucubrations celtico-raëliennes qui commencent à se faire pesantes sur ce forum.
« Des tendances favorables à la constitution d’un bloc eurasiste ont toujours existé en URSS et cela reste pour nous une idée d’avenir (…) La nation peut être un mythe mobilisateur dans la défense des intérêts des travailleurs face aux attaques incessantes qu’ils subissent de la part du système mondialiste, mais le but est la transfiguration de l’Europe par l’idée impériale. Ce projet peut paraître lointain mais ne relève pas de la rêverie lorsque nous l’articulons à ce que nous appelons le national-bolchevisme (…) Un certain nombre d’individus développe toute une réflexion sur la renaissance de nos racines, patries charnelles et traditions. Il est incontestable que tout cela représente un intérêt dans la perspective de la « longue mémoire » mais qui n’en reste pas moins en grande partie muséal. Comment articuler le trinôme [Europe – Socialisme – Identité] à une activité politique efficace ? Pour ce faire il faut désigner clairement l’ennemi. Il est possible, évidemment, de dénoncer quelques maux, symptômes du système, et de rassembler des mécontentements. Le combat contre l’immigration relève de ce dispositif. Mais qui ne voit les limites de ce dernier ? Diaboliser l’immigration à la manière de Guillaume Faye en une vision fantasmatique et ethniciste de l’Islam censé mener une offensive mondiale contre les peuples blancs, paraît tout à fait réducteur et plutôt servir les intérêts américano sionistes. L’Islam n’est pas cause de l’immigration pas plus qu’il n’est cause de l’autodestruction des européens au cours du XX° siècle (…) Il nous faut donc frapper au cœur du système, et ce cœur est le capitalisme. Qui est actuellement le fossoyeur de l’identité européenne ? C’est le capital ! Qui a révolutionné totalement la planète ? C’est le capital ! C’est le seul système économico-politique qui ait jamais réussi à pousser ses révolutions jusqu’au bout ! Après avoir détruit la féodalité en instaurant des Etats nationaux, il lui devient urgent de saper l’existence de ces mêmes Etats nationaux (…)
Nous sommes socialistes parce que nous savons que ce sont nos ancêtres qui ont produit les richesses de tous ordres dont l’Europe a hérité. Le capital se permet de piller les efforts des générations successives de nos peuples (…) Nous n’avons aucune culpabilité à entretenir envers ces peuples jadis colonisés, non plus. Les capitalistes oui, les travailleurs pas le moins du monde. Il est à ce sujet très significatif de constater comment les belles âmes du système, lorsqu’elles évoquent la période de la colonisation oublient singulièrement l’existence des classes sociales pour ne plus parler alors que d’Europe, d’Occident, voire d’homme blanc en tant qu’agents de l’exploitation des peuples colonisés. La finalité de tels discours antiracistes ne nous échappe pas : prolétaires européens, tenez-vous tranquilles, laissez-vous noyer dans le magma informe de la mondialisation et des déplacements de population afin d’y être atomisés ; pendant ce temps-là, vous ne vous organiserez pas pour lutter réellement contre ce système incohérent. Le capitalisme peut être tour à tour raciste et antiraciste selon ses intérêts historiques (…) Les représentations que les hommes se donnent de la réalité sociale font partie de cette réalité. Agir sur ces représentations permet d’infléchir celle-ci. La représentation politique centrale de la mystification capitaliste démocratique est la bipolarisation politique entre la Droite et la Gauche (…) Comme le pensait Niekisch, il faut créer un lien naturel entre lutte prolétarienne et passion nationale, et cela, de nos jours, dans un cadre vraiment européen (aux antipodes de l’européisme). Ne craignons pas d’évoquer la lutte des classes sans en faire un absolu mythique, comme le fait l’extrême gauche, ces fainéants de la révolution, qui ne feront jamais que le sale boulot que leur dictent leurs employeurs capitalistes. »
C’est tout l’article qu’il faut lire et pas seulement ces quelques extraits. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de citer. Quelle lucidité ! Le ton pourra paraître un peu dépaysant pour un jeune frontiste passé fraîchement à ER, mais quelle récompense quand il découvrira que les « bolcheviks » pensent juste. Et que c’est (en gros) la ligne soralienne. Vive le Front National Bolchevique !
La nation est perçue à la fois comme « mythe mobilisateur » en vue de l’empire (patrie idéale) et comme patrie historique, rempart contre la violence ultralibérale et le mondialisme ; c’est réduire à rien toutes les fausses oppositions régionalistes / nationalistes, identitaires / républicains. La question de l’identité dans sa dimension européenne doit s’articuler à une action politique efficace à l’échelon de la nation ; c’est décrédibiliser les convulsionnaires néo-païens, sorcières wicca et autres pseudo nietzschéens (qui pullulent sur ce forum).
Ne peut-on penser que le discours ethno-obsessionnel sur la question de l’immigration finit par constituer un point aveugle, surtout quand la plupart des racialo-identitaires [ou racialistes] - minoritaires - reconduisent à leur insu le projet du partage communautariste de la France qui justement veut la détruire ?
L’analyse de Christian Boucher dans son article du 26 mai 2007 sur voxnr, intitulé : 0+0=0 ? (déjà signalé par Tatave) devrait faire réagir ceux qui savent à quoi s'en tenir et n'inversent pas la cause et l'effet, à la différence du « petit gars » qui écrit à Soral (voir sur son site). Comment peut-on prendre au sérieux un rapprochement MPF/MNR ou une alliance groupusculaire des « nationaux-sionistes » ? C’est à pleurer !
Même les fascistes déclarés [ultra marginaux] le reconnaissent ; le « choc des civilisations » est un mauvais scénario destiné à détourner les gaulois de l’action politique. Et pourtant, il y aura bien un choc, un affrontement, mais ce ne sera pas celui attendu. Les alliances surtout seront tout à fait nouvelles. La guerre civile est peut-être pour demain (à la faveur par exemple d’une crise économique) mais ce ne sera pas une guerre raciale. Et Soral - qui lui ne se prend pas pour un prophète - brandit momentanément un idéal républicain moribond comme paravent à un grand chantier politique. ER aplanit le terrain, arrache les mauvaises herbes, traquent les taupes dans leurs terriers.
Jeter de l’huile sur le feu en appelant à casser du bronzé, nous conformer bien docilement au rôle de figurant dans la prochaine superproduction à la Spielberg, tout ça n’aide en rien à comprendre la situation, les vrais enjeux. Les « insoumis » et les « subversifs » ont le choix : continuer la branlette ou lire Clouscard (et pas seulement Soral). Les premiers voudront rejeter Mamadou et Mouloud à la mer, les autres en finir avec la « culture de prédation rapide » de l’hyperclasse ou hyperbourgeoisie [voir l’excellent article de Denis Duclos dans Le Monde Diplomatique, cité largement dans le thread sur Attali].
Quand le bateau coule, il faut colmater la brèche avant d’écoper. |
|  | | Sebsebforce Idiot utile


   Age : 36 Inscrit le : 07 Déc 2006 Messages : 617
| Sujet: Re: La revue Rébellion Mar 3 Juil 2007 - 15:01 | |
| La seule chose qui est indigérable, c'est le mot "bolchévique". Pour l'analyse historique, soit, mais ce terme ne passera jamais dans des discours, tellement il est perçu comme archaïque et amalgamé à des idéologies. Il serait plus judicieux d'actualiser certaines idées mêmes si on peut s'y référer. Exemple, le terme inventé par Soral d' "alter-national", plus à même d'être saisi par la population du XXIe siecle et correspondant aux maux actuels. _________________ Résister ou mourir |
|  | | Pertinax Adepte de la cabale


 Inscrit le : 11 Mai 2007 Messages : 284 Localisation : Oulan-Bator
| Sujet: Re: La revue Rébellion Ven 6 Juil 2007 - 19:26 | |
| Oui, le mot "bolchevik" ne passe pas; c'est sans doute pour ça que les soraliens préfèrent parler de national-révolutionnaire (expression assez proche, mais pas équivalente, retenue par Viscard).
Sur le site rebellion.hautetfort.com, on trouve aux archives du 04.2006 un article extrait de Rébellion n°3 (nov/déc 2003) sur les fondateurs du national-communisme allemand, Heinrich Laufenberg et Fritz Wolffheim. La naissance du national-communisme aux débuts des années 1910 est expliquée, en rapport avec l'engagement contre la guerre. Refus d'une ligne réformiste, de l'"Union Sacrée" (pour la guerre) mais aussi du sabotage et de la désertion.
Laufenberg et Wolffheim distinguent deux fonctions de l'économie; la première est une fonction d'exploitation par une minorité de la majorité. La deuxième est une fonction vitale concernant l'existence de la "totalité", c'est-à-dire de la nation. Le rôle des socialistes révolutionnaires est de vaincre l'exploitation capitaliste pour que puisse s'épanouir la communauté nationale. Les différences avec le modèle soviétique sont expliquées.
Avec la révolution qui éclate à Hambourg en novembre 1918, on voit se construire par des mesures concrètes un véritable socialisme national. Le pragmatisme des hambourgeois les amène à tenter de rallier les classes moyennes et aussi l'armée à travers les cercles d'officiers (au moment du diktat de Versailles). L'écrasement de l'Allemagne sous la botte du capitalisme anglo-saxon incite à la création d'une "Wehrmacht populaire" qui devait reprendre le combat aux côtés de l'armée rouge soviétique.
Mais les sociaux-démocrates d'une part, le "capitalisme d'état" soviétique et la dérive totalitariste du régime d'autre part devaient avoir raison de ces précurseurs du National-Bolchevisme auxquels Ernst Niekisch a rendu hommage.
Sur la question, on lira aussi l'article de Manfred Stricker, repris sur le topic "Front Noir" dans Soralissimo, qui explique bien les raisons historiques du rapprochement Allemagne/Russie soviétique entre les deux guerres, et l'introduction d'Alain de Benoist aux "Ecrits Nationaux Bolcheviques" de Ernst Niekisch, toujours disponible chez l'éditeur. |
|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: La revue Rébellion Sam 7 Juil 2007 - 1:40 | |
| « Pour ce faire il faut désigner clairement l’ennemi. »
Oui, et quel est l’ennemi ? Le capital ou l’homme qui l’utilise ? Qu’est-ce qui est dangereux dans une arme ? L’arme en elle-même ou son utilisateur ?
« Il est possible, évidemment, de dénoncer quelques maux, symptômes du système, et de rassembler des mécontentements. Le combat contre l’immigration relève de ce dispositif. Mais qui ne voit les limites de ce dernier ? Diaboliser l’immigration à la manière de Guillaume Faye en une vision fantasmatique et ethniciste de l’Islam censé mener une offensive mondiale contre les peuples blancs, paraît tout à fait réducteur et plutôt servir les intérêts américano sionistes. »
Sioniste par ci, soniste par là. N’est-ce pas les nazis qui focalisaient l’ensemble de leurs problèmes sur les juifs ? Moi, j’y vois surtout de la faiblesse car cela évite aux couards de se remettre en cause en trouvant un alibi grotesque et de changer quoique ce soit en eux qui pourrait compromettre leur ego. Rien de transcendant, tout juste de la médiocrité. Enfin, cela donne aux juifs un statut de tout puissance absurde qu’ils ne méritent nullement (ou du moins, pas plus ou pas moins que n’importe quel homme). Ensuite, minimiser comme vous le faites le problème de l’immigration est absurde car c’est notre subsistance terrestre même que vous remettez en compte. Or, vous n’êtes pas s’en savoir qu’en changeant de peuple, les traditions et l’identité française disparaîtront avec les représentants légitimes qui les animent. Enfin, vous n’êtes pas sans ignorer qu’une nation ne peut se construire sans héritage et avec un peuple indigène. Ainsi, expliquez moi comment vous pourrez faire revivre l’identité de la France tout en ne remettant pas en cause la venue massive de millions d’immigrés en France qui la menace chaque jour, et qui deviendront certainement majoritaires. Ton faux problème aboutira tôt ou tard, quoique tu dises, à un remplacement de population. Est-ce le résultat souhaité ? Penses tu sincèrement une seule seconde que l’identité française pourra continuer à exister avec une population radicalement différente ? Changez le peuple, vous changerez obligatoirement l’identité. C’est la logique même.
Mais pour des individus qui n’attachent de l’importance qu’aux valeurs, peut-être n’est-ce qu’un faux problème. Une société traditionnelle de type mahométan ne serait peut-être pas pour leur déplaire dans leur reniement de toute forme de matérialisme (qui oublie eux-mêmes que le marxisme est un matérialisme). Et peut-être qu’une France cosmopolite ne gène peut-être pas tant que ça l’adepte du tout spiritualisme. Car après tout, la religion n’a pas de barrière et a elle aussi, des visées universalistes et impériales (comme l’a très bien démontré l’histoire avec l’évangélisation des peuples et des masses).
Pour moi, le problème vient de l’égalitarisme et des droits de l’homme et de la philosophie universaliste et religieuse qui fait de chaque être humain, un français potentiel. C’est la négation même de l’altérité, de la différence, de la diversité humaine et de toutes ses composantes.
Dernière édition par le Sam 7 Juil 2007 - 9:49, édité 1 fois |
|  | | dickbill Banni(e) parce que je le vaux bien


 Inscrit le : 12 Déc 2006 Messages : 445
| Sujet: Re: La revue Rébellion Sam 7 Juil 2007 - 2:14 | |
| | Sebsebforce a écrit: | | La seule chose qui est indigérable, c'est le mot "bolchévique". Pour l'analyse historique, soit, mais ce terme ne passera jamais dans des discours, tellement il est perçu comme archaïque et amalgamé à des idéologies. |
C'est tellement vrai que ca ne devrait meme pas meriter d'etre mentione. Et ca s'applique aussi aux termes Marxistes, Trostkistes (meme si tout le monde connait Trosky et Hutch), revolutionaires et nationalistes. |
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